01 octobre 2009
Des réserves immenses en Amérique du Sud ??? Bonne nouvelle !
"La guerre de l'eau" sur France 5
Terra Eco nous prévient ce matin jeudi 1° octobre : France
5 diffuse le premier épisode d'une trilogie consacrée à la guerre de
l'eau, série documentaire écrite par le chercheur norvégien Terje
Tvedt. Samedi 29 à 13h20.
Dommage qu'il s'agisse du 29 août, on aurait pu regarder si on l'avait su à temps !! Vérifions les dates pour les prochains épisodes !
"Entrons-nous dans l'ère des sécheresses ou dans celle des inondations ?" C'est en nous proposant cette réjouissante alternative que Terje Tvedt ouvre sa trilogie "La guerre de l'eau" dont le premier épisode sera diffusé sur France 5 ce samedi. Le chercheur norvégien nous emmène à travers le globe pour nous montrer ce que plusieurs pays mettent en œuvre afin de gérer cette ressource inégalement répartie. Il nous conduit d'abord en Égypte, où de grands projets pharaoniques semble renaître. Pour donner un endroit où vivre à ses habitants toujours plus nombreux, l'État égyptien fait sortir du désert de nouvelles villes et zones de cultures en pompant directement l'eau nécessaire dans le lac Nasser, une réserve artificielle. Mais cette irrigation à outrance gaspille la ressource.
En Russie, la mer d'Aral, autrefois le quatrième lac du
monde, dépérit dans les tempêtes de sable. Lueur d'espoir, la
construction d'un barrage séparant les parties Nord et Sud, permettrait
de sauver la première. En Chine, l'État a fait le choix très contesté
de créer trois fleuves artificiels pour abreuver Pékin. Direction
également l'Amérique du Sud, où une réserve souterraine d'eau,
susceptible de satisfaire les besoins de 6 milliards d'individus
pendant deux cents ans, attise toutes les convoitises. Un exemple qui
montre bien à quel point les luttes pour la maîtrise de l'or bleu
peuvent peser sur les relations internationales, tout comme l'or noir. L. Allavoine, Terra Eco.
1ère diffusion samedi 29 août 2009 à 13h10 sur France 5.
A lire aussi dans Terra eco :
L'Égypte à court d'eau
Reportage : le lac Tchad touche le fond
250 millions d'Africains à sec
LES SOURCES DE CET ARTICLE :
France 5
Dommage que Terra Eco soit plus prompt à diffuser des fausses nouvelles sur le prétendu réchauffement climatique qui est selon eux en train de désertifier la France !!! La livraison de ce matin est édifiante à cet égard :
http://www.planete-terra.fr/spip.php?page=article&id_article=1624
Je propose plutôt aux lecteurs de ce blog d'écouter et regarder cette conférence de Vincent Courtillot, le grand spécialiste du géomagnétisme, donnée à Nantes récemment (il en a donné une autre à Strasbourg, encore plus documentée et plus longue, pour ceux qui sont curieux de science.) :
http://www.js.univ-nantes.fr/14918022/0/fiche___pagelibre/&RH=JS_FR1
On y apprend entre autres que l'Europe n'a subi aucun réchauffement à la fin du 20° siècle ! (contrairement aux USA). N'oublions pas que la moyenne des températures relevées sur les différents endroits du globe ne produit jamais une "température moyenne" contrairement à ce qui est répété en boucle avec toutes les autres âneries qui nous polluent le cerveau (encore disponible ?) quotidiennement !!!
Malgré une longueur éprouvante de téléchargement, il faut suivre cette
remarquable conférence très pédagogique séance tenante !
Il est aussi possible, pendant le téléchargement de la video, de
l'écouter en audio, ce qui est plus rapide, quitte ensuite à la revoir
en video pour les graphiques !
Je partage totalement ses analyses et ses conclusions (nourriture, eau potable et
déchets)! P.
25 janvier 2009
Pénurie annoncée de la ressource en eau, sécurité alimentaire elle aussi menacée.
’L'alimentation au péril de l’eau |
Lu sur Univers Nature : http://www.universnature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3570
Devant la pénurie annoncée de la ressource en eau, la sécurité
alimentaire est elle aussi menacée. Comme un effet boomerang à
l’intérieur d’un système qui n’a pas pris conscience de ses propres
limites, ce sont les pratiques alimentaires elles-mêmes et
l’agriculture qui conduisent à une consommation dispendieuse,
insoutenable à long terme. Le magazine Echo Nature (1) publie ce
mois-ci la 2e partie d’un dossier spécial éclairant l’évolution du
couple eau-alimentation et ses perspectives, avec quelques données
édifiantes.
La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’individus
d’ici 2050, autant de bouches à nourrir par une agriculture qui dépend
pour beaucoup d’une ressource en eau limitée. Considérant que
l’agriculture absorbe aujourd’hui 90 % de la consommation d’eau douce,
à l’évidence, la production agricole ne pourra pas évoluer dans les
mêmes conditions sans des effets dévastateurs. D’après la FAO, « il
faut 2 000 à 5 000 litres d’eau pour obtenir de quoi nourrir une
personne durant 24 heures ». Ainsi, à ce rythme, pour nourrir la
planète en 2050, avec les populations d’Inde et de Chine qui mangeront
autant de viande que les occidentaux, il faudra plus que doubler la
consommation actuelle d’eau. Cette situation semble intenable quand on
voit que les plus grands bassins fluviaux, comme le Colorado, l’Indus,
le fleuve jaune ou le Nil, sont déjà « saturés » et ne peuvent plus
répondre à l’accroissement des besoins. Ainsi pris dans les rouages de
cette croissance effrénée, l’Asie et l’Afrique du Nord, même en
exploitant intensivement leurs terres, ne parviennent pas à
l’autosuffisance alimentaire. Les ressources de régions, qui sont,
quant à elles, encore bien dotées en sols cultivables et en eau, font
le tour de la planète. S’accélère alors le transfert « d’eau
virtuelle », développé par l'article, qui pourrait atteindre les
3 000 km3 par an en 2050. La délocalisation des productions et
l’affectation des terres à la monoculture commerciale sont d’autres
conséquences directes, comme le montre l’exemple de la Corée du Sud qui
va louer à l’Etat malgache 1,3 million d’hectares de terres pour y
produire huile de palme et maïs.
Dès lors, face à cette demande en eau qui ne cesse de s’accroître,
il ne fait aucun doute qu’une production agricole plus économe est une
condition impérieuse, mais elle n’est pas la seule. Tout autant, nos pratiques alimentaires, qui s’avèrent beaucoup trop consommatrices d’eau
et peu inquiètes du gaspillage, devront se modifier. L’article cite
ainsi Charlotte de Fraiture, chercheuse à l’IWMI (3), pour qui « la
moitié de l’eau utilisée pour faire pousser la nourriture est perdue à
travers le gâchis alimentaire ». Dans les pays en voie de
développement, se comptabilisent des pertes énormes durant le cycle de
production, allant de 20 à 40 %. Pour les pays industriels, ce sont les pertes à la consommation qui sont exorbitantes.
Par exemple, aux Etats-Unis, près de 50 % de la nourriture finit à la
poubelle, et en Grande Bretagne, le gâchis alimentaire peut atteindre
20 millions de tonnes par an.
Le problème de l’eau, on le voit, est aussi un problème
alimentaire. D’ailleurs, cette semaine, à Rome, lors des préparatifs du
Forum mondial de l’eau qui se tiendra à Istanbul au mois de mars
prochain, les relations entre eau et agriculture seront au cœur des
débats internationaux.
Elisabeth Leciak
1- Pour en savoir plus, voir le dossier spécial « l’eau, l’homme et l’alimentation » dans le n°23 du magazine Echo Nature.
2- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
3- International Water Management Intitute
17 janvier 2009
Gaza : arrêter les bombes, remettre l’eau !
Gaza : arrêter les bombes, remettre l’eau !
par
Marc Laimé,
14 janvier 2009
Plusieurs ONG et associations françaises et internationales actives dans le domaine de l’accès à l’eau et à l’assainissement lancent un appel à l’arrêt des hostilités à Gaza et au rétablissement immédiat des infrastructures d’eau et d’assainissement, dont le bon fonctionnement est absolument vital pour éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur.
« Israël bombarde les Palestiniens de la bande de Gaza depuis le 27 décembre dernier après avoir imposé le blocus pendant deux ans. Plus de 1,5 million de personnes étaient privées de vivres, de médicaments et d’eau potable, par le blocus imposé par l’Etat d’Israël.
A présent, le nombre de tués à Gaza s’élève à près d’un millier de personnes et plus de 4000 blessés, dont la quasi-majorité est constituée d’enfants, de femmes et de vieillards, sans aucune défense.
Devant une situation humanitaire qui devient chaque jour plus dramatique dans un espace réduit et en ruines, les associations signataires, actives dans le domaine de l’eau et de l’assainissement pour tous, demandent :
1.
Un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté menant au
retrait total des forces israéliennes, selon la résolution 1860 de
l’ONU. Que cessent immédiatement les bombardements et les attaques
militaires contre le peuple palestinien à Gaza et ailleurs en
Cisjordanie.
2.
Que le blocus contre les Palestiniens, surtout de la bande de Gaza,
soit levé immédiatement pour que ces derniers puissent disposer sans
délai des soins de santé, de la nourriture, de l’eau et d’autres
ressources de base dont ils manquent dramatiquement depuis des
semaines. Que les installations de production et d’adduction d’eau
potable et que les stations d’assainissement soient remises en état
sans attendre. C’est la condition pour éviter une catastrophe
humanitaire de grande ampleur.
3.
Que la communauté internationale s’engage pour obtenir la paix dans
cette partie du monde, balafrée et endeuillée par tant d’années de
guerre, et ce par la reconnaissance d’un Etat palestinien. Dans cette
perspective d’une paix durable, un partage équitable des eaux est
indispensable entre Israéliens et Palestiniens : aujourd’hui les
habitants des colonies consomment autant d’eau que des Américains
tandis que les Gazaouis disposent d’autant d’eau que des Sahéliens !
4.
Cette guerre coûte aussi très cher par les dépenses militaires dans des
armes ultra-sophistiquées. Cet argent serait beaucoup mieux utilisé
pour répondre aux besoins en eau des populations de la région. »
Lire aussi :
« La pénurie d’eau précipite la bande de Gaza dans la misère »
Les conséquences du blocus économique imposé à la bande de Gaza par Israël et la communauté internationale depuis le triomphe électoral du Hamas en janvier 2006 n’ont jamais été plus tragiques qu’en ce moment, déplore El País.
Courrier international, 11 décembre 2007.
« C’est comme ça qu’Israël exporte de l’eau vers la Suisse »
Amira Hass
Haaretz, 6 mars 2008. (Version française publiée le16 mars 2008.)
Un appel des entreprises municipales palestiniennes de l’eau de la bande de Gaza
Des organisations israéliennes appellent à intervenir d’urgence à Gaza
IRIN – ONU, Bureau pour la coordination des affaires humanitaires, 15 janvier 2009.
Signataires
ADEDE.
Association québécoise pour le Contrat mondial de l’eau (AQCME).
Association "Droits des enfants au développement durable", Arcueil (94).
Collectif "Gauche Alternative/Champigny et environs" (94).
Coordination Eau Ile-de-France
Guy Abisou, retraité, Palaiseau (92).
Fouzia Adel, Assistante sociale, Bagnolet (93).
Sébastien Beaudeux, gérant de Epigétal.
Jacques Beauzamy, ingénieur physicien (75).
Larbi
Bouguerra, Ancien directeur de recherche au CNRS, Consultant OMS et
UNESCO, Ancien professeur à la Fac des Sciences de Tunis, Ancien
assistant à la Fac de Médecine de Paris.
Béatrice Buguet.
Christian Caubet, professeur de droit de l’environnement (Brésil).
Claude Denisse, Enseignant Chercheur, AgroParisTech (75).
Benoist Deschamps, Brest (29).
Zohra Kassou. Conseillère municipale déléguée à la ville de Champigny (94).
Mehdi Lahlou, professeur d’économie à l’Université de Rabat (Maroc)
Marc Laimé, journaliste (75).
Maurice Latapie.
Alain G. Lepage.
Gérard Memmi, fonctionnaire territorial (94).
Madjid Messaoudene, conseiller municipal délégué de Saint-Denis (93).
Jacques Perreux, Vice-président du Conseil général du Val-de-Marne.
Henri Smets, Président de l’ADEDE (75).
Antoine Souef
Dalila Tiguemounine, Arcueil (94).
Abdel Toukabri, Sc. Hum. (93).
Signatures à transmettre à :
Jean-Claude.Oliva@wanadoo.fr
Le blog de Marc Laimé :
http://www.eauxglacees.com/Gaza-arreter-les-bombes-remettre-l?var_mode=calcul
08 janvier 2009
Un appel des Amis de Jayyous
Samedi 10 janvier à 15h devant la sous préfecture de Brive, nous vous invitons à venir soutenir l'appel du Mouvement de la Paix 19.
Ci dessous le texte d'Appel du MVP19
Communiqué du Comité de la Corrèze du Mouvement de la Paix
Le 6 janvier 2009
Le bombes qui tombent sur Gaza nous rappellent une guerre commencée
depuis soixante ans et que parfois, lorsqu’elle semble se calmer, on
oublie. Mais il faut dire la vérité :
Depuis 1947, cette guerre
n’a jamais cessé : c’est la guerre entreprise par quelques mouvements
sionistes guerriers pour prendre possession de la terre de Palestine,
pour en chasser les habitants et pour y instaurer un Etat
confessionnel, un Etat au droit déterminé par une religion, l’Etat
d’Israël.
Il faut dire la vérité : depuis soixante ans, c’est cet
Etat qui, entre Méditerranée et Jourdain, conquiert la terre d’autrui
en chassant les Palestiniens des terres qui les nourrissaient, en les
privant de leurs droits, en leur refusant identité et passeport, en les
enfermant dans des enclaves où l’eau est polluée, de plus en plus
étroites et surpeuplées, en fermant ces enclaves par des murs, des
barbelés et des glacis battus par le feu des mitrailleuses :
véritablement, tous les caractères de cette guerre en font un génocide
du peuple palestinien.
Il faut dire la vérité : c’est encore l’Etat
d’Israël qui a lancé son armée dans une offensive d’une violence
extrême dans le petit territoire surpeuplé de la bande de Gaza ; les
premiers résultats de cette offensive sont là : des immeubles, dont
beaucoup d’habitations, détruits en grand nombre, des morts par
centaines, dont une grande proportion de femmes et d’enfants, et le
prétexte avancé pour « justifier » l’offensive, les roquettes du HAMAS,
qui continuent d’être tirées et de tomber sur le sud de l’Etat d’Israël.
C’est pour mettre fin à cette guerre criminelle, inique et ignoble que luttent les pacifistes français.
Nous
avons la joie de constater que depuis quelques temps, des citoyens
israéliens prennent conscience du crime commis en leur nom, et
aujourd’hui, des pacifistes israéliens revendiquent que fin soit mise à
l’offensive, en vue d’ouvrir la voie aux négociations qui conduiront à
la paix véritable.
Il faut saluer leur courage : depuis les guerres
qui ont mis fin aux colonies françaises, nous savons combien il est
périlleux et difficile à un citoyen ressortissant d’un Etat
colonialiste de dénoncer les crimes que sont les guerres de conquête
coloniale, les guerres de conquête territoriale, les guerres par
lesquelles les Etats colonialistes tentent de réprimer les mouvements
de libération des peuples opprimés.
Quel que soit le nombre réel
des pacifistes en Israël, leur mouvement est important parce qu’ils
combattent la guerre faite par l’Etat d’Israël aux Palestiniens, parce
qu’ils dénoncent la violence appliquée par cet Etat au peuple de
Palestine, et que par là, ils mettent en évidence les mensonges de la
propagande dont les continuateurs du sionisme guerrier accompagnent la
guerre : grâce aux pacifistes d’Israël, nous savons que le peuple
d’Israël n’est pas unanime pour appliquer la violence au peuple
palestinien, et que certains citoyens d’Israël revendiquent de mettre
fin au vol de la terre palestinienne.
Les pacifistes d’Israël
dénoncent aussi une circonstance particulièrement atroce : l’approche
des élections fait de cette offensive, comme d’ailleurs de plusieurs
offensives précédentes, un argument électoraliste des partis au pouvoir
en Israël ; cette circonstance est atroce en ceci qu’elle donne aux
bulletins de vote israéliens une plus grande valeur qu’aux dizaines de
milliers de vies palestiniennes sacrifiées sous les bombes et écrasées
sous les chars.
La lutte des pacifistes d’Israël porte des fruits à
l’étranger : nous saluons l’Union juive française pour la paix qui
vient, dans une déclaration datée du 3 janvier 2 009, de dénoncer le
crime annoncé de longue date et commis contre la bande de Gaza, de
dénoncer le consensus des partis sionistes guerriers qui ont approuvé
et organisé ce crime, la complicité de l’Union européenne qui l’a rendu
possible, la complicité encore plus active des Etats-Unis d’Amérique,
qui ont fourni les finances et le matériel nécessaires pour le
commettre.
Si peu que ce soit, ce sont les forces de la paix qui
sont renforcées par les mouvements pacifistes israéliens, et nous avons
le devoir et le droit de nous en réjouir : nous devons lutter en effet
contre une monstruosité inouïe, dont la mesure est donnée par
l’hypothèse que la présente offensive de l’armée d’Israël serait une
étape dans une provocation visant à obtenir une réaction de force de
l’Iran, afin que les Etats-Unis d’Amérique entrent en guerre contre ce
pays.
Par ailleurs, nous devons rappeler que les principes
nécessaires à la paix sont connus de longue date. Ils ont été formulés
dans les résolutions de l’ONU relatives aux problèmes posés par l’Etat
d’Israël.
Ils sont contenus dans l’expérience de toutes les guerres
qui ont ravagé les civilisations humaines : toutes ont eu pour cause la
volonté d’un Etat, empereur, roi ou prince, de s’approprier la terre
d’autrui et les ressources qu’elle porte ou contient : le vol de la
terre est la cause de la guerre en cours en Palestine, et pour y mettre
fin, il faut mettre fin au vol de la terre palestinienne.
Au cours
des trente dernières années du vingtième siècle, la politique du proche
Orient est passée plusieurs fois à proximité immédiate de la conclusion
de la paix : ces occasions ont permis de poser des principes
indispensables qui complètent les résolutions de l’ONU, ce sont le
retour d’Israël aux frontières de 1 967, la fin de l’occupation des
territoires de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, le repli des
colonies sionistes de ces territoires, la reconnaissance et le respect
de la personnalité nationale du peuple palestinien, la fondation d’un
Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale, qui deviendrait ainsi
capitale commune à l’Etat palestinien et à l’Etat d’Israël, le droit de
tous les réfugiés palestiniens au retour dans les terres de l’Etat
palestinien et leur droit au passeport palestinien.
En vérité,
toute l’expérience de soixante ans d’histoire du proche Orient prouve
qu’il n’y aura pas de solution confessionnelle à cette guerre ; la
raison en est que nulle religion ne peut accepter d’être humiliée
devant une autre religion :
C’est sur la seule base qui respecte
toutes les religions sans en humilier aucune que la solution est
possible, et cette base est la laïcité.
a samedi
Dominique et Jean-Jacques
PROCHE ORIENT : LES 11 REGLES DU JOURNALISME
par Bernard Langlois
Voici ces règles que tout le monde doit avoir à l'esprit lorsqu'il regarde le
JT le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple.
Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent
les premiers et c'est toujours Israël qui se défend. Cela s'appelle des
représailles.
Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais, n'ont pas le droit de
tuer des civils de l'autre camp. Cela s'appelle du terrorisme.
Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s'appelle de
la légitime défense.
Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales
l´appellent à la retenue. Cela s'appelle la réaction de la communauté
internationale.
Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n'ont pas le droit de
capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne
dépasse pas trois soldats.
Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d'enlever autant de Palestiniens
qu'ils le souhaitent (environ 10.000 prisonniers à ce jours dont près de 300
enfants). Il n´y a aucune limite et ils n´ont besoin d´apporter aucune preuve
de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot
magique "terroristes".
Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter
l´expression « soutenu par la Syrie et l'Iran ».
Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas rajouter
après : « soutenu par les Etats-Unis, la France et l'Europe », car on pourrait
croire qu'il s'agit d´un conflit déséquilibré.
Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de résolutions
de l´ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de
Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l'auditeur de France
Info.
Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes.
C´est ce qui explique qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi
souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles
précédentes (de 1 à 9). Cela s'appelle la neutralité journalistique.
Règle numéro 11 : Si vous n'êtes pas d'accord avec ces règles ou si vous
trouvez qu'elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c'est
que vous êtes un dangereux antisémite.
Cet article est paru dans Politis ( Bloc-notes de Bernard Langlois).
http://www.pag69.org/article.php3 ?id_article=434
23 octobre 2008
33 milliards de m3 !
33 milliards de m3 d'eau prélevés en France, chaque année (article
> d'Univers Nature)
> Stable depuis le début des années quatre-vingt-dix, le volume
> total d'eau prélevée en France atteint les 33 milliards de m3
> dont une petite moitié n'est pas restituée au milieu naturel.
> Les différentes utilisations montrent des situations très
> différentes. Ainsi, si le refroidissement des centrales
> thermiques iques et nucléaires prélève à lui seul 55 % de
> l'eau, il n'en consomme que le cinquième. A l'inverse, le milieu
> agricole, avec 14 % des volumes prélevés en 2002, représente à
> lui seul près de la moitié des volumes non restitués. Enfin,
> 19 % de l'eau prélevée sert à l'alimentation en eau potable et
> 12 % à l'industrie, seul secteur ayant des prélèvements en chute
> avec plus de 30 % de baisse en 30 ans.
>
> Comparé aux 175 milliards de m3 d'intempéries qui alimentent
> chaque année les réserves en eau douce du territoire, le volume
> prélevé pour satisfaire les activités humaines semble
> relativement faible (19 %). Néanmoins, on observe des écarts
> importants selon les régions et la période. A ce titre, la
> période la plus sensible est évidemment l'été, où les
> agriculteurs utilisent 79 % de l'eau consommée, devant les
> particuliers (10 %), les producteurs d'énergie (9 %) et les
> industriels (2 %).
> Comme cette année, localement les prélèvements peuvent excéder
> les ressources renouvelables et conduire à des risques
> importants de pénurie d'eau, lesquels entraînent des
> restrictions d'eau (50 départements sont actuellement
> concernés). La situation peut conduire également à des baisses
> de production dans les centrales électriques, faute d'eau pour
> refroidir les réacteurs.
Frederic Boutet ajoute cette comparaison :
Pour information, la mine d'uranium d'Olympic Dam en Australie extrait
aujourd'hui 35 millions de litres d'eau par jour pour extraire de l'or, du
cuivre et de l'uranium. Cette eau est récoltée dans les nappes phréatiques en
plein désert, sur le territoire ancestral des aborigènes.
Le projet d'agrandissement de cette mine - qui fait suite à la demande en
uranium mondiale notamment de la fédération de Russie - amènerait à utiliser
125 millions de litres d'eau par jour. La compagnie propose de construire une
usine de désalinisation en bordure de mer pour acheminer l'eau au site
d'extraction et de traitement. Le candidat le plus sérieux pour fournir
l'énergie nécessaire à désaliniser est... l'électricité au charbon.
En ce qui concerne la France et les impacts environnementaux des mines qui
l'alimentent en uranium, il y a ceci : http://areva.niger.free.fr
70% de la nappe phréatique des touareg au Nord du Niger est polluée.
22 octobre 2008
L'eau en bouteille, meilleure que l'eau du robinet ?
JDLE - 16 octobre 2008 : Eau en bouteille,
une pureté toute relative par Victor Roux-Goeken
Pour aller plus loin : Etude d'Environmental
working group (en anglais) :
http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/passerelle.asp?id=24317&ctx=259&op=EXT&idThema=4&page=www%2Eewg%2Eorg%2Freports%2Fbottledwater
Une étude
publiée mardi 14 octobre par l'ONG américaine Environmental working
group (EWG) montre
que la pureté de l'eau en bouteille américaine ne coule pas de
source.
Menés pendant deux ans, les examens de laboratoire ont permis de
détecter 38
polluants pour 10 marques d'eau en bouteille, avec une moyenne de 8
substances par marque.
La présence de bactéries coliformes, de caféine, d'acétaminophène,
d'engrais, de solvants, de produits de moulage de plastique
et de strontium, un élément radioactif, a été détectée à l'issue de ces
examens.
Huit des 10 marques ne présentent pas de concentrations inquiétantes de
polluants, mais contiennent tout de même des substances dangereuses
pour la santé, tels que l'arsenic et le solvant toluène. Les deux
autres - Sam's Choice vendue par Wal-Mart et Acadia vendue par les
supermarchés Giant Food - contiennent des sous-produits du chlore
(trihalométhane et bromodichlorométhane) excédant jusqu'à 5 fois les
concentrations requises par
la Californie.
Certes, les producteurs américains d'eau en bouteille respectent les
normes fédérales, moins strictes que les californiennes. Et la plupart
des substances identifiées se retrouvent dans l'eau du robinet. Mais
EWG, créée par des scientifiques qui promeuvent des règles plus
strictes pour l'eau embouteillée, reproche aux fabricants d'eau en
bouteille de promouvoir,
à grand renfort «d'éco-blanchiment», une eau vendue 1.900 fois plus
chère que l'eau du robinet, alors qu'elle n'est pas plus pure que cette
dernière. Quand elles ne vendent pas purement et simplement de l'eau du
robinet mise en bouteille, selon l'association.
Quand l'eau du sous-sol défie les frontières :
Quand l'eau du sous-sol défie les frontières :
un article d'Univers Nature
A la frontière entre au moins deux pays, les réserves d'eau
souterraine transfrontalières sont plus ou moins délaissées du fait de
la difficulté que représente leur gestion à plusieurs Etats. Afin de
les mettre en valeur et de les protéger d'une surexploitation future,
le Programme Hydrologique International (PHI) de l'Unesco, lancé en
2000, vient de publier la première carte mondiale référençant les
multiples aquifères transfrontaliers à l'échelle du monde.
Si l'on en croit cet inventaire, la planète accueille à l'heure
actuelle quelque 273 aquifères transfrontaliers, dont 68 répartis sur
le continent américain, 38 en Afrique, 65 en Europe orientale, 90 en
Europe occidentale et 12 en Asie. Représentant un volume 100 fois
supérieur à l'eau douce de surface, ces aquifères participent
aujourd'hui largement à la consommation en eau douce. Ils ont ainsi peu
à peu été mis à contribution à partir de la deuxième moitié du XXe
siècle pour faire face à une demande croissante en eau. A l'heure
actuelle, plus de 70 % de l'eau utilisée en Union européenne est issue
de ces bassins souterrains. Dans certaines régions arides et
semi-arides, notamment en Arabie Saoudite et à Malte, ces derniers
représentent même l'unique source d'eau potable.
L'usage fait de ces ressources en eau est multiple. Si l'on s'en
réfère aux moyennes mondiales, 65 % de l'eau prélevée sur les aquifères
va à l'irrigation, 25 % à l'alimentation en eau potable et 10 % à
l'industrie.
Répartition des réserves d'eau souterraine transfrontalières : Image
supprimée puis rétablie à la demande générale (des centaines
d'internautes du monde entier, en particulier d'étudiants d'Europe du
Nord...), car il semble qu'il soit difficile de la retrouver sur le
site d'Univers Nature auquel je renvoie, comme à chaque fois que je
transmets une info tirée d'un site d'infos en ligne.
Mais
si ces réserves d'eau souterraines ouvrent de belles perspectives,
toutes ne sont pas inépuisables. C'est le cas des aquifères d'Afrique
du Nord et de la péninsule arabique qui, constitués il y a plus de
10 000 ans à la faveur d'un climat plus humide, ne bénéficient plus
aujourd'hui de précipitations régulières et ne sont donc pas rechargés.
Cela ne signifie pas que les aquifères dits « renouvelables » soient
hors de danger. Dans certaines régions, les réserves d'eau souterraines
sont confrontées soit à des phénomènes de pollution, soit à une
surexploitation. En attestent les petites îles et zones côtières
méditerranéennes où l'exploitation de l'eau se pratique bien souvent à
un rythme supérieur à sa capacité de renouvellement.
Dans un contexte mondial de crise de l'eau, nul doute que les
aquifères souvent délaissés, à l'image des grands bassins souterrains
africains encore largement sous-exploités, sauront trouver un regain
d'intérêt. Aussi, pour préserver ce potentiel, l'Unesco souhaite aider
les pays frontaliers à mettre en place des « mécanismes de gestion
concertée ». Dans cette optique, la Commission du droit international
des Nations Unies présentera le 27 octobre, à l'occasion de l'Assemblée
générale des Nations Unies, un projet de Convention sur les aquifères
transfrontaliers destinée à fixer un cadre juridique relatif à leur
exploitation. Une initiative capitale au regard de l'augmentation
constante de nos besoins en eau, résultant notamment de la croissance
démographique mondiale et de l'évolution des comportements alimentaires
(1).
Cécile Cassier
1-
Les céréales nobles sont de plus en plus demandées, notamment le blé et
le riz gourmands en eau. La viande est loin d'être neutre en matière de
consommation d'eau puisque un kilo de bœuf nécessite entre 2000 et 20
000 litres d'eau en fonction du climat local.
Voir le dossier « L'eau, l'homme et l'alimentation » dans le n°22 d'Echo Nature.
01 octobre 2008
Palestine assoiffée
La crise de l'eau s'accentue en Israël et frappe durement les Palestiniens
Uri Shani, un universitaire qui préside aux destinées de la Water Authority (Mekorot), a lancé, en juillet, un véritable cri d'alarme : "Israël connaît la pire crise de l'eau de son existence." "Nous allons à la catastrophe", a-t-il averti, en précisant qu'un peu partout les signaux d'alerte s'étaient allumés.
Le lac de Tibériade, qui fournit un tiers de la consommation nationale, a atteint sa ligne rouge (213 mètres au-dessous du niveau de la mer). A l'automne, il pourrait atteindre la ligne noire au-dessous de laquelle ce grand réservoir serait en péril en raison des risques de salinisation et d'apparition d'algues toxiques. Uri Shani a fait un état des lieux de tous les bassins aquifères. Leur niveau n'a jamais été aussi bas. Le bassin de la côte a déjà atteint la ligne noire, ce qui signifie qu'il y a déjà eu des infiltrations d'eau de mer et que "des dégâts peut-être irréversibles ont été causés", a-t-il souligné.
Uri Shani a déjà prévenu que les prochaines années risquaient d'être pires. Une série de mesures ont été et vont être prises. L'arrosage public pourrait être interdit dès l'an prochain. "Israël deviendra jaune et il faudra apprendre à nager dans des piscines vides", a prévenu Uri Shani. Les quantités d'eau utilisées par l'agriculture seront réduites d'un tiers. Une campagne nationale a été lancée pour inciter la population à économiser l'eau. Son prix va augmenter. Depuis quatre ans, il pleut de moins en moins. Pour l'année 2008, le déficit prévu sera de 350 millions de mètres cubes. Et la consommation domestique augmente de 4 % par an.
Le manque de pluie frappe aussi durement la Cisjordanie. Un tiers en moins au cours du dernier hiver. "2008 a été déclarée année de sécheresse. La situation au sud et à l'est d'Hébron, à Bethléem, à Jénine est préoccupante", dit Ayman Rabie, responsable de l'organisation non gouvernementale (ONG) Palestinian Hydrology Group. L'approvisionnement venant d'Israël a été réduit de 20 à 30 %, affirme l'Office de coordination pour les affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Il y a désormais des coupures d'eau. Des camions-citernes pallient les manques, mais l'eau est quatre fois plus chère.
B'Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l'homme, lance un cri d'alarme, indiquant que 20 % de la population de Cisjordanie n'est pas connectée au réseau et que les réserves de l'hiver sont épuisées. "J'ai demandé 8 millions de mètres cubes supplémentaires à Mekorot. Ils m'ont été refusés", s'inquiète Shaddad Al-Attili, responsable de la Palestinian Water Authority (PWA). Le déficit se situera cette année aux alentours de 69 millions de mètres cubes.
A Gaza, "c'est catastrophique", raconte M. Al-Attili, qui explique que la nappe phréatique est à un niveau critique, qu'elle est totalement polluée par l'eau de la mer et par les rejets des eaux usées qui ne sont pas traitées. "Seuls ceux qui ont les moyens peuvent s'acheter un appareil pour purifier l'eau. On va au-devant d'une catastrophe sanitaire", s'alarme Ayman Rabie.
L'eau est un enjeu majeur des négociations entre Palestiniens et Israéliens pour la création d'un Etat palestinien. Le processus d'Oslo avait laissé cette question capitale de côté. Les Israéliens consomment 3,5 fois plus d'eau que les Palestiniens et contrôlent complètement les ressources en eau de la Cisjordanie.
Shaddad Al-Attili avoue son impuissance. "Il n'est pas possible de creuser un puits sans l'autorisation d'Israël et les accords ne sont donnés que pour le bassin oriental, le plus profond, et quelquefois pour celui du nord, le moins fourni. Pour la nappe occidentale, la plus importante, c'est impossible. Or notre population a doublé depuis que l'Autorité palestinienne a été créée et notre allocation en eau est toujours la même. Nous mourrons de soif alors que les Israéliens pensent seulement à réduire leur consommation." Les Palestiniens veulent que leur eau leur soit rendue. "Israël alloue seulement 20 % de l'eau puisée en Cisjordanie et empêche la PWA de développer des ressources additionnelles", s'insurge B'Tselem.
Ayman Rabie raconte : "Il faut des permis pour creuser des puits à une profondeur requise, entreprendre des réhabilitations du réseau, construire un réservoir, commander des pompes ou des tuyaux. Et ces derniers ne doivent pas être d'une largeur supérieure à 8 inches (20 centimètres) pour que l'on n'ait pas trop d'eau." Ayman Rabie explique aussi que les colons font ce qu'ils veulent, qu'ils ont de l'eau 24 heures sur 24 et qu'il suffit de se promener en Cisjordanie pour voir le contraste entre les colonies vertes et les villages palestiniens arides.
Non seulement l'eau est rare, mais celle qui est utilisée souille les paysages et le sous-sol, car Israël ne donne pas d'autorisation pour la construction de centres de retraitement. 90 % des effluents sont rejetés non traités.
Shaddad Al-Attili enrage car, depuis plusieurs années, il ne peut utiliser l'argent alloué par la communauté internationale pour construire les unités de traitement des eaux. L'Agence française de développement a, par exemple, engagé 50 millions d'euros pour des projets qui restent gelés faute d'un accord israélien. "En fait, dit Ayman Rabie, nous aurions le feu vert si les colonies étaient autorisées à se connecter sur le réseau de retraitement des eaux, ce qui reviendrait à légaliser leur existence."
A l'avenir, Israël va devoir non seulement répartir l'eau plus équitablement mais aussi trouver des ressources supplémentaires pour éviter une pénurie croissante. En 2001, une commission de la Knesset avait déjà dressé un constat alarmant et demandé que des mesures soient prises, notamment pour la construction d'usines de dessalement de l'eau.
L'objectif était d'atteindre la production de 400 millions de mètres cubes en 2006. Aujourd'hui, 130 millions de mètres cubes proviennent de trois usines. Trois autres vont permettre d'augmenter la capacité à 500 millions de mètres cubes, en 2012, et 750 millions, en 2020. Il est aussi prévu de favoriser le retraitement des eaux usées qui alimentent en bonne partie l'agriculture.
Mohsé Perlmutter, de la société de protection de la nature, pense que "le plan d'urgence vient trop tard" et annonce des lendemains difficiles pour Israël. Surtout si les Palestiniens exigent le contrôle de leurs ressources en eau.
23 mars 2007
L'eau de plus en plus rare
L'eau, une denrée indispensable de plus en plus rare
Un article d'Univers Nature paru le 22-03-2007
Dans de nombreuses régions du monde, la quantité d'eau disponible
diminue et la qualité se détériore. Ainsi, selon le rapport que
viennent de publier les Nations Unies à l'occasion de la journée
mondiale de l'eau (1), près de 2 personnes sur 10 sont privées d'eau
potable, tandis que 4 sur 10 ne bénéficient pas d'un assainissement de
base.
En ce début de XIXe siècle, l'humanité prend ainsi petit à
petit conscience que les ressources planétaires en eau ne sont pas
illimitées. Même des pays traditionnellement sans problème d'eau, se
retrouvent de plus en plus souvent dans des conditions de stress
hydrique.
L'eau est indispensable à de nombreux besoins : boisson,
hygiène, production de biens alimentaires et d'énergie, etc., auxquels
il convient d'ajouter la préservation des écosystèmes naturels. La
santé humaine est également inextricablement liée à la disponibilité en
eau et, pour que la situation sanitaire mondiale s'améliore, il est
indispensable que la gestion des utilisations de l'eau et de sa
protection soit améliorée.
Or, la pression sur la ressource en eau ne cesse de grandir. Les
premiers fournisseurs d'eau dans le monde (fleuves, rivières, bassins)
s'assèchent (2). Des taux élevés d'exploitation, supérieurs à 50 %
de la recharge, sont déjà constatés dans plusieurs pays (cf. carte).
Par ailleurs, le réchauffement climatique, avec la fonte des glaciers
et des neiges 'éternelles', contribue à la chute de réserves
historiques importantes, quand dans le même temps l'agriculture accroît
encore ses prélèvements d'eau (plus de 90 % de l'eau prélevée dans
le monde, l'est à des fins agricoles).
La
France, où la ressource en eau n'était pas un problème il y a peu, est
un cas d'école intéressant. A vouloir préserver son modèle agricole à
tout prix, l'Etat a fermé les yeux sur l'utilisation massive de
pesticides (3e consommateur mondial) et le développement intensif des
élevages. Dans le même temps, l'ensemble des collectivités françaises
n'est toujours pas doté d'un assainissement opérationnel...
Pour tenter de faire bonne figure, la France ferme les captages
pollués ou investit dans des solutions de dépollution très coûteuses.
Elle se dote de lois sur l'eau se contentant d'énoncer un principe de
gestion équilibrée et durable des eaux, tout en réaffirmant le principe
pollué-payeur (3).
Au final, en France, comme dans la plupart des autres pays, l'Etat
ferme les yeux et s'en remet à un futur qui risque de ne pas être très
humide. L'Unesco estime ainsi que dans moins de 25 ans, les deux tiers
des habitants de la planète se trouveront dans des zones connaissant de
graves problèmes d'approvisionnement en eau.
Pascal Farcy
Shéma Unesco
2- Selon le WWF, 5 des 10 fleuves les plus menacés sont en Asie (Yang-Tsé, Mékong, Salween, Gange, Indus). Les autres se situent en Europe (Danube), en Amérique (Rio de la Plata et Rio Grande), en Afrique (Nil) et en Australie (Murray Darling).
3- L'eau reste financée très majoritairement par les particuliers (78 %), quand les agriculteurs en consomment 68 % pour une contribution s'élevant à 4% du coût de gestion total.








