La Lettre Ecol'Eau

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31 juillet 2009

Lutte contre le CO2 et nucléaire...

A quoi peut donc servir la lutte contre les émissions de CO2 ? A promouvoir les énergies renouvelables ? Que nenni, les investissements massifs vont au nucléaire : on s'en doutait, mais les choses n'ont pas traîné, les financements ont été vite trouvés ! Voir cette video :
http://www.dailymotion.com/user/creusot-infos/video/x9qu9g_areva-investit-pour-un-epr-100-fran_news
Et sur cette video-là, on peut voir l'impressionnante technique de forge du Creusot :
http://www.dailymotion.com/widget/jukebox?list[]=%2Fcreusot-infos&skin=default
Quel dommage que l'admirable technicité mise en oeuvre là le soit à si mauvais escient ! Non pas que le nucléaire soit en soi "mauvais", mais on sait bien que ce n'est pas une énergie renouvelable, on connait les conditions d'extraction déplorables, au Niger par exemple, et on sait que les déchets sont ingérable dans l'état actuel des choses. Quant aux risques, n'en parlons pas... ou plutôt si, parlons-en, et plus qu'on ne le fait sous l'étouffoir de l'Etat-Areva !

30 juillet 2009

Notre avenir est dans les étoiles

Le grand Sommet Exopolitique de Barcelone a réuni les plus fameux ufologues des USA et du monde. Chacun a brossé un tableau impressionnant de cette question si controversée de la présence partout sur terre et dans l'espace des OVNIS, question qui suscite l'étonnement, l'incrédulité, les frayeurs ou les espoirs les plus grands.
Robert Dean par exemple, un ancien officier de la Navy, est convaincu que l'avenir de l'humanité se jouera dans les étoiles : http://www.ustream.tv/recorded/1867745 pour ceux qui comprennent un peu l'anglais. On peut accéder à toutes les interventions filmées sur le site : ovnis-usa.com qui les transcrira incessamment en français, qu'ils en soient remerciés ainsi que pour tout le travail de traduction qu'ils fournissent en permanence sur ces sujets.
P.

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29 juillet 2009

Michel Rocard dérape

Sur son site pensee-unique.fr, l'ancien chercheur qui signe Jean Martin accorde avec raison un "bonnet d'âne" à Michel Rocard, qui a présenté hier matin son projet de taxe carbone aux auditeurs :

: Ce matin, à 8h41 sur les ondes de France Info, Mr. Michel Rocard, Ambassadeur des Pôles et actuel Président de la rocard1Conférence d'Experts sur la Création de la Taxe Carbone, ou Contribution Climat-Energie, nous a expliqué les principes de l'effet de serre et du réchauffement climatique anthropique (RCA).
       

Tous les lecteurs de ce site, et de bien d'autres, savent qu'il s'agit là d'un sujet extrêmement délicat sur lequel se sont penchés de nombreux experts qui ont donnés des explications variées et souvent divergentes sur le fonctionnement de l'effet de serre perturbé par l'activité humaine......( voir une liste de diverses explications ici arXiv:0707.1161v3, , pages 38 à 43). Une longue page de ce site lui a même été consacrée tant cette affaire fait encore débat dans la communauté scientifique.

       

Ainsi, une clarification définitive et qui ferait autorité sur ce sujet, s'imposait. La voici, sortant de la bouche même de Mr Michel Rocard, ex-premier Ministre, Ambassadeur des Pôles et Président de la CCE dont on peut penser qu'il doit être parfaitement informé compte tenu des lourdes responsabilités qui pèsent sur ses épaules quand il s'agit d'augmenter de quelques points la TIPP et de convaincre ses concitoyens de prendre leurs vélos pour aller travailler à 60 km de chez eux. La source est ici. Voici le texte, de sa déclaration, mot pour mot :
        ____________________________________________________________

       

" Le principe c'est que... la terre est protégée de radiations excessives du soleil par l'effet de serre, c'est à dire une espèce de protection nuageuse, (euh)... enfin protection .....gazeuse, qui, dans l'atmosphère, est relativement opaque aux rayons du soleil et quand nous émettons du gaz carbonique ou du méthane ou du protoxyde d'azote -un truc qu'il y a dans les engrais agricoles-, on attaque ces gaz. On diminue la protection de l'effet de serre et la planète se transforme lentement en poêle à frire. Le résultat serait que les arrières petits enfants de nos arrières petits enfants ne pourront plus vivre. La vie s'éteindra à 7-8 générations, ce qui est complètement terrifiant.
Alors pour faire ça, il faut diminuer ce qu'on émet comme oxyde de carbone (sic !) et on a commencé à attaquer les grandes ....sources qui sont la production d'électricité et les productions comme les ciments etc..."
        _____________________________________________________________

       

A la lecture de ce petit texte, prononcé "staccato" dans le phrasé inimitable qu'on lui connaît, tous les lecteurs de ce site, (et même ceux de sites comme Futura-Sciences ou InfoClimat), auront immédiatement réalisé que Mr Michel Rocard (ci-contre, crédits AFP) n'a strictement rien compris à l'effet de serre, popularisé par le GIEC et dont l'explication standard doit pourtant figurer dans l'introduction du livre de la célébre collection "L'effet de Serre pour les Nuls". rocard2

       

Avec tout le respect qui lui est dû, je me permets de faire remarquer à Mr Michel Rocard, ex-premier Ministre, Ambassadeur des Pôles et Président de la CCE, qu'il commet une bourde impardonnable en confondant la théorie de l'effet de serre avec celle de la destruction de la couche d'ozone qui était en vigueur dans les années 80-90 : Il s'agit de deux phénomènes totalement différents. Sans compter que l'Ambassadeur des Pôles semble aussi ignorer la distinction qui existe entre l'oxyde de carbone (CO, le tueur) et le dioxyde de carbone (CO2 que nous exhalons en respirant)...Un lapsus ?

       

Les gaz de l'atmosphère qui est composée, entre autres, de dioxyde de carbone et de vapeur d'eau, ne constituent pas une "protection" (à la différence de la couche d'ozone). Ils ne sont nullement "attaqués" par les gaz résultant de l'activité humaine tels que le dioxyde de carbone ou le méthane qui n'ont pas les propriétés des fameux CFC de nos bons vieux frigidaires vis à vis de l'ozone. Au contraire, ces gaz cohabitent harmonieusement et se mélangent intimement. Non seulement, l'activité humaine ne "diminue (pas) l'effet de serre" mais elle l'augmente (selon les thuriféraires du GIEC) etc... Bref, en fait de déclaration définitive faisant autorité, on peut trouver beaucoup mieux.

       

Je pense faire oeuvre utile en suggérant un texte alternatif qui bénéficierait de l'onction du GIEC, à Mr Michel Rocard, ex-premier Ministre, Ambassadeur des Pôles et Président de la CCE, en remplacement de sa déclaration surréaliste de ce matin sur Fance-Info.
Le voici. Je l'ai rédigé en conservant la forme et l'esprit de sa déclaration initiale (sans y adhérer). Il suffirait d'apprendre quatre lignes par coeur avant de se présenter à une émission de télé ou de radio pour conserver un minimum de crédibilité et conforter ses concitoyens dans l'idée que l'on sait de quoi on parle, avant de leur asséner un nouvel impôt.
       
____________________________________________________________
         

       

" Le principe c'est que... la terre est enveloppée d'une couche de gaz à effet de serre qui constitue une sorte de barrière ou de couverture vis à vis des rayons infrarouges émis par la planète réchauffée par les rayons du soleil. L'activité humaine qui rejette du dioxyde de carbone, du méthane et du protoxyde d'azote - un truc qu'il y a dans les engrais agricoles- augmente l'épaisseur de cette barrière infrarouge et empêche ainsi le refroidissement de la planète qui se transforme lentement en poêle à frire....etc.
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Alors, me direz vous, à qui revient le tant-convoité troisième bonnet d'âne du mois de Juillet 2009 ?

       

Pour être franc, compte tenu de son âge avancé ainsi que des services qu'il a rendu à la république en résolvant le problème de la Nouvelle Calédonie en 1988, je répugne à l'attribuer à Michel Rocard qui, à sa décharge, a fait l'ENA. Par contre, je n'éprouve aucune réticence à en attribuer une collection complète aux conseillers "climat" de l'Elysée, de Matignon et du Ministre Borloo, ainsi qu'aux membres de la Conférence d'Experts sur la Création de la Taxe Carbone qui auraient pu et dû expliquer deux ou trois petites choses à leur doyen président avant de l'envoyer bafouiller lamentablement devant les médias... Si tant est qu'ils les aient comprises eux-mêmes.

lu sur le site pensee-unique.fr le 28 juillet

Il est triste de voir qu'un homme politique de la carrure de Michel Rocard ait cru indispensable de piloter (?) une conférence de soi-disant experts sur la création d'une taxe carbone, alors qu'il n'a visiblement aucune notion de ce dont il s'agit ! Il ferait mieux de se reposer à son Ambassade au Pôle Nord en attendant le réchauffement que d'autres "experts" lui ont promis pour bientôt ! Les palmiers et les fleurs exotiques sont prêts à pousser au Groenland, pour agrémenter les jardins de l'Ambassade, si l'on en croit les cris d'orfraie des Hulot et compagnie qui veulent nous faire croire qu'en taxant de 300 € chaque foyer prétendument pollueur, le climat de la Terre (et sans doute aussi celui de Mars et de Jupiter ?) vont être modifiés : bon courage aux victimes !

Patrick (qui ne les paira pas, puisque utilisant des énergies renouvelables... ouf)

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24 juillet 2009

Le CO2 est une richesse, dépensons les fonds publics pour le mettre en stock !

Séquestration carbone : le point sur les projets

La France, comme d’autres pays, s’est engagée dans la course à la séquestration carbone, notamment en soutenant l’expérience de Total à Lacq, dans les Pyrénées Atlantiques. Petit tour d’horizon des projets en cours, alors que les discussions vont toujours bon train sur le bien fondé et les dangers éventuels de ce procédé technique.



Karine Le Loët

Journaliste à Terra eco (Paris).

La séquestration et le stockage de carbone (CSC) part d’une idée simple. Si le dérèglement climatique est dû – entre autres - au relâchement de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, pourquoi ne pas pomper le gaz fautif à la base plutôt que de le relâcher ? En captant par exemple le CO2 directement à la cheminée de l’usine avant d’aller l’enfouir loin sous la terre ou la mer, là où il ne pourra plus s’échapper. Simple oui. Du moins, a priori... Car la technique est plus complexe qu’elle n’en a l’air. Coûteuse, elle demande une consommation de combustibles fossiles accrue (il faut de l’énergie pour capter, transporter et stocker le carbone). Pis, pour les associations de protection de l’environnement, elle détourne les financements des énergies renouvelables, vraie solution à la crise énergétique.

Mais la CSC est surtout loin d’être au point. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), la technologie ne sera disponible à grande échelle qu’en 2030 et fiable... qu’en 2050. En attendant, la France s’est lancée dans la recherche. A renforts de gros sous. En 2008, suite au Grenelle de l’environnement, le gouvernement a lancé un fonds de recherche de 400 millions d’euros réservé au développement des nouvelles technologies de l’énergie. Au cœur de cette cagnotte, 100 millions d’euros ont été affectés à la CSC.Trois projets sont sur les starting blocks.

- Total à Lacq (Pyrénées Atlantiques)

C’est le premier projet pilote français à tester la chaîne complète du processus CSC. Depuis le captage sur la cheminée d’usine jusqu’au sol de stockage. Autorisation du préfet en poche depuis fin mai, Total devrait mettre en route la machine dans les mois qui viennent. Le projet doit tester la méthode dite d’oxycombustion. En clair, il s’agit de remplacer l’air circulant dans la chaudière par de l’oxygène pur. Au bout du conduit, on obtient alors moins de fumée mais une fumée très concentrée en CO2 et plus facile à capter. Le CO2 est alors acheminé par pipeline. Direction : le puits de Rousse, à 27 kilomètres de là. Le CO2 sera alors injecté à 4 500 mètres en lieu et place du gaz naturel qui occupait autrefois les alvéoles de la roche poreuse. Garantie de sécurité, assure Total, cette roche est située sous 2 000 mètres d’argile et de marne qui ont "déjà résisté à la formation des Pyrénées". Ce projet dans lequel Total a investi 60 millions d’euros, est destiné à capter et à séquestrer 150 000 tonnes de CO2 pendant les deux ans que durera l’expérience. Mais l’objectif ultime du pétrolier est d’acquérir un savoir-faire unique en matière de captage de CO2... et d’exporter cette compétence.

Deux associations, Coteaux de Jurançon Environnement et la Sepanso soutenue par France Nature Environnement, s’opposent à ce "projet inutile, coûteux, et à risques pour les riverains". Elles dénoncent le choix aberrant du puits de Rousse comme lieu de stockage. "Nous sommes sur la faille pyrénéenne, sur une zone sismique, souligne Marie-Laure Lambert, membre du réseau juridique de FNE. On ne sait pas si, à long terme, les failles ne vont pas se rouvrir. S’il y a un accident et une évacuation brutale de gaz, le CO2 peut devenir mortel à partir d’une concentration de 20% dans l’atmosphère. Et c’est un gaz indolore et indétectable. Quelqu’un peut le respirer sans s’en rendre compte." L’association souligne aussi le risque pour les sols, dans cette région viticole. "Par les micro-fissures du sol, il peut y avoir des remontées de CO2 et une acidification des sols." Les associations ont attaqué l’autorisation préfectorale le 13 juillet pour demander l’annulation du projet.

- Veolia Environnement à Claye Souilly (Seine et Marne)

Annoncé en mars 2008, le pilote de captage et de stockage géologique de CO2 est toujours dans les tuyaux. Il doit voir le jour à Claye Souilly, en région parisienne. Là, la branche "Propreté" du groupe s’occupe déjà du stockage de déchets non dangereux. D’une pierre deux coups. Veolia s’attèlera désormais à capter le CO2 issu de la valorisation de ces déchets. En effet, lorsque les déchets se décomposent, ils émettent du biogaz. Chauffé, celui-ci produit de la vapeur qui, en entraînant une turbine, fabrique de l’électricité. Sauf que la combustion du biogaz émet aussi du CO2. Veolia s’est donc promis de le récupérer avant de l’injecter dans un aquifère salin. "A 1 500 ou 2 000 mètres de profondeur dans le cas du bassin parisien, [ils] présentent des caractéristiques optimales pour le retenir", souligne le service de communication de l’entreprise. Actuellement, l’entreprise achève de mesurer la faisabilité (technique, environnement, santé, économique, juridique…) du projet et mène notamment des études géologiques pour s’assurer de l’étanchéité du réservoir. L’entreprise promet de capter et stocker ainsi 200 000 tonnes de CO2 par an et de devenir ainsi le site français le plus important dans le secteur. "Si ce programme est concluant, ses applications seront développées au niveau mondial", souligne Veolia.

Là aussi les riverains se rebiffent. L’association de défense de l’environnement de Claye Souilly et ses Alentours (Adenca) soutenue par France Nature Environnement demande notamment une explication publique et des renseignements sur les risques encourus. "Nous n’avons aucune information, ni de Veolia, ni de la DRIR, ni des élus. C’est une véritable Omerta, souligne Mireille Lopez, présidente d’Adenca. On va servir de cobayes et on n’aura pas notre avis à donner." L’association ne cache pas son inquiétude. "Ça va être le premier projet français dans des aquifères salins. Il y a eu quelques essais fait en Norvège mais dans la mer et pas dans un secteur aussi densément peuplé. La couche dans laquelle le CO2 va être injecté couvre tout le bassin parisien, et c’est un véritable gruyère. On ne sait pas où le CO2 risque de ressortir", s’alarme Mireille Lopez.

- Arcelor Mittal à Florange  (Moselle)

C’est sur le site sidérurgique de Florange, qu’Arcelor Mittal doit accueillir une nouvelle expérimentation sur la technologie de CSC. Annoncée en mars le projet consistera à capter le CO2 émis par un haut fourneau avant de le piéger dans des aquifères salins de Lorraine. Coordonné par ArcelorMittal Research au sein du projet Ulcos (Ultra Low CO2 Steelmaking), il fera suite à un projet pilote mené à Eisenhuttentstadt, en Allemagne, sur un autre site d’ArcelorMittal. Prévu pour 2011, le projet devrait durer jusqu’en 2015. Il visite à réduire de 50% les émissions liées à la sidérurgie. Coût de l’opération ? Environ 400 millions d’euros.

Si l’opposition au projet existe, elle se fait peu entendre. Car un tel projet pourrait garantir la pérennité du site de Florange qui emploient 3 500 travailleurs. Or, selon les syndicats, le site nécessite de lourds investissements pour poursuivre son activité au-delà de 2012. A l’heure actuelle, l’un des hauts fourneaux est déjà à l’arrêt.

Ainsi, c'est l'argent des contribuables (celui qui leur fait déjà défaut !) qui va être injecté pour permettre à ces sociétés de mettre de côté une richesse potentielle qu'est le CO2 -voir ci-dessous- avec lequel ils pourrons fabriquer des médicaments et tout un tas de belles et bonnes choses qui sont en train d'être inventées ! Malins !!

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23 juillet 2009

Une piste dans la recherche contre la grippe

1/2
INRA – Inserm
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
05 juin 2009
Une protéine bouclier contre la grippe
Alors qu’une nouvelle épidémie de grippe a récemment fait son apparition dans le monde, des équipes
de l’INRA et de l’Inserm publient des résultats qui pourraient constituer une piste vers un nouveau
traitement contre cette maladie. Dans un article publié dans «The Journal of Immunology» du 15 juin
2009, les chercheurs ont montré qu’une protéine membranaire appelée PAR2, peut jouer un rôle
protecteur lors d’une infection par un virus H1N1. L’activation de ce récepteur PAR2, maillon important du
système immunitaire, induit chez la souris une production accrue de cytokines qui neutralisent le virus
en bloquant sa réplication. Des études complémentaires sont nécessaires pour vérifier l’efficacité de ce
rôle protecteur contre les multiples souches du virus de la grippe.
Lorsque le virus de la grippe entre en contact avec notre système respiratoire, il déclenche
une «cascade» de réactions rapides mettant en jeu un grand nombre de protéines. Les
chercheurs se sont intéressés au rôle de l’une d’entre-elles, le récepteur membranaire PAR2
(Protease-activated receptor 2), présent en grandes quantités sur la membrane des cellules
de la trachée.
Jusqu’alors, on savait que PAR2 participait de façon importante à la réponse immunitaire de
l’organisme. En revanche son rôle lors d’une infection de type viral était pressenti mais non
encore démontré chez l’animal. C’est maintenant chose faite.
Pour étudier en détail la contribution de PAR2 au processus infectieux, les chercheurs ont
d’abord infecté des souris avec une souche de référence de type H1N1 utilisée
habituellement comme modèle de laboratoire*. Ils leur ont ensuite administré par voie nasale
un activateur de PAR2, c’est-à-dire un petit peptide capable de s’attacher au site actif de la
protéine pour l’activer. Ce traitement a rapidement débouché sur une très forte production
par l’organisme des souris, d’une cytokine appelée IFN!. Cette dernière est une protéine aux
propriétés antivirales bien connues, qui bloque la réplication du virus et évite ainsi que
l’infection ne s’étende. Ainsi, grâce à l’activation de PAR2, les souris ont survécu à une
infection qui autrement, leur aurait été fatale.
De plus, pour des raisons qui restent encore à déterminer, l’activation de PAR2 a diminué
substantiellement la sévère inflammation pulmonaire due à une réaction excessive de
l’organisme face à l’agent pathogène.
Ces résultats obtenus chez la souris constituent un pas supplémentaire dans la
compréhension du rôle joué par PAR2 dans la réaction immunitaire face au virus grippal. De
nouvelles études sont encore nécessaires pour valider ces résultats et aboutir à un
traitement.
« Cette stratégie présente l’avantage, comparée aux moyens de lutte habituels contre la
grippe (médicaments antiviraux, vaccins) de ne pas cibler le virus mais les cellules qu’il
infecte », expliquent les chercheurs. « Le traitement pourrait ainsi être efficace contre toutes
les souches du virus de la grippe et le rester face aux stratégies déployées par le virus pour
résister aux traitements actuels ».
2/2
* le virus de référence H1N1 utilisé dans cette étude, commencée en 2006, est un virus
modèle utilisé depuis des années dans les laboratoires du monde entier travaillant sur la
grippe. Il est mortel pour la souris et non pathogène pour l’homme.
Référence : “Protective Role for Protease-Activated Receptor-2 against Influenza Virus
Pathogenesis via an IFN-_-Dependent Pathway”.
The Journal of Immunology, 15 juin 2009,Volume 182 : 7795-7802, No. 12
Khaled Khoufache,* Fanny LeBouder,* Eric Morello,* Fabrice Laurent,† Sabine Riffault,*
Patricia Andrade-Gordon,‡ Severine Boullier,§¶ Perrine Rousset, Nathalie Vergnolle,¶ #
and Béatrice Riteau*
* Unité de Virologie et Immunologie Moléculaires, Unité de Recherche 892, Institut National de la
Recherche Agronomique (INRA), Domaine de Vilvert, Jouy-en-Josas, France.
† Unité d’Infectiologie Animale et Santé Publique, Unité de Recherche 1282, Infectiologie Animale et
Santé Publique, INRA, Centre de Recherche de Tours, Nouzilly France.
‡ Johnson and Johnson Pharmaceutical Research and Development, Spring House, PA 19477.
§ INRA, Unité Mixte de Recherche 1225, Université de Toulouse, Ecole Nationale Vétérinaire
Toulouse, Toulouse, France;
¶ Université de Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse, France;
Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, Unité 563, Centre de Physiopathologie de
Toulouse Purpan, Toulouse, France.
# Department of Pharmacology and Therapeutics, University of Calgary, Calgary, Alberta, Canada.
Référence brevet : EP09305393.2 du 4/05/2009
Contacts scientifiques
Contact presse
- Nathalie Vergnolle, U563/CPTP
05.62.74.45.36, nathalie.vergnolle@inserm.fr
nathalie.vergnolle@inserm.fr
- Béatrice Riteau
Tél : 01 34 65 26 37
Beatrice.Riteau@jouy.inra.fr
- Abdenour Benmansour
Tél : 01 34 65 25 90
Abdenour.Benmansour@jouy.inra.fr
UR892 Virologie et immunologie moléculaires
Centre INRA de Jouy-enJosas
- INRA : Sylvie Colleu, tél : 01 42 75 95 55 ou
presse@inra.fr
-Inserm, région : Gaël Esteve, tel : 05.62.74.83.61.
Gael.esteve@inserm.fr
- Inserm : Séverine Ciancia, tél : 01 44 23 60 86 ou
presse@inserm.fr

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20 juillet 2009

Formons nos élus !

     
www.cniid.org

Le Cniid organise une formation pour les élus sur la gestion  durable des déchets

   

6-7 novembre 2009 à Paris

   

Une autre gestion des déchets est possible : le Cniid s'associe à l'association "Formation et Citoyenneté" pour organiser une formation sur les outils et méthodes permettant aux collectivités locales de relever les défis d'une gestion durable des déchets et d'aller plus loin que les objectifs du Grenelle de l'environnement.

  • Comment construire une politique locale de prévention des déchets ? Pourquoi y intégrer le développement de la réutilisation ?
  • Pourquoi et comment mettre  en place  une fiscalité incitative pour la collecte des déchets ?
  • Biodéchets : quels outils utiliser compte tenu de la diversité de l'habitat ? Quels sont les pièges du tri mécano-biologique et comment produire un compost de qualité ?
  • Comment diminuer de façon significative le recours à l'enfouissement et l'incinération  ?


Des représentants de collectivités et des consultants spécialisés viendront témoigner d'expériences réussies de politique de prévention et de gestion durable des déchets.

N'hésitez pas à transmettre cette information à vos élus et aux représentants de votre collectivité (élus et services techniques) en charge de l'environnement, des déchets, de la voirie ou de l'Agenda 21.

> Télécharger le programme complet et le bulletin d'inscription (pdf)
> pour tous renseignements : 01 55 78 28 60 - formation2009@cniid.org

> Inscriptions auprès de l'association "Formation et Citoyenneté"
M. Roger Flament
contact@formationcitoyennete.org
  Tel : 01 43 79 09 23
  21 ter, rue Voltaire
75011 Paris

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17 juillet 2009

On respire mal sur terre... et ce n'est pas à cause du CO2 !

L'asphyxie gagne les pays émergents
Article provenant de l'excellent site La Terre du Futur :   
http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=920&mode=nested&order=0&thold=0
A consommer sans modération !

Bien que la qualité de l’air se soit améliorée ces trente dernières années – essentiellement dans les pays industrialisés - la pollution atmosphérique tue encore près de 2,4 millions de personnes dans le monde. Dans les villes occidentales, le grand responsable est la voiture. Dans les pays pauvres, c’est plutôt la pollution de l’air intérieur – associée à des modes de cuisson vétustes. Les pays riches ne sont cependant pas épargnés, en raison de l’utilisation croissante des produits chimiques à domicile. 2,4 millions de morts par an.

La pollution atmosphérique est responsable, selon l’OMS, de la mort de 2,4 millions de personnes dans le monde. (1) En France, les 11 millions de tonnes de polluants émis chaque année dans l'atmosphère sont responsables de 30 000 décès anticipés. (2) (3) En moyenne, ces polluants représentent une diminution de l’espérance de vie d’environ une année par personne. Ils causent des troubles cardiaques, respiratoires ou reproductifs. Ils favorisent également les maladies allergiques respiratoires (asthme) dont la prévalence a doublé en 20 ans. [Débat]

Deux mondes

Dans les pays industrialisés, les émissions des principaux polluants ont fortement diminué sous le double effet d’une désindustrialisation et d’une réglementation plus stricte. (4) Depuis les années 1980, les rejets de dioxyde de soufre (SO2) ont baissé de 85%. Depuis les années 1990, les émissions de plomb ont chuté de plus de 96%, grâce à l’introduction d’essence sans plomb.

Dans les pays émergents, la situation évolue plutôt dans un sens opposé. La Chine est ainsi devenue le premier pollueur mondial, en grande partie à cause de ses centrales électriques alimentées au charbon.

Pollution intérieure : 1,6 million de morts par an

On associe souvent la pollution de l’air avec de lourds nuages au-dessus des villes. Mais aujourd’hui, c’est la pollution de l’air à l’intérieur des bâtiments qui est responsable de la majorité des décès. Elle tue 1,6 million de personnes chaque année dans le monde -soit 5 fois plus que la pollution extérieure. (5) Un fait dont on n’a pris conscience que récemment.

La principale source de cette pollution provient de la cuisson des aliments. En effet, dans les pays en développement, les combustibles (bois ou feuilles, charbon, bouses de vache...), utilisés pour la cuisson dans des foyers sans cheminée, émettent des particules, du monoxyde de carbone, du nitrogène, du dioxyde de soufre, etc. (6) Ils favorisent les infections respiratoires et pulmonaires, les maladies des yeux, les cancers du poumon et de nombreux autres troubles. (7)

Dans l’Union européenne, la pollution de l’air intérieure s’est amplifiée ces dernières années en raison de l'utilisation croissante de matériaux synthétiques et de produits chimiques à usage domestique. Les composés organiques volatils (COV), dont la toxicité peut être très importante, sont présents dans les vernis, colles, pesticides, bois agglomérés et contreplaqués ou produits ménagers. L’air confiné du réseau du métro n’est pas non plus épargné : un rapport publié par la Régie autonome des transports parisiens (RATP), en juin 2007, révèle en effet la présence de particules fines dans des concentrations plus de dix fois supérieures aux normes européennes (8) [Débat].

Les premières règlementations

Le 4 décembre 1952, un anticyclone s'installe près de Londres et bloque l’air au-dessus de la ville. Un brouillard épais commence à se former. Le « Grand Smog de Londres », composé de particules de fumées (« smoke ») issues des cheminées industrielles mélangées au brouillard (« fog ») dure cinq jours et cause près de 4000 décès, en raison notamment de niveaux de dioxyde de soufre élevés. (9) En réponse à cet évènement, le gouvernement britannique adopte en 1956 une première loi antipollution, le Clean Air Act. Quinze ans plus tard, en 1970, les Etats-Unis adoptent à leur tour un Clean air act, une loi fédérale qui présente, pour l'époque, de grosses avancées en matière de réduction de la pollution de l’air - elle sera fortement assouplie sous l'administration de George W. Bush. En France, la Loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'Energie (LAURE) ne date que de décembre 1996.

Pluies acides

Les pluies acides ont commencé à éveiller l’attention du public dans les années 70. Elles correspondent à des précipitations polluées, principalement par le dioxyde de soufre et les oxydes d’azotes. Ces gaz sont produits par l’industrie et les transports ; ils peuvent circuler avec les vents et menacer les zones naturelles même éloignées. Leur forte acidité, qui peut atteindre celle du vinaigre, menace les sols et a été accusée du dépérissement des forêts d’Europe de l’Est ou du Canada. Elle est également associée à une acidification des lacs du nord de l’Europe, ce qui menace la biodiversité qui les habite.

Là encore, il a fallu une crise importante pour qu’une réponse apparaisse : La Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance est signée en 1979 et étendue plusieurs fois. Aux USA, un marché de droits d’émissions des gaz soufrés est mis en place ; il préfigure celui créé récemment pour les gaz à effets de serre. Mais si les problèmes des pluies acides s’amoindrissent en Occident, ils sont désormais plus importants en Asie, et en particulier en Chine. (10)

Références
(1) Communiqué ONU

(2) PNSE

(3) ADEME

(4) Annual European Community LRTAP Convention emission inventory

(5) OMS Air intérieur

(6) OMS : Energie domestique et santé

(7)OMS Air intérieur et santé

(8) RATP

(9) London smog

(10) Convention LRTAP

(11) AFSSET

(12) Transports urbains

(13) IFP- marché automobile

source : http://www.goodplanet.info/

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16 juillet 2009

Plus d'1 million de tonnes !

1 152 533 m3

C’est le volume de déchets radioactifs en France.

Le 07/07/2009, par Karine Le Loët dans le magazine en ligne Terra-Eco :

http://www.terra-economica.info/spip.php?page=article&id_article=5116

1 152 533 m3 de déchets radioactifs sont répartis aux quatre coins du territoire français, selon le nouvel inventaire de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Soit près de 120 000 m3 de plus qu’en 2006, date de la dernière édition de ce décompte triennal.

68,8 % de ces déchets sont de faible ou moyenne activité. C’est le cas notamment des matériaux issus de l’exploitation et de la maintenance des installations nucléaires. Et 20,1% d’entre eux présentent même une très faible activité. Parmi eux, les déchets issus du démantèlement des installations nucléaires. Seuls 0,2% sont "à haute activité" soit provenant directement du recyclage des combustibles nucléaires. Un volume riquiqui pour une toxicité maousse. Ceux-là seraient responsables de 95% de la radioactivité totale des déchets.

Et la montagne des résidus radioactifs n’est pas prête de rapetisser. En 2030, prévoit encore l’Andra, le volume s’élèvera à 2 251 449 m3. Un défi pour le secteur qui doit stocker et sécuriser ces matériaux toxiques

De Plan en Plan...

Le Plan National Santé Environnement II est publié

Lu sur Actu-Environnement.com - 13/07/2009

Chargé de prendre le relais du Plan National Santé Environnement 1 pour la période 2009-2013, le PNSE 2 énonce 12 mesures phares qui caractérisent et hiérarchisent les actions à mener en matière d'impact environnemental sur la santé.
Détails.


Élaboré en collaboration avec l'ensemble des parties prenantes* et s'inscrivant dans la continuité du Plan National Santé Environnement PNSE I (2004-2008) prévu par la loi de santé publique du 9 août 2004, le deuxième Plan National Santé Environnement (PNSE II), publié officiellement le 9 juillet dernier par le ministère chargé de la santé, décline les engagements du Grenelle de l'environnement en matière de santé environnement. Présenté, lors du premier Conseil des ministres du gouvernement remanié, par la ministre de la santé et des sports, Roselyne Bachelot-Narquin et la secrétaire d'État chargée de l'écologie, Chantal Jouanno, le 24 juin dernier, il définit un ensemble d'actions, tant au niveau national que local. Il a pour ambition de donner une vue globale des principaux enjeux et de caractériser et de hiérarchiser les actions à mener pour la période 2009-2013, explique le ministère chargé de la santé.

Articulé autour de deux axes prioritaires - réduire les expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé et les inégalités environnementales - ce plan mobilisera 490 millions d'euros sur 5 ans (380 millions d'euros pour la mise en œuvre et 110 millions consacrés à la recherche dans ce domaine) et comprend 63 mesures dont 12 ''phares''. Elles sont pour la majorité issue du rapport remis au gouvernement le 16 avril dernier par le professeur Marc Gentilini, président honoraire de l'Académie de Médecine.

Réduire les émissions polluantes dans l'air et dans l'eau

La première mesure vise la réduction de 30% des émissions dans l'air et dans l'eau de 6 substances toxiques d'ici 2013 : mercure, arsenic, hydrocarbures aromatiques polycyclique (HAP), benzène, perchloroéthylène et PCB/dioxines, mais également des concentrations en PM2,5 (particules de diamètre inférieur à 2,5 microns) d'ici 2015. Cette mesure fait l'objet d'un plan d'actions national, le « plan particules », qui trouvera sa déclinaison locale dans les schémas régionaux du Climat, de l'air et de l'énergie créés par le projet de loi Grenelle 2 portant engagement national pour l'environnement.
En 2010, les concentrations dans l'air en particules de diamètre moyen de 2,5 μm (PM 2,5) devront tendre vers une teneur de 15 μg/m3 (valeur cible), cette valeur devenant obligatoire en 2015, ce qui représente une réduction de 30 % par rapport au niveau actuel. Pour atteindre ces objectifs, le « plan particule » comprend notamment le renforcement des critères du label «Flamme Verte » pour le chauffage au bois domestique, un durcissement des normes d'émissions pour les installations de combustion ées ICPE, la généralisation des filtres à particules sur les parcs de véhicules captifs et la mise en place de l'éco-redevance kilométrique pour les poids lourds en prenant en compte les émissions de particules.

Le PNSE 2 renforce également les actions visant à limiter les expositions à l'intérieur des bâtiments avec la mise en place d'un étiquetage sanitaire des produits de construction, de décoration ainsi que des produits les plus émetteurs de substances dans l'air intérieur des bâtiments et l'obligation d'utiliser les produits et matériaux les moins émissifs dans les écoles et crèches.

Contrôler et abaisser l'exposition aux substances préoccupantes

Concernant le milieu professionnel, le plan cible les substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) dans la continuité du PNSE1 et expérimentera dans 4 régions un dispositif de traçabilité des expositions professionnelles.

Outre la population générale, le second Plan National Santé Environnement prévoit des mesures spécifiques aux personnes fragiles que sont les enfants, les femmes enceintes ou les personnes vulnérables, du fait de leur état de santé. Le contrôle des substances, préparations et articles mis sur le marché en France, notamment sur les produits destinés aux enfants, sera renforcé. La réduction de l'exposition aux substances préoccupantes dans l'habitat et les bâtiments accueillant des enfants, est élevée au rang de priorité. Pour ce faire, une expérimentation de surveillance de la qualité de l'air dans 300 crèches et écoles, sera lancée dès la rentrée 2009 et un programme d'identification et de traitement des crèches et les écoles construites sur des sols pollués sera également engagé, en accord avec les collectivités locales concernées.

En matière d'eau, le plan vise la protection des aires d'alimentation des 500 captages d'eau les plus menacés et la réduction des risques liés aux rejets de médicaments dans l'environnement. Un comité de suivi et de pilotage de ce plan sur ce sujet devrait être mis en place dès le mois de Juillet de manière à élaborer un plan d'action national.

Un programme de biosurveillance sanitaire de la population (engagement 139 du Grenelle) sera mis en place en 2010.

Assainir le cadre de vie

Parmi les autres mesures figurent la poursuite du programme de lutte contre l'habitat indigne, avec un objectif de 20.000 logements traités par an, la promotion des modes de transport doux et la gestion des « points noirs environnementaux », qui sont des zones susceptibles de présenter une surexposition à des substances toxiques, en particulier en mettant en place des actions d'identification de ces zones.

Enfin, la dernière action vise à informer la population des risques. Le plan confirme en ce sens le développement de la profession de conseillers Habitat-Santé. Ces conseillers pourront aller à domicile proposer des mesures ciblées d'amélioration de l'environnement pour des personnes souffrant de différentes pathologies, notamment l'asthme ou des allergies.

Afin de suivre ces actions, un comité de pilotage national dénommé Groupe Santé Environnement (GSE) réunira les cinq collèges du Grenelle** auxquelles s'adjoindraient des personnalités qualifiées et professionnels du système de santé, des organismes d'assurance maladie et des représentants de consommateurs, de malades et de victimes, précise le document. Au-delà du suivi, ce comité pourra constituer un espace de concertation sur les risques émergents (nanotechnologies, ondes électromagnétiques, perturbateurs endocriniens... ), proposer une nouvelle liste de substances dont les rejets dans l'environnement doivent être réduits en priorité.

Le plan sera par ailleurs décliné au niveau régional dans des plans régionaux santé environnement (PRSE 2). La cohérence entre le niveau régional et national sera assurée par un groupe de correspondants régionaux des PRSE qui se réunira régulièrement au niveau national, souligne le plan.

C.SEGHIER

*Associations de protection de l'environnement, associations de malades et de victimes, partenaires sociaux ; de nombreux ministères (écologie, santé, travail, agriculture, économie) et de nombreuses agences et équipes de recherche.

**Etat, Collectivités territoriales, Associations dont des représentants d'associations agrées au titre du code de la santé et du code de l'environnement, Organisations syndicales et représentants des employeurs.

Il était temps ! Le précédent plan n'ayant pas donné grand chose, celui-ci sera-t-il plus efficace ? On peut en douter quand on constate que la France ne met pas en application les réductions de pesticides auxquelles elle s'était engagée... voir l'article d'Actu-Environnement ci-dessous :

Résidus de pesticides dans les aliments : la France fait figure de mauvais élève

Actu-Environnement.com - 15/07/2009

D'après une étude officielle sur les résidus de pesticides dans les aliments dans l'UE, 4% des échantillons analysés en 2007 dépassent les limites maximales de résidus. Affichant près du double, la France est une nouvelle fois le mauvais élève.           

Selon un rapport publié pour la première fois par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) le 9 juillet dernier, sur les 27 États membres de l'UE et deux États de l'AELE (Norvège et Islande) qui ont signé l'accord sur l'Espace économique européen, 45 % des céréales, fruits et légumes analysés en 2007 contenaient des produits phytosanitaires.

L'analyse des 74.305 échantillons issus de près de 350 types d'aliments différents a permis de détecter 374 pesticides différents, dont 72 dans les seules céréales. 25 % des échantillons contenaient en outre plusieurs molécules.

L'utilisation de produits phytopharmaceutiques pour protéger les végétaux contre les effets des organismes nuisibles peut notamment engendrer la présence de résidus dans les produits traités, chez les animaux nourris avec ces produits et dans le miel produit par les abeilles exposées. Afin de protéger la santé des consommateurs, les Etats membres de l'Union européenne (UE) ont défini des Limites Maximales en Résidus (LMR) retrouvés sur ou dans les produits alimentaires.

D'après les résultats de l'unité en charge de l'examen des évaluations des risques liés aux pesticides (unité PRAPeR de l'EFSA) sur les 29 États, 96% des échantillons analysés étaient conformes aux LMR légales. En revanche, 4% ont dépassé ces LMR, contre 5% en 2006.

La France mauvaise élève de l'Europe

En France, en 2007, ce sont 7,6 % des échantillons qui dépassaient les LMR contre 6 % l'année précédente. Première consommatrice de pesticides en Europe et quatrième au niveau mondial après le Brésil, les Etats-Unis et le Japon, la France est le plus mauvais élève de l'Europe. Pour les céréales, l'EFSA indique que 8,16% des céréales analysées en France dépassaient ces LMR en 2007 (contre 1,37% pour l'UE) ! De même, si le pourcentage de fruits, légumes ou céréales contenant plusieurs résidus à la fois a légèrement diminué dans l'UE, en France le nombre d'échantillons contenant plusieurs résidus a fortement augmenté de 25,8% en 2006 à 32,75 % en 2007.

L'EFSA précise toutefois que la présence de pesticides dans l'alimentation - et même le dépassement d'une LMR - n'entraîne pas nécessairement de problème du point de vue de la sécurité des aliments. Cependant, pour le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures), ce rapport se caractérise par une certaine opacité : ainsi on ne sait pas exactement quel pourcentage des échantillons analysés dans le cadre des plans de surveillance contiennent des résidus de pesticides et combien n'en contiennent pas.

Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) souligne par ailleurs que la France conserve sa place de mauvaise élève par rapport à ses voisins européens et rappelle les données publiées en janvier dernier par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ce sont en 2007, 52,1% des fruits et légumes analysés en France qui contenaient des résidus de pesticides (45% en 2006) et 52,5% des céréales. Le même rapport de la DGCCRF montrait que la proportion des dépassements de LMR dus à des usages interdits de pesticides était passée de 19,8% en 2006 à près 39% en 2007 ! Il est plus urgent que jamais de mettre en oeuvre les décisions du Grenelle de l'environnement pour aboutir rapidement à une réduction de 50% de l'usage des pesticides..., a commenté François Veillerette, Président du MDRGF.
Rappelons qu'aux termes du plan Ecophyto 2018 décidé par l'ancien ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, le secteur agricole doit (enfin) réduire si possible de 50% dans les 10 ans l'utilisation de pesticides.

C.SEGHIER

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15 juillet 2009

YABon EDF

Le Réseau  "Sortir du nucléaire"  accuse Yann Arthus-Bertrand d'avoir occulté la question du nucléaire dans son film Home

                                                

 

Le photographe se dit écologiste... mais il soutient l'industrie nucléaire.

                                                


Communiqué de Sortir du nucléaire paru sur :

http://ecolopresse.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/17/le-reseau-sortir-du-nucleaire-accuse-yann-arthus-bertrand-d.html

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce à nouveau l'engagement pronucléaire de Yann Arthus-Bertrand, incompatible avec son image médiatique d'écologiste. Le photographe fait la promotion de l'atome de façon insidieuse avec des affirmations gratuites du genre "on ne peut pas faire autrement" ou "on ne peut pas s'en passer", sans jamais en apporter la moindre preuve.

Dans son film "Home", qui dénonce les dégâts occasionnés par les êtres humains sur la nature, Yann Arthus-Bertrand a tout simplement occulté la question du nucléaire. En effet, s'il en avait parlé, il aurait été obligé de mettre en exergue les fuites d'uranium, les déchets radioactifs, les installations nucléaires à démanteler, etc.

Aussi, de toute évidence pour protéger les intérêts de l'industrie nucléaire, le photographe a tout simplement occulté le nucléaire dans son film Home, et tente de se justifier ainsi : "Dans le film, je n'ai pas réussi à parler du nucléaire, je voulais le faire, mais c’était très très compliqué." (*) Or, les questions du réchauffement climatique, des pollutions, des différentes énergies sont tout aussi complexes ou "compliquées".

A contrario, pour quelqu'un qui prétend vouloir "sauver la planète", le problème est d'une grande simplicité : le nucléaire est une des énergies les plus polluantes, et la plus dangereuse : elle doit donc disparaitre. Il est légitime de penser que c'est le fait d'être sponsorisé de longue date par EDF qui empêche Yann Arthus-Bertrand de se positionner correctement sur ce sujet.

D'ailleurs, le photographe avoue "Je pense qu’il y aura des accidents nucléaires" mais ajoute "je ne vois pas comment on va remplacer toutes les centrales qui fonctionnent en France." Yann Arthus-Bertrand voit donc comment réduire la part du trio pétrole-gaz-charbon, qui couvre 85% de la consommation mondiale d'énergie, mais il ne voit pas comment se passer du nucléaire qui n'en couvre pourtant que 2%.

Un stage au Réseau "Sortir du nucléaire" fera le plus grand bien au photographe, mais il est vrai qu'il préfère fréquenter EDF, Total et autres compagnies...




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