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24 octobre 2009

Les OGM, des produits comme les autres ?

Un texte que me communique Christophe Varnier sur les OGM

Certains au sujet des OGM partent du postulat que c’est un produit comme les autres et qu’à ce titre il doit être traité de la même manière que n’importe quel autre produit. Tout repose sur ce postulat et je ne suis pas certain qu’il ne puisse être remis en cause. Je vous expose mon point de vue :

1) Qu’est-ce qu’un OGM ?

L’OGM ne peut pas être évalué comme une version évoluée du bouturage de nos ancêtres.

Ø Le bouturage reproduit un végétal génétiquement identique à la souche mère.

Ø Génétiquement moins stable, la graine par reproduction sexuée de 2 parents (pollinisation) perpétue l’espèce par croisement génétique des 2 parents et donne un phénotype distinct. C’est un élément important du processus d’évolution des espèces.

Ø L’OGM quand à lui est un organisme dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle, la plupart du temps à l’aide du génie génétique. Ainsi l’organisme génétiquement modifié est très souvent transgénique, c'est-à-dire qu’une portion d’ADN d’un organisme à été ajoutée dans l’ADN d’un autre, ces 2 organismes n’étant pas de la même espèce, ni même de la même famille, pas même du même genre parfois ! Enfin, quelque soit la méthode, l’universalité du code génétique (dogme central de la biologie moléculaire), ne garantit pas que l’expression d’un gène d’un organisme s’opère correctement dans un autre. Une série de modifications du gène est nécessaire et la technique introduit in fine un gène modifié qui est une construction génétique artificielle. Même lorsque l’introduction du gène se traduit par la production de la protéine qu’il est censé exprimer, il est impossible dans l’état actuel des connaissances de garantir que la transgénèse n’ait pas modifié la qualité de la protéine. Celle-ci peut d’ailleurs faire l’objet de modifications post traductionnelles nécessaires à sa fonctionnalité dans son nouvel environnement cellulaire.

Nous ne sommes plus dans la continuité des pratiques de sélections agricole ; une barrière a été franchie.

 

2) Méthode de production et risque disséminatoire

Les méthodes utilisées par le génie génétique pour obtenir un organisme génétique sont :

Ø l’utilisation de produits chimiques et de rayons ionisants pouvant induire des changements dans les gènes.

Ø production de nouvelles combinaisons du matériel génétique hors de l’organisme destinataire, à l’aide d’un vecteur du type virus ou bactérie, puis introduction du vecteur dans l’organisme hôte.

Ø préparation à l’extérieur du matériel génétique, puis incorporation directe par micro-injection.

Ø -la fusion cellulaire de 2 cellules.

Les OGM peuvent donc être aussi bien des virus, des unicellulaires (bactérie, protistes et virus), que des plantes ou des animaux. Le risque de dissémination est donc élevé. En effet :

Ø On évoque souvent le risque de dissémination via la production du pollen OGM qui peut perturber les variétés conventionnelles (cas avéré sur les populations de maïs mexicain – travaux de M. Ignacio Chapela). En France, la coexistence impossible de culture OGM en proximité de cultures traditionnelles a par exemple été reconnue par le Tribunal Administratif de Pau le 07/07/06

Ø Mais on oublie le risque disséminatoire par transfert horizontal de gènes mal stabilisés dans le génome. Ce transfert s’opère via les bactéries comme cela est d’ailleurs utilisé dans la technique décrite ci-dessus et comme cela s’est produit au cours de l’évolution.

Ø Enfin, il y a un risque disséminatoire au sein même des unités de production. Quand le vecteur est viral avec une taille de l’ordre du nanomètre, comment peut-on être certain que rien ne passera à l’extérieur pour ensuite subir un transfert horizontal ?

Ø

Ainsi, l’union européenne est obligée de placer le seuil de déclaration d’un OGM dans un produit alimentaire à 0.9% parce que des traces sont susceptibles d’être trouvées partout.

 

3) OGM, brevetabilité du vivant et bien commun

Le dépôt de brevets par les grands groupes industriels du secteur qui leur confère des droits exclusifs sur une partie du patrimoine génétique est très critiqué, au-delà des cercles anti-OGM. Les opposants aux OGM redoutent une mainmise de plus en plus grande de l'industrie agro-alimentaire sur le bien commun universel que représentent pour l'agriculture les espèces naturelles et la souveraineté alimentaire. Les pays d'Afrique (hors l'Afrique du Sud, pays producteur d'OGM) ont eux-mêmes vivement dénoncé en juin

1998 l

'utilisation qui était faite, par la firme Monsanto, de leur image et de la pauvreté afin de contribuer à promouvoir les OGM dans les pays industrialisés. Ils dénonçaient alors notamment que « les images de pauvreté et de faim dans nos pays soient utilisés par des multinationales afin de promouvoir une technologie qui n'est ni saine, ni respectueuse de l'environnement et ne nous bénéficie en rien. »

Ces quelques rares entreprises multinationales qui fabriquent les OGM commettent de vrais actes de biopiraterie en déposant des brevets sur des molécules issues de la biodiversité autochtone généralement dans les pays du Sud, en la confisquant à ceux qui les ont élevés et façonnés pendant des millénaires. La ressource naturelle qui était jusqu’à présent considérée comme bien commun devient l’appropriation d’une firme commerciale qui va aller ensuite jusqu’à en interdire l’usage aux communautés traditionnelles qui la détenaient jusqu’alors !

On remarquera également que pendant que tout le monde se focalise sur les organismes OGM de soja, maïs et coton, toutes les autres espèces potagères, dont les maraîchères, sont en train d’être soumises à la pression des biotechnologies et ceci dans la plus grande discrétion !

 

4) Autorisation de mise sur le marché

La mise sur le marché se fait certes après de nombreux tests.

Ø En France, cette compétence relève de l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire) dont l’indépendance des experts a plusieurs fois été mise en doute. L’AFSSA travaille en collaboration avec la CGB (Commission du Génie Biomoléculaire), dont tous les présidents ont été pro-OGM. À l'issue de cette observation, l'autorité de sécurité sanitaire dudit gouvernement émet un avis qui peut être favorable ou non. En cas d'avis non favorable, l'entreprise émettrice peut saisir l'autorité compétente d'un autre état qui pourra à son tour émettre un avis indépendant du premier ! Ainsi il suffit qu’un seul état de l’union juge la mise sur la marché du nouveau produit comme acceptable pour que celui arrive sur l’ensemble de l’UE, même si tous les autres états ont un avis défavorable. Si les objections sont maintenues, le recours à l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) pour un nouvel avis est encore possible. Et en dernier recours le projet est soumis au conseil des ministres. Bref, c’est tout un arsenal d’acceptation à marche forcée qui est mis en place. D’ailleurs en 2004 l’EFSA a été accusée de non impartialité et considère les données comme devant rester confidentielles malgré la directive communautaire ! Ceci a pour objectif et pour résultat de cacher aux scientifiques non dépendants des résultats qui pourraient faire l'objet de critiques et d'évaluations différentes. Ainsi l'EFSA se prononce sur des études secrètes, destinées à cacher la réalité des protocoles, des résultats et des interprétations. L’EFSA a perdu de vue la mission qui est la sienne d'assurer la sécurité des européens et d'être un organisme indépendant de contrôle. A moins qu’elle ne soit qu’une couverture destinée à nous faire gober n’importe quelles déclarations. Il suffit de connaître, dans le domaine du nucléaire, ou dans le domaine de la médecine, la non indépendance et la malhonnêteté des personnes en place dans les organismes de régulation et sécurité sanitaire pour avoir un avis suspect sur celles citées ci-dessus. Souvenons nous, par exemple, du nuage de Chernobyl déclaré « stoppé à la frontière » par le SCPRI (Service Central de Protection contre les Rayonnement ionisants) ? Son Président Pierre Pellerin a été traduit en justice pour mensonges et tromperies .Idem pour la DGSNR (Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et Radioprotection).

Ø Aux USA, l’autorisation est donnée sans que les tests aient à indiquer qu’il n’y ait aucun danger de toxicité ou d’allergie et c’est le principe de « l’équivalence en substance » qui domine en matière d’autorisation. En juin 2009, un panel de 8 scientifiques a publié une étude tendant à montrer la sous-évaluation systématique des effets secondaires des OGM et des pesticides sur la santé (ww.biolsci.org/v05p0438.htm ou un résumé en français à www.criigen.org/content/blogcategory/76/112/)

Bref, lorsqu’une organisation scientifique ou gouvernementale parle, quelle voix entendons-nous, celle de la science, celle du gouvernement, ou celle de l’industrie qui la soutient? La recherche est-elle indépendante ? Les publications autorisées sont-elles uniquement celles approuvées préalablement par les compagnies de l’industrie OGM, qui sont également leaders mondiaux en production de pesticides ?...

 

5) Commerce et OGM

L’industrie semencière produit des OGM, plus par soucis de brevetabilité du vivant qui leur acquière un monopole et une opportunité d’investissement, que par soucis philanthropique (marché de plusieurs centaines de milliards de $). L’éthique est remplacée par le commerce (voir l’hormone de croissance bovine recombinante de Monsanto qui a fini par arrêter sa fabrication). En outre, dans le contexte agro-alimentaire, jamais la production d’un OGM végétal n’a intégré la qualité nutritionnelle de l’aliment. En France, les consommateurs n’en veulent pas (86% contre), mais en 2000 l’UE oblige la France à la culture des OGM sur son territoire, sauf si elle prouve la dangerosité de la culture. Le droit communautaire s’impose ! Dès 2003, les USA, via l’OMS forcent l’UE à accepter la vente des semences et des aliments transgéniques ! L’éthique peut-elle nous autoriser à introduire un gène de souris à une drosophile pour faire pousser des pattes à la place des antennes ? A condamner des animaux à produire- à synthétiser- dans leur sang, leur lait, leur urine, des médicaments à destination humaine, voir même des organes ?

 

6) Que penser des OGM à la lumière des hybrides ?

Les sélectionneurs et semenciers prétendent que les hybrides ont toujours existé et qu’ils constituent un progrès pour l’agriculteur et le consommateur. C’est faux.

Un hybride, résultat du croisement entre 2 individus différents a effectivement toujours existé. Mais les hybrides industriels, issus d’un croisement orienté entre 2 lignées pures, cela ne se fait pas naturellement. Il y a tromperie sur le sens des mots. D’ailleurs ils ne devraient pas s’appeler variétés hybrides - car ce ne sont ni des variétés ni des hybrides - mais plutôt clones captifs ou clones propriétaires.

Pour produire un hybride (clone) digne de ce nom, le sélectionneur devrait partir de 2 lignées pures, puis réaliser un croisement par fécondation dirigée de l’une vers l’autre. Il récolte alors sa semence de 1ère génération dite F1. Il devrait ensuite ressemer cette semence pendant 8 à 10 générations en laissant les plants se féconder mutuellement et éliminer à chaque fois les individus qui n’ont pas les caractères souhaités. C’est la phase de sélection proprement dite qui permet de stabiliser la variété. Or cette phase n’existe pas et l’hybride vendu est un hybride F1. La variété est donc instable et l’agriculteur ne pourra pas réensemencer une partie de sa récolte. Le sélectionneur n’a tout simplement pas fait son travail et pourtant il vend sa variété plus chère qu’une variété traditionnelle (jusqu’à 100 fois plus chère) et cela lui rapporte beaucoup d’argent tout en lui garantissant le retour de son client chaque année. Ainsi, dès que, pour une variété donnée, il est possible de faire un hybride, les sélectionneurs cessent l’amélioration de la variété traditionnelle correspondante, ce qui la disqualifie et aboutit à sa radiation du catalogue officiel pour non-conformité ou absence de mainteneur.

Du point de vue du consommateur maintenant. Avant même la génération F1, les 2 populations d’individus doivent être pures, ce qui conduit à plusieurs générations successives de plantes autofécondées, même s’il s’agit d’espèces allogames ! Cette consanguinité s’accompagne des symptômes habituels de dégénérescence. Ensuite, la génération F1 ne sera obtenue qu’à condition que les individus de la population dite femelle sur laquelle on récoltera la semence soient castrés pour n’être fécondés que par les individus de la population dite mâle. Cette castration s’effectue chimiquement pas pulvérisation d’une hormone ou en ayant recours à une stérilité génétique. Après ce traitement de faveur, la variété hybride tiendra ses promesses (plus grande vigueur, précocité…) à condition qu’elle soit abondamment servie, ce qui signifie irrigation et engrais solubles à volonté. Outre le fait que les dégénérescences et castration des générations précédentes pourront laisser des traces (qui sait, la diminution par 10 de la fertilité humaine !), au final, le consommateur a un produit qui a reçu plus de traitements, qui a une plus grande teneur en eau (donc une moins bonne aptitude à la conservation) donc moins de matière sèche, une plus grande teneur en molécules simples, dont les sucres rapides, mais une faible teneur en protéines, sucres lents, vitamines, huiles essentielles (donc moins de saveur et moins d’arômes).

 

7) Droit d’utiliser ses propres semences

Les semences transgéniques possèdent entre autre le gène de stérilité mâle qui empêche la fécondation et par la même le réemploi des graines. On voit bien où est l’intérêt du semencier : priver l’agriculteur de ce qu’il a toujours fait depuis des millénaires,:c’est à dire réutiliser sa propre récolte pour ensemencer son champ l’année suivante. C’est une atteinte à la liberté. Cette atteinte n’est pas nouvelle puisque le catalogue officiel des variétés (de grandes culture comme de maraîchage) pouvant être commercialisées n’a plus rien à voir avec sa 1ère version de 1922, revue ensuite en 1932 : les variétés traditionnelles s’amenuisent sans cesse au profit des « hybrides » (clones en réalité) stériles. Le paysan sélectionneur est donc en infraction avec la loi lorsqu’il maintient et commercialise des variétés locales pourtant gustativement et nutritionnellement supérieures, adaptées au climat et terroir et généralement rustiques. Le processus coûteux d’inscription d’une variété locale au catalogue officiel l’en dissuade et se traduit par la perte pure et simple de la variété. La variabilité génétique séculaire s’érode par une standardisation que je qualifierais de bureaucratique. Du coup 80% des variétés cultivées il y a 50 ans ont disparu. Exemple du blé tendre : 50% des surfaces cultivées en France se font avec 6 variétés. Quel est l’intérêt ? Rendre les agriculteurs dépendants des firmes semencières ! Au-delà de l’activité du paysan sélectionneur, plus aucun maraîcher ou producteur d’espèces de grande culture ne peut ressemer sa propre récolte lorsque la variété est protégée par un PCOV (Protection Communautaire d’Obtention Végétale) ou un COV (Certificat d’Obtention Végétale) à quelques exceptions près. Et comme quasiment toutes les variétés sont protégées aujourd’hui, y compris les naturelles qui ont été accaparées… Ces quelques exceptions, dites « privilège de l’agriculteur » sont devenues facultatives et sont soumises à une taxe dénommée CVO (Contribution Volontaire Obligatoire, bel oxymore !). Cette taxe tend même à être prélevée pour les semences dites de ferme, c'est-à-dire pour les variétés non protégées ! En fait c’est une taxe du « droit à semer ». Cela ne doit pas nous étonner puisqu’on vient d’instaurer la taxe du « droit à respirer » (à l’échelle mondiale, la respiration humaine dégage autant de CO2 que le part automobile). Ces taxes sont des moyens de lutte contre la gratuité de la nature ! Le jardinier amateur est soumis à la même réglementation et n’a pas le droit de céder, même à titre gratuit, à son voisin, de la semence issue de sa propre récolte.

Pour plus d’information : - Règlement européen CE/2100/94 (disponible sur eur-lex.europa.eu/ )

- Décret n°81-605 du 18 mai 1981

- Décret n°2002-495 du 8 avril 2002 - art. 1 JORF 12 avril 2002

- Décret n°2007-359 du 19 mars 2007 - art. 23 JORF 20 mars 2007 

 

On remarquera également que pour être inscrite au catalogue, une variété doit être stable c’est à dire qu’elle conserve intégralement ses qualités d’une génération à l’autre. Au vue de ce qui a été expliqué au point 6, les variétés hybrides n’auraient, par définition, jamais pu être inscrites ! En fait, le CTPS (Comité Technique Permanent de la Sélection des plantes) qui est l’organe chargé du contrôle d’une variété afin qu’elle puisse être inscrite contrôle simplement que les semences commercialisées chaque année restent conformes à la description de la variété. Ce qui est stable en l’occurrence ce n’est pas la variété mais les lignées consanguines utilisées pour sa reproduction. Ces variétés échappent ainsi aux contraintes imposées aux variétés traditionnelles !

Les droits de propriétés intellectuelles sont légitimes pour protéger les sélectionneurs, mais la logique de l’UPOV (Union pour la protection des Obtentions Végétales) est de considérer que les semences relèvent, avant tout, du droit des obtenteurs et non du droit des agriculteurs. Le droit du citoyen lambda n’est même pas évoqué, alors que pour partie d’entre elles, les semences pourraient relever du patrimoine collectif. Imagine-t-on les conséquences pour l’économie des pays pauvres ?

Semer le grain que l’on a récolté est la pratique fondatrice de l’agriculture. Supprimez le 1er, le 2ème suivra !

 

8) Promesses non tenues des OGM

Les OGM sont présentés par leurs promoteurs comme un remède aux problèmes alimentaires mondiaux, notamment grâce à leurs capacités à s'affranchir ou s'accommoder de conditions de culture difficiles et à offrir de meilleurs rendements. Ils permettraient aussi de diminuer en partie l'usage de pesticides sur les cultures. Tout ceci est absolument faux et en particulier la 1ère des affirmations.

Ø Pour l’instant, dans les OGM produits, 63% tolèrent un herbicide, 15% produisent un insecticide, et 22%, la seconde génération, font les deux à la fois, mais à ce jour aucun OGM n’a pu être cultivé sous un climat sec ou sur des terres salines !

Ø Aux USA, Brésil et Paraguay, plusieurs études montrent que les rendements des cultures OGM sont inférieurs ou dans le meilleur des cas équivalents à ceux des cultures non-OGM. La raison principale est que les cultures OGM résistent moins bien au stress climatique que les variétés traditionnelles.

Ø La culture du coton Bt en Inde et en Chine s’est révélée plus sensible que les autres aux parasites. Il en est résulté une augmentation des quantités d’insecticides utilisés. En Indonésie, Monsanto lui-même en a abandonné la commercialisation tellement l’échec était considérable !

Ø La combinaison du coût des semences OGM, avec l’augmentation des produits phytosanitaires et les mauvaises récoltes a mis les agriculteurs de l’Amérique du Sud et de l’Asie dans des conditions économiques difficiles. Certains abandonnent leur activité et leur terre pour aller se concentrer en ville, d’autres se suicident.

Ø RAPAL-Uruguay, dans une étude récente, démontre qu’au Brésil les cultures OGM de soja, maïs, canne à sucre et coton ont accru la consommation de produits phytosanitaires. Idem pour l’Uruguay (258% en plus entre 2002 et 2008) et l’Argentine avec une évolution des conditions sanitaires plus que préoccupantes. Pour aller plus loin :

- www.rapaluruguay.org/agrotoxicos/Uruguay/multinacionales_marcan_paso.html

- bioseguridad.blogspot.com/search/label/Uruguay

- bioseguridad.blogspot.com/search/label/Argentina

- www.grain.org/biodiversidad/?id=445

- www.grain.org/seedling/?id=578

- un document issu du Ministère argentin

Ø C’est le territoire des USA, avec 57 millions ha cultivés en OGM (sur 114 millions au total) qui est très largement le N° 1 pour la culture d’OGM. Les OGM étaient censés être une solution pour les pays en développement, afin de subvenir au mieux à leur nécessité alimentaire. Les USA sont-ils en voie de développement ????

Ø En 2004 un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, en Géorgie, pense que le gêne de résistance au Roundup a été transmis à l’Amarante Palmer(plante adventice) rendant inefficace ce désherbant. D’autres pensent que cette résistance n'est pas due à un transfert du gène de tolérance au Roundup, mais plutôt à une évolution naturelle d’une souche résistante dans des conditions d’utilisation intense du Roundup. En tout cas, sa résistance est avérée et Monsanto lui même le reconnaît (monsanto.mediaroom.com/index.php?s=43&item=415). En Argentine, une verveine et une ipomée sont devenues également « super mauvaises herbes » par résistance au Roundup.

Ø Les cultures OGM dites Roundup Ready ont séduit beaucoup d’agriculteurs car le désherbage est facilité. Depuis, de nombreuses études témoignent des problèmes : érosion et asphyxie des sols, maladies humaines et animales, monoculture et perte de la biodiversité, dépendance des agriculteurs (voir références www..monde-diplomatique.fr/2006/04/VIOLLAT/13346%20 et www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12310).

Ø -Dans une culture OGM produisant un insecticide, la lutte contre l’insecte nuisible est radicalement différente de ce qui se fait traditionnellement. Au lieu de surveiller les populations d'insectes et de traiter au moment le plus opportun (théoriquement avec la dose adaptée du produit qui constitue le meilleur compromis disponible entre efficacité sur l'insecte cible et innocuité pour les autres organismes) les OGM correspondent à un traitement continu à haute dose. Du coup, très rapidement, depuis les années 2000, il a été constaté l'apparition de résistances adaptatives au Bt chez les insectes nuisibles (punaises, papillons, coléoptères). Le monde scientifique et agronomique s’est rapidement inquiété de ce phénomène qui conduirait à la prolifération d’insectes nuisibles (dont la pyrale du maïs) résistantes à la toxine et rendrait inefficace la méthode classique de traitement via la bactérie Bacillus thuringiensis. Aujourd’hui, personne ne peut considérer les OGM comme une solution permanente qui ne sera pas un jour remise en question par le développement des résistances de l'insecte.

 

9) Monsanto et les autres

On estime que 90% des variétés OGM cultivées dans le monde présentent des traits génétiques Monsanto. Au vu de son passé peu glorieux, je me permets de douter fortement des promesses que cette multinationale fait au sujet des OGM:

Ø production de l’agent orange massivement utilisé par l’armée américaine lors de la guerre du Viêt Nam

Ø production de l’aspartame (usage très controversé, considéré comme une drogue par certains)

Ø production du PCB avec connaissance 10 ans avant la prise de conscience générale de la communauté scientifique, des risques qui lui sont liés

Ø production de l’hormone de croissance bovine Posilac, dont la production a du être arrêtée devant le tollé général.

Ø production du Roundup avec publicité mensongère quand à sa dégradabilité. Ce cas mérite qu’on s’y attarde un instant. Depuis près d’un an, les mécanismes de toxicité du Roundup sur les cellules humaines sont élucidées (publication dans Chemical Research in Toxicology fin décembre 2008). Les auteurs signalent diverses atteintes de ces cellules humaines (nécrose, asphyxie, dégradation de l'ADN...), induites soit par le glyphosate, soit par un produit de sa dégradation (AMPA), soit par un adjuvant (POEA) qui facilite son incorporation par les plantes cibles, soit par des formulations. Étant l'herbicide le plus vendu au monde, à cause du boom des OGM dits Roundup Ready, le Roundup est retrouvé dans tous les cours d'eau proches de ces plantations. Au Danemark en 2003 il a été retrouvé à une concentration cinq fois supérieure à la norme, pour l'eau potable et en France, 35 à 55% des eaux superficielles sont polluées.

Ø reconnue pour ses méthodes de lobbying, falsification d’enquêtes scientifiques et placement de ses hommes de main dans les instances décisionnelles (la Food and Drug Administration a recruté Michael Taylor, ancien conseiller juridique de Monsanto, devenu plus tard vice-président de la compagnie )

Ø liée à Climate Change Exchange

Pour plus de détails sur Monsanto : www.combat-monsanto.org

Le fondation Bill Gates, la fondation Rockefeller, la fondation Ford, Monsanto et Syngenta, pour ne citer qu’eux, ont créé une réserve mondiale de semences vraies à Svalbard (Norvège). Opération philanthropique ? Pendant que ces institutions et entreprises industrielles construisaient et maintenant gèrent cette « banque de semences de fin du monde », ils mettent tout en œuvre pour diminuer l’accès aux ressources génétiques.

Selon Henry Kissinger, tristement célèbre Nobel de la paix et conseiller à la sécurité nationale américaine : « Si vous contrôlez l’alimentation, vous contrôlez la population » ou encore « «Le dépeuplement est l’axe prioritaire de la politique étrangère américaine dans les pays du Tiers-monde »

Parmi les plus actifs tenants de la dépopulation, évidemment pas les moins riches : Bill Gates, David Rockefeller, Warren Buffet, George Soros, Ted Turner et bien d’autres. Ce club de milliardaires s’est réuni à New York le 05/05/09 pour parler de surpopulation et présente ses travaux de manière humaniste bien évidemment : « si nous ne faisons rien, nous allons à la catastrophe - cause réchauffement climatique et empreinte écologique». Ted Turner a déjà déclaré souhaiter une réduction de la population de 95%, et lui et les autres financent largement toutes des ONG et autres organisations charitables pour promouvoir l’eugénisme, l’avortement, la planification des naissances.

Alors les OGM comme moyen d’affaiblir la population ?

 

10) Risques sanitaires

Certaines organisations scientifiques internationales, et notamment le Conseil international pour la science, affirment que les OGM commercialisés ne sont pas dangereux pour la santé humaine, et que les risques de dissémination sont correctement contrôlés. D'autres, par exemple le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) pour la France, ou le Independant Science Panel au Royaume-Uni estiment que les études auxquelles les organismes d'accréditation font référence sont insuffisantes, et que dans le domaine des cultures en plein champ les précautions prises ne permettent pas d'éviter la pollution génétique de l'environnement.

Selon des représentants scientifiques, (ONU, FAO, Commission du Codex Alimentarius, Conseil international pour la science) les OGM sont sans danger parce qu'il n'a pas pu être démontré qu'il y a un danger. Dans le contexte actuel, où beaucoup, dénoncent les propos irraisonnés, – certains disent même malthusiens- de certaines de ces organisations au sujet du réchauffement climatique et de la pandémie grippale, comment, dans ce contexte, peut-on faire confiance à ces organisations ? Quelques exemples pour rappel :

Ø D’un coté la FAO déclare « L’accès à des aliments nutritionnellement appropriés et sans danger est un droit universel » et de l’autre coté le codex Alimentarius essaie de légaliser la contamination radioactive des aliments (en 2005 à La Haye lors de sa 37ème session, figurait à l’ordre du jour de ses travaux l’examen du projet référencé ALINORM 04/27/12 instituant une nouvelle réglementation pour le commerce international des aliments contaminés par des radionucléides artificiels). Au-delà de cet exemple l’activité du codex pourrait se résumer à : mensonges, duperies, abandon de ou tromperie sur sa mission de protection de la santé des consommateurs, lieu de bataille pour décider qui contrôlera les approvisionnements de la planète en nourriture.

Ø L’OMS passe début mai 2009 au niveau 5 de l'alerte pour notifier son caractère pandémique.de la grippe alors qu’à l’époque moins de mille personnes sont touchées. Parallèlement les gouvernements couvrent les labos producteurs du vaccin contre le H1N1 par une loi d’exception leur attribuant une clause de non responsabilité.

Ø Le secrétaire général de l’ONU Ban-Ki Moon fait de la propagande sur le réchauffement en se faisant filmer pendant l’été boréal sur la banquise arctique en train de fondre. Evidemment qu’elle fond en été, mais depuis 2 an, elle regagne 500 000 km2/ an ! Que des dizaines de milliers de scientifiques annoncent aujourd'hui que le réchauffement n'est pas d'origine anthropique, voire qu'il n'existe pas, ne semble pas le déranger le moins du monde lorsqu’il fait sa propagande.

Ø Le viol permanent de la souveraineté populaire sur la question européenne. Lorsqu’il ne vote pas comme il le faut le peuple doit revoter (dernier cas en date : celui de l’Irlande)

Ø Le CPA (Comité Permanent Amiante), sous le couvert de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), lui-même sous couvert de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie a, de 1982 à 1995, empêché toute interdiction de l’amiante et ce avec la complicité de l’état. Rappelons que la pathologie pulmonaire due à l’amiante met 15 à 20 ans après l’exposition pour se déclarer et que la toxicité de ce matériau était connue dès le début du XX° siècle !

Ø Et un sujet d’actualité : les déclarations des banques centrales et politiciennes en tout genre depuis la « crise » dont ils sont responsables par leurs décisions de politique monétaire.

Comment peut-on faire confiance à ces gens lorsqu’ils nous disent que les OGM sont sans danger ? Mesurent-ils les conséquences pratiques des intérêts industriels qu’ils défendent ? D’ailleurs, ils n’affirment pas qu’il n’y a pas de risque mais prétendent qu’ils sont contrôlables et correctement contrôlés par les autorités sanitaires. De toute manière, les résultats de ces études sont variables, et les scientifiques qui dénoncent les dangers potentiels de la contamination génétique, réprouvent la diffusion des OGM et estiment qu’il existe une marche forcée vers les OGM. Quelques noms :

- Gilles Seralini - biologie moléculaire, Caen

- Dominique Cellier - mathématiques appliquées, université de Rouen

- Joël de Vendômois - médecin et expertises médicales

- Christian Vélot - biologie moléculaire et cellulaire, Paris Sud 11

- Jean Pierre Berland - directeur de recherche en agronomie INRA

- Ignacio Chapela - célèbre suite à sa découverte en 2001 de la contamination de variétés indigènes de maïs par des OGM sur le plateau d’Oaxaca au Mexique ; il estime que la coexistence est impossible

Dans l’affaire du maïs MON 863, la CRIIGEN considère que la divergence de conclusion entre son étude et celle de l'EFSA porte sur un traitement statistique différent des données biologiques. Partant de là tout peut être dit…

· Du point de vue de la santé humaine, outre le problème disséminatoire et allergique, la consommation de produits OGM pourrait engendrer :

Ø la consommation de substances toxiques. Si on admet l’hypothèse que les gènes introduits dans la plante ne sont pas sous le contrôle des gènes du développement qui modulent l'expression génétique en fonction des parties de la plante, il est possible que certaines parties de la plante génétiquement modifiée renferment des substances toxiques alors qu'elles n'en renferment pas dans les variétés traditionnelles.

Ø des carences alimentaires, si la résistance conférée à la plante génétiquement modifiée peut la rendre résistante de façon indistincte à de nombreux facteurs environnementaux, en particulier la rendre plus riche en composés récalcitrants tels que la lignine difficile à digérer.

· Du point de vue de la santé des animaux d’élevage, la consommation des plantes entières ou broyées (cas du maïs) issus d’OGM produisant un insecticide peut entraîner des conséquences physiologiques sur le bétail car la toxine est produite en grande quantité sur toutes les parties de la plante. Plusieurs cas avérés en Inde de mort d’ovins et bovins après broutage des résidus de champ de coton Bt.

· Du point de vue environnemental, 2 risques principaux :

Ø celui concernant les espèces inoffensives et/ou utiles pouvant être affectées en même temps que les nuisibles. Tel est le cas du maïs Bt

Ø celui de la domination progressive des plantes améliorées pouvant provoquer un risque d'atteinte à la biodiversité si le gène inséré confère à l'organisme un avantage sélectif par rapport aux autres espèces

Il existe au moins un cas de contamination à grande échelle reconnu officiellement : le cas du maïs Starlink qui, en 2000, provoqua des douleurs abdominales, diarrhée et éruptions cutanées.

Le célèbre généticien canadien David Suzuki déclare : « Les expériences n'ont tout simplement pas été faites et nous devons devenir maintenant des cobayes. »

L’American Academy of Environmental Medecine estime que les tests n’ont pas été réalisés convenablement et réclament des études indépendantes et de longue durée avec des tests expérimentaux beaucoup trop rares selon elle. Elle est convaincue qu’il y a un lien de causalité entre la consommation d’OGM et les épidémies d’allergies alimentaires et d’asthme aux USA et en GB. Constatant la forte augmentation des problèmes gastro-intestinaux chez leurs patients, les praticiens se demandent si par transfert horizontal des gènes, les bactéries intestinales ne seraient pas colonisées ?

 

11) Et l’agronomie ?

Il est patent de constater qu’aujourd’hui on nous sert les OGM comme unique remède à la faim dans le monde. Pour ceux qui continuent à croire au réchauffement anthropique, et hélas ils sont très nombreux, on nous les présente même comme pouvant réduire les émissions de CO2 via les cultures sans labours. Et l’agronomie dans tout cela, existe-elle encore ? Nos jeunes étudiants en agronomie et en biologie ne se voient enseigner que le viol de la nature, sa compréhension est inexistante et toute passion pour le vivant est tuée dans l’œuf, ce qui en déroute plusieurs et obligent certains à abandonner la voie qu’ils s’étaient choisie ! Nos spécialistes, nos universitaires sont devenus depuis 25 ans ultra spécialisés. Ils ne voient que par le petit bout de leur lorgnette, sans vision globale. Ils se focalisent sur une protéine, un gène et « la tête dans le guidon », ignorent la plante et le sol sur lequel elle va pousser. Plongés dans leur intracellulaire et leur marché mondial, ils ignorent les agriculteurs, les consommateurs, les territoires, et la biologie des sols. Bref ils ignorent le vivant, car le sol cultivé c’est 80% de la biomasse de la planète avec une vie microbienne et cryptogamique intense ! Le sol est vivant, c’est lui qui produit et il convient de l’entretenir en l’amendant ! Croyez-vous que nos promoteurs d’OGM qui prétendent lutter contre la faim s’en préoccupent ? Que nenni. Durant le XXè siècle ils ont déversé des quantités d’engrais et de pesticides sur des surfaces de monocultures. Ils ont érodé les sols et rendu dépendants d’importation des pays qui étaient quasi autosuffisants. Ils ont détruits la matière organique et sa forme la plus subtile : l’humus. Vous comprendrez sans doute, que je ne partage pas l’allégresse de certains devant les prodiges attribués à M Borlaug, père de la « révolution verte ». Certains mettent en doute les vies présumées sauvées par son intervention. M Borlaug était mandaté par la fondation Rockefeller ce qui n’augurait rien de bon…Plus nombreux encore sont ceux qui considèrent son action comme responsable de la dégradation durable des sols. Fermons la parenthèse Borlaug. Pourquoi ceux qui ont déjà tant ruiné l’agriculture occidentale au XX° siècle pourraient soudainement être éclairés... Pourquoi pourraient-ils être sincères ? Si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous renvoie à M Claude Bourguignon, docteur es-sciences, directeur du Laboratoire d'Analyse Microbiologique des sols (http://www.lams-21.com/) ingénieur agronome (INA PG), membre de la Société d'Ecologie, membre de la Société Américaine de Microbiologie, enseignant à la première Chaire Française de Pédologie et de Microbiologie du sol à Beaujeu ou encore à M. Dominique Guillet, fondateur de Kokopelli. Je vous propose la consultation de son avant-dernier article (long !) qui traite du lien entre la fable du réchauffement climatique et la seconde révolution verte transgénique : www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/eugenique.html. Si vous voulez approfondir le chapitre agricole vous pourrez vous rendre à la page http://www.liberterre.fr/agriculture/index.htmlet pour le chapitre alimentation et santé : http://www.liberterre.fr/liberterres/index.html

 

12) OGM et liberté

Une personne libre assume ses responsabilités, respecte la liberté des autres et rejette le pouvoir coercitif et absolu des gouvernements. Il me semble ne pas me tromper en rajoutant : recherche l’autosuffisance autant que possible. Il est du droit et même certainement du devoir des peuples de se nourrir eux-mêmes. Peut-il y avoir à l’échelle planétaire un avenir alimentaire sans une répartition de la production sur l’ensemble des territoires ou sans un accès direct par tous, y compris des semences et en particuliers des semences non stériles ?

La collectivisation mise en place par le régime totalitaire bolchévique a entrepris la destruction systématique des paysans, et avec eux, de la continuité de la Russie rurale et par là même de la Russie tout court. Même si elle ne se présente pas sous la forme du collectivisme autoritaire bolchévique, la destruction des paysans et du paysage rural de France et de tous les autres pays d’ailleurs est actée. La décadence n’est plus bien loin.

Jean Pierre Berland pense que l’Europe se dotera bientôt d’une police génétique en charge de faire respecter la législation. Aux USA la pratique est déjà courante avec des sociétés de détectives privés et des invitations à la délation. Je cite : « Une société totalitaire de délation est en gestation. De vote en vote, de règlement en règlement, de mesure en mesure, insensiblement, le législateur est aspiré dans une spirale funeste et détestable dont il ne voudrait à aucun prix si la propagande du cartel des chandelles transgénique ne le trompait pas »

Avec l’apparition du catalogue officiel des espèces et variétés de plantes, l’état a dans un 1er temps légiféré pour protéger le consommateur contre des négociants falsificateurs (1922), puis pour protéger les obtenteurs (1932) et a fini par mettre en place un catalogue interdisant la commercialisation -et donc l'usage agricole- de variétés non inscrites ou de variétés ne pouvant être inscrites parce qu'elles ne répondent pas aux normes de distinction, homogénéité et stabilité (1981). Les penseurs libéraux qui connaissent bien le rôle délétère et liberticide de l’état ne s’en étonneront pas. Les décrets concernant les OGM ne sont que le renforcement du caractère liberticide. Le paysan sélectionneur n’est pourtant pas un concurrent qui pourrait effrayer une multinationale ! Alors pourquoi ne pas appliquer les principes du libre échange, et de la concurrence libre et non faussée ?

L’idéal de liberté peut-il se satisfaire du privilège que le législateur donne aux semenciers sur la reproduction des plantes ? Avec tout ce qui vient d’être dit, on peut se demander si, bon nombre des arguments des fabricants d’OGM, ne seraient pas l’expression d’une politique d’intérêts de groupes particuliers, tels ceux énoncés par Frédéric Bastiat dans sa « Pétition des fabricants de chandelles ».

Je vous remercie pour le temps que vous avez bien voulu consacrer à me lire.

J’espère pourvoir lire prochainement votre réponse

Très sincères salutations.

Christophe Varnier. christophe.varnier@laposte.net

Posté par Ecol_Eau à 17:07 - Agriculture ou industrie agro-alimentaire ? - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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