08 février 2009
Méthanisation miniature : du nouveau !
Le biogaz au coeur de l'innovation
paru le Vendredi 16 janvier 2009
L'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l'Institut national de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA) ont mis au point un nouveau procédé de production de biogaz : ils ont déposé un brevet. Les Instituts expliquent que le biogaz est un mélange de méthane et de dioxyde de carbone : il s'obtient par dégradation de matières organiques polluantes en condition anaérobie dans des procédés dits de méthanisation
ou de digestion anaérobie. D'après eux, le méthane contenu dans le
biogaz constitue de plus en plus une source d'énergie intéressante et
la qualité du biogaz (c'est-à-dire la teneur en méthane) doit être la
moins fluctuante possible pour assurer une valorisation énergétique
optimisée. L'INRA
et l'INRIA précisent que la production de biogaz est étroitement liée à
la quantité et à la nature de la pollution traitée par le procédé de
digestion anaérobie : ainsi, s'il est possible de maximiser la quantité
de biogaz produit en jouant sur la charge polluante à traiter par le
méthaniseur, il est impossible de maintenir un taux constant de méthane
contenu dans le biogaz par cette approche. L'INRA et l'INRIA indiquent que les chercheurs ont
adopté une stratégie différente qui a consisté à privilégier la qualité
du biogaz produit, c'est-à-dire à faire en sorte que, grâce à une
régulation appropriée du réacteur, le gaz produit soit aussi riche que
possible en méthane : ils ont montré qu'une régulation du dioxyde de
carbone dissous, présent dans la phase liquide, permettait un contrôle
actif de la teneur en agent combustible dans le biogaz. Ces deux Instituts font savoir qu'ils recherchent des
partenaires industriels (équipementier, installateur de bioréacteur,
fabricants de matériels de régulation) souhaitant exploiter leur brevet
portant sur la production de biogaz. Selon eux, cette invention permet
de garantir une teneur en méthane constante dans le biogaz. (Source : INRA / Délégation au Partenariat avec les Entreprises) Trouvé sur le site Caradisiac, automobile et écologie :
05 février 2009
500.000 € pour les unités de méthanisation agricole
Le ministère de l'agriculture lance son plan de performance énergétique des exploitations agricoles
Le
gouvernement (ou plutôt l'Etat) encourage, aide, accompagne, subventionne, dans le cadre
du Grenelle ou du Plan de Relance et ça donne des choses assez
contradictoires (financement de tronçons d'autoroutes ou
d'incinérateurs, EPR, etc.), mais dans le lot, il y a des avancées et
l'agriculture va pouvoir augmenter son efficacité énergétique, entre
autres en installant des unités de méthanisation. Enfin !
Article entier à lire sur :
Actu-Environnement.com/ae/news/plan_energie_agriculture_6656.php4
Le 04/02/2009. Extrait :
Annoncé
en juin 2008, le plan de performance énergétique des exploitations
agricoles a été présenté hier. D'ici 2013, 100.000 exploitations
devraient en bénéficier. 35 millions d'euros d'aide à l'investissement
seront alloués en 2009. À l'instar d'autres secteurs d'activité, l'agriculture est
consommatrice d'énergie et doit faire face à la hausse des prix. Selon
le Ministère de l'Industrie, la consommation de combustibles pour les
tracteurs, le chauffage des bâtiments ou encore les matériels
d'irrigation s'élève à 3 Mtep/an auxquels il convient d'ajouter la
consommation indirecte à travers les intrants (engrais, aliment du
bétail). Résultat, le poste énergie représente une part de plus en plus
importante dans le budget des agriculteurs.
...
Le seuil minimum pour qu'un investissement puisse être considéré comme
éligible est fixé à 2.000 € et le montant global subventionnable
maximum est de 40.000€ pour une exploitation et 150.000 € pour une
coopérative d'utilisation de matériels agricoles en commun (CUMA).
En revanche, l'achat de banc d'essai de tracteurs permettant le réglage
des machines et la mise en place d'unité de méthanisation sont des
travaux réservés aux CUMA. Le seuil minimum d'éligibilité reste
inchangé mais le montant plafond est fixé à 250.000 € pour les bancs
d'essai et 500.000 € pour les unités de méthanisation. Le ministère
espère encourager l'achat de 20 bancs d'essai de tracteurs pour réduire
les consommations et la construction de 30 unités de méthanisation...
F.ROUSSEL
27 janvier 2009
La méthanisation avance en Chine
La Chine et les nouvelles énergies [Fr] trouvé sur le site Planète Urgence édité par l'association Infos de la Planète : http://www.planete-urgence.org/planete-info/article.php?ID=789
Le 05-06-2006 (Publié sur internet le 17-07-2006)
La Chine a investi 3,5 milliards de yuans pour populariser l'utilisation de nouvelles sources d'énergie dans ses régions rurales.
Le gouvernement chinois a placé 3,5 milliards de yuans (environ 438 millions de dollars) pendant la période du dixième Plan quinquennal (2001-2005) pour populariser l'utilisation de nouvelles sources d'énergie dans les régions rurales du pays, indique le Livre blanc sur la protection de l'environnement en Chine (1996-2005), rendu public lundi à Beijing.
Jusqu'à la fin de 2005, on comptait plus de 17 millions de ménages ruraux qui se servent de méthane pour cuisiner et se chauffer, tandis que la production annuelle de méthane d'origine biologique a atteint 6,5 milliards de mètres cubiques, selon le livre blanc, publié par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement chinois).
La Chine considère le développement des projets de nouvelles sources d'énergie dans les régions rurales comme une approche importante visant à protéger et promouvoir l'environnement écologique rural.
Le gouvernement a déployé d'importants efforts pour développer dans les régions rurales le projet consisant à produire du méthane à partir des déchets de l'élevage du bétail et des volailles, selon le livre blanc.
Jusqu'à nos jours, plus de 2.200 projets de production de méthane de ce genre ont été achevés, traitant chaque année plus de 60 millions de tonnes d'excréments de bétail et de volailles, tandis que 137.000 réservoirs de production de méthane à partir des eaux usées domestiques ont été construits, précise le livre blanc.
En outre, 189 millions de ménages ruraux utilisent maintenant des fours peu consommateurs d'énergie, et les chauffe-eaux solaires d'une superficie totale de 28,5 millions de m2 ont été installés.
De plus, le gouvernement promouvoit activement l'utilisation de sources énergétiques renouvenables comme les énergies solaire, éolienne et géothermique, dit le livre blanc. Xinhua (Chine
16 décembre 2008
Alerte au méthane !
Point de vue
Climat : alerte au méthane Depuis quelques mois,
pas un jour sans tribunes de scientifiques renommés sur l'urgence
d'engager au plus vite une véritable guerre aux émissions de gaz à
effet de serre, de stopper, mieux d'inverser leur croissance actuelle.
Pourtant, en termes d'action, rien n'a vraiment changé. Tout le monde
parle du gaz carbonique (CO2). Des autres gaz, en
particulier du méthane, il n'est guère question, sauf pour faire écho
aux inquiétudes des chercheurs devant la fonte du permafrost, qui
pourrait libérer des quantités de méthane importantes et déclencher la
dérive du climat. Le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du
climat (GIEC) le considère pourtant comme l'un des principaux gaz à
effet de serre. Il proposait dès 1994 la notion "d'équivalent CO2"
pour comptabiliser avec une seule unité de mesure les émissions des
différents gaz dont les effets sur le climat sont d'ampleur et de
longévité très différentes. Ce coefficient de chacun des gaz avec le CO2
varie au cours du temps. C'est ainsi que le GIEC propose aujourd'hui un
coefficient 7 pour caractériser les effets sur le climat de l'émission
d'un kilo de méthane par rapport à celle d'un kilo de CO2 sur une période de cinq cents ans, de 25 sur une période de cent ans et de 72 sur une période de vingt ans. Très
vite c'est le coefficient du méthane à cent ans qui est devenu la règle
pour la plupart des décideurs, ignorants de sa variation rapide avec le
temps. Ce gaz est alors apparu comme marginal par rapport au CO2, puisqu'il ne compte dans ces conditions que pour 15 % du total des émissions, loin derrière le CO2 crédité de 76 %. Le débat s'est donc focalisé sur le gaz carbonique. Mais,
si l'échéance 2030 devient primordiale, l'analyse change du tout au
tout : sur la base du coefficient d'équivalence à vingt ans, les 360
millions de tonnes de méthane émises chaque année au niveau mondial ont
un effet intégré d'ici à 2030 équivalent à 26 milliards de tonnes de CO2, autant que le CO2 émis par l'ensemble des énergies fossiles. Pourquoi
le mot même de méthane n'est-il même pas présent dans la loi
post-Grenelle en discussion au Parlement ? Pourquoi le "paquet énergie
climat" européen est-il si muet sur la question du méthane ? Pourquoi,
à de rares exceptions près, la communauté scientifique reste-t-elle
silencieuse ? Outre l'inertie propre à tous les systèmes lourds, du
GIEC aux administrations nationales et internationales, on peut trouver
quelques raisons à cette apathie dangereuse. D'abord, la crainte
de la communauté scientifique de brouiller le message qu'elle martèle
depuis longtemps non sans difficulté et de voir l'action basculer vers
la réduction des émissions de méthane au détriment de l'effort
indispensable sur le CO2. Ensuite l'hostilité des tenants de
la bourse internationale du carbone, qui mêle tous les gaz à effet de
serre sur la base des coefficients d'équivalence à cent ans, de voir
contester la pertinence du produit nouveau "la tonne équivalent CO2" qui promet aux financiers d'intéressantes spéculations. Enfin,
la résistance passive de tous ceux que cela arrange de limiter la lutte
contre le changement climatique aux questions énergétiques, les
promoteurs du nucléaire en tête et, inversement, la crainte du monde
agricole, au Sud comme au Nord, de se voir soudain accusé de tous les
maux... Sans compter qu'il est facile de culpabiliser le consommateur
sur ses émissions de CO2 (sa voiture, son chauffage, etc.)
mais plus difficile pour celles de méthane, dont la réduction suppose
des actions collectives et engage donc la responsabilité politique... LE PET DES VACHES Est-il possible de réduire significativement les émissions de méthane ? La question reçoit en général une réponse facile : "Le méthane, c'est le pet des vaches et la culture du riz ; si vous y touchez, vous allez affamer le monde en développement."
Alors que la rumination des animaux domestiques et la culture du riz ne
comptent chacun que pour 15 % des émissions mondiales de méthane, moins
que celles des décharges d'ordures ménagères (23 %) ou que les
émissions fugitives du système énergétique (33 %). En fait, le
potentiel de réduction des émissions de méthane à horizon de vingt ans
est de l'ordre de 30 %, dont plus des deux tiers dans le secteur
énergétique et la gestion des déchets. Il est donc parfaitement
possible d'engager à court terme des programmes ambitieux de réduction
des émissions de méthane, la plupart du temps peu onéreux, en
complément de l'action indispensable sur le CO2. Il
est crucial que l'Europe se mobilise rapidement sur cette question et
la porte au niveau de la Convention climat en proposant de définir des
objectifs séparés pour le gaz carbonique et le méthane. La présidence
française de l'Europe tient une occasion unique, à la conférence de
Poznan, de faire des propositions et d'engager le débat sur cette
question majeure pour notre avenir proche. Benjamin Dessus est ingénieur et économiste. Article paru dans l'édition du 06.12.08.
par Benjamin Dessus
LE MONDE | 05.12.08 | 13h50
24 octobre 2008
Méthanisation des effluents d'élevage
Quel modèle de développement pour la méthanisation des effluents d’élevage en France ?
Tel sera le thème de la conférence organisée à Rennes par le Cemagref,
l’INRA, l’université de Bretagne Sud, Valétec et Odipure, le 21
novembre 2008.
==> La France, avec 300 millions de t/an de déjections animales
issues des élevages, détient l’un des plus gros potentiels de
production de biogaz agricole en Europe.
À titre d’exemple, la digestion d’un m3 de lisier de porc produit de
l’ordre de 25kWh sous forme d’électricité et autant sous forme de
chaleur. Depuis juillet 2006, chaque kWh est racheté jusqu’à 14
centimes d’euros, au lieu des 5 centimes initiaux. Les gains sont aussi
importants pour l’environnement puisque la méthanisation permet de
diminuer les émissions de gaz à effet de serre d’un élevage. Enfin, les
odeurs sont aussi atténuées au cours de la gestion des déjections.
==> Dans la capitale bretonne et dans le cadre du projet
DIGESTAERO*(dont les résultats seront au coeur des débats), une thèse
est menée en collaboration avec des industriels bretons afin de coupler
les procédés de méthanisation et de traitement biologique de l’azote
par nitrification et dénitrification.
De tels dispositifs existent dans l’industrie agroalimentaire
(distilleries, fabrication de produits lactés) mais ils ne s’appliquent
pas au contexte du traitement des lisiers. En effet, pour limiter les
coûts d’installation, les digesteurs doivent pouvoir s’intégrer à des
unités de traitement biologique de l’azote existantes à la ferme.
De plus, l’unité de traitement doit prendre en compte des intrants dont
la nature et la composition sont très variables. Ainsi par exemple, le
taux de matière biodégradable d’un effluent varie de 30 à 40 %...
==> Pour en savoir plus, consulter le site http://195.221.119.11/colloque
22 septembre 2008
Le Méthane : Définition selon Wikipedia (extraits)
Méthane
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Le méthane (R50) est un hydrocarbure de la famille des alcanes. Cette molécule possède 1 atome de carbone (C) et 4 atomes d'hydrogène (H) : CH4
Le méthane est le composant principal du gaz naturel. C'est le principal constituant du biogaz issu de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Il est fabriqué par des bactéries méthanogènes qui vivent dans des milieux anaérobiques c'est-à-dire sans oxygène. Le méthane est ainsi le seul hydrocarbure classique qui peut être obtenu grâce à un processus biologique naturel. Nous utilisons principalement du gaz naturel et donc du méthane fossile, mais l'utilisation du méthane renouvelable, aussi appelé biogaz, est en développement : Suède, Allemagne, Danemark, Viet-Nam, Cambodge, Chine, Inde... Le méthane se dégage naturellement des zones humides peu oxygénées comme les marais et les terres inondées. Il se forme aussi dans l'estomac des mammifères. C'est d'ailleurs le gaz principal des flatulences. Des quantités importantes de méthane sont piégées sous forme d'hydrates de méthane au fond des océans. Mais attention : le carbone de ce méthane fossile n'est plus (du fait de la désintégration isotopique survenue sur des dizaines de milliers d'années), le plus souvent, du carbone 14 (14C) mais son isotope : le carbone 12 (12C). En cas de réchauffement climatique important, ce 12C, pourrait être largement relargué, ce qui ne serait pas sans poser de nombreux problèmes écologiques supplémentaires. De plus il en irait de même du dioxyde de carbone (CO2) « fossile » piégé en encore plus grandes quantités au fond des océans sous forme de sels (principalement des bicarbonates)... Quelques propriétés
HistoireAlessandro Volta découvre le méthane en 1776 en s'intéressant au « gaz des marais » (l'ancien nom du méthane). C'est à cause du grisou, responsable (encore de nos jours) de trop nombreuses catastrophes minières que furent mises au point, les lampes de sécurité dans les mines de charbon, et notamment la lampe à acétylène. Jusqu'aux années 1970, l'impact du méthane sur le climat était inconnu. En 1976, il a été démontré que le méthane était un gaz à effet de serre. Ce n’est qu’avec la conquête spatiale que l’on a découvert l’omniprésence de ce corps dans l’Univers. UtilisationLes gisements fossiles de gaz naturel comportent entre 50 et 60 % de méthane, le gaz naturel brut est épuré avant d'être injecté sur le réseau de distribution. La proportion de méthane présent dans le gaz naturel que nous utilisons est supérieure à 90% dans la plupart des gaz. Le méthane biologique, ou biogaz, qui est produit par la fermentation anaérobie de matière organique comporte 50 à 80 % de méthane, (60-65% généralement) Le biogaz produit dans les décharges pourrait être (bien davantage) récupéré et valorisé sous forme d'électricité, de chaleur ou comme carburant automobile. Pour l'instant, seules quelques expériences isolées (dans des fermes, des déchetteries...) ont vu le jour, spécialement dans les régions les plus froides (nord de l'Allemagne, de la France, Scandinavie...), mais la rentabilité économique de ces installations est loin d'être acquise. (voir l'expérience en prison rwandaise) Contribution à l'effet de serreLe méthane, gaz à effet de serreLe méthane est un gaz à effet de serre qui influe sur le climat. Il absorbe une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, et l'empêche ainsi de s'échapper vers l'espace. Ce phénomène contribue au réchauffement de la Terre. De plus il contribue aussi indirectement à l'effet de serre en diminuant la capacité de l'atmosphère à oxyder d'autres gaz à effet de serre (comme les fréons). Son utilisation comme combustible émet du CO2 à hauteur de 380 Mt/an (les émissions industrielles avoisinent 6000 Mt/an) et de la vapeur d’eau, autre gaz à effet de serre important. L'influence du méthane sur le climat est moins importante que celle du dioxyde de carbone mais elle est quand même préoccupante. Une molécule de méthane absorbe 24 fois plus de rayonnement qu'une molécule de dioxyde de carbone. Le méthane est considéré comme le 3e gaz responsable du dérèglement climatique, après le CO2 et les fréons). Dans le passé, le taux de méthane dans l'atmosphère a varié comme la température. La concentration de méthane a augmenté d'environ 150 % depuis 1750 et atteint aujourd'hui un taux inégalé dans l'histoire. Cette augmentation est principalement due aux activités humaines. On estime que sans sa présence, la température moyenne de surface de la Terre serait plus basse de 1,3°C. Sources de méthaneGlobalement, on estime les émissions de CH4> vers l’atmosphère à 500 Mt/an, dont les trois quarts proviennent de sources d’origine anthropique. Les principales sources sont :
Les marais, les mangroves tropicales et les rizières sont sujets à l’action de bactéries méthanogènes en milieu anaérobie. La température a une incidence sur les émissions, qui atteignent leur valeur maximale entre 37 °C et 48 °C, d’où une amplification des émissions en cas de réchauffement.
Le gaz naturel est composé à 90% de méthane. Les fuites dans l'atmosphère lors de son extraction, de son transport, de son traitement et de sa distribution pourraient représenter jusqu'à 2% de la production de gaz naturel, les trois quarts de ces fuites ayant lieu chez le client, après le compteur. De même, le gaz piégé dans les filons de charbon lors de sa formation est relâché lors de l’extraction du minerai. Si l'on ne veut pas réduire l’utilisation de ces énergies fossiles et sans un investissement massif dans les énergies alternatives, il faut donc rechercher des solutions pour limiter les fuites.
Le méthane est un produit de la digestion incomplète lors de la fermentation gastro-entérique des ruminants. Une seule vache peut émettre 100 à 500 litres de méthane par jour. À cela s’ajoutent les déchets émis qui continuent leur décomposition sur le sol. Une seule solution : améliorer le régime de ces animaux et éviter le stockage des déchets, qui ne peuvent pas se dessécher lorsqu’ils sont entassés.
Les lieux de stockage des déchets fermentent et émettent du méthane ; ce gaz pourrait être réutilisé comme source d’énergie.
Le méthane émis provient de la combustion incomplète des végétaux, mais surtout de leur décomposition organique naturelle (comme les feuilles mortes des sous-bois).
Les hydrates contenant du méthane (clathrates) pourraient émettre du gaz en cas de perturbation de la température océanique et/ou du dégel de certains sols riches de la toundra sibérienne et canadienne, mais ces émissions sont limitées actuellement. Toutefois, une augmentation de température entraîne une augmentation de l'émission de CH4 par les clathrates. Cette source pourrait donc constituer une véritable bombe à retardement climatique en cas de réchauffement des fonds océaniques. Les variations futures de ces émissions restent incertaines, on prévoit cependant une augmentation des apports de l’énergie fossile, des déchets et des sources agricoles, du fait du développement de la population mondiale, de l’industrialisation de certains pays et de la demande croissante en énergie. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Réduire les émissions de méthane
Il existe des moyens de diminuer les émissions de méthanes pour diminuer son action sur l'effet de serre :
- capter le méthane, ou biogaz, émis au niveau des décharges d'ordures ou stations d'épuration et l'utiliser au lieu de le brûler en torchère.
- capter et utiliser le méthane, ou biogaz, produit au niveau des systèmes de stockage des effluents d'élevages
- récupérer le méthane émis lors de l'exploitation minière
- sélectionner des espèces de riz moins productrices de méthane et utiliser moins de fertilisants, drainer régulièrement les eaux
- au niveau personnel :
- réduire sa consommation de viande (en particulier bovine)
- réduire sa consommation de riz (voir le lien entre riziculture et l'effet de serre)
20 septembre 2008
Pourquoi la méthanisation ?
La méthanisation associant des déchets d’activités urbaines,
agricoles et industrielles s’est développée depuis une vingtaine
d’années dans les pays du nord de l’Europe.
Peu répandue en France, cette technique suscite depuis quelques
années un vif intérêt chez les producteurs de déchets et de nombreux
projets sont aujourd’hui en cours d’élaboration.
En plus des avantages déjà bien connus de la méthanisation
(traitement de la matière organique, restitution de la matière
organique au sol, production de biogaz valorisable en énergie,
réduction des émissions de gaz à effet de serre), la méthanisation
de différents déchets en mélange, appelé aussi co-méthanisation,
permet à la fois :
• d’assurer l’optimisation technique et économique de l’unité,
• d’améliorer la gestion des déchets organiques à l’échelle d’un
territoire.
Ademe Présentation de la Journée
Technique Nationale du 7 octobre 2008 à Paris Bercy
13 mai 2008
Projet Biomass
Projet
BIOMASS
Corrèze
Stations de
Valorisation - Recyclage
- Compostage des déchets
« Rien
ne se crée, tout se transforme » Anaxagore/Lavoisier
Les buts du projet :
Il s’agit de créer
plusieurs entités pilotes de compostage/recyclage des déchets avec méthanisation
en Corrèze pour :
o Optimiser
la transformation des matières par des processus chimiques (ou
physico-chimiques) adaptés à chacune
d’entre elles
o Produire
des éléments utilisables par l’agriculture,
l’artisanat ou l’habitat :
-Gaz méthane (CH4) produisant de l’électricité/
réseaux de chaleur
-Compost/terreau destiné à l’agriculture
(épandages) ou les jardins
o Eviter les rejets dans l’atmosphère ou
dans l’eau de particules nocives (furanes et dioxydes) ou polluantes
(phosphates, nitrates ou pesticides)
o Limiter les nuisances de tous ordres pour
l’environnement global et obtenir un bilan neutre (ou positif) sur l’effet de
serre et le réchauffement climatique
o Diminuer
les déperditions d’énergie et les gaspillages
o Créer
une activité générant des emplois durables (développement local)
Les éléments du
projet :
Il s’agit
d’initier l’émergence d’installations de production d’énergie renouvelable
pilotes, de préférence dans des exploitations agricoles existantes, qui seront
aidées par le Département (et/ou la
Région
Il est
préférable de créer plusieurs « stations » de taille moyenne
réparties sur l’ensemble du territoire de la Corrèze
Les activités des
stations :
o Compostage
anaérobie (dans des cuves à l’abri de
l’air) des déchets de stations
d’épuration agricoles ou humaines (boues et lisiers) qui pourront être
mélangés avec des déchets verts tout
venant (déchets de tonte et d’entretien de jardins, résidus d’exploitation
forestière et d’entretiens de haies et bordures) avec récupération de gaz méthane (CH4) brûlé pour produire de
l’électricité « verte » et de la chaleur pour usages domestiques et
artisanaux
o Production
de compost (aérobie) et de terreau pour épandage ou vente à jardineries
et particuliers
Les lieux du
projet :
Essentiellement dans un premier temps, il s’agira de
fermes et d’exploitations agricoles productrices de fumiers ou de lisiers
animaux, mais aussi d’entreprises rejetant des déchets végétaux, pailles,
branchages, noyaux, épluchures, nourriture avariée ou hors date, et
généralement tous résidus végétaux transformés ou non, ainsi que les boues de
stations d’épuration et les déchetteries.
Ces stations seront couplées avec des équipements
existants ou à créer nécessitant l’utilisation permanente de chaleur tels
qu’ateliers, séchoirs, étables, ou de froid
Ces stations, nommées stations pilotes, au nombre
d’une dizaine dans un premier temps, seront identifiées par voie de concours
départemental, doté d’aides à la décision (étude technique et de marché) et à
la réalisation. Le suivi des études et des réalisations sera assuré par le
Conseil Général et relayé par la presse
Les sites seront choisis en fonction de critères de rentabilité (utilisation optimale de la chaleur) et de responsabilité environnementale (pas de production de végétaux destinés uniquement à cet effet et sans fonction nourricière, cf. les « nécro-carburants » comme au Brésil)
Patrick Bousquet de Rouvex
19 janvier 2008
Le Parlement européen et le méthane
Le Parlement européen plébiscite le biogaz
produit à partir de déchets agricoles
La Commission la
Commission
Rappelant que les
prix du pétrole et du gaz augmentent, que la dépendance à l'égard des
importations d'énergie est considérable et que de plus en plus d'experts
mettent en doute les bénéfices des biocarburants issus des céréales, la Commission la Commission la Commission la
Commission la Commission la Commission
À l'heure actuelle, l'Union européenne compte plus de 4.200 unités de
valorisation du biogaz, mais des disparités importantes existent d'un État
membre à l'autre. La production de biogaz est la plus développée en Allemagne,
en Belgique, en Autriche et au Danemark. La production annuelle de biogaz qui
sera réalisée en Europe dans des installations agricoles d'ici mi-2007 est
estimée à 1,85 milliards de m3. Mais le potentiel est bien plus grand. Selon
une étude danoise, le potentiel de production de biogaz à partir de lisier dans
l'UE est de 827 PJ (petajoules), alors que la production actuelle avoisine les
50 PJ, et ce si l'on combine lisier animal, cultures énergétiques et déchets
organiques. En d'autres termes, un potentiel 14 fois supérieur est disponible,
et ce uniquement pour le lisier animal.
Face à cette situation, les députés demandent à
Pour appuyer leur demande,
Toutefois, l'utilisation de lisier animal n'est pas sans risque notamment en
raison de sa teneur en méthane, en métaux lourds et en agents nocifs pour la
santé humaine. C’est pourquoi, les parlementaires appellent les Etats membres
et
De plus, une attention particulière devra être apportée à l’efficacité des
installations. La production de biogaz à partir d'engrais animaux est
relativement faible (de 40 à 90 m3/t); la production à partir de céréales est
déjà plus élevée (de 170 à 220 m3/t), et celle utilisant des produits de
l'industrie alimentaire est encore supérieure (de 250 à 480 m3/t). Pour les
députés, il est donc souhaitable de combiner plusieurs matières premières
afin d'atteindre une production minimum de 120 m3/t. Le Parlement rappelle
que les technologies pour le traitement du fumier et la production de biogaz
comportent des éléments communs, et recommande par conséquent de prévoir un
soutien commun.
Par ailleurs, estimant que la rentabilité de ce type d’installation n’est pas
encore assurée, les députés de la commission agriculture encouragent le soutien
de la filière au niveau européen et national. Les investissements devraient
être encouragés au moyen de différentes mesures, notamment dans le cadre des
fonds européens de développement rural et régional, explique le rapport
approuvé par les députés. Le prix de l'électricité verte fixé par l'État sera
également un facteur clé qui devrait être suffisant pour garantir la viabilité
et revêtir un caractère incitatif.
En complément au projet de directive, les députés invitent
F.ROUSSEL
La méthanisation dans les fermes ardennaises









