28 octobre 2009
Vigilance !
28-10-2009 |
Nocivité des cosmétiques bébés : le doute persiste et la vigilance s’accroît |
En septembre 2008, un collectif de médecins, le comité pour le
développement durable en santé (C2DS), lançait une campagne de presse
sur la possible présence de substances toxiques dans les produits
cosmétiques distribués, sous forme de mallettes, aux jeunes mamans dans
les maternités. L’inquiétude portait tout particulièrement sur les
articles à destination des enfants en bas âge dont la vulnérabilité à
ce type d’exposition est particulièrement importante.
Chargée de la régulation et de la surveillance du marché
cosmétique, l’Afssaps (1) réagissait en diffusant, début octobre, un
communiqué rappelant la réglementation en vigueur en matière de
cosmétiques, et annonçait la prise de nouvelles dispositions.
Au regard de la réglementation européenne, les produits
cosmétiques, ceux destinés aux nourrissons inclus, sont soumis à des
normes en matière de composition, d’étiquetage et de présentation. En
outre, cinq arrêtés, modifiés en date du 6 février 2001, renforcent
cette législation en dressant des listes distinctes et évolutives des
substances interdites, soumises à restriction ou autorisées sous
certaines conditions. Toutefois, à l’heure actuelle, la
commercialisation d’un produit cosmétique n’est pas soumise à une
autorisation de mise sur le marché. Dès lors, il revient au responsable
de la mise sur le marché de s’assurer de l’innocuité des dits produits
et de mettre un dossier relatif aux conditions de fabrication et de
contrôle à disposition des autorités compétentes. Face à ce constat, la
Commission de cosmétologie de l’Afssaps s’est dotée, le 12 octobre
dernier, d’un groupe de travail spécifique, « chargé d’élaborer des
recommandations à l’attention des professionnels afin de leur permettre
de procéder à des évaluations de la sécurité prenant en compte la
spécificité des nourrissons et des enfants de moins de trois ans ».
Mais le cadre réglementaire n’ayant pas suffi à apaiser les
inquiétudes des associations et des consommateurs, l’Afssaps et la
DGCCRF (2) ont mené conjointement une enquête sur les produits
cosmétiques destinés aux jeunes enfants commercialisés sur le
territoire national. Issus de mallettes cadeaux, de pharmacies ou de la
grande distribution, lingettes nettoyantes, crèmes, eaux parfumantes,
laits de toilette, lotions, produits unidoses ont été passés au crible,
les produits « sans rinçage » ayant fait l’objet d’une attention
particulière. Du 14 octobre 2008 au 19 février 2009, l’Agence a ainsi
effectué 20 inspections portant sur 47 produits cosmétiques et
représentant plus de 10 millions d’unités vendues en 2008. Sur
l’ensemble des produits analysés, aucun ne contenait de substances
interdites par la réglementation européenne. Toutefois, il est apparu
que ces produits intégraient des conservateurs « en nombre important »,
bien que les restrictions d’emploi aient été respectées. Concernant la
présence de substances allergisantes, 3 échantillons sur 34 ont
présenté des quantités de substances allergisantes légèrement
supérieures au seuil à partir duquel leur mention sur l’étiquetage est
obligatoire. Si l’Afssaps a jugé ce bilan globalement satisfaisant,
elle reconnaît, cependant, que « des progrès restent à accomplir pour
ce qui concerne la qualité de l’évaluation ». En effet, sur les 47
produits examinés, « l’absence d’évaluation a été constatée pour trois
produits commercialisés par une même entreprise et 44 évaluations ont
été jugées perfectibles (soit 93 %) par l’Afssaps ».
A la lecture de cet avis, le C2DS a fait entendre son
mécontentement quant à l’absence d’obligations soumises aux
industriels, l’inertie de la réglementation en vigueur et l’imprécision
du calendrier de travail de recommandations engagé. Le collectif a
ajouté que la réglementation européenne, référentiel invoqué par
l’Afssaps, était jugée « obsolète » par l’ensemble de la communauté
scientifique internationale. Il appelle à des efforts en terme
d’information aux femmes enceintes, de transparence des étiquettes et
de traçabilité des substances utilisées.
Cécile Cassier
1- Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
2- Direction Générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Pour plus d’informations, se référer au dossier « Cosmétiques : faut-il choisir entre esthétique et santé ? », dans le n°27 d’Echo Nature (septembre / octobre 2009).
Trouvé sur Univers-nature : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3960
Les maternités sont soumises à un matraquage publicitaire intensif et les valisettes contiennent du bon et du moins bon : la vigilance est une bonne chose ; il faut éliminer tous les produits contenant du paraben, mais pas seulement. Récemment j'ai trouvé du squalène dans un produit publicitaire offert (pour mettre sur le derrière du bébé, merci bien !!) ! P.
21 octobre 2009
Un livre à lire... et à acheter !
Médecines et Alimentation du futur. Santé et modes de vie
J'ai reçu ce mail que je vous transmets intégralement :
Date: Sat, 17 Oct 2009 13:23:41 +0000
From: nathaliecalme@yahoo.fr
Subject: Médecines et Alimentation du futur, avec D. Belpomme, E. Morin, A. Jacquard
To: nathaliecalme@yahoo.fr
Annonce de parution
J'ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon dernier livre intitulé Médecines et Alimentation du futur. Santé et modes de vie (2009, Le Courrier du Livre). Cet ouvrage, (cf. Table des matières ci-dessous), réalisé en collaboration avec Philippe Desbrosses, reprend les principales interventions des Entretiens de Millançay, consacrées depuis 1992 à l'écologie et l'agriculture biologique, ainsi qu'au lien entre santé et environnement.
Préfacé par Edgar Morin et Nicolas Hulot, et postfacé par David Servan-Schreiber, l'ouvrage comprend 21 chapitres rédigés, notamment, par Jean-Marie Pelt, Dominique Belpomme, Pierre Rabhi, Albert Jacquard, Eric-Gilles Séralini, Coline Serreau, Thierry Janssen ou encore Lylian Le Goff. Il comprend de nombreuses annexes et dessins humoristiques.
Bon de commande
Montant : 25 euros, frais de port compris
Mode de règlement : Par chèque, libellé à l’ordre de ADIVASI, et à envoyer à l’adresse suivante :
Nathalie Calmé
ADIVASI
11, Cours Jean Jaurès
03210 Souvigny
La vente des ouvrages se fait au profit des actions de solidarité d'Adivasi, en particulier avec les paysans sans terre en Inde, du mouvement gandhien Ekta Parishad.
Je vous remercie pour l'attention que vous porterez à cet ouvrage.
Nathalie Calmé
Présidente d'Adivasi, journaliste et écrivain
Table des matières du livre
Préfaces
Edgar Morin
Nicolas Hulot
Dédicace
Jean Montagard
Liminaire : L’histoire des Entretiens de Millançay
Philippe Desbrosses
Introduction
Nathalie Calmé
Nouvelles approches de la maladie, de la santé et de l’alimentation :
Dominique Belpomme
Les causes environnementales du cancer et autres considérations sur la santé publique
Dominique Eraud
Santé et alimentation. La contribution de l’écomédecine et des médecines non conventionnelles
Michel Georget
Quel rapport des vaccinations à la santé publique ?
Martine Grimaldi
Médecine : résistance éclairée et éducation à la liberté
Thierry Janssen
Le cancer, au-delà des croyances
Martine Laval
Santé, Engagement et Façon d’être
Lylian Le Goff
La société est-elle cancérigène ? Importance majeure de l’alimentation
Yvon Le Maho
Voyage chez les manchots antarctiques pour mieux comprendre les mécanismes du jeûne
Gilles-Eric Seralini
L’état de la pollution de l’air, de l’eau, de la terre et des aliments
Coline Serreau
Le jeûne. Un choix de « simplicité volontaire »
Sylvie Simon
L’idéologie vaccinale
Françoise Wilhelmi de Toledo
La médecine intégrative et le jeûne thérapeutique
Les dimensions politiques et sanitaires de l’écologie :
des enjeux de civilisation
Geneviève Ancel
L’expérience lyonnaise des « Dialogues en Humanité »
Philippe Bodard
Le débat public, l’amour et le lien social pour combattre le stress et la dépression. Le témoignage d’un élu
Jean-Luc Burgunder
Le dialogue en politique
Gauthier Chapelle
« Sursis pour l’espèce humaine ». Les réflexions d’un papa biologiste
Thierry Gaudin
Prélude à un exercice prospectif
Albert Jacquard
De l’objet à la Personne. Une métamorphose nécessaire pour devenir humain
Jean-François Noubel
Santé, bien-être et intelligence collective
Jean-Marie Pelt
L’environnement change, nos maladies aussi. Témoignage d’un écologiste sur les problèmes de santé
François Plassard
Agriculture, santé et responsabilité éthique. Pour une pensée prospective
Pierre Rabhi
Décoloniser les rapports entre la nature et les humains. Retrouver le vrai sens de la vie.
Patrick Viveret
Transformation personnelle, transformation sociétale, joie de vivre et démocratie
François Veillerette
Le Réseau Environnement Santé : un réseau se mobilise pour mettre la politique environnementale au cœur des politiques de santé publique en France.
Postface : On ne pas vivre en bonne santé sur une planète malade
David Servan-Schreiber
09 septembre 2009
Buvons de l'eau !
Boire de l'eau, oui, mais laquelle ? Ecoutons -et lisons- Jacques Collin !
Pour l'écouter : http://www.youtube.com/watch?v=jqC6YqwUQAU&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Ebionaturo%2Efr%2Fvideo%2Fvideo%2Fshow%3Fid%3D2238554%253AVideo%253A30244%26xgs%3D1&feature=player_embedded#t=1032
et pour le lire : http://www.b-harmony.com/savoir/eau/jacquescollin.htm : présentation de son livre L'Insoutenable Vérité de l'Eau :
"L'Insoutenable Vérité de l'Eau " ou le fonctionnement de notre eau cellulaire.
L'eau
est une des plus grandes énigmes de l'Univers. La Science explique et
comprend encore très mal les caractéristiques de ce liquide étrange,
indispensable à la vie.
Après " L'EAU, LE MIRACLE OUBLIE ", l'auteur poursuit ses recherches sur cet élément qui est une des plus grandes énigmes de l'Univers. La thèse d'avant-garde sur la mémoire de l'eau a mis à quia le petit monde scientifique. Mais pour l'auteur, cette propriété n'est que le reflet de qualités plus prodigieuses, qui expliquent comment l'eau " capte " la vie et ses formes et rejoint le monde de la Conscience et de la Pensée. Jacques Collin décrit les caractéristiques de cette eau idéale dont notre organisme intoxiqué a besoin. Il révèle enfin ce qui a été caché à l'humanité depuis plus de quatre-vingts ans ; il pourrait s'agir là de la plus formidable découverte faite par l'humanité pour s'affranchir des énergies polluantes, épuisables et coûteuses dont les" lobbies " et les pouvoirs d'argent se servent pour asservir et aliéner l'homme.
L'auteur expose que l'eau a des qualités encore plus prodigieuses qui expliquent comment elle capte la vie et ses formes et rejoint le monde de la Conscience et de la Pensée. L'eau porte la mémoire cosmique de nos origines. L'eau de nos cellules extrait, enregistre et véhicule des informations quantiques provenant des mondes super-lumineux et alimente ainsi en énergie vitale toute notre matière vivante. Des eaux ainsi " alchimisées " et rendues sacrées, sont sources de notre régénération physique mentale et spirituelle."
Décidément, l'eau n'a pas fini de nous émerveiller ; sachons la protéger et la consommer intelligemment !
31 août 2009
Le chlorure de magnésium : Un remède miracle méconnu
Entretien avec Marie-France Muller auteur du livre « Le Chlorure de magnésium : Un remède miracle méconnu aux éditions Jouvence » (1er novembre 2008)
Pourquoi ce livre sur le chlorure de magnésium ?
Marie-France Muller :
J’ai exercé comme naturopathe pendant plus de 35 ans et le chlorure de
magnésium, l’argile… je les ai pratiqués pendant une bonne quarantaine
d’années. En fait, j’enseignais à mes clients comment se soigner avec
des techniques simples. Donc, la plupart du temps, ils ne venaient pas
me voir pour des bricoles, ils savaient se débrouiller par eux-mêmes.
Je
pense qu’enseigner une certaine autonomie, la prise en charge
personnelle, c’est important. Quand j’ai repris l’écriture de livres,
j’ai décidé d’enseigner surtout des méthodes simples que chacun puisse
appliquer lui-même. Le chlorure de magnésium en fait partie.
Parler de remède miracle, c’est toujours un peu difficile.
Marie-France Muller :
Et pourtant… en fait, il suffit d’employer le chlorure de magnésium
pour se rendre compte que cela fonctionne très bien. Il peut rendre
d’immenses services dans des cas aussi courants qu’un début de grippe,
une fatigue chronique, une baisse générale de tonus et toute une série
de petits maux.
L’intérêt, c’est que quand on connaît le chlorure
de magnésium, par exemple, on ne prend plus d’antibiotiques. C’est
quand même très intéressant. J’ai une fille qui va avoir 37 ans, elle
n’a jamais pris un antibiotique de sa vie. Usage interne, usage
externe. C’est donc vraiment un remède utile à connaître, ainsi que la
posologie et les modes d’application. Même chose pour les animaux. Chez
un chat ou un chien, dès qu’il y a infection, il faut lui donner du
chlorure de magnésium.
Son utilisation s’appuie uniquement sur l’observation en pratique quotidienne ?
Marie-France Muller :
Non, il y a aussi une recherche scientifique sérieuse derrière tout
cela. Bien que les résultats parlent d’eux-mêmes. Je commence mon livre
par un résumé des travaux du professeur Pierre Delbet, déposés à
l’Académie de médecine.
La publication des travaux du professeur
Delbet a incité d’autres chercheurs à s’intéresser au chlorure de
magnésium....
Qui était le professeur Delbet ?
Marie-France Muller :
Le professeur Delbet était professeur de médecine et chirurgien des
hôpitaux. On lui doit la découverte des propriétés curatives et
préventives du chlorure de magnésium. Au moment de la guerre de
1914-1918, il est mobilisé comme chirurgien et envoyé au front. À ce
moment, comme il le dira, les antiseptiques ruisselaient et les
résultats étaient déplorables. Il n’y avait pas encore les
antibiotiques. C’était une catastrophe, les gens mouraient. Les
infections les emportaient comme des mouches.
Il entreprend une
série de recherches pour mesurer l’action des principaux antiseptiques
utilisés. Il se rend compte alors que vouloir à tout prix tuer les
agents infectieux n’est certainement pas la bonne piste. En détruisant
les globules blancs, les antiseptiques transformaient le pus prélevé
sur les plaies infectées en un excellent milieu de culture pour les
microbes.
Il
pense alors que le secret réside peut-être dans la stimulation des
défenses immunitaires et de celles de la cellule elle-même pour qu’elle
devienne capable de triompher des microbes. Il teste alors toutes
sortes de substances, dont l’eau de mer. Et par hasard, il tombe sur le
chlorure de magnésium. Et là, il obtient des résultats qu’il qualifiait
lui-même d’extraordinaires. Dans les tubes à essais, le chlorure de
magnésium augmente la phagocytose (la capacité des globules blancs à
digérer les particules nuisibles, comme les microbes) de 75 % par
rapport à l’action d’une solution de chlorure de sodium à 8 pour 1 000,
déjà beaucoup plus efficace que toutes les autres substances étudiées.
Cela,
on peut le constater soi-même si on a une plaie. J’ai un grand jardin,
l’autre jour, je refaisais mon grillage, je me suis fait mal, il y
avait de la terre, etc. J’applique un peu de chlorure de magnésium et
j’en bois un verre et puis, c’est tout. Aucun risque de tétanos !
Le professeur Delbet qualifie de cytophylactique cette méthode de lutte contre l’infection des plaies.
....
Comment en est-il arrivé à l’utiliser dans la prévention et le traitement du cancer ?
Marie-France Muller :
Encore une fois, par hasard. Il s’était fait opérer à trois reprises de
lésions cutanées précancéreuses qui récidivaient malgré tout. Ne
sachant plus que faire, il décide de ne plus s’en préoccuper, mais
prend chaque matin de la Delbiase, une formule qu’il a mise au point et
qui contient sous forme de sels anhydres 379 mg de chlorure de
magnésium, 13 mg de bromure de magnésium, 0,72 mcg d’iodure de
magnésium et 9 mcg de fluorure de magnésium. Quelques mois plus tard,
toutes les lésions avaient disparu et elles ne revinrent jamais.
Les
recherches qu’il va mener montrent alors que le chlorure de magnésium
stoppe l’évolution des lésions précancéreuses et les fait même
régresser. Des expériences sur animaux indiquent qu’il est possible de
ralentir l’évolution des cancers en saturant l’organisme de sels
halogénés de magnésium.
En fait, le chlorure de magnésium n’est
pas toxique pour la cellule cancéreuse. Tout organisme vivant a besoin
de magnésium pour vivre, les cellules cancéreuses comme les cellules
saines. Là encore, l’action du chlorure de magnésium est
cytophylactique, c’est-à-dire protectrice de la cellule. Si l’on
applique du chlorure de magnésium sur des cellules saines, cela va
encore les renforcer, leur donner une plus grande vitalité. Par contre,
des cellules malades vont voir leur pouvoir d’autoguérison s’amplifier.
En fait, les sels de magnésium rétablissent le bon fonctionnement
cellulaire perturbé par une pathologie.
Le professeur Delbet l’a donc également utilisé dans la prophylaxie du cancer ?
Marie-France Muller :
Oui, des études géographiques poussées lui avaient permis de constater
que dans des pays avec des sols très riches en magnésium, il n’y avait
pratiquement pas de cas de cancers. Dans des pays comme l’Égypte ou la
Tunisie où l’alimentation est particulièrement riche en magnésium en
raison de la richesse des sols et de l’eau, on ne trouvait pas de
cancer. On sait que même maintenant, à Hawaï, dans des terres
volcaniques très riches en minéraux, les gens n’ont pas de cancer.
C’est une pathologie directement liée à une immunodéficience et à une
carence minérale, d’ailleurs assez globale.
....
Dans
la plupart des cas de décompensation cardiaque, il y a une chute du
potassium. Lorsqu’on donne alors du potassium, on constate une
amélioration, mais qui est rarement durable. L’explication se trouve
dans notre alimentation surdosée en potassium à cause des engrais
potassiques. Or l’organisme a tendance à produire des carences
également lorsqu’il y a surdosage. Il risque en effet, lorsqu’il
élimine le surplus, d’en faire disparaître trop. La carence peut donc
provenir de la carence d’un élément ou de son surdosage. Et dans ce
cas, en éliminant le surplus, l’organisme risque d’éliminer aussi ce
qui est nécessaire.
On a constaté que c’est un problème récurent
en pathologie cardio-vasculaire. Et cette étude montrait que la prise
de chlorure de magnésium deux fois par jour pendant trois semaines
rétablissait spontanément le taux de potassium.
Et en pratique quotidienne ?
Marie-France Muller :
Sur de grosses carences minérales, on a constaté que la simple prise de
chlorure de magnésium permet au corps de fixer ce dont il a besoin et
de synthétiser ce qu’il peut. Et puis, l’ion magnésium entre dans la
composition de plus de 400 enzymes, dans la synthèse des hormones… donc
c’est un agent général qui a une fonction à la fois immunostimulante et
purement stimulante. Quand on est bien fatigué, prendre du chlorure de
magnésium à petite dose tous les matins, cela remet progressivement en
forme.
Quand vous dites à petite dose, c’est quelle dose ?
Marie-France Muller :
Un verre ou un demi-verre. Quand on parle d’un verre, c’est d’une
solution avec 20 g par litre. Simplement pour se mettre en forme, en
prévention avant l’hiver et quand il n’y a pas de pathologie avérée, le
chlorure de magnésium est intéressant à faible dose.
Certes, le
goût n’en est pas fameux. Mais les gens qui sont persuadés de son
efficacité s’en fichent complètement. On en donne même aux tout-petits.
L’intérêt de la solution, c’est de permettre des posologies adaptées à
chaque sujet.
J’ai toujours fait prendre à mes patients
systématiquement du chlorure de magnésium en même temps que d’autres
compléments alimentaires.
En cas d’infection, que ce soit une
grippe, une bronchite ou même des maladies plus graves, il est
conseillé de suivre la posologie classique qui est d’un verre de
chlorure de magnésium toutes les trois heures et puis, dès que la
diarrhée est arrivée, la fièvre commence à tomber. On constate souvent
que plus on a de température, plus cette réaction tarde à venir. Il
faudra peut-être attendre trois jours pour voir apparaître cette
diarrhée. À la suite de quoi, l’état s’améliore nettement. Dès ce
moment-là, on réduit la dose, on espace les prises et tout rentre dans
l’ordre. Ah, le chlorure de magnésium, c’est vraiment quelque chose de
très intéressant !
Parce que cela provoque une diarrhée ?
Marie-France Muller :
Le chlorure de magnésium est un peu laxatif, bien que cela ne se
produise pas systématiquement. Cette réaction est tout à fait normale
et n’a rien à voir avec une quelconque maladie. Au contraire, elle est
souvent bénéfique pour la santé et, en général, le soulagement se
produit en même temps que cette petite diarrhée. Je précise que cela
n’a rien à voir avec par exemple une crise d’entérite. Les selles
deviennent simplement molles (ou liquides en cas de forte
consommation).
C’est du reste intéressant pour les gens constipés
et la prise régulière et de longue durée de chlorure de magnésium finit
par régulariser la situation.
Mais, on peut aussi prendre le
chlorure de magnésium dans le cas d’une gastro-entérite. Malgré la
diarrhée, parce que cela guérit l’infection.
Mais, cela n’amplifie pas la diarrhée de la gastro-entérite ?
Marie-France Muller :
Au tout début, pendant une journée, et encore pas toujours. Parfois,
cela calme très vite la diarrhée et en tout cas, cela rééquilibre.
C’est cela qui est intéressant.
Il est également utile à titre préventif ?
Marie-France Muller :
Tout à fait. En saison hivernale, c’est vraiment utile. À visée
préventive, la prise de chlorure de magnésium doit être quotidienne.
Prise au début d’un mal de gorge par exemple, une seule dose de
chlorure de magnésium peut le faire disparaître presque immédiatement.
Dans le cas d’une bronchite, il en enraye l’évolution à condition
d’être pris dès les premiers symptômes.
Mais on peut aussi le
prendre en continu pour la simple et bonne raison que notre
alimentation est à l’heure actuelle tellement carencée que cela va
quand même protéger de pas mal de choses. Il suffit d’en prendre la
valeur d’un demi-verre ou d’un verre chaque jour.
Vous l’avez utilisé sur un grand nombre de patients ?
Marie-France Muller :
Oui, sur tous. En général, ma secrétaire était toujours morte de rire
lorsque les gens me téléphonaient. Ils disaient : « J’annule mon
rendez-vous parce que je suis malade. » Tout simplement parce que je
leur avais à tous appris ce qu’il fallait faire dans ces cas-là. Ils
venaient me voir pour d’autres choses, comme par exemple pour établir
un bilan de santé.
Je suppose que le chlorure de magnésium a également une action bénéfique sur les problèmes liés au vieillissement ?
Marie-France Muller :
Oui, dans la mesure où c’est un puissant immunostimulant et que le
système immunitaire s’affaiblit avec les années. Il est également vrai
qu’avec le vieillissement, le taux naturel de magnésium chute de façon
considérable. Le chlorure de magnésium a une action antivieillissement
tout simplement parce qu’il aide l’organisme à se régénérer
spontanément beaucoup mieux et parce qu’il stimule la vitalité. Mais
aussi parce qu’il permet de diminuer la consommation de médicaments,
notamment celle d’antibiotiques ou d’anti-inflammatoires.
Avec
moins de médicaments, le foie, les reins fonctionnent mieux, ne sont
plus surchargés… donc, voyez, c’est un phénomène de réactions en
chaîne, en l’occurrence. Quand on prend moins de médicaments, et bien,
on va déjà mieux.
Le chlorure de magnésium renforce le
fonctionnement du système immunitaire. Et, du moment où l’on a un
système immunitaire qui fonctionne bien, en cas d’épidémie, on peut
certes attraper une infection, mais les symptômes en seront beaucoup
plus bénins et elle disparaîtra rapidement.
Il ne faut pas oublier
que même une petite pathologie telle qu’un simple rhume peut tuer des
personnes âgées très immunodéficientes. Finalement, ce n’est pas le
virus de la grippe, c’est le système immunitaire de la personne qui va
« l’attraper » qui compte. Et donc, la première vertu du chlorure de
magnésium, c’est de stimuler le système immunitaire. À ce titre-là, son
action est polyvalente.
Avec quarante ans de pratique, je sais
vraiment que c’est comme cela que cela fonctionne. Tous les
inconditionnels du chlorure de magnésium le savent aussi. Car lorsque
l’on commence à le connaître, on ne s’en passe plus. J’ai des
petits-enfants qui n’ont jamais pris un médicament de leur vie. Entre
les vitamines, minéraux, les compléments alimentaires, le chlorure de
magnésium, le vinaigre de cidre… ils se passent de médicaments et ne
tombent jamais vraiment malades.
Vous l’employez également en usage externe ?
Marie-France Muller :
Oui, son usage externe est également très important. Les gamins qui se
couronnent les genoux adorent cela : cela ne pique pas et ce n’est pas
coloré. Cela cicatrise aussi plus rapidement. On peut aussi l’appliquer
en compresses sur un furoncle, un abcès… Vous savez, par exemple, les
ulcères variqueux sont particulièrement difficiles à guérir. On obtient
de très bons résultats lorsqu’on les traite avec de l’argile verte
préparée avec du chlorure de magnésium à la place de l’eau. C’est
vraiment quelque chose de polyvalent.
Retrouvez le produit relatif à cet article (Mg Cl2 Complex) sur le site www.supersmart.com
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Le Chlorure de Magnésium
Histoire et Manuel Pratique du Chlorure de Magnésium
par Boris Dekopol, Naturopathe, extrait de son site à lire en entier sur :
http://knol.google.com/k/boris-dekopol/le-chlorure-de-magnsium/3o5uue44fgas0/15?version=108#
Méthode pratique du chlorure de magnésium
Le chlorure de magnésium s'achète en magasin diététique ou en pharmacie. Vous le trouverez en sachet de vingt grammes que vous diluerez dans un litre d'eau peu minéralisée telle que Volvic, Evian..., en évitant tout contact métallique.Posologie
D'après les indications du Dr Neveu:
Adultes et enfants au dessus de cinq ans: 12,5cl de la solution toutes les six heures pendant quarante-huit heures; puis toutes les huit heures; puis toutes les douze heures suivant l'état du malade.
Nota bene: il serait prudent de débuter par deux doses rapprochées à deux ou trois heures d'intervalle dans les cas très graves.
Enfants au-dessous de cinq ans: 10cl à quatre ans, 8cl à trois ans, 6cl à deux ans de la solution toutes les six heures pendant quarante-huit heures; puis toutes les huit heures; puis toutes les douze heures suivant l'état du malade.
Nota bene 1: il serait prudent de débuter par deux doses rapprochées à deux ou trois heures d'intervalle dans les cas très graves.
Nota bene 2: chacune de ces doses sera légèrement additionnée d'eau, puis sucrée à volonté et aromatisée avec du jus de citron pour les enfants qui prendraient difficilement la solution de chlorure de magnésium à 20 pour 1000.
Nourrissons: on leur fera absorber, suivant leur âge, une à quatre cuillerées à café de la solution, à la cuillère ou au compte-gouttes, toutes les trois heures pendant quarante-huit heures, puis toutes les six heures, puis toutes les douze heures.
Nota Bene: chacune de ces doses sera diminuée en cas de dérangement intestinal, mais toujours administrée dans les mêmes temps que ci-dessus.
Contre-indication du chlorure de magnésium
En cas de problèmes d'insuffisance rénales on optera pour le "Nigari", extrait naturel d'une algue très riche en chlorure de magnésium que l'on trouve en magasin diététique.Se munir d'une balance précise au gramme et appliquer la même posologie que pour les sels de chlorure de magnésium.
Conclusion sur le chlorure de magnésium
« En
conclusion il faudrait que chaque famille eût, en réserve, un litre ou
deux de la solution de chlorure de magnésium desséchée à 20g pour 1000,
solution qui se conserve indéfiniment, pour intervenir immédiatement en
cas d'alerte.»
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Un remède et un complément alimentaire que l'on trouve en pharmacie ou sous le nom de Nigari en boutique bio, qui permettra de se prémunir de la trop fameuse grippe A H5N1 qu'on nous promet ravageuse !! Personnellement je le mélange à un jus de fruits et du lait de soja pour masquer son amertume...
Patrick. Merci à Marie-Sophie pour ces liens.
11 août 2009
Les feux de jardin sur le banc des accusés (et pas le CO2 pour une fois!)
L'origine surprenante de la pollution atmosphérique particulaire en composés carbonés
Une étude du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement Tél.
(UMR 5183)
54 rue Molière
38402 - Saint Martin d'Hères cedex (France)
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+33 4 76 82 42 00![]()
Fax +33 4 76 82 42 01
La combustion de biomasse (feux de cheminée, feux agricoles et feux de
jardins) est responsable de 50 à 70% de la pollution carbonée hivernale
en Europe. Tel est le verdict rendu par le programme européen CARBOSOL
(1) chargé d'étudier la pollution particulaire en composés carbonés en
Europe, et coordonné par le Laboratoire de glaciologie et géophysique
de l'environnement (LGGE, CNRS / Université Grenoble 1). Un résultat
surprenant, à paraître le 15 décembre dans The Journal of Geophysical
Research, qui a en outre le mérite de souligner les voies possibles de
lutte contre cette pollution.
Dans les années 2000, des
campagnes de mesure de la pollution particulaire globale, c'est-à-dire
de tous les aérosols, ont été lancées. Elles étaient en partie motivées
par la croissance de la motorisation diesel, forte émettrice d'aérosols
carbonés, dont on pensait qu'ils jouaient un rôle notable dans la
pollution particulaire.
C'est dans ce contexte qu'a été lancé, en
2001, le programme européen CARBOSOL(1) d'étude de la pollution
particulaire en composés carbonés. Ses objectifs étaient de faire un
état des lieux de la quantité et de la composition des aérosols
carbonés à l'échelle de l'Europe mais également d'en déterminer les
sources. Il s'agissait notamment de définir les parts respectives des
combustibles fossiles (transport, industrie, chauffage au fioul et au
gaz) et de la biomasse (chauffage au bois, feux de végétaux) à cette
pollution. Les recherches développées par ce programme, coordonné par
Michel Legrand, directeur de recherche CNRS au LGGE, ont été soutenues
par l'INSU-CNRS.
La biomasse, une importante source de pollution atmosphérique particulaire
Les
principales méthodes utilisées dans ce programme faisaient appel à des
traceurs chimiques et au carbone 14 (14C). Le levoglucosan, sucre
produit lors de la combustion de la cellulose, s'est avéré un excellent
traceur chimique permettant de relever sans ambiguïté les émissions
dues à la combustion de biomasse. Le 14C, quant à lui, est un isotope
radioactif du carbone qui se désintègre trop vite (sa demi-vie est de
5700 ans) pour se trouver dans les combustibles fossiles, mais qui est
présent dans la biomasse. Les chercheurs ont ainsi établi qu'en hiver,
50 à 70% de la masse des aérosols carbonés provient de la combustion de
biomasse, ceci partout en Europe et aussi bien pour les masses d'air
étudiées près du sol qu'en altitude. Les sites de mesure allaient en
effet de la côte portugaise à la Hongrie, en passant par les
observatoires du puy de Dôme (1400 m) et du Mont Blanc (4300 m).
Des résultats corroborés par des observations locales
Bousculant
les idées reçues, ces résultats confirment et généralisent des
observations plus locales, comme celle réalisée en 2004 au centre de
Zurich qui a montré que la combustion de biomasse est responsable d'au
moins 40% de la pollution en particules carbonées. Par ailleurs,
concernant les métropoles françaises, une première étude conduite au
cours de l'hiver 2007 par l'INERIS, à la demande du ministère de
l'Écologie et du développement durable, avec la participation du
Laboratoire de chimie moléculaire et environnement (LCME, Université de
Savoie), du LGGE et des Associations agréées de surveillance de la
qualité de l'air (AASQA) de Paris, Lille, Strasbourg et Grenoble, a
remis des résultats très similaires à ceux obtenus à Zurich.
Comment lutter efficacement contre la pollution particulaire carbonée ?
Si
de nombreux et coûteux efforts ont été faits et se poursuivent pour
limiter la pollution particulaire carbonée, ces nouvelles études
suggèrent que la manière la plus efficace de limiter cette pollution à
l'échelle continentale, notamment en hiver, consisterait à s'attaquer
principalement à la combustion de biomasse, par des évolutions
technologiques et une réglementation sévère limitant ses modes
d'utilisation. De telles mesures sont d'autant plus nécessaires, que de
récentes études épidémiologiques ont souligné la similarité des effets
sur la santé entre les fumées de combustion de biomasse et les produits
pétroliers (diesel), tant dans la nature que dans la fréquence des
troubles engendrés (affection respiratoire, cancer du poumon...). De
nombreux États ont d'ailleurs interdit depuis longtemps les feux de
cheminées ouvertes, les feux agricoles et ceux de jardins.
(1) Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (CNRS - Université Joseph Fourier Grenoble I)
Outre
la contribution française du LGGE, ce projet européen (2001-2005)
rassemblait des chercheurs allemands (Institut für Umweltphysik,
Heidelberg, Max Planck Institute for meteorology, Hambourg),
autrichiens (Université technique de Vienne), portugais (Université
d'Aveiro), hongrois (Université de Veszprém) et norvégiens (Institut
météorologique norvégien, Oslo).
Références :
Legrand,
M. and H. Puxbaum, Summary of the CARBOSOL project: Present and
Retrospective State of Organic versus Inorganic Aerosol over Europe, J.
Geophys. Res., 112 (D23), doi:1029/2006JD008271, 2007.
Pio, C., M.
Legrand, T. Oliveira, J. Afonso, C. Santos, A. Caseiro, P. Fialho, F.
Barata, H. Puxbaum, A. Sanchez-Ochao, A. Kasper-Giebl, A. Gelencsér, S.
Preunkert, and M. Schock, Climatology of aerosol composition (organic
versus inorganic) at non-urban sites on a West-East transect across
Europe, J. Geophys. Res., 112 (D23), doi:1029/2006JD008038, 2007.
Puxbaum,
H., A. Caseiro, A. Sánchez-Ochoa, A. Kasper-Giebl, M. Claeys, A.
Gelencsér, M. Legrand, S. Preunkert, and C. A. Pio, Levoglucosan levels
at background sites in Europe for assessing the impact of biomass
combustion on the European aerosol background, J. Geophys. Res., 112
(D23), doi:1029/2006JD008114, 2007.
Gelencsér, A., B. May, D.
Simpson, A. Sánchez-Ochao, A. Kasper-Giebl, H. Puxbaum, A. Caseiro, C.
Pio, and M. Legrand, Source apportionment of PM2.5 organic aerosol over
Europe: primary/secondary, natural/anthropogenic, fossil/biogenic
origin, J. Geophys. Res., 112 (D23), doi:1029/2006JD008094, 2007.
Szidat, S., T.M. Jenk, H.W. Gäggeler, H.A. Synal, R. Fisseha, U.
Baltensperger, M. Kalberer, V. Samburova, S. Reimann, A. Kasper-Giebl,
and I. Hajdas, Radiocarbon (14C)-deduced biogenic and anthropogenic
contributions to organic carbon (OC) of urban aerosols from Zürich,
Switzerland, Atmos. Environ., 38, 4035-4044, 2004.
Naeher, L.P.,
M. Brauer, M. Lipsett, J.T. Zelikoff, C.D. Simpson, J.Q. Koenig, and
K.R Smith, Woodsmoke health effects: A review, Inhalation Toxicology,
19:1, 67-106, doi: 10.1080/08958370600985875, 2007.
Contact : Michel Legrand (04 76 82 42 43)
Contact : Jean-Luc Jaffrezo (04 76 82 42 32)
Contact : Florent Dominé (04 76 82 42 69)
http://www-lgge.ujf-grenoble.fr/actu/actu_sciences.shtml
23 juillet 2009
Une piste dans la recherche contre la grippe
1/2
INRA – Inserm
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
05 juin 2009
Une protéine bouclier contre la grippe
Alors qu’une nouvelle épidémie de grippe a récemment fait son apparition dans le monde, des équipes
de l’INRA et de l’Inserm publient des résultats qui pourraient constituer une piste vers un nouveau
traitement contre cette maladie. Dans un article publié dans «The Journal of Immunology» du 15 juin
2009, les chercheurs ont montré qu’une protéine membranaire appelée PAR2, peut jouer un rôle
protecteur lors d’une infection par un virus H1N1. L’activation de ce récepteur PAR2, maillon important du
système immunitaire, induit chez la souris une production accrue de cytokines qui neutralisent le virus
en bloquant sa réplication. Des études complémentaires sont nécessaires pour vérifier l’efficacité de ce
rôle protecteur contre les multiples souches du virus de la grippe.
Lorsque le virus de la grippe entre en contact avec notre système respiratoire, il déclenche
une «cascade» de réactions rapides mettant en jeu un grand nombre de protéines. Les
chercheurs se sont intéressés au rôle de l’une d’entre-elles, le récepteur membranaire PAR2
(Protease-activated receptor 2), présent en grandes quantités sur la membrane des cellules
de la trachée.
Jusqu’alors, on savait que PAR2 participait de façon importante à la réponse immunitaire de
l’organisme. En revanche son rôle lors d’une infection de type viral était pressenti mais non
encore démontré chez l’animal. C’est maintenant chose faite.
Pour étudier en détail la contribution de PAR2 au processus infectieux, les chercheurs ont
d’abord infecté des souris avec une souche de référence de type H1N1 utilisée
habituellement comme modèle de laboratoire*. Ils leur ont ensuite administré par voie nasale
un activateur de PAR2, c’est-à-dire un petit peptide capable de s’attacher au site actif de la
protéine pour l’activer. Ce traitement a rapidement débouché sur une très forte production
par l’organisme des souris, d’une cytokine appelée IFN!. Cette dernière est une protéine aux
propriétés antivirales bien connues, qui bloque la réplication du virus et évite ainsi que
l’infection ne s’étende. Ainsi, grâce à l’activation de PAR2, les souris ont survécu à une
infection qui autrement, leur aurait été fatale.
De plus, pour des raisons qui restent encore à déterminer, l’activation de PAR2 a diminué
substantiellement la sévère inflammation pulmonaire due à une réaction excessive de
l’organisme face à l’agent pathogène.
Ces résultats obtenus chez la souris constituent un pas supplémentaire dans la
compréhension du rôle joué par PAR2 dans la réaction immunitaire face au virus grippal. De
nouvelles études sont encore nécessaires pour valider ces résultats et aboutir à un
traitement.
« Cette stratégie présente l’avantage, comparée aux moyens de lutte habituels contre la
grippe (médicaments antiviraux, vaccins) de ne pas cibler le virus mais les cellules qu’il
infecte », expliquent les chercheurs. « Le traitement pourrait ainsi être efficace contre toutes
les souches du virus de la grippe et le rester face aux stratégies déployées par le virus pour
résister aux traitements actuels ».
2/2
* le virus de référence H1N1 utilisé dans cette étude, commencée en 2006, est un virus
modèle utilisé depuis des années dans les laboratoires du monde entier travaillant sur la
grippe. Il est mortel pour la souris et non pathogène pour l’homme.
Référence : “Protective Role for Protease-Activated Receptor-2 against Influenza Virus
Pathogenesis via an IFN-_-Dependent Pathway”.
The Journal of Immunology, 15 juin 2009,Volume 182 : 7795-7802, No. 12
Khaled Khoufache,* Fanny LeBouder,* Eric Morello,* Fabrice Laurent,† Sabine Riffault,*
Patricia Andrade-Gordon,‡ Severine Boullier,§¶ Perrine Rousset, Nathalie Vergnolle,¶ #
and Béatrice Riteau*
* Unité de Virologie et Immunologie Moléculaires, Unité de Recherche 892, Institut National de la
Recherche Agronomique (INRA), Domaine de Vilvert, Jouy-en-Josas, France.
† Unité d’Infectiologie Animale et Santé Publique, Unité de Recherche 1282, Infectiologie Animale et
Santé Publique, INRA, Centre de Recherche de Tours, Nouzilly France.
‡ Johnson and Johnson Pharmaceutical Research and Development, Spring House, PA 19477.
§ INRA, Unité Mixte de Recherche 1225, Université de Toulouse, Ecole Nationale Vétérinaire
Toulouse, Toulouse, France;
¶ Université de Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse, France;
Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, Unité 563, Centre de Physiopathologie de
Toulouse Purpan, Toulouse, France.
# Department of Pharmacology and Therapeutics, University of Calgary, Calgary, Alberta, Canada.
Référence brevet : EP09305393.2 du 4/05/2009
Contacts scientifiques
Contact presse
- Nathalie Vergnolle, U563/CPTP
05.62.74.45.36, nathalie.vergnolle@inserm.fr
nathalie.vergnolle@inserm.fr
- Béatrice Riteau
Tél : 01 34 65 26 37
Beatrice.Riteau@jouy.inra.fr
- Abdenour Benmansour
Tél : 01 34 65 25 90
Abdenour.Benmansour@jouy.inra.fr
UR892 Virologie et immunologie moléculaires
Centre INRA de Jouy-enJosas
- INRA : Sylvie Colleu, tél : 01 42 75 95 55 ou
presse@inra.fr
-Inserm, région : Gaël Esteve, tel : 05.62.74.83.61.
Gael.esteve@inserm.fr
- Inserm : Séverine Ciancia, tél : 01 44 23 60 86 ou
presse@inserm.fr
17 juillet 2009
On respire mal sur terre... et ce n'est pas à cause du CO2 !
Bien que la qualité de l’air se soit améliorée ces trente dernières années – essentiellement dans les pays industrialisés - la pollution atmosphérique tue encore près de 2,4 millions de personnes dans le monde. Dans les villes occidentales, le grand responsable est la voiture. Dans les pays pauvres, c’est plutôt la pollution de l’air intérieur – associée à des modes de cuisson vétustes. Les pays riches ne sont cependant pas épargnés, en raison de l’utilisation croissante des produits chimiques à domicile. 2,4 millions de morts par an. La pollution atmosphérique est responsable, selon l’OMS, de la mort de 2,4 millions de personnes dans le monde. (1) En France, les 11 millions de tonnes de polluants émis chaque année dans l'atmosphère sont responsables de 30 000 décès anticipés. (2) (3) En moyenne, ces polluants représentent une diminution de l’espérance de vie d’environ une année par personne. Ils causent des troubles cardiaques, respiratoires ou reproductifs. Ils favorisent également les maladies allergiques respiratoires (asthme) dont la prévalence a doublé en 20 ans. [Débat] Deux mondes Dans les pays industrialisés, les émissions des principaux polluants ont fortement diminué sous le double effet d’une désindustrialisation et d’une réglementation plus stricte. (4) Depuis les années 1980, les rejets de dioxyde de soufre (SO2) ont baissé de 85%. Depuis les années 1990, les émissions de plomb ont chuté de plus de 96%, grâce à l’introduction d’essence sans plomb. Dans les pays émergents, la situation évolue plutôt dans un sens opposé. La Chine est ainsi devenue le premier pollueur mondial, en grande partie à cause de ses centrales électriques alimentées au charbon. Pollution intérieure : 1,6 million de morts par an On associe souvent la pollution de l’air avec de lourds nuages au-dessus des villes. Mais aujourd’hui, c’est la pollution de l’air à l’intérieur des bâtiments qui est responsable de la majorité des décès. Elle tue 1,6 million de personnes chaque année dans le monde -soit 5 fois plus que la pollution extérieure. (5) Un fait dont on n’a pris conscience que récemment. La principale source de cette pollution provient de la cuisson des aliments. En effet, dans les pays en développement, les combustibles (bois ou feuilles, charbon, bouses de vache...), utilisés pour la cuisson dans des foyers sans cheminée, émettent des particules, du monoxyde de carbone, du nitrogène, du dioxyde de soufre, etc. (6) Ils favorisent les infections respiratoires et pulmonaires, les maladies des yeux, les cancers du poumon et de nombreux autres troubles. (7) Dans l’Union européenne, la pollution de l’air intérieure s’est amplifiée ces dernières années en raison de l'utilisation croissante de matériaux synthétiques et de produits chimiques à usage domestique. Les composés organiques volatils (COV), dont la toxicité peut être très importante, sont présents dans les vernis, colles, pesticides, bois agglomérés et contreplaqués ou produits ménagers. L’air confiné du réseau du métro n’est pas non plus épargné : un rapport publié par la Régie autonome des transports parisiens (RATP), en juin 2007, révèle en effet la présence de particules fines dans des concentrations plus de dix fois supérieures aux normes européennes (8) [Débat]. Les premières règlementations Le 4 décembre 1952, un anticyclone s'installe près de Londres et bloque l’air au-dessus de la ville. Un brouillard épais commence à se former. Le « Grand Smog de Londres », composé de particules de fumées (« smoke ») issues des cheminées industrielles mélangées au brouillard (« fog ») dure cinq jours et cause près de 4000 décès, en raison notamment de niveaux de dioxyde de soufre élevés. (9) En réponse à cet évènement, le gouvernement britannique adopte en 1956 une première loi antipollution, le Clean Air Act. Quinze ans plus tard, en 1970, les Etats-Unis adoptent à leur tour un Clean air act, une loi fédérale qui présente, pour l'époque, de grosses avancées en matière de réduction de la pollution de l’air - elle sera fortement assouplie sous l'administration de George W. Bush. En France, la Loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'Energie (LAURE) ne date que de décembre 1996. Pluies acides Les pluies acides ont commencé à éveiller l’attention du public dans les années 70. Elles correspondent à des précipitations polluées, principalement par le dioxyde de soufre et les oxydes d’azotes. Ces gaz sont produits par l’industrie et les transports ; ils peuvent circuler avec les vents et menacer les zones naturelles même éloignées. Leur forte acidité, qui peut atteindre celle du vinaigre, menace les sols et a été accusée du dépérissement des forêts d’Europe de l’Est ou du Canada. Elle est également associée à une acidification des lacs du nord de l’Europe, ce qui menace la biodiversité qui les habite. Là encore, il a fallu une crise importante pour qu’une réponse apparaisse : La Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance est signée en 1979 et étendue plusieurs fois. Aux USA, un marché de droits d’émissions des gaz soufrés est mis en place ; il préfigure celui créé récemment pour les gaz à effets de serre. Mais si les problèmes des pluies acides s’amoindrissent en Occident, ils sont désormais plus importants en Asie, et en particulier en Chine. (10) Références (2) PNSE (3) ADEME (4) Annual European Community LRTAP Convention emission inventory (5) OMS Air intérieur (6) OMS : Energie domestique et santé (7)OMS Air intérieur et santé (8) RATP (9) London smog (10) Convention LRTAP (11) AFSSET (12) Transports urbains (13) IFP- marché automobile source : http://www.goodplanet.info/ |
16 juillet 2009
De Plan en Plan...
Le Plan National Santé Environnement II est publié
Lu sur Actu-Environnement.com - 13/07/2009
Chargé
de prendre le relais du Plan National Santé Environnement 1 pour la
période 2009-2013, le PNSE 2 énonce 12 mesures phares qui caractérisent
et hiérarchisent les actions à mener en matière d'impact
environnemental sur la santé.
Détails.
Élaboré
en collaboration avec l'ensemble des parties prenantes* et s'inscrivant
dans la continuité du Plan National Santé Environnement PNSE I
(2004-2008) prévu par la loi de santé publique du 9 août 2004, le
deuxième Plan National Santé Environnement (PNSE II), publié
officiellement le 9 juillet dernier par le ministère chargé de la
santé, décline les engagements du Grenelle de l'environnement en
matière de santé environnement. Présenté, lors du premier Conseil des
ministres du gouvernement remanié, par la ministre de la santé et des
sports, Roselyne Bachelot-Narquin et la secrétaire d'État chargée de
l'écologie, Chantal Jouanno, le 24 juin dernier, il définit un ensemble
d'actions, tant au niveau national que local. Il a pour ambition de
donner une vue globale des principaux enjeux et de caractériser et de
hiérarchiser les actions à mener pour la période 2009-2013, explique le ministère chargé de la santé.
Articulé autour de deux axes prioritaires - réduire les expositions
responsables de pathologies à fort impact sur la santé et les
inégalités environnementales - ce plan mobilisera 490 millions d'euros
sur 5 ans (380 millions d'euros pour la mise en œuvre et 110 millions
consacrés à la recherche dans ce domaine) et comprend 63 mesures dont
12 ''phares''. Elles sont pour la majorité issue du rapport remis au
gouvernement le 16 avril dernier par le professeur Marc Gentilini,
président honoraire de l'Académie de Médecine.
Réduire les émissions polluantes dans l'air et dans l'eau
La première mesure vise la réduction de 30% des émissions dans l'air et
dans l'eau de 6 substances toxiques d'ici 2013 : mercure, arsenic,
hydrocarbures aromatiques polycyclique (HAP), benzène,
perchloroéthylène et PCB/dioxines, mais également des concentrations en
PM2,5 (particules de diamètre inférieur à 2,5 microns) d'ici 2015.
Cette mesure fait l'objet d'un plan d'actions national, le « plan
particules », qui trouvera sa déclinaison locale dans les schémas
régionaux du Climat, de l'air et de l'énergie créés par le projet de
loi Grenelle 2 portant engagement national pour l'environnement.
En 2010, les concentrations dans l'air en particules de diamètre moyen
de 2,5 μm (PM 2,5) devront tendre vers une teneur de 15 μg/m3 (valeur
cible), cette valeur devenant obligatoire en 2015, ce qui représente
une réduction de 30 % par rapport au niveau actuel. Pour atteindre ces
objectifs, le « plan particule » comprend notamment le renforcement des
critères du label «Flamme Verte » pour le chauffage au bois domestique,
un durcissement des normes d'émissions pour les installations de
combustion ées ICPE, la généralisation des filtres à particules
sur les parcs de véhicules captifs et la mise en place de
l'éco-redevance kilométrique pour les poids lourds en prenant en compte
les émissions de particules.
Le PNSE 2 renforce également les actions visant à limiter les
expositions à l'intérieur des bâtiments avec la mise en place d'un
étiquetage sanitaire des produits de construction, de décoration ainsi
que des produits les plus émetteurs de substances dans l'air intérieur
des bâtiments et l'obligation d'utiliser les produits et matériaux les
moins émissifs dans les écoles et crèches.
Contrôler et abaisser l'exposition aux substances préoccupantes
Concernant le milieu professionnel, le plan cible les substances
cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) dans la continuité du
PNSE1 et expérimentera dans 4 régions un dispositif de traçabilité des
expositions professionnelles.
Outre la population générale, le second Plan National Santé
Environnement prévoit des mesures spécifiques aux personnes fragiles
que sont les enfants, les femmes enceintes ou les personnes
vulnérables, du fait de leur état de santé. Le contrôle des substances,
préparations et articles mis sur le marché en France, notamment sur les
produits destinés aux enfants, sera renforcé. La réduction de
l'exposition aux substances préoccupantes dans l'habitat et les
bâtiments accueillant des enfants, est élevée au rang de priorité. Pour
ce faire, une expérimentation de surveillance de la qualité de l'air
dans 300 crèches et écoles, sera lancée dès la rentrée 2009 et un
programme d'identification et de traitement des crèches et les écoles
construites sur des sols pollués sera également engagé, en accord avec
les collectivités locales concernées.
En matière d'eau, le plan vise la protection des aires d'alimentation
des 500 captages d'eau les plus menacés et la réduction des risques
liés aux rejets de médicaments dans l'environnement. Un comité de suivi
et de pilotage de ce plan sur ce sujet devrait être mis en place dès le
mois de Juillet de manière à élaborer un plan d'action national.
Un programme de biosurveillance sanitaire de la population (engagement 139 du Grenelle) sera mis en place en 2010.
Assainir le cadre de vie
Parmi les autres mesures figurent la poursuite du programme de lutte
contre l'habitat indigne, avec un objectif de 20.000 logements traités
par an, la promotion des modes de transport doux et la gestion des «
points noirs environnementaux », qui sont des zones susceptibles de
présenter une surexposition à des substances toxiques, en particulier
en mettant en place des actions d'identification de ces zones.
Enfin, la dernière action vise à informer la population des risques. Le
plan confirme en ce sens le développement de la profession de
conseillers Habitat-Santé. Ces conseillers pourront aller à domicile
proposer des mesures ciblées d'amélioration de l'environnement pour des
personnes souffrant de différentes pathologies, notamment l'asthme ou
des allergies.
Afin de suivre ces actions, un comité de pilotage national dénommé
Groupe Santé Environnement (GSE) réunira les cinq collèges du
Grenelle** auxquelles s'adjoindraient des personnalités qualifiées et
professionnels du système de santé, des organismes d'assurance maladie
et des représentants de consommateurs, de malades et de victimes,
précise le document. Au-delà du suivi, ce comité pourra constituer un
espace de concertation sur les risques émergents (nanotechnologies,
ondes électromagnétiques, perturbateurs endocriniens... ), proposer une
nouvelle liste de substances dont les rejets dans l'environnement
doivent être réduits en priorité.
Le plan sera par ailleurs décliné au niveau régional dans des plans régionaux santé environnement (PRSE 2). La
cohérence entre le niveau régional et national sera assurée par un
groupe de correspondants régionaux des PRSE qui se réunira
régulièrement au niveau national, souligne le plan.
C.SEGHIER
*Associations de protection de l'environnement, associations de malades
et de victimes, partenaires sociaux ; de nombreux ministères (écologie,
santé, travail, agriculture, économie) et de nombreuses agences et
équipes de recherche.
**Etat, Collectivités territoriales, Associations dont des
représentants d'associations agrées au titre du code de la santé et du
code de l'environnement, Organisations syndicales et représentants des
employeurs.
Il était temps ! Le précédent plan n'ayant pas donné grand chose, celui-ci sera-t-il plus efficace ? On
peut en douter quand on constate que la France ne met pas en
application les réductions de pesticides auxquelles elle s'était
engagée... voir l'article d'Actu-Environnement ci-dessous :
Résidus de pesticides dans les aliments : la France fait figure de mauvais élève
Actu-Environnement.com - 15/07/2009
D'après une étude officielle sur les résidus de pesticides dans les aliments dans l'UE, 4% des échantillons analysés en 2007 dépassent les limites maximales de résidus. Affichant près du double, la France est une nouvelle fois le mauvais élève.
Selon
un rapport publié pour la première fois par l'Autorité européenne de
sécurité des aliments (EFSA) le 9 juillet dernier, sur les 27 États
membres de l'UE et deux États de l'AELE (Norvège et Islande) qui ont
signé l'accord sur l'Espace économique européen, 45 % des céréales,
fruits et légumes analysés en 2007 contenaient des produits
phytosanitaires.
L'analyse des 74.305 échantillons issus de près de 350 types d'aliments
différents a permis de détecter 374 pesticides différents, dont 72 dans
les seules céréales. 25 % des échantillons contenaient en outre
plusieurs molécules.
L'utilisation de produits phytopharmaceutiques pour protéger les
végétaux contre les effets des organismes nuisibles peut notamment
engendrer la présence de résidus dans les produits traités, chez les
animaux nourris avec ces produits et dans le miel produit par les
abeilles exposées. Afin de protéger la santé des consommateurs, les
Etats membres de l'Union européenne (UE) ont défini des Limites
Maximales en Résidus (LMR) retrouvés sur ou dans les produits
alimentaires.
D'après les résultats de l'unité en charge de l'examen des évaluations
des risques liés aux pesticides (unité PRAPeR de l'EFSA) sur les 29
États, 96% des échantillons analysés étaient conformes aux LMR légales.
En revanche, 4% ont dépassé ces LMR, contre 5% en 2006.
La France mauvaise élève de l'Europe
En France, en 2007, ce sont 7,6 % des échantillons qui dépassaient les
LMR contre 6 % l'année précédente. Première consommatrice de pesticides
en Europe et quatrième au niveau mondial après le Brésil, les
Etats-Unis et le Japon, la France est le plus mauvais élève de
l'Europe. Pour les céréales, l'EFSA indique que 8,16% des céréales
analysées en France dépassaient ces LMR en 2007 (contre 1,37% pour
l'UE) ! De même, si le pourcentage de fruits, légumes ou céréales
contenant plusieurs résidus à la fois a légèrement diminué dans l'UE,
en France le nombre d'échantillons contenant plusieurs résidus a
fortement augmenté de 25,8% en 2006 à 32,75 % en 2007.
L'EFSA précise toutefois que la présence de pesticides dans l'alimentation - et même le dépassement d'une LMR - n'entraîne pas nécessairement de problème du point de vue de la sécurité des aliments. Cependant, pour le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures), ce rapport se caractérise par une
certaine opacité : ainsi on ne sait pas exactement quel pourcentage des
échantillons analysés dans le cadre des plans de surveillance
contiennent des résidus de pesticides et combien n'en contiennent pas.
Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures
(MDRGF) souligne par ailleurs que la France conserve sa place de
mauvaise élève par rapport à ses voisins européens et rappelle les
données publiées en janvier dernier par la Direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
(DGCCRF). Ce sont en 2007, 52,1% des fruits et légumes analysés en
France qui contenaient des résidus de pesticides (45% en 2006) et 52,5%
des céréales. Le même rapport de la DGCCRF montrait que la proportion
des dépassements de LMR dus à des usages interdits de pesticides était
passée de 19,8% en 2006 à près 39% en 2007 ! Il
est plus urgent que jamais de mettre en oeuvre les décisions du
Grenelle de l'environnement pour aboutir rapidement à une réduction de
50% de l'usage des pesticides..., a commenté François Veillerette, Président du MDRGF.
Rappelons qu'aux termes du plan Ecophyto 2018 décidé par l'ancien
ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, le secteur agricole doit
(enfin) réduire si possible de 50% dans les 10 ans l'utilisation de pesticides.
C.SEGHIER
15 juillet 2009
Au Niger, le pétrole empoisonne la population
Le delta du Niger, "une tragédie pour les droits de l'Homme" selon Amnesty
Un enfant vient chercher de l'eau en bord du fleuve à Okerenkoko© AFP
La pollution causée par un demi-siècle d'exploitation du pétrole dans le sud du Nigeria est l'un des exemples les plus dérangeants de la "malédiction" que peuvent constituer des ressources naturelles, a annoncé mardi Amnesty International dans un rapport accablant.
Selon Amnesty International (AI), qui présentait son rapport en public à Abuja, la pollution du delta du Niger (la région pétrolifère) a privé des dizaines de millions de personnes de leur droit le plus élémentaire à la nourriture, l'eau et la santé.
Dans son épais rapport, AI décrit la situation dans le Delta, où vivent environ 31 millions de personnes, comme "une tragédie en matière de droits de l'homme", tragédie qui a alimenté les rancoeurs et la violence.
"Les gens qui vivent dans cette région doivent boire de l'eau polluée, faire la cuisine et laver leur linge avec cette eau. Ils mangent des poissons, quand ils ont la chance d'en attraper, contaminés par le pétrole et d'autres toxines".

(Des membres d' Amnesty International devant une station service de la compagnie Royal Dutch Shell, à Paris)
Une ressource naturelle transformée en fléau
Les terres agricoles du Delta, une région grande comme l'Ecosse et l'un des plus grand système marécageux de la planète, sont détruites par les marées noires "et après ces marées noires, l'air qu'on respire empeste le pétrole et le gaz", poursuit Amnesty.
"Les habitants se plaignent de problèmes respiratoires, de lésions cutanées, mais leurs plaintes ne sont pas prises au sérieux", ajoute l'organisation qui condamne le gouvernement nigérian et les multinationales.
"La pauvreté de ces gens, en contraste avec la richesse générée par le pétrole, est devenue l'un des exemples les plus absolu et dérangeant de ce qu'une ressource naturelle peut se transformer en fléau".

(Baignade et pêche dans la région du delta du Niger, à Okerenkoko)
Une explication des violences du Mend
"La destruction des moyens de subsistance, le manque de responsabilité tant du gouvernement nigérian que des multinationales pétrolières, et l'échec du gouvernement à investir pour développer cette région, tout cela nourrit la frustration qui débouche de plus en plus sur une situation de conflit, un conflit souvent violent", poursuit l'ONG.
L'un des groupes armés les plus actifs dans la région depuis deux ans et demi, le Mouvement d'émancipation du delta du Niger (Mend) affirme se battre pour les droits de la cause ijaw, une ethnie de 14 millions de personnes.
Le groupe qui a à son actif des dizaines de sabotages, d'attaques et d'enlèvement dit aussi combattre pour obtenir une répartition plus juste de la manne pétrolière.
Source : Jeune Afrique :
http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20090630T112403Z/-petrole-Environnement-droits-de-l-homme-Amnesty-International-Le-delta-du-Niger--une-tragedie-pour-les-droits-de-l-Homme--selon-Amnesty.htmlUn exemple de l'abandon où est laissée la population africaine, quand l'ONU dépense des fortunes pour faire entrer la propogande anti-CO2 dans les cerveaux au lieu de les consacrer à lutter contre les vraies pollutions qui détruisent la vie des gens... !!!
07 juillet 2009
Combustion sans effets nocifs
BRAVO LES SUISSES !
Les Suisses ont souvent une longueur d'avance sur nous pour bien des choses, ça se vérifie encore aujourd'hui, pour enfin pouvoir se chauffer au bois sans creuser sa tombe par la même occasion !!
En effet, comme je l'ai déjà souligné dans ces pages, le feu de bois, s'il est "écologique" au plan de sa disponibilité locale, de sa renouvelabilité rapide et de sa facilité "sociale", n'est pas bon pour la santé de ses utilisateurs !!! En effet, que nous utilisions des poêles à double combustion de qualité ou des chaudières de dernière génération, le mal est certes moins grand qu'avec les anciens poêles (ne parlons même pas des feux ouverts !), mais la combustion dégage toujours des composés toxiques, responsables d'un des plus importants et graves problèmes de santé publique mondiale avec insuffisance respiratoire à la clé.
Tout est paraît-il dans l'art et la manière d'allumer le feu !! C'est le "topdown".
Voici ce que nous affirment nos amis Suisses sur un site à découvrir dont je reproduis le texte ci-dessous : http://www.energie-bois.ch/index.php?id=528&L=1
Allumage, le bon départ! Chauffages au bois à combustion supérieure et inférieure
Chauffages au bois à combustion supérieure
Combustion
sans dégagement de fumée – cette nouvelle méthode d'allumage simple et
efficace permet de réduire sensiblement les émissions de polluants
durant la combustion. Le bois brûle progressivement du haut vers le
bas. Par rapport à l'allumage par le bas cette combustion se déroule
plus lentement et peut mieux être contrôlée durant toute la durée du
processus. Les gaz résiduels se retrouvent dans la flamme incandescente
et sont presque entièrement brûlés.
Le feu est allumé en haut et brûle vers le bas, comme pour une bougie !
Commander la fiche informative (PDF)
Chauffages au bois à combustion inférieure
Combustion
sans dégagement de fumée – cette nouvelle méthode d'allumage simple et
efficace permet de réduire sensiblement les émissions de polluants
durant la combustion. Le bois brûle uniformément sur tout l'espace du
foyer depuis le bas. A l'opposé des méthodes traditionnelles
d'allumage, on peut désormais éviter les phases critiques
(surproduction d'oxygène), tout en produisant nettement moins
d'émissions durant toute la durée de la combustion.
Commander la fiche informative (PDF)
Un grand merci à Crevette pour cette info qui va sauver ma peau ! Patrick










