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09 avril 2009

Des LED pour la Chine : qu'attendons-nous ?

100 000 diodes pour Dongguan

Un article de Terra Economica

Dongguan, ville du sud-est de la Chine, surnommée "l'usine à chaussures du monde", troquera ses vieilles ampoules contre des LED à meilleur rendement pour réduire sa facture d'électricité. Par Hélène Duvigneau.

Après Grenoble ou Los Angeles, pour ne citer qu'elles, c'est au tour de Dongguan, important centre manufacturier du sud-est de la Chine, de s'équiper en diodes électroluminescentes (LED). Lampadaires, signalétique, c'est tout l'éclairage public local qui est concerné, avec 22 000 LED attendues pour 2009. Inscrit dans le 11ème plan quinquennal (2006-2011), l'objectif est de réduire la consommation électrique, donc le coût de l'éclairage. D'après la municipalité, ces nouvelles LED consommeraient 60% d'énergie en moins que les lampes à sodium iques, ce qui représente une économie de plus de 110 millions d'€ par an. Intéressant par temps de crise, d'autant que leur durée de vie est beaucoup plus longue, 50 000 à 100 000 heures contre 6 000 à 15 000 heures pour les fluorescentes. Pour financer l'opération -les LED restent 10 fois plus chères en moyenne que les ampoules iques- 30% du coût sera pris en charge par la ville, soit un investissement de 12 millions d'€. Le reste sera à la charge d'entreprises du bâtiment.

Économies d'énergie

Outre le facteur coût, plusieurs raisons interviennent dans la décision de la municipalité. L'économie de Dongguan, qui dépend pour beaucoup de l'exportation, souffre particulièrement de la baisse des commandes étrangères, à quoi s'ajoute la hausse du coût des matières premières et de la main d'oeuvre. La production de systèmes d'éclairage, l'une des spécialités de la province du Guangdong -et notamment du détroit de Zhu Jiang (Canton)- n'échappe pas à la crise. L'avantage du prix pèse de moins en moins face aux problèmes structurels du secteur : faible échelle de production, et double manque de capital et de technologie. Pour une Dongguan estampillée "usine mondiale de la chaussure", l'économie des LED pourrait constituer une bonne alternative au déclin de l'industrie traditionnelle. Surtout que la province du Guangdong a annoncé vouloir équiper 1500 km de voiries d'ici 6 ans en LED. Pour ces 100 000 diodes, Dongguan aimerait bien être dans les petits papiers du gouvernement provincial.

LES SOURCES DE CET ARTICLE :

Le China Daily

Le site de Beijing Review

Le site de PR-Inside

 

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31 mars 2009

La maison passive est-elle une solution ?

Les hauts et les bas de la maison passive

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58422.htm

 

    Le concept de maison passive sous-tend une orientation extrêmement exiguë vers l'économie d'énergie. La consommation annuelle doit être inférieure à 15 kW/m2. Les problèmes techniques qui apparaissent pour atteindre cette limite sont évidemment dans une large mesure dépendants de la rigueur de l'hiver, comme l'explique le Dr. Ales Krainer, professeur d'architecture à la Faculté de génie civil et de géodésie de l'Université de Ljubljana.
 
    Sur la base d'une stratégie clairement établie sur le long terme, l'Allemagne rend son règlement relatif à la consommation maximale d'énergie pour le chauffage des bâtiments tous les 5 ans plus sévère, ce qui n'est malheureusement pas le cas de l'UE. L'objectif final est de parvenir à une maison "plus énergétique", autrement dit une maison qui va obtenir plus d'énergie qu'elle n'en dépense. Comme cela n'est possible qu'avec l'aide de cellules photovoltaïques, il faut donc bien comprendre qu'il s'agit dès lors d'un objectif visant un système bien spécifique. La maison passive est apparue quelque part au cours de ce type de considérations.
 
    Or, depuis plus de dix ans, la faculté de génie civile slovène insiste sur l'idée qu'une faible consommation d'énergie ne doit pas être considérée comme une fin en soi au cours de la création d'un environnement habitable ou de travail. L'objectif principal doit être l'efficacité d'un système avec une consommation d'énergie aussi faible que possible, autrement dit il faut assurer aux gens un habitat et/ou des conditions de travail, autant que faire ce peut, optimaux pour leur créativité et productivité.
 
    En Allemagne, les défenseurs des différents types de concepts de maisons passives s'accordent à n'empiéter sur aucune plate-bande : leur "Passivhaus" est en effet le fruit de l'action de l'industrie de la tôle et des tuyaux en tôle, des fabricants d' échangeurs thermiques, de filtres, etc. Cette même industrie paie des experts pour octroyer une crédibilité supplémentaire à cette conception de la maison passive et pour propager cette dernière dans toute l'Europe. Les défenseurs de la maison passive promeuvent ainsi le chauffage par récupération d'air chaud, la faculté affirme que c'est une erreur, car il s'agit du système énergétique le moins efficace. Si l'échange d'air par récupération est effectué à son degré minimum, la consommation d'énergie est certes proportionnellement moins importante, mais cela présume "l'utilisation d'une forme de machinerie". Les habitants de Slovénie ont cette chance de pouvoir encore ouvrir les fenêtres afin de laisser entrer un air relativement pur : or, les maisons passives doivent rester fermées s'il fait moins de 6 °C. Ainsi, bien que la perte d'énergie soit faible au vu d'une différence de température aussi faible, les fenêtres doivent rester fermées et le récupérateur branché ! L'air des maisons passives est censé être filtré. Là encore, des études américaines ont montré que l'être humain doit absorber une certaine dose de "saleté" quotidienne, sans quoi il devient extrêmement sensible à toute exposition microbienne.
 
    Dans les maisons passives la température ambiante doit toujours être la même (22 °C environ). Or, pour les mêmes raisons, il est recommandé d'être habitué aux différences de température pour autant qu'elles ne soient pas trop importantes, sinon on prendrait rapidement froid. La maison passive nuit donc à la santé, qui plus est, elle prive ses habitants des échanges d'informations entre l'intérieur et l'extérieur ! Les fenêtres à triple vitrage peuvent diminuer l'apport de lumière naturelle de 30%. Comme tout est étanche, le contact sonore avec le milieu extérieur disparaît aussi. On n'entend plus les gazouillements des oiseaux, ni le bruissement des feuilles d'arbre, etc. La lumière du jour est primordiale pour l'homme : elle règle son rythme biologique, la sécrétion hormonale de mélatonine. La largeur du spectre lumineux et la quantité de lumière naturelle auxquels l'homme est exposé doivent être suffisantes, sinon certaines conséquences sont inévitables : insomnies, dysfonctionnement du système immunitaire, dépressions nerveuses saisonnières, etc. Des études sur le sujet aux Etats-Unis ont montré que les ventes dans les magasins éclairés par la lumière du jour augmentaient de 40% par rapport au magasins éclairés artificiellement (cf. chaîne commerciale Wal-Mart).
 
    Il en va de même pour la productivité des employés ou des écoliers. L'indice minimal autorisé de pénétrabilité pour une partie entière du spectre solaire concernant les fenêtres dans les maisons passives est de 0,5, autrement dit 50% du rayonnement solaire entre dans les lieux. C'est déjà peu, et si l'on tient compte également du fait que les fenêtres sont toujours un peu sales et que l'angle d'incidence du rayonnement n'est jamais de 90 °C, on parvient en moyenne et en réalité à 32% à peine. Ces données ne se trouvent nulle part dans la littérature relative au sujet ! Or, la source d'énergie alimentant la lumière artificielle qui y supplée est électrique ... Si l'on observe des fenêtres de tailles différentes dont le double vitrage a été remplacé par le triple ainsi que l'exigent les normes de la maison passive, on constatera que pour une surface d'ouverture, qui selon nos règles est minimale, soit un septième de la surface au sol, nous obtenons une perte énergétique de 68,33 kW/m2 par an pour les doubles vitrages contre 67,80 kW/m2 pour les triples. Ce qui veut dire que ce qui a été acquis avec une meilleure isolation, est perdu en raison d'un afflux moindre de rayonnement solaire dans l'espace. Qui plus est ; la pénétrabilité de la lumière naturelle diminue de 13 à 15%. Prenons une fenêtre triple vitrage aussi grande possible, une fenêtre panoramique par exemple, sa consommation d'énergie ne diminue que de 7% par rapport au double vitrage tandis que la quantité de lumière naturelle diminue de 14 à 38% ! L'utilisation des fenêtres en PVC est fortement déconseillée, aux Etats-Unis, elle est interdite dans les hôpitaux.
 
    La Slovénie se trouve dans une zone climatique relativement tempérée ne demandant qu'une période limitée de chauffage qui, avec les changements climatiques à venir, a encore tendance à se raccourcir. Les constructions ont besoin d'un système dynamique qui réagit rapidement aux changements extérieurs. Si une bonne isolation des bâtiments est indispensable, la construction de maisons passives hermétiques n'est en revanche nullement nécessaire. Il faut construire des maisons qui emploient de manière passive l'énergie solaire et l'énergie de leur environnement pour le refroidissement des lieux durant la nuit par exemple, que l'on maîtrisera particulièrement en été. Cet objectif peut être atteint avec la pose de jalousies extérieures et l'isolation nocturne dont personne ne parle aujourd'hui. Il s'agit de volets bénéficiant d'une isolation supplémentaire. Il ne faut faire aucune économie pour l'isolation des murs et effectuer un maximum d'ouvertures dans les parties sud, est et ouest de la maison, des ouvertures moindres au nord, sauf besoin : tout est question d'efficacité. Planter des arbres au sud-ouest peut également être une bonne solution, mais il faut étudier l'ombrage qu'ils peuvent apporter.
 
    La maison passive est conçue en terme de quantité et non de qualité, le concept de maison passive solaire, base de l'architecture dite passive solaire, demeure cependant techniquement et en général incontestable. Elle est le fondement sur lequel reposent et se développent les systèmes de création contemporaine de l'environnement habitable ou de travail. C'est un concept qui renvoie au puisement direct de la chaleur énergétique à travers les ouvertures vitrées, des murs collecteurs et conservateurs d'énergie (murs Trombe-Michel) et les serres des jardins d'hiver. Comme les adeptes de la "maison passive" actuelle ont abusé de cette appellation, le terme consacré à la faculté de génie civile est désormais celui d'architecture bioclimatique, qui est de plus en plus en vigueur ailleurs aussi. Il renvoie à un concept que des physiciens et architectes américains, connaissant apparemment Vitruve, ont excellemment développé dans les années 70. Ce concept n'est pas près de vieillir...

 

Pour en savoir plus, contacts :

 

Faculté de génie civil et de géodésie : Fakulteta za gradbenistvo in geodezijo, département Energy Efficiency and Renewable Energy (EERE) - Krainer, Jamova 2 - 1000     Ljubljana - Contact : dr. Ales - Email : akrainer@kske.fgg.uni-lj.si - Fax : +386     61 125 0688 - site internet : http://www.fgg.uni-lj.si

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20 mars 2009

Les performances énergétiques dans le bâti ancien

Samedi 4 avril à Eymoutiers (Haute-Vienne) : les performances énergétiques dans le bâti ancien (descriptif et bulletin d’inscription ci-joint), organisée par la Délégation Haute-Vienne de Maisons Paysannes de France, avec la collaboration du Collectif Limousin d'Ecoconstruction et des délégations de Creuse et de Corrèze de MPF.

 

Maisons Paysannes de France, fondée en 1965, reconnue d'utilité publique depuis 1985, est une association nationale pour la sauvegarde du patrimoine rural bâti et paysager.

 

Elle publie une revue trimestrielle, conduit des actions auprès des pouvoirs publics, travaille sur les normes pour faire respecter les qualités du bâti ancien.

 

Les délégations locales organisent des sorties-découvertes, initiations, échanges, visites-conseils pour mieux comprendre, protéger, restaurer, transmettre l’architecture rurale sans la défigurer.

 

Les matériaux à portée de main et les savoir-faire simples et traditionnels préconisés depuis toujours par Maisons Paysannes de France pour restaurer dans les règles de l’art sont par nature écologiques et durables.

 

3 délégations en Limousin : http://mpflimousin.free.fr/


Comment allier bâti ancien et performances énergétiques ?

Programme de la journée :

Samedi 4 avril 2009, village de vacances du Buchou, Eymoutiers (Haute-Vienne)
(Dans Eymoutiers, prendre la route de Peyrat-le-Château. Le village se trouve à 400 mètres à droite, le parking à gauche).
09h Café d’accueil
09h20 Présentation de la journée et introduction Denise Baccara
09h30 Le changement climatique Jocelyne Ortolan
09h45 Questions
09h50 La connaissance du bâti ancien Tony Marchal
10h20 Le comportement hygrothermique
10h50 Questions
11h Amélioration du confort thermique Tony Marchal
11h50 Questions
12h15 Labels : les anciens et les nouveaux Jérôme Robert
12h30 Déjeuner sur place
14h15 La RT (réglementation thermique) 2005 Rémi Gerbaud
14h45 Recherche des performances énergétiques Tony Marchal
15h15 Questions
15h35 La pratique de l’architecte Isabelle Nadalon
16h Questions
16h30 Pause café
17h00 Budget des ménages Jocelyne Ortolan
17h10 Prêt à taux zéro Jérôme Robert
17h20 Crédit d’impôt Rémi Gerbaud
17h30 Relativité des modes d’interventions Tony Marchal
18h Questions
18h30 Conclusions Tony Marchal
19h Souper sur place

Denise Baccara-Louis : Déléguée de Maisons Paysannes de France pour la Haute-Vienne
Jocelyne Ortolan : Réseau CLE (Collectif Limousin d’Ecoconstruction et du bâti ancien)
Tony Marchal : Architecte dplg, ingénieur civil des ponts & chaussées, intervenant au Centre de
formation de Maisons Paysannes de France
Jérôme Robert : Adhérent de Maisons Paysannes de France
Rémi Gerbaud : Représentant de l’Association Energies pour Demain (promotion et valorisation des
énergies renouvelables et de l'environnement sur le Plateau de Millevaches)
Isabelle Nadalon-Bousquet : Architecte dplg, spécialisée en écoconstruction

INSCRIPTION PRÉALABLE OBLIGATOIRE (voir page suivante)
délégation haute-vienne
Comment allier bâti ancien et performances énergétiques ?
Bulletin d’inscription – samedi 4 avril 2009 (Eymoutiers - 87, Le Buchou)
Nom, adresse, téléphone, courriel : ..................................................................................................
........................................................................................................................................................

Journée* adhérents MPF : ...……personnes x 13,00 € = .........................................€
Journée* non adhérents : ....……personnes x 17,00 € = .........................................€
Souper** : ............................……personnes x 6,50 € = .........................................€
Total .........................................................................€
*Le prix de la journée inclut la l’utilisation de la salle, un repas végétarien et deux pauses café.
**Poursuite des discussions autour d’une soupe à l’oignon et quelques reconstituants servis dès la fin de la conférence.
À retourner à Denise Baccara-Louis, La Chevêche, Le Bourg
87400 SAINT-DENIS-DES-MURS
avec un chèque de réservation à l'ordre de « MPF 87 », le plus tôt possible !
(haute-vienne@maisons-paysannes.org)

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10 février 2009

La Maison Passive , conférence à Tulle

Une conférence sur la « Maison Passive » vendredi dernier 6 février dans l'amphithéâtre du Conseil Général de la Corrèze à Tulle, organisée par Corrèze-Environnement avec le soutien du Service Développement Durable du Conseil Général.

 Le concept de Maison Passive est encore peu connu : cette conférence a été l'occasion, pour beaucoup des personnes présentes (plus de 120) d'avoir une première approche de cette intrigante nouveauté. Comment une maison peut-elle être active ou passive, se demandera-t-on ? Marie-Colette Roux, architecte limougeaude spécialisée dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables et très à la pointe des tendances qui ont déjà cours dans les pays germaniques a tenté d'apporter un premier éclairage sur cette pratique qui ne fait que parvenir à la connaissance du public français. Ce public, composé aussi bien de professionnels (architectes et maîtres d'œuvre, artisans, promoteurs, financeurs) que de consommateurs (particuliers ou élus) commence à mesurer l'importance des questions énergétiques liées au secteur du bâtiment, habitat ou tertiaire. C'est en tant que membre du CLE, le Collectif Limousin d'Eco-construction et du Bâti ancien, qui regroupe des professionnels des trois départements régionaux, qu'elle a dressé un tableau de l'habitat du futur, de plus en plus soumis aux contraintes techniques, économiques et réglementaires liées aux bouleversements climatiques et à la nécessité urgente où nous sommes d'y apporter une réponse efficace. Il apparaît clairement en effet que des petites mesures d'économies d'énergies ne sauront pas plus arrêter ces perturbations en cours que ne le feront les énergies renouvelables à elles seules. Il faut d'abord infléchir nos modes de construction vers la réduction drastique des consommations et l'efficacité énergétique. De plus, au fait qu'elles sont sources de pollution et émettrices de CO2, se conjuguent le renchérissement exponentiel des énergies fossiles et leur raréfaction. Cela exige des solutions qui nous permettent de dépendre toujours le moins possible des moyens de chauffage provenant de l'extérieur du bâtiment. Ainsi, plutôt que produire plus d'énergie, il vaut mieux consommer moins et mieux.

 Le slogan selon lequel le chauffage dans un bâtiment ne fait que pallier les faiblesses de sa construction est le constat sur lequel s'appuie le concept de Maison Passive, maison qui ne nécessite plus d'apport extérieur de chauffage et de climatisation, sans pour autant sacrifier le confort auquel nous sommes de plus en plus attachés. Gageure ? Et bien non ! Elle se chauffe « toute seule » car les apports du soleil et de ses habitants suffisent à maintenir une température agréable hiver comme été ! Alors qu'une maison ique consomme en moyenne environ 250 kWh/m²/an, la passive ne consommera pas plus de 15 kWh/m²/an ! Une sacrée différence ! Sachant que le bâtiment à lui seul est à l'origine de 26 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) et que les ménages les plus pauvres consacrent 15 % de leur revenu aux dépenses énergétiques (contre 6 % pour les plus riches), on conçoit aisément l'enjeu et l'intérêt de quasiment supprimer le poste « chauffage », surtout pour les plus modestes d'entre nous. Ainsi les gains qui seront réalisés année après année sur le chauffage et la climatisation permettent d'investir davantage dans l'isolation et dans une ventilation adaptée, occasionnant un renouvellement d'air suffisant sans perte de calories tout en maintenant un taux d'humidité correct pour une vie agréable et saine : c'est un surcoût de départ qui permet d'obtenir un coût global positif sur une durée de possession moyenne du bâtiment. Actuellement on compte quelque 10 000 logements passifs en Europe, mais le mouvement va s'accélérant, conforté par des labels comme « Passive Haus » en Allemagne et en Autriche, « Minergie » en Suisse ou « Effinergie » en France.

 Les nombreuses questions des personnes qui assistaient à cette présentation ont permis un débat sur les différences entre « maison basse consommation » et « maison passive » ; la creusoise Jocelyne Ortolan, présidente du CLE, a expliqué les raisons économiques qui président au choix entre ces deux options à partir d'un graphique qui les compare. Denis Courcol, le gérant de l'entreprise corrézienne de construction spécialisée Climax Bois a présenté une maquette de mur à isolation renforcée en bois et ouate de cellulose, qu'il propose à ses clients. Isabelle Nadalon-Bousquet, architecte en éco-construction et spécialiste du bâti ancien a quant à elle évoqué les contraintes et restrictions liées à la rénovation du bâti ancien, qui ne peut généralement pas devenir passif au risque de perdre ses qualités intrinsèques et doit se contenter d'atteindre la basse consommation. L'architecte, doit, dans tous les cas, a-t-elle rappelé, traiter un bâtiment dans son ensemble, en pesant les différents paramètres liés à ses caractéristiques propres et proposer des solutions adaptées, évidence qui a suscité l'approbation des architectes qui étaient présents dans la salle, venus de Corrèze mais aussi du Lot ou de la Dordogne. Beaucoup d'appelés mais peu d'élus, pourrait-on dire, car ceux-ci n'ont guère brillé par leur présence, ce qu'on ne peut que regretter, tant leur rôle devient de plus en plus prééminent dans la programmation constructive.

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De gauche à droite : Jocelyne Ortolan, Marie-Colette Roux, Denis Courcol et Isabelle Nadalon-Bousquet répondant aux questions du public.

 La Fédération Corrèze-Environnement remercie le Collectif Limousin d'Eco-construction et du bâti ancien pour l'animation de cette soirée, le Conseil Général, représenté par M. Chassagnard, pour son soutien et les nombreux participants pour la qualité des débats. Les souhaits et propositions recueillis par écrit dans la salle donneront lieu à d'autres ateliers. Elle envisage dores et déjà une prochaine conférence lors de la semaine du Développement Durable du 1° au 7 avril sur le thème des pesticides.

Contact : correzeenvironnement@free.fr.

Pour plus d'infos : http://www.lamaisonpassive.fr ou écrire au CLE :

CollectifLimousindEcoconstruction@yahoogroupes.fr

Patrick Bousquet de Rouvex

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02 février 2009

activart blog de jcm

Un certain jcm a un blog appelé activart, sur lequel on peut lire aujourd'hui un article sur les dégâts causés par la tempête Klaus aux arbres et à ses conséquences. Je l'ai découvert sur AGORAVOX, site qui s'autointitule le media citoyen :

De http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50736 : Voici extrait l'article en question dont on ne peut qu'espérer la lecture par nos gouvernants ! :

Après la tempête : faire "feu" de tout bois !

 
        Avant que le vent couche une proportion importante des arbres du Sud Ouest en cette fin Janvier 2009 la filière bois était déjà déprimée, affectée par "la crise" économique et financière.

Désormais elle ne s’imagine pas un proche avenir rose et facile : il va falloir déblayer, récolter tout ce qui peut l’être et préparer les récoltes d’après demain.

La sylviculture du Sud Ouest de la France est malade pour longtemps, de nombreux exploitants n’auront pas les moyens de faire face aux frais qui leur permettraient de rebondir, même si des aides et diverses facilités leur sont consenties.


  Car le travail à réaliser est aussi énorme que coûteux.

C’est maintenant qu’il serait plus qu’opportun d’envisager les suites à donner à cette tempête sous un angle plus ouvert que celui des seules secours qu’il faut apporter à une région et à ses habitants, et les motivations à élargir nos champs de vision ne manquent pas.

Etat des lieux : des monceaux de bois, de toutes essences, de tous calibres et de toutes qualités sont au sol, qu’il n’est pas souhaitable de laisser perdre.

Mais les "lois naturelles du marché" ne semblent pas favorables à ce que ces énormes quantités puissent être correctement traitées avec la célérité indispensable au maintien de la qualité des matières disponibles.

En effet le bois, s’il reste au sol enchevêtré, se dégradera assez vite.

En somme il n’y aura pas preneur pour tout ce qui pourrait être disponible.

La solution qui semblerait la plus élégante serait que la clientèle se pressât face à l’abondance et que "tout disparaisse" en de brefs délais, générant les revenus qui permettraient à "la filière bois" de se relever sans trop de douleurs.

J’écrivais il y a quelques jours "Rebondir sur la tempête" en présentant une utilisation possible des ramures pour l’amendement des terres par du bois raméal fragmenté.

Il faudrait évidemment que des financements, dont il reste à déterminer les sources, soient trouvés pour utiliser cette ressource sans trop attendre.

Faut-il imaginer des incitations à l’adresse des agriculteurs ?

Faisons vite alors !

Cela ne résout pas la question pour tout le bois d’un diamètre supérieur à 7 centimètres qui ne peut être une source de BRF.

Une fraction non négligeable de troncs délignés ne pourra servir autrement qu’à la fabrication de pâte à papier ou à la combustion.

Mais il restera une proportion considérable de bois qui, s’il est récolté à temps, serait apte à des utilisation "nobles".

Mais la demande "naturelle" ne suffira pas à ce que chacun trouve son compte.

Il sera donc intéressant de savoir dynamiser cette demande : n’oublions donc pas que nous sommes dans une époque charnière de l’humanité et de la planète, cette époque où il nous reste peu de temps pour réagir de façon décidée et massive pour que les évolutions du climat n’atteignent pas des seuils qui pourraient être d’un extrême danger pour nos civilisations.

Si nous ouvrons les yeux nous constatons qu’un des problèmes majeurs à divers titre, aujourd’hui, est celui de l’habitat.

Le prix de l’habitat, sa disponibilité, mais aussi son niveau de qualité "environnementale".

Sous ce vocable on trouvera son coût de réalisation, en carbone et en matières premières, selon la nature de la construction, et son coût d’utilisation, qui est la quantité d’énergie qu’il sera nécessaire de dépenser pour une utilisation normale de cet habitat.

Or il est bien connu que le ciment est un produit au coût énergétique très élevé : il résulte du chauffage à de très hautes températures de très grandes quantités de matières minérales.

A l’heure où l’on critique les consommations énergétiques d’une requête sur un moteur de recherche, évaluées de façons souvent fantaisiste, j’entends peu de voix pour dénoncer assez fort l’ineptie qui consiste à entourer son pavillon d’un mur de parpaings, essentiellement constitué de granulats et de ciment.

Et de plus nous sommes en voie d’atteindre une quasi pénurie de granulats, en France : sable et gravier ont été extraits en d’énormes quantités et les gisements s’épuisent...

Mais on pourrait aussi juger inepte le fait de tenir absolument à construire des maisons en ciment et parpaings, qui seront d’ailleurs souvent fort mal isolées et auront un coût d’utilisation que l’on ne devrait plus admettre (mais si, puisque l’on chauffera avec une électricité peu chère, EPR oblige...).

D’autant plus inepte que l’on sait (ou devrait savoir) qu’une maison en bois correctement construite peut s’avérer d’un très grand confort thermique, acoustique, hygrométrique, économique et... financier car elle ne sera pas nécessairement plus coûteuse (éventuellement moins) que son homologue en béton (avantage économique direct et financier par un emprunt moindre) lors de la construction, et sera plus économique à l’utilisation.

De plus il ne sera pas toujours indispensable d’utiliser un bois bien équarri pour construire une superbe maison : la technique du bois cordé s’accommodera très bien de bois déligné, dont le stock sera de toutes façon difficile à éliminer à un bon prix.

Nous avons donc aujourd’hui une regrettable mais excellente occasion de changer la donne du point de vue des débouchés d’un bois surabondant par rapport à la demande, de permettre à notre pays de s’équiper massivement d’habitats très confortables à des coûts abordables, d’offrir l’occasion à la filière bois de renaître sans trop de douleurs, d’agir pour un avenir dans lequel moins d’énergie serait consommée, moins de gaz à effet de serre émis...

Mais rien de tout cela ne se fera si des décisions appropriées ne sont prises par nos gouvernants.

Que feront-ils ?

Saisiront-ils cette occasion qui pourrait devenir un formidable ressort économique et social ?

Profitons de cette occasion pour mentionner que la France génère, bon an mal an, un excédent de paille d’environ 4,5 millions de tonnes.

Une part non négligeable de cette paille devrait bientôt finir dans ces "centrales à biomasse" que notre ministre de l’environnement veut lancer dans toutes les régions.

Je pense qu’il pourrait y avoir là aussi une certaine ineptie à gaspiller ce matériau qui produirait, certes, une "énergie renouvelable" mais une seule fois par kilo, à la hauteur de la puissance calorifique de ce kilo, au maximum, si le rendement de la combustion atteignait son maximum et si la récupération de l’énergie libérée était totale.

Ce ne sera jamais le cas.

Par contre il me semble bien qu’un kilo de paille pourrait préserver beaucoup plus d’énergie que ne vaut son pouvoir calorifique s’il était utilisé comme isolant.

Avec une paille abondante et un bois pléthorique nous avons de quoi construire de fort belles maisons, très peu coûteuses et d’un excellent confort...

Nous ne devrions JAMAIS pardonner à nos gouvernants de laisser passer une si belle occasion !    
    
     


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