30 août 2009
On pouvait s'y attendre ! Et bien ça y est !!
Des escrocs investissent le marché du carbone.
Un article du Monde
Londres, le 27 août 2009.
Le marché européen du gaz carbonique connaît une sérieuse déconvenue : une fraude vient d'être démantelée en Angleterre par la douane britannique (HMRC), collaborant à travers Europol avec les services douaniers de France et des Pays-Bas. Neuf personnes ont été arrêtées, mercredi 19 août à Londres, suspectées d'avoir détourné 38 millions de livres (44 millions d'euros) en fraudant sur la TVA. "Je ne suis pas sûr que ce soit la fin de l'histoire", dit un opérateur sur la place de Paris.
La concentration des arrestations dans l'ouest de Londres et dans le Kent, zones prospères où vivent de nombreux traders, ainsi que leur mise en liberté provisoire en échange d'une lourde caution attestent que les suspects sont de bons connaisseurs de ce marché. Une partie du butin a servi à acheter voitures de sport, résidences secondaires et yachts, indique la police britannique. Pour brouiller les pistes, les aigrefins présumés ont utilisé plusieurs paradis fiscaux britanniques spécialisés dans l'immatriculation de sociétés écrans et de coquilles vides.
La fraude s'est opérée sur le marché européen des émissions de gaz carbonique (ETS, Emissions Trading Scheme). Mis en oeuvre depuis 2005, il implique près de 11 000 entreprises au sein des 27 Etats membres. Son principe ? Chaque entreprise se voit attribuer un quota d'émissions. Si ses émissions dépassent son quota,elle doit acheter des "crédits d'émission" auprès d'une autre entreprise qui elle, ayant émis moins que son quota, dispose d'un surplus à vendre sur le marché ETS.
Cheminées d'usines (AFP
/JOEL SAGET)
Celui-ci se décline sous plusieurs formes : marché "spot" (au jour le jour), marché à terme, ou transactions de gré à gré, dites OTC ("Over The Counter"). La majorité des entreprises passent par des intermédiaires. La principale structure d'échange est la Bourse Bluenext, basée à Paris. Elle voit transiter près de 90 % des transactions (pour un montant de près de 10 milliards d'euros en 2008), et c'est par elle, sur le marché spot, qu'est passé l'essentiel de la fraude.
Les malfaiteurs ont joué sur le fait que la TVA (taxe à la valeur ajoutée) s'appliquait, dans les autres pays européens mais pas en Grande-Bretagne, sur les transactions de CO2. Ils achetaient les tonnes de CO2 en Grande-Bretagne et les revendaient dans les pays où elles étaient soumises à la TVA. Mais au lieu de reverser la TVA à l'Etat concerné, ils en gardaient le montant pour eux.
En enchaînant rapidement ces opérations sur les différentes places et entre les marchés spot et OTC, les fraudeurs ont pu accumuler un montant conséquent de TVA non reversée. Pratiquée de longue date sur des objets tels que les téléphones portables ou les appareils électroniques, cette technique (dite du "carrousel" parce que les opérations se succèdent rapidement) s'est d'autant plus aisément transférée sur le marché du carbone que les tonnes de CO2 sont "des actifs invisibles et difficiles à tracer", comme l'observe Dominic Stuttaford, du cabinet d'avocats londonien Norton Rose. Seules des écritures concrétisent les transactions. La fraude a été détectée au printemps 2009 sur Bluenext. Pour empêcher son développement, l'administration française a rapidement adopté une disposition supprimant la TVA sur les quotas d'émission (Instruction du 10 juin de la direction générale des finances publiques) tandis que les Pays-Bas ont choisi de faire reverser la TVA à l'Etat par l'acheteur. Mais ces décisions qui visent à assainir le marché enfreignent la directive sur la TVA en vigueur depuis 2007 par la Commissioneuropéenne. Celle-ci devrait annoncer en septembre des propositions de modification de la directive pour parer au problème de la fraude, tout en rétablissant l'unité des règles fiscales dans toute l'Union.
La mise au jour de la fraude altère l'image d'un marché des émissions mal compris par l'opinion publique. "Les opérateurs sérieux sont désolés du mauvais effet de cette affaire, observe Emmanuel Fages, analyste chez Orbeo, une filiale de la Société générale. On se bat en permanence pour que ce marché soit mieux compris. C'est en fait un marché normal de matières premières. Ce qui s'est passé n'est qu'un défaut de jeunesse."
La mauvaise image laissée par la fraude détectée en Europe pourrait aussi peser sur les discussions visant à mettre en place un marché équivalent aux Etats-Unis.
L'ETS préfigure par ailleurs le marché mondial des émissions liées au "mécanisme de développement propre" instauré par le Protocole de Kyoto. Celui-ci implique un nombre d'acteurs et de pays encore plus important. Son bon fonctionnement exigera une régulation encore plus attentive, pour l'instant encore embryonnaire.
Il est de surcroît très incertain : "Investir dans le marché du carbone revient un peu à placer ses économies dans un hedge fund ou dans une société de capital investissement. Le rendement potentiel est certes élevé, mais il y a de gros risques liés à des investissements dans les économies émergentes en constante mutation", souligne James Cameron, vice-président de Climate Change Capital, qui gère plusieurs fonds carbone.
Hervé Kempf et Marc Roche
(Le Monde)
En plus des petits malins qui se font des c... en or tout à fait légalement (Al Gore et ses potes de Goldman Sachs par exemple), il y a ceux qui poussent la souris un peu plus loin. Mais le principe est le même : faire fortune avec les droits d'émission de CO2, la nouvelle arnaque planétaire !
17 mai 2009
Les députés UMP pris en pleine déforestation...
Commerce de bois illégal : l'hypocrisie française
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 17/05/2009 :
http://www.rue89.com/2009/05/17/commerce-de-bois-illegal-lhypocrisie-francaise
L'Europe s'attaque à la lutte contre le commerce du bois illégal... mais sans le soutien de la France, étonnamment timide dans ce dossier pourtant crucial pour l'avenir de la planète.
Lorsque l'on achète une chaise ou un cahier, on ne pense pas forcément qu'on participe au réchauffement de la planète. Pourtant, la déforestation tropicale est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Avec l'huile de palme et d'autres cultures, le commerce de bois illégal participe de la destruction de 13 millions d'hectares de forêt chaque année, soit un quart de la superficie de la France. D'après les estimations de WWF, entre 20 et 40% du bois industriel consommé en Europe est d'origine illégale. Les forets ainsi pillées se situent essentiellement en Amazonie et en Afrique, mais aussi en Russie et Indonésie.
Cela fait près de dix ans qu'un groupe d'associations de défense de l'environnement (Greenpeace, France Nature Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, Sherpa) pratique un lobbying actif auprès de l'Europe, et depuis le Grenelle de l'environnement, ils pensaient que la France, principal importateur de bois tropical serait « exemplaire » comme cela leur a été promis.
Surprise : le 22 avril 2009, les députés français UMP (groupe Parti populaire européen) se sont tous abstenus alors que la majorité des députés européens (dont les socialistes français) ont approuvé le premier projet de réglementation contraignant.
Borloo, des promesses au silence
Lorsque Rue89 a demandé à Jean-Louis Borloo sa position officielle sur le sujet, son cabinet nous a renvoyé trois communiqués datant de mars et mai 2008, où le ministre de l'Environnement souhaite une position « exemplaire » de la France. L'un d'eux dit même :
« Dans le cadre de la présidence française, le ministre prendra des initiatives pour améliorer la lutte contre le commerce illégal et non durable de bois exotique. »
Or, d'initiatives il n'y eut pas et depuis c'est silence radio. Sur son site, le ministère fait un article d'actualité intitulé Importations illégales du bois : le Parlement européen veut renforcer les sanctions rédigé sur un ton neutre sans que l'on ne sache rien de la position de la France.
Ce qui semble avoir gêné les députés français (ceux du PPE uniquement), c'est visiblement que le parlement soit allé plus loin que prévu. Il est prévu une traçabilité complète de la filière, c'est-à-dire un contrôle -et des sanctions- sur tous les opérateurs et non pas uniquement sur ceux qui mettent pour la première fois du bois sur le marché.
« Un dispositif trop lourd et coûteux »
Une attitude vertueuse, mais sans doute coûteuse, que la France a décidé de ne pas soutenir. Dans une note du secrétariat général aux affaires européennes, le gouvernement le dit clairement : le rapport Lucas (dont est inspiré le texte sur lequel les eurodéputés ont voté le 23 avril) « va trop loin en proposant un dispositif trop lourd et coûteux, totalement prohibitif, qui ne proportionne pas la contrainte à l'effet recherché ».
Lorsque Rue89 a demandé son avis au ministre de l'Agriculture Michel Barnier, par ailleurs en pleine campagne pour les élections européennes, nous avons obtenu une réponse de Normand :
« La France est très sensible à la problématique du bois illégal. Sur nombre de points, nous avons, des vues convergentes avec les positions de WWF. Néanmoins, forts de l'expérience acquise en matière agroalimentaire, nous estimons qu'un contrôle aux frontières de l'Union permet d'obtenir une sécurité complète garantissant aux consommateurs la fourniture de bois légaux. »
En fait, l'abstention des eurodéputés suit une note qui leur a été transmise le 21 avril par le secrétariat général des affaires européennes, directement rattaché à Matignon. En lisant bien cette dernière, on comprend que la France se contentera d'un contrôle à l'entrée sur le marché mais renonce à un étiquetage des produits jugé « compliqué et coûteux », notamment en fonctionnaires.
Pour Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêts chez Greenpeace France :
« Sans un système de traçabilité complet des forêts de productions au consommateur final, on ne pourra pas garantir à 100% au consommateur la légalité du bois qu'il achète et mettre enfin un terme au scandale du commerce de bois illégal en Europe. »
Il ajoute, avec les cinq associations de défense de l'environnement concernées :
« Nous espérons que la France va clarifier sa position le plus rapidement possible car les forêts anciennes sont cruciales pour l'équilibre du climat, vitales pour la biodiversité et sont le cadre de vie de millions de personnes. »
Le 22 juin prochain, lors d'un conseil des ministres de l'agriculture, la France n'aura plus d'autre choix que d'assumer sa position. En attendant, on peut toujours acheter du bois tropical certifié ou du bois produit en Europe. Mais c'est un peu plus cher.
07 mai 2009
Publication du décret sur la responsabilié environnementale
Responsabilité environnementale : le décret publié
WK-hsqe.fr - 05/05/2009 publié par info@actu-environnement.com
Le décret relatif à la prévention et à la réparation de certains dommages causés à l'environnement, qui rend applicable la loi sur la responsabilité environnementale du 1er août 2008, a été publié au Journal officiel.
Ce
texte permet la mise en œuvre d'un régime spécial de responsabilité
environnementale, qui se juxtapose aux régimes de responsabilité
existants. Ce régime concerne la prévention et la réparation des
dommages à l'environnement, à l'exclusion des dommages aux personnes et
aux biens. Il ne porte que sur trois milieux : les eaux, les sols, les
espèces protégées et leurs habitats.
Le texte de loi prévoit que constituent des dommages causés à
l'environnement les détériorations directes ou indirectes mesurables de
l'environnement qui créent un risque d'atteinte grave à la santé
humaine du fait de la contamination des sols, affectent gravement
l'état écologique des eaux, ou le maintien ou le rétablissement des
espèces ou de leurs habitats dans un état de conservation favorable. Si
le décret apporte des précisions sur la notion de ''gravité'', son
appréciation n'en reste pas moins la plus grande difficulté présentée
par la mise en œuvre de ce nouveau régime.
Responsabilité sans faute
La loi prévoit un régime de responsabilité, y compris en l'absence de
faute ou de négligence de l'exploitant, pour une série d'activités
professionnelles dont la liste est fixée par le décret. Figurent dans
cette liste les activités suivantes : installations IPPC ; collecte,
transport, valorisation et élimination des déchets ; gestion des
déchets de l'industrie extractive ; rejets dans les eaux soumis à
autorisation préalable ; installations ou ouvrages soumis à
autorisation au titre de la législation sur l'eau ; fabrication,
utilisation, stockage, transformation, conditionnement, rejet dans
l'environnement et transport sur site de produits chimiques, biocides
ou phytopharmaceutiques ; transport terrestre, maritime ou aérien,
manutention portuaire des marchandises dangereuses ou polluantes ;
installations soumises à autorisation au titre de la directive 84/360 ;
utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés soumis
à agrément ; mise sur le marché et dissémination volontaire d'OGM ;
mouvements transfrontaliers de déchets.
La loi prévoit également un régime de responsabilité pour faute en cas
de dommages causés aux espèces et habitats par une autre activité
professionnelle que celles mentionnées ci-dessus.
Dispositions pénales
Le décret contient également des dispositions pénales. Il punit d'une
amende pouvant atteindre 1 500 euros le fait de ne pas communiquer au
préfet les informations relatives aux mesures de prévention prises en
cas de menace imminente de dommages, aux dommages eux-mêmes lorsque
ceux-ci surviennent, et aux mesures de réparation prises le cas
échéant. Est puni de la même peine le fait de ne pas mettre en œuvre
les mesures de réparation prescrites par le préfet.
Compte tenu de la complexité de la mise en œuvre de ce nouveau régime
de responsabilité, il n'est pas exclu qu'un nouveau texte,
communautaire ou français, vienne le préciser à l'avenir. En tout état
de cause, des circulaires du ministère de l'Ecologie devraient venir
clarifier prochainement la doctrine de l'Administration en la matière.
Laurent Radisson
Une information WK | HSQE
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13 mars 2009
Contre le BPA dans les plastiques alimentaires
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Agissez avec le MDRGF
signez la petition contre le BPA dans les plastiques alimentaires, participez a la Semaine sans Pesticides ! DIFFUSEZ CE MAIL A VOS CONTACTS ! |
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Soutenez l'action du MDRGF et du RES contre le BPA dans les plastiques alimentaires Le BisPhenol A (BPA) est une substance chimique employee massivement dans la fabrication des plastiques, principalement de type polycarbonate (biberons) et polyepoxy (revetement des boites de conserve et des cannettes de boisson). Le BPA migre dans la nourriture et les boissons s’il y a contact avec ces plastiques. Signez la petition pour demander son interdiction dans les plastiques alimentaires qui a déjà recueilli plus de 10 000 signatures sur le site de cyberacteurs : http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=380 l'action du Reseau Environnement Sante commence à payer puisque les fabricants de biberons français commencent à annoncer le retrait des biberons à base de BPA. (voir article du Monde du 11 mars ) |
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Participez à la Semaine sans Pesticides du 20 au 30 mars 2009 ! Des collectivites, des entreprises, des associations et bien d’autres acteurs mettent en place, partout en France mais aussi dans le monde, des conferences, des projections de films, des débats, des expositions ou encore des spectacles, des sorties sur le terrain, des visites et portes ouvertes en jardins ou exploitations agricoles… Vous pouvez agir depuis votre ordinateur : diffusez le clip de la semaine sans pesticides aupres de vos contacts : http://www.dailymotion.com/video/x8mmq4_semaine-sans-pesticides_webcam Merci de votre aide ! retrouvez la semaine sans pesticides sur son site : http://www.semaine-sans-pesticides.fr/ |
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| Lettre d'information du MDRGF plus d'infos sur notre site internet |
10 mars 2009
Des nouvelles normes d’efficacité énergétique pour les réfrigérateurs, les téléviseurs et autres appareils domestiques
Chers amis,
Cette semaine, les décideurs
européens vont s’entendre sur des normes d’efficacité énergétique pour
les réfrigérateurs, les téléviseurs et autres appareils domestiques.
Des normes strictes pourraient réduire drastiquement la pollution
atmosphérique de l’Europe, mais des lobbys industriels exercent des
pressions pour rendre ces normes moins strictes.
Nous avons reçu un message inhabituel : une vidéo provenant du futur... par un frigo parlant nommé « Frisco ». Cliquez sur la photo pour regarder la vidéo et pour agir maintenant :
Des technologies vertes existent déjà et
pourraient grandement améliorer les normes d’efficacité pour les
réfrigérateurs, les téléviseurs et autres appareils que nous utilisons
tous. Selon des études scientifiques, des règles environnementales
strictes pourraient avoir un impact
énorme sur le climat, plus que si le deux tiers des voitures
européennes étaient sorties du réseau routier. De plus, ces normes
pourraient réduire nos factures d’électricité de dizaines de milliards
d’Euros chaque année.
Cependant, les compagnies les
plus polluantes veulent continuer à vendre des produits polluants bon
marché et éviter les investissements verts coûteux. Il nous appartient
de faire en sorte que nos négociateurs européens entendent
clairement la voix de milliers de citoyens partout en Europe et non pas
seulement celles des lobbys de l’industrie. Cliquez ci-dessous pour regarder la vidéo et signer la pétition. Elle sera remise
aux négociateurs ce jeudi :
http://www.avaaz.org/fr/refrigerator_revolution_video
Avec espoir,
Ben, Luis, Iain, Graziela, Paula, Alice, Milena, Ricken,
Brett, Pascal, Paul, Veronique et toute l’équipe d’Avaaz
Références :
1. Pour plus d’information, de mises à jour et de résumés de politique
sur le processus politique d’Eco-design européen (incluant les études
et les projets de loi sur les produits couverts par cette politique,
comme les téléviseurs, les réfrigérateurs et les ampoules), voir le
site de la coalition d’ONG ECOS, Greenpeace Europe, WWF-EPO et d’autres
organisations environnementales :
http://env-ngo.eup-network.de
2.
La semaine dernière, plus de 100 000 membres d’Avaaz ont joint une
campagne internationale demandant une commission pour dévoiler la
vérité sur les abus des droits de la personne commis dans le cadre de
la guerre au terrorisme. Avaaz a remis en mains propres les signatures
au comité du Sénat et a parlé avec des dirigeants-clés américains.
Cliquez ici pour voir des photos et un rapport complet :
http://www.avaaz.org/blog/en/w/brett/2009/03/war_on_terror_tell_the_truth_petition_delivered.php#trackback
3. Jeudi, des membres d’Avaaz vont remettre la pétition à Bruxelles
lors d’un coup d’éclat organisé par l’organisation Friends of the Earth
Europe et Natuur en Milieu. Pour plus d’information, cliquez ici : http://www.avaaz.org/blog/en
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Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante à but
non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que
les opinions et les valeurs des peuples influent les décisions
mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne
reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe
d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Boston, Genève, Buenos
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05 mars 2009
Collectons nos déchets
Collectons nos déchets
L'entreprise Eco-système lance un site sur la collecte des Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques (DEEE). Tous à vos téléviseurs, lave-linge ou machines à coudre hors d'usage.
Un article de terra economica.
"Collectons-nous !" Un cri de guerre ? Non, c'est le nouveau site d'Eco-systèmes. Avec cette nouvelle interface, Eco-systèmes compte sensibiliser le grand public au recyclage des déchets d'Equipements Electriques et Electroniques (DEEE). On peut ainsi suivre le parcours de son vieux téléviseur de la déchetterie au centre de recyclage. Le site donne des renseignements sur chacun de nos équipements et sur la façon dont ceux-ci peuvent être valorisés en fin de vie. Le message est clair : ne vous débarrassez pas de vos DEEE n'importe comment, ils peuvent encore servir et surtout être recyclés. Entre vidéos, schémas et jeux en ligne, l'internaute navigue, une manière ludique d'appréhender le recyclage.
Vous achetez un nouvel appareil, rapportez l'ancien.
Lucile Brizais
LES SOURCES DE CET ARTICLE :
Site collectons-nous : http://www.collectons.org/–
12 février 2009
Des mines d'uranium en Limousin ? Et alors ?
Un petit choc vaux mieux qu'un grand crash !
Ceux qui ont regardé l'émission d'Elise Lucet sur la 3 hier en ont eu pour leur argent !
Si après ça il ne se passe rien, c'est à désespérer des Français !
L'émission sur la contamination nucléaire de la France
a été bien annoncée dans les réseaux et on peut penser que de
nombreuses personnes ont eu la curiosité d'y jeter un oeil, ce qui, la
stupeur passée, ne peut que leur donner l'envie d'en savoir plus, pour
exiger que des mesures de protection soient enfin prises pour eux et
leurs enfants.
Comment a-t-on pu tenir ce "secret" aussi longtemps malgré les alertes répétées des associations comme la CRIIRAD ou encore l'action de Sources et Rivières du Limousin
qui avait porté l'affaire des lacs contaminés en amont de Limoges en
justice, justice aux ordres qui n'a pas osé condamner AREVA, lui
enjoignant seulement de remédier au problème ?
Il aura fallu
l'obstination conjointe de la CRIIRAD et de France 3 pour enfin faire
émerger l'affaire au grand jour; grâce leur soit rendue ! La France
autour des machines à café a enfin un sujet de conversation sérieux !
Borloo
a promis de régler le problème en moins d'un an : prenons-le au mot.
Rendez-vous tous avec vos compteurs Geiger en février 2010 au pied des
nouveaux grillages flambant neufs qui auront été érigés tout autour des
zones de remblais, tous miraculeusement récupérés et entassés hors de
portée des inconscients promeneurs !
Pour en savoir plus, le site de la CRIIRAD vous apportera beaucoup d'éléments ; vous pouvez aussi consulter le blog :
http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php?article4824
07 janvier 2009
La révolte de Dominique Guillet
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TGV: Terrorisme à Grande Vitesse
Un appel à faire dérailler
le Terrorisme Alimentaire qui sabote la Biosphère!
Suite à mon mail précédent, intitulé "Kokopelli l'Insurgé", je souhaite rappeler que "Dans
les cosmogonies Amérindiennes, Kokopelli est bien sûr le Semeur, le
Joueur de Flûte, mais il est aussi le Shaman, le Farceur, le Vagabond,
le Troubadour, le Colporteur, le Dissident, l’Hérétique, et le Séducteur."
L'Association Kokopelli existe toujours parce que le peuple nous a
soutenus contre la Terreur d'Etat qui nous aurait sinon impitoyablement
écrasés. Nous avons appris aujourd'hui que le Ministère de
l'Agriculture a interdit au Potager du Roi (Château de Versailles) de
commander des semences chez Kokopelli (ce qu'ils faisaient depuis un
grand nombre d'années). Est-ce une nouvelle version du néo-libéralisme?
Le Ministère de l'Agriculture va-t-il envoyer une missive à toutes les
municipalités petites et grandes, à tous les jardins municipaux et
botaniques, à tous les parcs régionaux, pour leur interdire de
commander des semences chez Kokopelli? Les collectivités publiques
auront-elles Monsanto comme fournisseur agréé et certifié conforme?
Cela
fait plus de dix années que nous sommes harcelés par la mafia
semencière et par leurs valets d'Etat. Parce que nous vendons des
graines de tomates? Peut-être, mais surtout parce que nous promouvons
des dynamiques d'autonomie: le jardinage familial, l'agro-écologie, la
production autonome de semences, le soutien aux paysans du Tiers-Monde.
N'est-ce
pas, en fait, cette promotion des Autonomies, en commençant par le
jardin potager, que les Autorités reprochent réellement aux "Jeunes de
Tarnac", (et à toute une "mouvance" qualifiée "d'anarcho-autonome" ou
"d'ultra" afin de détourner l'attention de la crise qui se profile) ? A
la question posée par le journal Libération (11 décembre) : "Comment s'expriment leurs velléités terroristes?", le contrôleur général Christian Chaboud, responsable de la lutte antiterroriste, a répondu : "De par leur attitude et leur mode de vie."
L'autonomie serait la preuve d'une tendance au sabotage et au terrorisme? Pathétique.
Une
certaine presse s'est offert le luxe de grands titres lors de
l'arrestation musclée des neuf jeunes de Tarnac accompagnée
libéralement de télé-réalité. Cette même presse a quelque peu omis de
"couvrir" la libération de sept d'entre eux avec les mêmes grands
titres. Deux restent en prison: Julien Coupat et Yildune Levy. Je vous
invite à consulter l'article publié en ce jour dans l'édition
informatique du journal "le Monde" par le philosophe Michel
Terestchenko "Non à la banalisation des législations d'exception!".
Est-ce normal "que la nuit, toutes les deux heures, la lumière s'allume
dans la cellule d'Yldune Lévy"? Est-ce normal qu'elle n'ait toujours
pas été entendue par un juge d'instruction après 6 semaines
d'incarcération? (Il est vrai que les juges d'instruction seraient sur
un siège éjectable. Pour que peut-être l'Etat jouisse d'un peu plus
d'Autonomie?)
Sont-ce les "dommages
collatéraux" de la lutte anti-terroriste? Mais qui sont les vrais
terroristes? Qui sont les vrais saboteurs? Ne sommes-nous pas
confrontés à une gigantesque entreprise de sabotage à l'échelle
planétaire? La biosphère est en train d'agoniser: pollution et érosion
des sols, désertification, éradication de la biodiversité,
cancérisation de l'humanité... Le principal coupable est l'agriculture
chimique, mortifère et cancérigène. Le principal Terrorisme est
Alimentaire: il permet de contrôler les peuples, il a été mis en place,
depuis 1945, par les multinationales de l'agro-chimie et de la semence
et par tous leurs complices dans certaines hautes administrations des
pays Occidentaux.
Le manifeste
"L'Insurrection qui vient" ne serait-il pas le cri de désespoir d'une
certaine jeunesse face à l'autisme des Autorités sous le contrôle total
de ces multinationales et de quelques empires financiers et
économiques?
Ces multinationales continuent de s'organiser pour s'assurer du contrôle total de la planète et nous remercions tous ceux qui nous ont amené des informations concernant la nature et les agissements du MOMAGRI suite à mon appel à la vigilance. Le MOMAGRI est un "comité bien visible": ne le perdons pas de vue! Par contre, ses finalités réelles ne sont pas tout autant visibles.
Le MOMAGRI, le "Nouvel Ordre Mondial de l'Agriculture", c'est la recette assurée d'un nouveau TGV, un "Terrorisme à Grande Vitesse". Le nec plus Ultra du Terrorisme Alimentaire, une solution certaine pour la Fin dans le Monde.
Alors,
non, je ne soutiens pas des saboteurs de TGV mais par contre, je
dénonce les saboteurs de ce permanent "Terrorisme Alimentaire à Grande
Vitesse".
Je ne promeus ni la violence
(qui reste bien évidemment l'apanage "légal" des dominateurs), ni la
non-violence. Mais une question reste entière: A quoi cela mène-t-il
les tolérants de tolérer les intolérants? Que chacun tire les leçons du
passé.
J'ai pu lire aujourd'hui que je
détournais les fondements de Kokopelli, une association "distribuant
des produits à l'ancienne"! Cela fait plus de dix années que je crie
haut et fort qu'il ne sert à rien de protéger la biodiversité
alimentaire si nous n'avons pas la liberté sociale de l'utiliser.
Kokopelli n'est pas tourné vers le passé mais vers le futur. Au coeur
de cette extinction d'envergure planétaire, nous voulons préserver des
semences pour les oasis du futur, il est vrai, mais nous avons surtout
à coeur de lutter pour conserver la liberté sociale de les jardiner et
de les jardiner en agro-écologie.
Au
risque de me répéter une énième fois, je réitère la question de Roger
Heim en 1965, alors directeur du Muséum d'Histoire Naturelle et
président de l'Académie des Sciences: «On arrête
les “gangsters”, on tire sur les auteurs de “hold-up”, on guillotine
les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui
mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les
produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs
imprudences?» Roger Heim avait préfacé l'ouvrage de Rachel
Carson "Le Printemps Silencieux" qui dénonçait déjà en 1962 les
incroyables méfaits de l'agro-chimie.
Qui mettra en prison les empoisonneurs publics?
Et au risque que d'aucuns m'accusent encore de mélange de genres, je réitère ce que j'ai exprimé dans mon article "Kokopelli, un joueur de flûte enchantée dans le Rêve de Gaïa":
nous sommes spoliés par une confiscation systématique des plantes
alimentaires, des plantes médicinales, des plantes sauvages, des
plantes shamaniques, des extraits fermentés, du stevia, etc.
Et j'appelle à une Insurrection totale contre cette interdiction d'accès aux richesses de la biosphère.
Et j'appelle à la révolte des peuples contre cette Terreur d'Etat insidieuse qui nous pourrit la Vie.
Et
je refuse de me calfeutrer dans le camp de ceux "qui ont les mains
blanches mais qui n'ont pas de mains", comme le chantait le poète.
Kokopelli-ment vôtre. Dominique Guillet.
"De
quel droit les Etats Occidentaux se mêlent-ils de légiférer et de
criminaliser l’accès aux richesses de la biosphère, aux dons de la
Terre Mère? Qu’attendent les peuples pour se révolter contre
l’interdiction de concocter un extrait d’ortie ou de prêle pour soigner
les légumes de leur jardin, contre l’interdiction de sucrer leur tisane
avec du Stevia, contre l’interdiction de cueillir des champignons dans
les prés à l’automne, contre l’interdiction de donner ou d’échanger des
anciennes variétés de blés, de tomates, de maïs ou de courges? Nous
exigeons un accès libre à toutes les richesses de la biosphère Gaïenne,
à tous les dons de la Terre Mère. Maintenant. Et sans exception.
L’humanité est maintenant confrontée à un choix décisif: sombrer dans
un esclavagisme chimique de synthèse, virtuel et artificiel (le
véritable “enfer de la drogue”) ou se révolter pour recouvrer son droit
inaliénable d’avoir recours aux plantes sauvages, aux plantes
médicinales, aux plantes shamaniques et aux plantes alimentaires, le
fruit de milliers d’années de co-évolution avec la biosphère. De ce
choix dépend la survie de l’humanité, et d’une grande partie de la
biosphère. Quant à Gaïa, une perle bleue sertie dans un univers de 135
milliards de galaxies, elle en a vu d’autres en 4350 millions d’années!"
12 décembre 2008
Casse-toi, Père Noël !
Du bon usage du spectre de la crise
Il paraît que la crise est enfin là. Il n’est rien de plus faux que cette apparente vérité dévoilée par les multiples conséquences de la crise financière sur l’économie réelle. En fait, la crise est là depuis longtemps et dans des dimensions qui dépassent de loin le strict cadre de l’économique. Elle ne nous a jamais quittés depuis le premier choc pétrolier de 1973. Les crises - écologique, économique, sociale et politique - ont précédé la crise financière qui en révèle à grande échelle toutes les attentes prévisibles si longtemps dissimulées au plus grand nombre. L’aggravation de la crise frappe un peu plus ceux qui étaient déjà frappés ; elle frappe désormais aussi les franges inférieures des classes moyennes. C’est probablement ce dernier fait qui décuple l’inquiétude d’une société qui s’est habituée depuis longtemps à la « nouvelle pauvreté » au point de ne jamais la regarder en face.
Le spectre de la crise est terrifiant. Il est probable que tout à la fois les citoyens ordinaires et leurs « représentants » politiques éclairés ne mesurent pas la démesure de ce spectre aux contours certes mouvants. Cependant, cela n’empêche pas les pouvoirs, économiques et politiques, de se servir abondamment de ce spectre menaçant aux fins de prolonger par un acharnement thérapeutique indécent, la triste réalité d’un système à bout de souffle. Il existe pourtant un autre usage potentiel de la menace : profiter de la gravité insondable de la crise systémique pour vite inventer les formes et les principes d’une autre réalité, plus douce aux hommes et aux écosystèmes dont ils dépendent. Deux voies s’opposent qui sont donc inconciliables. Tenter de les concilier nous fait perdre un temps précieux et peut-être irrattrapable demain.
L’imagination n’est vraiment pas au pouvoir. Il paraît que nous allons sortir du gouffre dans lequel nous plonge la crise par la relance de la consommation. La consommation responsable ? Nenni ! La consommation telle qu’en elle-même, telle que le consommationnisme échevelé l’a modelé au nom du mythe de la Croissance illimitée. Le bon diagnostic n’étant pas établi, les remèdes prescrits vont exacerber le mal. De plus, les remèdes sont risibles ou plutôt sont tristes à pleurer. Voilà que resurgit la « prime à la casse » ! La casse du système ? Nenni ! La casse de votre vieille bagnole décrétée hors d’âge ou de « modernité » par le discours envahissant de la publicité. Quand le péril écologique nous impose de transformer radicalement nos modes de déplacement nous choisissons de tourner le dos à l’impérative nécessité. Le pouvoir d’achat est en berne ? Qu’à cela ne tienne, on va généraliser l’ouverture des commerces le dimanche. Que plusieurs études sérieuses montrent – notamment à partir du cas américain – que cette mesure accélère la précarité de l’emploi sans modification tangible du pouvoir d’achat est parfaitement indifférent aux imbéciles promoteurs du travail du dimanche. Ils pourraient choisir d’ouvrir … le pouvoir d’achat des plus démunis par un autre partage de la richesse globale mais cela demande un courage politique ou un sens de la responsabilité vis-à-vis des plus pauvres qui font cruellement défaut au pays du rapport Attila . Que des élus locaux de gauche autorisent massivement l’ouverture des commerces le dimanche dans leur circonscription en dit long sur l’état de décrépitude avancée du politique. Ainsi de Bernard Poignant, maire de Quimper, ou de Jean-Pierre Blazy , maire de Gonesse (Val d’Oise), commune possédant une vaste zone commerciale proche de l’aéroport de Roissy, zone opportunément rebaptisée « zone touristique » pour permettre l’ouverture dominicale des temples dédiés à Sainte Consommation.
À l’heure où commande l’urgence de bâtir une économie à taille humaine la fuite en avant vers le gigantisme forcené se poursuit. C’est ainsi que la Commission nationale de l’équipement commercial (CNEC) a donné son feu vert pour la construction du complexe « Les portes de Gascogne », à l’ouest de Toulouse. Sur une vaste terrasse ouvrant sur les plaines du Gers 65 000 m2 de surface commerciale vont sortir d’une terre naturellement humide et donc propice à des projets maraîchers alternatifs un hypermarché de 12 000 m2, 28 grandes et moyennes surfaces de vente, une galerie marchande de 140 boutiques, 6 000 m2 de restaurants divers, un ballet quotidien de 20 000 voitures accueillies par 4 000 places de stationnement : tel est la délirante configuration de ce projet pharaonique. Qu’il existe déjà quatre complexes de ce type dans un rayon de trente kilomètres ne compte pas. Pourtant, les promoteurs savent compter : pour faire valider leur projet ils ont abaissé le rayon de chalandise à 25 kilomètres créant ainsi artificiellement un désert commercial. Que les Toulousains disposent déjà de 980 m2 de commerces par tranche de 1 000 habitants contre 830 pour la moyenne française ne compte pas non plus. Dans ce contexte déraisonnable on se demande bien pourquoi on prendrait en considération l’opposition clairement affichée de 22 des 25 maires concernés. Le consommationnisme emporte jusqu’à la démocratie (1).
Quand le lien social et l’environnement naturel sont à ce point malmenés, il conviendrait de s’interroger sur la capacité réelle des hommes à préserver durablement leurs territoires de vie. Il est grand temps de résister aux Huns d’aujourd’hui que constituent tous ceux qui semblent avoir définitivement sacrifié le bien commun et l’idéal démocratique sur l’autel de leurs mesquins intérêts mercantiles. Le dernier numéro du journal La décroissance invite ses lecteurs à dire « casse-toi pauv’ con » au Père Noël. L’insulte populacière devenue récemment majestueuse est de prime abord choquante dans son emploi à l’encontre d’un symbole réputé intouchable. Rassurons les pisse-froid de tous poils : il ne s’agit en rien de condamner ici le désir de fête ni l’amour des enfants. La fête est avant tout affaire de chaleur humaine et non affaire de débauche consommationniste dégoulinante. Il est des manières d’aimer ses enfants qui les préservent tant soit peu d’une ambiance sociale bassement matérielle et dangereusement artificielle. Quand l’ombre lucrative du Père Noël se sera suffisamment éloignée, les héros positifs d’une société plus raisonnable s’approcheront. Petits et grands y gagneront au change et pourront commencer à conjurer les terribles spectres qui hantent l’avenir de leur société.
Yann Fiévet, Président d'Action Consommation
(1) On consultera avec grand
intérêt le site du Collectif Citoyen "NON AUX PORTES DE GASCOGNE" :
http://www.everyoneweb.fr/lamenude/
http://www.actionconsommation.org/publication/spip.php?article961
Lire : Les beaux dimanches
Les écrits modestes et radicaux de
yann Fiévet :
http://www.yanninfo.fr
18 novembre 2008
Du Cruiser bientôt disponible dans nos assiettes ?
Nouvelle autorisation pour le Cruiser 2009 : Le ministère à la solde de
l'agrochimie
Communiqué de presse - 18 nov 2008
Les services du ministère de l'agriculture ont révélé ce matin, lors de
la réunion convoquée en urgence, que le ministre a l'intention
d'autoriser l'insecticide Cruiser pour la campagne de maïs 2009.
Le protocole de suivi de l'expérimentation de cet insecticide
d'enrobage des semences pour l'année 2008 est pourtant constestée, tant
sur la méthode que sur les résultats obtenus, par l'ensemble des
organisations apicoles, syndicales et environnementales. Sans que la
moindre expertise indépendante soit diligentée afin de valider les
résultats obtenus, le ministère s'obstine à privilégier le lobbying de
la firme Syngenta et de certains maïsiculteurs.
Au lieu de faire évaluer sérieusement l'impact de la matière active du
Cruiser (le thiamétoxan), le ministère acte la diffusion et la
commercialisation de cet insecticide. En 2008, les semences enrobées au
Cruiser représentent une surface semée de 154 000 ha.
Les paysans, directement victimes en tant qu'utilisateurs, les
apiculteurs et les consommateurs ne peuvent continuer à être les
cobayes de l'agrochimie. La Confédération paysanne exige une autre
prise en considération de l'intérêt général et demande d'urgence
l'application du principe de précaution, c'est à dire l'interdiction du
Cruiser.
Contact :
Jean Sabench : 06 76 62 93 89
Jacques Pasquier : 06 72 44 14 83









