La Lettre Ecol'Eau

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30 juin 2009

Sur l'Ile d'Oléron, un restau sympa !

Soirée Maha Prana pour ceux qui veulent voir la mer et en profiter pour passer un bon moment en s'instruisant :
Jocelyn et Bruno viennent nous parler de l'association
Kokopelli pour la liberation de la semence et de l'humus
et de leur combat :
Prix de la soirée avec le repas convivial 28 Euros
Au restaurant Maha Prana
Sur réservation au 05 46 75 38 37
20 route du large, Vertbois 17550 Dolus d'Oléron
Mercredi 8 Juillet à 19h30

Bonjour,

et oui Jocelyn et Bruno sont de retour afin de vous informer sur l' indispensable "travail" mené par l'association Kokopelli, nous aurons également ce soir là Patrice maraicher bio dans le centre de la France; il nous éclairera sur le combat des faucheurs volontaires...

Encore une soirée fertile pour le terrain de nos consciences.

A bientot... Valérie G. pour Maha Prana :

mahapranaoleron@yahoo.fr 

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29 juin 2009

Pack "connerie", suite...

Allemagne :   vive polémique sur la séquestration carbone  

     Berlin prévoit l'adoption d'une loi pour la réglementation du captage et du stockage du CO2 avant fin septembre, c'est-à-dire avant la fin de l'actuelle législature. Or, cette loi donne lieu à un affrontement entre partisans et opposants à ce procédé, qui rappelle les beaux jours de la campagne anti-nucléaire.

     Ce ne sont pas des noms d'oiseaux, mais presque. « Provincial ! » s'écrie Volker Hauff, qui préside le Conseil au développement durable. L'ancien Ministre à la recherche et au développement qui conseille la chancelière Angela Merkel dans les questions de développement durable, entend montrer son profond désaccord envers les scientifiques qui, études à l'appui, demandent l'arrêt immédiat du projet de loi sur la capture et la séquestration carbone (CCS – Carbon Capture Storage).« La République fédérale allemande n'est pas une cour de récréation pour RWE et Vattenfall (entreprises énergétiques) », s'insurge de son coté Hermann Scheer, le charismatique président d'Eurosolar et député social-démocrate au Bundestag.

     De quoi s'agit-il ? Le gouvernement fédéral a voté le 1er avril 2009 une proposition de loi pour la réglementation de la séparation, du transport et du stockage à long terme du CO2. Or, le Comité scientifique pour les questions environnementales (SRU) considère que ce texte ne doit pas être adopté dans la hâte, au vu de ses impacts sociaux et environnementaux. Il   plaide pour une autorisation ciblée des expérimentations du CCS à travers une loi de recherche. Par ailleurs, le SRU déplore que l'Etat assure non seulement le financement de la recherche sur le CCS, mais endosse également la responsabilité des risques et des dommages que les puits de CO2 pourraient entraîner sur la population et l'environnement. De fait, la loi prévoit un transfert de responsabilité des opérateurs vers l'Etat 30 ans après la mise à l'arrêt définitif d'un réservoir, comme c'est d'ailleurs le cas dans d'autres pays.

    Il n'en fallait pas tant aux organisations environnementales pour se mettre sur le pied de guerre. Même si le Ministre de l'environnement, Sigmar Gabriel, s'est précipité pour déclarer que la loi ne saurait être assimilée en aucune façon à un « chèque en blanc » pour l'industrie de l'énergie. Ce que contestent les ONG. « Le parti pris inconditionnel du Ministère de l'économie pour les intérêts de l'industrie de l'énergie a miné tout dialogue raisonnable entre les différents partis », déplore   Karsten Smid de Greenpeace.

« Kohlekraft ?   Nein danke ! »

     La connivence entre le monde politique et l'industrie de l'énergie a toujours figuré sur l'agenda des organisations environnementales (voir article lié). Interrogée sur ses positions, RWE renvoie au Centre d'information sur les centrales à   charbon respectueuses du climat (Informationszentrum klimafreundliches Kohlekraftwerk – IZ Klima). Au centre, on cite une étude publiée par l'agence de conseil Prognos, selon laquelle l'application de la nouvelle technologie permettrait de faire baisser les prix à l'énergie – notoirement élevés en Allemagne – et d'assurer la sécurité énergétique du pays. Des positions   reprises par Volker Hauff.

     Mais ces arguments sont bien sûr remis en cause par les ONG qui font le lien entre « déchets carbone » et déchets radioactifs. Quid de la sécurité pour l'environnement et la population en cas de fuite de CO2 ? Qui porte la responsabilité des puits de carbone ? De fait, l'opinion publique allemande demeure largement réticente dès lors que le sujet « centrale à   charbon », avec ou sans technologie CCS, est abordé. Déjà, plusieurs communes sont parvenues – légalement – à arrêter la construction de nouvelles centrales à charbon dans leurs localités.

     La polémique bat   ainsi son plein en Allemagne. L'industrie de l'énergie, soucieuse de polir son image tout en plaidant la cause du « charbon propre », mène des campagnes publicitaires qui ne disent pas leur nom. L'organisation Lobbycontrol, qui a fait de la transparence politique et industrielle son cheval de bataille, dévoile ainsi qui se cache derrière le centre   d'information IZ-Klima : « Le nom même de centre d'information induit en erreur. Il ne s'agit pas d'un   centre d'information ouvert au public, les bureaux ne sont pas accessibles. Au lieu de cela, cette organisation alimente un site internet, organise des rencontres et publie brochures, études et prospectus sur le bien fondé du CCS ». Cerise sur le gâteau, IZ Klima est soutenu   financièrement par les quatre oligopoles énergétiques qui se partagent le marché allemand – EnBW, E.On, RWE Power et Vattenfall Europe. 

     Les opposants ne sont pas en reste. Eurosolar vient ainsi de publier une carte montrant les tracés des futurs pipelines amenés à transporter du CO2 (des pipelines qui passeraient parfois en pleine zone urbaine). Et ce, dans le but clairement   annoncé de pouvoir organiser suffisamment longtemps à l'avance des mouvements de protestations dans les zones concernées. Un mouvement à suivre.                   

     Claire Stam à Francfort (Allemagne)
     Mis en ligne le : 18/06/2009
    © 2009 Novethic - Tous droits réservés

     Décidément, l'adoption la semaine dernière par le Parlement Européen du fameux "paquet Climat-Energie" va nous valoir de "beaux" jours pour empêcher le stockage du CO2 sous notre jardin ! Tous ceux qui seront convaincus d'être des "pollueurs" vont se mettre à nous stocker le bel oxyde dans tous les coins pour pouvoir continuer à en produire !! Ubu est roi (et tout ça alors que les scientifiques nous prédisent un refroidissement du climat pour les 20 ans qui viennent !! : une source parmi d'autres : http://www.france24.com/fr/20080430-rechauffement-climatique-ocean-temperature-revue-nature&navi=SCIENCES)

Patrick

 

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28 juin 2009

Stockage et capture de CO2 : une fausse bonne idée ?

Stockage et capture de CO2 : une fausse bonne idée ?
Un article d'Univers-Nature du
 08-06-2009

    

Soutenu par le groupe Total, le projet de captage et de stockage d'une partie du CO2 issue de la centrale thermique située à proximité du gisement de gaz de Lacq dans les Pyrénées, vient de recevoir l'aval du gouvernement au grand dam des associations de protection de l'environnement. Pour celles-ci, en effet, cette technique présente de nombreuses contre-indications, potentiellement préjudiciables à l'environnement, qui réfutent son bien-fondé.

     Comptant parmi les principales récriminations, le caractère énergivore du captage et stockage de CO2 (CSC) est particulièrement dénoncé. En effet, les opérations de capture, de transport et d'injection souterraine de CO2 nécessitent un apport énergétique important. De plus, outre l'augmentation du coût de l'électricité que cela implique, la CSC est une technologie incertaine dont les industriels, eux-mêmes, admettent qu'elle ne sera pas opérationnelle avant 2030. Et, quand bien même deviendrait-elle fiable, elle n'apporte aucunement de solution viable à grande échelle. De fait, selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), il faudrait créer plus de 6 000 installations de CSC, dotée chacune d'une capacité d'enfouissement d'un million de tonnes de CO2 (120 000 tonnes de C02 pendant deux ans pour le projet précité), pour être en mesure de stocker seulement 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

     Pour pragmatiques que soient les précédents arguments, c'est le concept même qui se révèle pour le moins imparfait. Destinée à « mettre sous le tapis » des résidus jugés indésirables, la technique de la CSC ne résout en rien le problème premier, à avoir l'émission de CO2 à la source. Il serait même présomptueux de parler de solution de moindre mal alors même que, dans le cas qui nous occupe, aucune étude indépendante n'a été financée par Total concernant les risques environnementaux liés à l'enfouissement du CO2. En l'absence de celle-ci, les associations environnementales entendent saisir la justice pour s'opposer à ce projet.

Cécile Cassier

     En avant pour le pack "connerie", alors que le CO2 serait bien mieux dans l'atmosphère pour faire pousser les plantes et nourrir l'humanité ! Mais Total n'est sans doute pas si bête, et il doivent avoir une idée derrière la tête, car le CO2 stocké peut, le jour venu, qui sait, se révéler une vraie richesse !!
Et en attendant, c'est nous qui allons payer la note !!!

Patrick

 

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24 juin 2009

L'eau du robinet n'est pas toujours inoffensive (mais les eaux en bouteille non plus !)

L'eau du robinet déconseillée aux victimes du cancer
Un article d'Univers-Nature, revue en ligne, du 23-06-2009.

    

Au regard des normes, globalement le niveau de qualité de l'eau du robinet en France est satisfaisant. Néanmoins, du fait de l'activité agricole, selon les régions et les périodes de l'année, le niveau de contaminants (nitrates et pesticides pour l'essentiel) peut se trouver ponctuellement très au-dessus des seuils réglementaires et induire le consommateur en erreur quant à l'eau qu'il boit. Si pour la majorité des personnes, ce constat est anodin d'un point de vue sanitaire, pour celles atteintes par un cancer, ou qui l'ont été, la qualité de l'eau se doit d'être irréprochable au nom du principe de précaution, de nombreuses études attestant des liens entre cancer et polluants de l'eau.

     Aujourd'hui, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère que les apports en pesticides liés à la consommation d'eau représentent 10 % de la quantité totale ingérée. En conséquence, il paraît logique d'inviter les personnes sensibles à faire attention à la contamination de l'eau qu'elles consomment. C'est ainsi qu'en cas de doute, le WWF et 19 personnalités scientifiques, dont les Pr David Servan-Schreiber et Luc Montagnier, lancent aujourd'hui un appel pour recommander aux individus précités de s'équiper d'un filtre de qualité ou de boire de l'eau en bouteille (malgré son lourd impact environnemental, N.D.L.R.). Un conseil qui semble d'autant plus pertinent que la présence de plusieurs pesticides et résidus de médicaments n'est pas systématiquement évaluée dans l'eau distribuée au robinet. Or, la concentration en substances médicamenteuses dans les eaux des rivières et les nappes phréatiques ne cessent d'augmenter ; les stations d'épuration étant impuissantes à les éliminer toutes, à l'instar des traitements de potabilisation de l'eau...

Face à ce constat, un petit point sur les eaux embouteillées et les filtres à eau n'est pas forcément inutile.
Les eaux minérales et de source ne sont pas systématiquement exemptes de nitrates et de pesticides. Si la teneur de ces derniers est très faible en comparaison des niveaux qui peuvent être atteints dans l'eau du robinet, pour les nitrates la situation est nettement moins bonne. L'idéal, pour les personnes qui se doivent de prendre des précautions, est de ne pas dépasser les 10 mg/litre recommandé pour les nourrissons. D'autre part, la forte teneur en minéraux de certaines eaux minérales les rend impropres à une consommation régulière, à l'inverse des eaux de sources.
Concernant les filtres à eaux, ceux-ci ont fait une percée significative et méritée dans les foyers. Au-delà d'une neutralisation du goût de l'eau du robinet qu'ils sont amenés à traiter, ces systèmes agissent sur différents contaminants. Les plus simples, les carafes, grâce à leur filtre à charbon actif en poudre, éliminent le chlore, les dérivés chlorés et certains pesticides non solubles dans l'eau comme le lindane et l'atrazine, sans oublier certains résidus médicamenteux. D'autres carafes éliminent également les nitrates si elles possèdent une résine échangeuse d'ions. Quant aux filtres avec un mécanisme d'osmose inverse, qui s'installent sous l'évier ou sur le plan de travail, ils filtrent en moyenne 97 % des nitrates, 98 % des pesticides, 99 % du plomb ainsi que, pour les modèles les plus performants, la plupart des résidus de médicaments. Néanmoins, si les filtres s'avèrent être les plus performants, il est impératif de respecter les périodes de remplacement des cartouches filtrantes, pour éviter tout risque de relargage des contaminants contenus dans la cartouche.

Pascal Farcy

Conclusion : en l'état actuel des choses, il vaut mieux installer un filtre à osmose inverse sous son évier, ou utiliser une carafe à cartouche, comme moi ! Etant entendu que la priorité doit être donnée à la diminution des pollutions à la source, en particulier par l'utilisation généralisée (pour quand ?) des Toilettes Sèches et par la limitation des pesticides et des engrais dans les sols, au moins aux alentours des captages !!

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23 juin 2009

185 milliards d’euros que le gouvernement se propose d’investir dans la guerre et la prolifération de nouvelles armes !

La loi de programmation militaire 2009-2014 sera soumise au vote des parlementaires à partir du 15 juin.

Voici une lettre que vous pouvez copier et envoyer à votre député ! La loi est passée le 15 en 1ère lecture mais doit repasser devant les députés. Sans illusion, mais quand même, il faut tenter !

Prénom Nom                                                                A              le

Adresse

                                                     Monsieur François Hollande

 

                                 (changez le nom si vous n'habitez pas en Corrèze !)

 

Monsieur le Député,

     La loi de programmation militaire 2009-2014 sera soumise au vote des parlementaires à partir du 15 juin.

     Cette loi qui est de fait déjà en application dans le budget 2009, avant même d'avoir été votée, programme les dépenses militaires pour les cinq prochaines années : nouvelles bombes atomiques, sous-marins et avions d'attaque, nouveaux moyens de projection pour les " opérations extérieures " comme la guerre d'Afghanistan, privatisations des industries d'Etat pour favoriser le commerce des armes ... Au total, c'est plus de 185 milliards d'euros que le gouvernement se propose d'investir dans la guerre et la prolifération de nouvelles armes !

      Cette loi prévoit, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois votée, autorisera la publication d'un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause "les intérêts de l'Etat". Dans ces intérêts seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages és "Seveso", qu'il s'agisse d'usines manipulant des substances dangereuses ou d'aires abritant des cuves de produits chimiques. Ce texte aurait comme conséquence d'aggraver les peines encourues par les faucheurs d'OGM.

      Ce n'est pas admissible !

      A l'heure où le gouvernement affirme que les caisses de l'Etat sont vides pour répondre aux difficultés de la grande majorité de la population, il trouve de l'argent pour financer une véritable économie de guerre.

      La course aux armements, l'accumulation des armes, notamment nucléaires, loin d'apporter la paix et la sécurité rendent le monde plus dangereux et plus invivable. Elles détournent des moyens gigantesques.

      Une véritable sécurité durable se construira sur la satisfaction des besoins vitaux. Pour cela il faut consacrer ces moyens à l'éducation, la santé, l'emploi, l'aide au développement, la culture, la protection de l'environnement... C'est une nouvelle politique de sécurité qu'il faut mettre en œuvre autour de l'ONU, pour activer les traités de désarmement, la résolution et la prévention des conflits dans le respect du droit international et généraliser la décroissance des budgets militaires !

     C'est pour toutes ces raisons, Monsieur le Député, que je vous demande de voter NON à la loi de programmation militaire 2009-2014.

     Soyez assuré, Monsieur le Député, de mes sentiments les meilleurs.

(signer)

 

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17 juin 2009

Pesticides : accusés de tous les maux !

(Encore un) lien établi entre pesticides et maladie de Parkinson

Trouvé sur le site Six pieds sur Terre de Laure Noualhat

BLOG-pesticides Arroser abondamment ses champs de pesticides peut refiler la tremblote. C’est, en substance, ce qu’il faut retenir d’une étude publiée par des chercheurs de l’unité «Neuroépidémiologie» de l’Inserm et de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC). Elle met en relation l’exposition aux pesticides avec la prévalence de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. Le résultat est net: le risque de contracter la maladie double avec l’exposition aux produits phytosanitaires. Il augmente aussi avec le nombre d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type organochloré.

Cette étude est l'une des dernières pierres à l'édifice scientifique qui planche sur les effets sanitaires des produits phyto. Déjà, en 2006, une étude menée à Harvard considérait que l'exposition aux pesticides augmentait le risque de Parkinson de 70%. Une compilation d'études se trouve ici. La maladie de Parkinson a même été reconnue «maladie professionnelle» par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourges pour un ancien ouvrier agricole.

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer. Toutefois, elle ne touche que 1,5% de la population. Si sa cause est inconnue, elle est très rarement héréditaire. «On admet que, dans la plupart des cas, elle trouve son origine dans une combinaison de facteurs de risque génétiques et environnementaux.», déclarent les chercheurs de l’Inserm dans un communiqué.

En collaboration avec la Mutualité sociale agricole (MSA), les chercheurs ont étudié un groupe de 224 patients atteints de la maladie, qu’ils ont comparé à un groupe de 557 personnes témoins, non malades, toutes affiliées à la MSA, donc travaillant dans le secteur, de même âge et sexe et habitant dans le même département.

Au cours d’entretiens détaillés, les chercheurs ont reconstitué l’exposition aux pesticides des participants durant leur vie professionnelle. Surface des exploitations, type de cultures et de produits employés, nombre d’années et fréquence annuelle d’exposition, ou encore méthode d’épandage, autant d’informations capitales pour avoir une idée de la dose reçue. «Les résultats montrent que les patients atteints de Parkinson avaient utilisé plus souvent des pesticides et durant un plus grand nombre d’années que les témoins ; les chercheurs ont alors estimé que les agriculteurs exposés aux pesticides avaient un risque presque deux fois plus élevé de développer la maladie de Parkinson que ceux qui n’en utilisaient pas.»

 

Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu’à 2,4 fois plus élevé que chez les témoins pour les insecticides de type organochloré. Cette famille regroupe, par exemple, le lindane et le DDT, largement utilisés en France entre les années 1950 et 1990. Caractéristiques de ces produits: leurs molécules ne se dégradent pas dans l’environnement. Si bien qu’on les retrouve des années après dans l’organisme. En 2004, l’ONG WWF avait prélevé quelques millilitres de sang auprès de 39 députés européens. Les scientifiques avaient ensuite analysé les échantillons pour y quantifier la présence de 101 produits chimiques répartis en cinq familles : les pesticides organo-chlorés, les polychlorobiphényles, les retardateurs de flammes au bromure, les phtalates et les composés perfluorés. Au final, pas moins de 76 des 101 substances recherchées avaient été identifiées ! En moyenne, 41 substances ont été détectées par individu, avec un record à 54. Intéressant, surtout quand le produit n’est plus utilisé… Treize d’entre elles ont été systématiquement identifiées dans les prélèvements sanguins, dont un pesticide (le HCB) et un métabolite du DDT.

Dans le communiqué, les chercheurs de l'Inserm prennent leurs précautions: «on ne peut pas, à partir de ces résultats, exclure l’implication d’autres types de pesticides moins fréquemment utilisés» écrivent-ils. Toutefois, «aucune famille de pesticides n’a pu être spécifiquement mise en cause et le rôle du niveau d’exposition n’a pas été étudié (relation dose-effet).» De même que dire des agriculteurs qui fument, boivent, multiplient les conduites à risque et se retrouvent avec Parkinson? Existe-t-il un lien?

Par ailleurs, le niveau d'exposition est important car nous sommes tous concernés à des doses plus ou moins faibles fixées par le législateur: les LMR, limites maximales en résidus. Quel est l’impact de la contamination résiduelle régulièrement analysée dans les fruits et légumes ? Quelles seraient les conséquences d’expositions à plus faibles doses ? Peut-il y avoir un risque pour le consommateur ? Si oui, qui est en train de le calculer, de le mesurer et de réglementer ? N’est-ce que l’un des je-ne-sais-combien-ième facteurs de risque en matière de santé environnementale avec lesquels il faut vivre sans rouspéter ?

Pour lire les résultats publiés dans Annals of Neurology, c’est ici.

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La Terre vue de la Terre

A écouter cette interview de Coline Serreau, on est impatient de voir ses nouveaux films ! :
http://www.terre.tv/?vid=1605#/fr/protection-de-lenvironnement/entretien/1605_coline-serreau-nous-presente-la-terre-vue-de-la-terre

Faisons de la terre, faisons de l'eau, faisons de l'air, faisons de la bonne nourriture si on a un bout de terrain sous les pieds, des beaux enfants si l'on peut, la paix partout et de la vraie science et arrêtons de trembler devant les épouvantails à moineaux ! Vue du ciel, la terre est belle mais vue du sol, on voit mieux les gens et c'est plus intéressant à vivre, ensemble !

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15 juin 2009

On est bien mieux chez les autres....

       

       
 

 

         

       

(Photo: FAO)

(Photo: FAO)

Le Soleil (Dakar) | 12 juin 2009

Avec la crise alimentaire mondiale que prévoient beaucoup d’organismes spécialisés, la « mode » qui, de plus en plus, fait tache d’huile, ce sont les accords de location ou de vente de terres arables entre sociétés et pays étrangers, d’une part, et des nations africaines, d’autre part. Proposés généralement par les pays riches du Golfe et d’Asie surpeuplés, mais qui n’ont pas suffisamment de terres arables, ces accords visent à produire sur des milliers d’hectares grâce à une grande mécanisation, des vivres ou des biocarburants dans des sortes de super haciendas. Malgré ses immenses terres agricoles, notre continent ne parvient pas encore à nourrir sa population qui explose.

C’est de cette incapacité qu’est née la tentation qui pousse aujourd’hui beaucoup de pays africains à ces accords desquels ils attendent sécurité alimentaire et/ou revenus financiers. Ainsi, récemment, la Rd Congo a annoncé la location de 10 millions d’hectares de terres agraires à des agriculteurs étrangers, le Malawi a accueilli des investisseurs chinois, le Kenya a été approché par le Qatar, alors que la décision de Madagascar d’accorder 1,3 million d’hectares de terres à la société sud-coréenne Daewoo Logistics a pesé lourd dans le conflit qui a abouti au renversement du président Ravalomanana. Mais, l’exemple-type reste le Soudan qui a conclu pour 3,5 milliards de dollars des accords avec l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, l’Inde et la Chine.

Cette ruée vers l’or vert en Afrique inquiète la plupart des paysans du continent, car ils ont peur d’être dépossédés de leurs terres pour aller grossir les bataillons des ouvriers agricoles. Ces exploitations agricoles étrangères sont d’abord destinées à alimenter les marchés des pays d’où elles sont originaires (en vivres ou en biocarburants). Cela ne signifie pas donc aucunement, comme le soutiennent certains dirigeants africains, une garantie de sécurité alimentaire, mais pose à coup sûr des litiges fonciers, des risques probables de dégradation de l’environnement et de bouleversement du lien traditionnel des autochtones avec la nature. Les meilleures terres sont souvent celles ciblées par les sociétés étrangères. Ainsi, les producteurs locaux se verront de plus en plus confinés dans les terres moins fertiles et, de ce fait, produiront moins pour le marché local.

Il est important que l’Afrique produise suffisamment de vivres pour nourrir sa population, car c’est une des conditions de son développement. Mais il l’est autant pour que les intérêts des producteurs et des pays africains soient protégés lors de la conclusion de tels accords qui doivent être du gagnant-gagnant, sinon ils apparaîtront comme une nouvelle forme de colonialisme. Ils peuvent avoir, il est vrai, un effet d’entraînement dans la modernisation de l’agriculture des pays concernés. On pense notamment à une plus grande sécurité alimentaire, à l’augmentation des réseaux d’irrigation et à la construction de pistes de production en milieu rural. Mais, étant donné le déficit démocratique qui existe sur le continent, cette cession de terres peut être dangereuse si elle n’est pas effectuée dans la transparence.

En effet, vu les pratiques mafieuses auxquelles se livrent certains dirigeants africains quand ils traitent avec l’étranger des intérêts de leur pays, il est à craindre que ces accords cachent un véritable bradage au profit de quelques privés qui en tirent comme d’habitude des dessous de table sans se soucier des conséquences qui en résulteront. Et si ces accords sont sous forme de bail emphytéotique (durée de 99 ans), il n’est pas exclu que sans le contrôle et le respect de certaines règles comme indiqué plus haut, des pays peuvent se retrouver à cause de dirigeants véreux, avec des enclaves étrangères sur lesquelles ils n’auront aucune maîtrise. Il n’est même pas exclu, surtout concernant la Rdc, qu’on s’y livre à une exploitation frauduleuse de minerais. Ce sera alors un nouveau partage de l’Afrique en plein 21e siècle.

Par Ibrahima MBODJ

après un autre du journal Le Monde :

Les terres agricoles, de plus en plus convoitées

LE MONDE | Sécurité alimentaire (1/5) | 14.04.09 | Article paru dans l'édition du 15.04.09

Cet article est le premier d'une série sur la ruée vers les terres arables, qui a amené Le Monde à enquêter au Mali, aux Maldives, en Arabie saoudite et au Kazakhstan.

Pas un jour sans que de nouveaux hectares ne soient cédés. Les petites annonces de terres agricoles à vendre passent maintenant dans la presse financière internationale. Et les clients ne manquent pas. "Fin 2008, constate Jean-Yves Carfantan, auteur du Choc alimentaire mondial, ce qui nous attend demain (Albin Michel, 2009), cinq pays se distinguaient par l'importance de leurs acquisitions de terres arables à l'étranger : la Chine, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, le Japon et l'Arabie saoudite. Ensemble, ils disposent aujourd'hui de plus de 7,6 millions d'hectares à cultiver hors territoire national, soit l'équivalent de 5,6 fois la surface agricole utile de la Belgique." Le phénomène d'accaparement des terres n'est certes pas nouveau, remontant aux premières colonisations. Mais, de l'avis de nombreux observateurs, économistes et ONG, il s'accélère.

La flambée des cours des matières agricoles de 2007 et 2008, à l'instar de ce qui s'était passé lors de celle des années 1970, a décidé beaucoup d'investisseurs privés à se tourner vers le foncier. La chute des prix ne les a pas fait fuir. Comme le note Grain - une ONG internationale qui cherche à promouvoir la biodiversité agricole -, dans un rapport publié en octobre 2008 et intitulé "Main basse sur les terres agricoles", "avec la débâcle financière actuelle, toutes sortes d'acteurs de la finance et de l'agroalimentaire - fonds de retraite, fonds spéculatifs, etc. - ont abandonné les marchés dérivés, et considèrent que les terres agricoles sont devenues un nouvel actif stratégique".

Ils ne sont pas les seuls. De nombreux Etats font la même analyse, pas pour trouver des sources de plus-values, mais pour des raisons de sécurité alimentaire. "Le but est clairement de parer aux conséquences d'une stagnation de leur production intérieure provoquée, entre autres, par une urbanisation galopante et la diminution des ressources en eau", explique M. Carfantan. Les terres arables se font de plus en plus rares au Proche-Orient, par exemple. Les monarchies pétrolières investissent donc depuis trois ans dans la création d'annexes extraterritoriales. Le Qatar dispose de terres en Indonésie ; Bahreïn aux Philippines ; le Koweït en Birmanie, etc.

"DÉLOCALISATION AGRICOLE"

Rien d'étonnant à ce que le gouvernement chinois ait, de son côté, fait de la politique d'acquisition de terres agricoles à l'étranger l'une de ses priorités : le pays représente 40 % de la population active agricole mondiale mais ne possède que 9 % des terres arables du globe, rappelle M. Carfantan. Quant au Japon et à la Corée du Sud, ils importent déjà 60 % de leur alimentation de l'étranger.

La prospection des responsables politiques des pays du Sud s'intensifie. Fin 2008, Mouammar Kadhafi, le chef de l'Etat libyen, est venu en Ukraine pour proposer d'échanger du pétrole et du gaz contre des terres fertiles (en location). L'affaire serait en passe d'être conclue. Jeudi 16 avril, c'est une délégation jordanienne qui se rendra au Soudan pour renforcer un peu plus sa présence agricole initiée depuis dix ans déjà. Mais le mouvement concerne aussi l'Europe. Selon l'hebdomadaire La France agricole, 15 % de la surface totale de la Roumanie, soit plus de 15 millions d'hectares, seraient entre les mains de propriétaires originaires d'autres pays européens.

Cette stratégie de "délocalisation agricole" n'est pas sans conséquences. Quid des populations locales directement menacées par cette marchandisation de la terre dont elles vivent ? La planète compte aujourd'hui 2,8 milliards de paysans (sur une population totale de 6,7 milliards d'habitants) et les trois quarts des gens qui ont faim habitent dans les campagnes. Les cadastres sont souvent inexistants. Comment se fait et se fera l'indemnisation de ceux qui exploitent et vivent de la terre s'ils n'ont pas de titres de propriété ?

"Les organisations de producteurs nous alertent de plus en plus sur la question de la concentration du foncier et sur les conflits entre les petits paysans et l'agrobusiness qui exploite pour exporter", explique Benjamin Peyrot des Gachons, de l'ONG Peuples solidaires qui a choisi d'organiser un Forum international sur l'accès à la terre (à Montreuil, les 18 et 19 avril) pour célébrer la Journée mondiale des luttes paysannes du 17 avril. Des agriculteurs d'Inde, d'Equateur, du Brésil, du Burkina Faso et des Philippines viendront témoigner.

L'ONG milite pour le développement du droit d'usage - les terres restant à l'Etat -, et non pour celui du droit de propriété, qui a la faveur de la Banque mondiale. Si l'attribution de titres de propriété peut permettre de faire coexister agriculture familiale et présence d'investisseurs étrangers, Peuples solidaires "estime que les paysans n'auront pas les moyens d'acquérir des terres". Et même si on leur en attribue, "ils seront vite contraints à vendre en cas de difficultés". Selon l'ONG, le droit de propriété privilégierait donc les gros exploitants, étrangers ou non.

Autre difficulté provoquée par cette course aux terres arables : la cohabitation entre pays investisseurs et la population locale. "Regardez ce qui s'est passé à Madagascar après l'annonce de la location de 1,3 million d'hectares au groupe sud-coréen Daewoo, reprend M. Carfantan. Ce fut l'explosion. Je crois que les tensions seront inévitables où que ce soit, faisant des enclaves agricoles étrangères de véritables forteresses assiégées." A moins, analyse-t-il, que partage des récoltes et transfert de technologies soient organisés, afin de tabler sur le long terme.

Prochain volet : le Mali.

Marie-Béatrice Baudet et Laetitia Clavreul

A lire sur : http://farmlandgrab.org


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09 juin 2009

L'énergie libre enfin découverte ?

Claude Poher a-t-il découvert la clé de l'énergie libre ?

A l'heure où beaucoup de gens ne jurent plus que par un certain Nicolas, vous savez, ce type dont le père était plus ou moins austro-hongrois et dont l'oeuvre considérée comme géniale est de plus en plus citée et admirée sur la blogosphère -vous l'avez reconnu, je veux parler bien sûr du grand Nicolas Tesla !- un scientifique français déclare être en mesure de relever le gant de l'énergie "libre" :
Claude Poher est un scientifique qui a travaillé pour l'aventure spatiale. Il s'est aussi intéressé aux OVNIS et a créé le GEPAN. Aujourd'hui à la retraite, il a développé une théorie pour utiliser l'énergie quantique dans la propulsion, la théorie des Universons et a fait des expériences qui semblent confirmer sa théorie. Il a déposé des brevets et s'apprête à publier ses découvertes. Il a mis en place des sites internet pour décrire sa théorie et proposer des applications pour se passer des énergies fossiles et d'autres dans le domaine de la santé : si vous être forts en physique, ça devrait déjà vous intéresser !
Il cherche des industriels pour passer à la phase développement : Il m'a déclaré : "Plus nous serons nombreux à faire connaître l'existence de cette source inépuisable d'énergie et plus rapidement les industriels en prendront connaissance, car il n'y a que les industriels qui donneront vie aux nombreuses applications. De mon côté je m'efforce de faire des publications scientifiques."

Si vous êtes industriel, ça peut donc vous intéresser aussi ! Etre la premier à utiliser l'énergie des quantas !! Avant qu'une divulgation (disclosure) ufologique américaine ne la réservent aux entreprises US...(cf. le site ovnis-usa)

Ca vous met l'eau à la bouche, non ? Pour en savoir plus, allez voir son site : : http://www.universons.org 

Il le présente ainsi : "Ce site rappelle l'observation de phénomènes naturels jusqu'alors inexpliqués, phénomènes qui ont été observés par les astronomes (par exemple la vitesse orbitale constante des étoiles dans les galaxies et la vitesse orbitale étonnante des galaxies dans les amas de galaxies). Le site rappelle aussi d'autres phénomènes naturels, tout aussi inexpliqués, qui ont été observés dans le système solaire par les ingénieurs de la recherche spatiale (anomalies de trajectoires de sondes lointaines comme celle de Pioneer 10 par exemple). Enfin il rappelle également l'existence de phénomènes aérospatiaux non identifiés, observés dans l'atmosphère terrestre et parfois au sol, par un très grand nombre d'observateurs de la population générale de tous les pays, phénomènes dont le comportement dynamique est inexpliqué.
 

L'auteur du site (Claude POHER) propose une théorie explicative unique de l'ensemble de ces phénomènes : la théorie des Universons.

Cette théorie est fondée sur l'hypothèse de l'existence, partout dans l'Univers, d'un puissant flux isotrope de porteurs quantiques de moment cinétique : les Universons. Ces quanta intéragiraient de manière quantique, en permanence, mais chacun de manière très temporaire, avec les particules élémentaires de la matière ordinaire.

Les diverses prédictions théoriques de ce modèle quantique de la gravitation permettent en effet d'expliquer la totalité des phénomènes rappelés précédemment.

Sur le fondement de ce modèle théorique, l'auteur a ensuite inventé et déposé une demande de brevet d'invention, pour divers types "d'émetteurs artificiels de flux anisotrope d'Universons". C'est-à-dire des émetteurs de champ gravitationnel artificiel.

Une expérimentation approfondie en laboratoire a ensuite été entreprise par l'auteur à l'aide de tels émetteurs. Il s'est alors avéré que les résultats expérimentaux observés à l'occasion de ces essais ont corroboré la totalité des prédictions théoriques de la théorie des Universons.

Un grand nombre d'applications potentielles de cette invention ont été recensées."

Un nouveau grand pas de l'Humanité est-il prêt à franchir le mur de la force gravitationnelle ?


Autre info de dernière minute :
Bonne nouvelle : Paul Pantone a été relaché ! :
http://pesn.com/2009/06/9501546_Paul-Pantone_of_Geet_released/

04 juin 2009

Amaranthe, ortie, bourse à pasteur, autant de protéines faciles à cultiver !

REVALORISER LES PROTEINES VERTES

On entend souvent dire que les protéines animales sont supérieures aux protéines végétales. Pour certains, il s'agit d'un dogme... que d'autres remettent en question. Tâchons de voir ce qu'il en est réellement, à la lumière de découvertes récentes concernant les parties vertes, vivantes, des plantes.

Par François Couplan

Lorsqu'on parle des protéines que contient un aliment, on en considère tout d'abord la teneur, c'est à dire la quantité par rapport à un poids donné de l'aliment, en général cent grammes. Non moins importante est la valeur de ces protéines. Car nous n'utilisons pas de la même façon toutes les protéines. Ces substances célèbres sont formées en particulier de plusieurs acides aminés, molécules azotées qui sont, en quelque sorte, les « blocs de construction » de notre organisme. Si celui-ci peut en synthétiser un certain nombre en décomposant les protéines que lui apportent nos aliments, il en existe huit qu'il ne peut fabriquer et qui doivent donc lui être fournis tels quels par notre nourriture. On aurait pourtant mis en évidence que la flore intestinale de certaines peuplades, dites primitives, de Nouvelle-Guinée aurait la faculté de synthétiser certains d'entre eux. Ces huit acides aminés essentiels portent les jolis noms d'isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine. Un neuvième acide aminé est nécessaire au cours de la croissance.

Les protéines, sources de déséquilibres

Si les huit acides aminés essentiels sont présents dans des proportions à peu près semblables, on dit que la protéine est équilibrée ou complète, car notre corps peut l'utiliser efficacement. Mais il y a toujours un acide aminé dont la proportion, au sein de la protéine, est plus faible que les autres : il est dit limitatif. La capacité d'utilisation de la protéine par l'organisme est proportionnelle à cet acide aminé limitatif. Un peu comme la solidité totale d'une corde faite de plusieurs morceaux noués bout à bout est égale à celle du brin le plus faible. Donc si l'un des acides aminés d'une protéine est relativement très bas, la capacité d'utilisation de cette protéine par l'organisme sera également très basse. Comme si dans notre corde composée, une mince ficelle était intercalée entre des cordages de plus gros diamètre. La valeur nutritionnelle d'une telle protéine est faible.

Depuis que les savants du siècle dernier se sont penchés sur la nutrition, tout le monde en est venu à penser que protéine = bifteck, ou à la limite = oeufs ou fromage... C'est que les tissus animaux, les laitages et les oeufs ont une teneur importante en protéines (20 à 30%) et que la valeur de ces dernières est satisfaisante. Mais les produits animaux apportent en même temps à l'organisme une quantité importante de graisses saturées, dont l'excès est dangereux par son action sur le taux de cholestérol, ainsi que des purines, qui laissent des déchets toxiques. Et surtout, la production de protéines animales représente un gaspillage énorme. Il faut cinq kilos de protéines végétales, directement utilisables par l'homme, pour faire un kilo de protéines du lait, des oeufs ou de la viande de poulet. Il en faut sept kilos pour produire un kilo de protéines du porc. Et il en faut dix-sept kilos pour un kilo de protéines de bœuf.

Et quand on sait que les protéines végétales dont il est question sont produites en majorité dans le Tiers-Monde alors que les produits animaux sont surtout consommés dans les pays industrialisés, il est aisé de se rendre compte que ce gaspillage s'accompagne d'un déséquilibre à l'échelle planétaire.

Associer céréales et légumineuses

La plupart des civilisations se sont édifiées grâce à l'utilisation des céréales et des légumineuses, sources d'énergie (de par leurs glucides) faciles à stocker et à utiliser. Depuis plusieurs années, de nombreuses personnes ont retrouvé cette alimentation ancestrale, longtemps jugée dépassée. Mais il n'est pas rare que les voix sentencieuses des diététiciens s'élèvent pour mettre en garde contre les dangers de carences possibles en protéines. Car si les céréales sont bien pourvues en protéines (8 à 18%) et si les légumineuses en regorgent (20 à 40%), la valeur de ces protéines laisse généralement à désirer, l'un de leurs acides aminés n'étant présent qu'en faible quantité. Les céréales sont déficientes en lysine, et souvent aussi en tryptophane, les légumineuses en méthionine.

Il serait donc théoriquement possible de manquer de protéines, puisque dans ce cas, elles ne sont pas équilibrées. Mais il a toujours été traditionnel, sur tous les continents, d'associer dans la nourriture quotidienne les céréales et les légumineuses : riz et soja en Extrême-Orient, blé (chapatis) et lentilles (dahl) en Inde, maïs (tortillas) et haricots en Amérique centrale, blé et lentilles, pois chiches ou fèves au Moyen-Orient, blé ou seigle (pain) et lentilles ou pois en Europe, etc. Lors de ces combinaisons au même repas, le corps absorbe des protéines complètes, la lysine des légumineuses complétant le manque de lysine des céréales, et vice-versa avec la méthionine. Des millions de personnes continuent à se nourrir de cette manière, avec de très rares apports de produits animaux, voire même aucun, sans que l'on constate de carence lorsqu'elles disposent d'une quantité suffisante de nourriture.

La richesse en protéines des plantes sauvages

En 1733, un chimiste français, M. Rouelle, publiait une étude sur les « fécules » de plantes, où il signalait la présence dans toutes les parties vertes des végétaux étudiés d'« une matière absolument semblable à la matière glutineuse du froment » (le gluten du blé est essentiellement formé de protéines). Ceci n'intéressa guère les diététiciens car on estimait que les parties vertes des plantes (feuilles, jeunes pousses et tiges) ont une teneur en protéines trop faible pour être prises en compte dans l'apport alimentaire quotidien. C'est sans doute vrai dans une alimentation « ique », où l'on consomme très peu de légumes verts, généralement forcés à l'aide d'engrais solubles et arrosés à l'excès donc gorgés d'eau. Le cas est déjà différent chez les végétariens, qui consomment davantage de légumes, surtout lorsque ceux-ci sont de véritable qualité biologique, moins poussés et plus concentrés.

Les choses prennent encore une autre tournure si l'on se donne la peine d'étudier un peu les plantes sauvages qui formaient une part très importante de l'alimentation de nos aïeux. Ces végétaux, qui poussent d'eux-mêmes aux endroits qui leur conviennent le mieux, présentent souvent d'étonnantes teneurs en protéines : 4,2% pour la bourse-à-pasteur et le chénopode blanc (« mauvaise herbe » haïe et pourtant légume apprécié depuis au moins dix mille ans...), 4,5% pour la mauve et jusqu'à 9% pour l'ortie. Ceci en poids frais : pour pouvoir comparer ces teneurs à celles des céréales et des légumineuses, il faut les convertir en poids sec, ce qui donne 27% pour le chénopode et environ 40% pour l'ortie, soit davantage que la viande ou le soja !

Quatre avantages majeurs !

Et tenez-vous bien, car c'est là qu'explose la bombe nutritionnelle : il s'agit de protéines complètes, équilibrées en acides aminés. Leur valeur nutritionnelle est équivalente à celle des oeufs, supérieure à celle de la viande. Depuis une trentaine d'années, des travaux ont été entrepris sur les protéines foliaires aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en France. Leur but est avant tout de réussir à extraire des protéines des feuilles des végétaux afin d'en nourrir les animaux à la place des tourteaux de soja, car les protéines vertes sont plus rentables. En France, le professeur Costes de l'Institut National Agronomique a publié le résultat des travaux de son équipe dans un remarquable ouvrage « Protéines foliaires et alimentation » (Gauthier Villars, Paris, 1981), auquel nous emprunterons les citations suivantes.

Voici la phrase-clé : « ... pour les acides aminés dits indispensables, on s'aperçoit que l'on n'a pas de carence en l'un des acides aminés dans l'ensemble des protéines foliaires. » C'est une constatation extraordinaire, qui remet en question la sacro-sainte supériorité des protéines animales.

Mais les « protéines vertes » offrent encore plusieurs avantages. Des substances utiles les accompagnent, vitamines, enzymes et sels minéraux - les plantes sauvages sont de véritables « pilules multivitamines » !

« Le troisième avantage réside dans le caractère fonctionnel de ces protéines. La feuille est un organe capteur d'énergie, fixateur de CO2 et la plupart de ces protéines ont une fonction catalytique précise; ainsi elles s'opposent aux protéines de réserve trouvées dans les graines, qui ont une fonction physiologique différée... Au contraire, dans les feuilles, ce sont des protéines qui ont un rôle physiologique et biochimique immédiat. » Les feuilles, et surtout les jeunes pousses, sont des parties vivantes, en pleine croissance, alors que les graines sont en dormance.

« Le quatrième avantage est qu'elles sont présentes dans les feuilles, organes aériens faciles à ramasser... De plus, très souvent... les végétaux producteurs sont pérennes », ce qui représente une grosse économie d'énergie par rapport aux plantes annuelles qui doivent être semées chaque année sur un terrain labouré.

Produits animaux, l'apanage des riches ?

Mais si les feuilles nous apportent les protéines nécessaires, elles ne renferment pas suffisamment de glucides pour subvenir à nos besoins. Il faudra donc les envisager en association à des aliments riches en hydrates de carbone comme les grains (céréales), les graines (glands, châtaignes, légumineuses,...) ou les « racines » (dont les rhizomes et les tubercules), comme cela s'est toujours fait. Il arrive, par ailleurs, que des substances toxiques, dites « facteurs anti-nutritionnels » limitent l'emploi de certaines feuilles, même de légumes courants comme l'épinard, riche en oxalates et souvent aussi en nitrates.

En fait, la consommation de feuilles n'est rien de nouveau : nous sommes consommateurs de protéines foliaires depuis très longtemps. Mais leur part dans notre alimentation n'a pas cessé de décroître au profit de celle des produits animaux, autrefois l'apanage des riches et donc symbole de statut. En ce qui concerne les légumes et les fruits, 95% des aliments que nous consommons sont constitués par une vingtaine d'espèces végétales. Or ce ne sont pas moins de mille deux cents plantes sauvages comestibles qui ont déjà été recensées en Europe : il y a donc de quoi explorer.

Quels problèmes posent les protéines ?

Le problème des protéines est double. Chez nous, c'est la pléthore - et nombre de maladies de dégénérescence dites « de civilisation » sont dues, au moins en partie, à une surconsommation de protéines. Dans certaines parties du Tiers-Monde, par contre, les carences existent. Nous n'avons pas à nous soucier, dans nos pays riches, de consommer davantage de protéines, mais il est de notre devoir d'en éviter le gaspillage. Un régime végétarien riche en légumes-feuilles, avec si possible un apport régulier de plantes sauvages, pourrait bien être le meilleur moyen de vivre en bonne santé tout en utilisant un minimum d'énergie et de terrain : une réponse efficace au problème de la surpopulation. Et rien ne l'empêche d'être aussi très savoureux. Dans le Tiers-Monde, l'emploi de légumes locaux, parfaitement adaptés aux sols et aux climats et riches en protéines complètes, pourrait contribuer à résoudre le problème de la faim. Economiques, équilibrées, faciles à produire, les « protéines vertes » semblent promises à un bel avenir. Qu'en sera-t-il ? C'est à nous de le décider !

Les Algues

Parmi les protéines vertes figurent aussi celles des algues. Si la teneur en protéines des algues marines et leur composition en acides aminés n'a pas encore été très bien étudiée, la composition d'une algue microscopique des eaux saumâtres, la spiruline (voir Valériane n°43), est par contre connue de façon précise. Séchée, elle se présente sous forme d'une poudre vert foncé qui renferme environ 60% de protéines fort bien équilibrées en acides aminés. Il est probable que les autres algues soient aussi bien pourvues.

Les championnes des protéines vertes

L'ortie (Urtica dioica)

L'ortie affectionne les décombres, les lieux incultes et les abords des chalets d'alpage. On l'identifie sans difficulté à ses feuilles opposées et dentées, couvertes comme ses tiges de poils urticants. Ses jeunes pousses délicates, à la saveur caractéristique, sont l'un des meilleurs légumes sauvages que l'on peut préparer d'une multitude de façons. En vieillissant, les feuilles prennent un goût plus fort. Mais il est facile d'avoir de jeunes orties presque toute l'année en fauchant les tiges lorsqu'elles se développent pour faire venir de tendres repousses.

Teneur en protéines : 9 g/100

Les amaranthes (Amaranthus retroflexus et A. lividus)

Plusieurs espèces d'amaranthes sont des « mauvaises herbes » communes des jardins. L'amaranthe réfléchie, grande plante à tiges rouges, fut introduite d'Amérique centrale comme légume voici quelques siècles, mais elle n'est jamais entrée dans nos mœurs. L'amaranthe livide est plus petite, sans teinte rougeâtre.

Les jeunes plantes se cueillent en coupant entre ses doigts la tige tendre. Elles se préparent en salade, mais fournissent aussi un savoureux légume cuit de même que les feuilles plus âgées.

Teneur en protéines : amaranthe livide : 8.1 g/100 g – amaranthe réfléchie : 5 g/100 g

La mauve à feuilles rondes (Malva rotundifolia)

C'est une petite plante aux feuilles arrondies et aux fleurs blanches dont la corolle entoure une colonne d'étamines fièrement dressées. Plus tard, elles faneront pour donner naissance à de curieux petits fruits ronds.

Les jeunes feuilles de mauve sont les plus tendres qui soient et leur saveur est très douce. On en fait d'excellentes salades. Plus tard, elles sont meilleures cuites, mais leur texture mucilagineuse demande généralement de les mélanger avec d'autres légumes sauvages, à moins de souhaiter la mettre à profit, par exemple pour épaissir des soupes.

Teneur en protéines : 7,2 g/100 g

L'égopode (Aegopodium podagraria)

Tous les jardiniers connaissent cette « mauvaise herbe » aux longs rhizomes traçants qui envahit leurs cultures. Ses feuilles sont divisées en trois folioles, elles-même divisées, plus ou moins complètement, en trois. Le long pétiole, de section triangulaire, est creusé en gouttière sur le dessus.

Les jeunes feuilles qui se montrent au premier printemps sont un peu froissées, luisantes et souvent rougeâtres. Tendres et aromatiques, elles font de très bonnes salades. Plus tard, elles prennent une couleur vert sombre et il est préférable de les faire cuire en légumes parfumés.

Teneur en protéines : 6,7 g/100 g

La consoude (Symphytum officinale)

C'est dans les lieux humides que se développent les grosses touffes de la consoude. Ses longues feuilles pointues sont couvertes de courts poils raides qui les rendent rugueuses au toucher. Lorsqu'elles sont très jeunes, elles peuvent être ajoutées aux salades. Plus tard, elles seront meilleures cuites.

La consoude renferme des alcaloïdes qui la rendrait toxique si l'on en consommait des quantités énormes. En pratique, il n'y a aucun danger à la déguster modérément.

Teneur en protéines : 6 g/100 g

Le Bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus)

Au début du printemps, de petites feuilles se développent en abondance sur les terrains richement fumés. Un peu plus tard, elles s'élargissent pour prendre la forme caractéristique d'un fer de hallebarde. Puis une hampe florale se développe, surmontée d'un épi de minuscules fleurs vertes souvent teintées de rouge.

Cette plante, qui forme généralement des colonies étendues, est connue sous une multitude de noms. Ses feuilles peuvent se manger crues dans les salades lorsqu'elles sont très jeunes, mais il est plus courant de les faire cuire de diverses manières. Les jeunes inflorescences cueillies lorsqu'elles se cassent entre les doigts sont cuites à la vapeur et servies avec une sauce ou un morceau de beurre à la façon des asperges.

Teneur en protéines : 5,3 g/100 g

Le chénopode blanc (Chenopodium album)

Vers la fin du printemps apparaissent dans les champs et les jardins une multitude de petites pousses délicates, d'un joli vert parfois teinté de violet, qui se développent bientôt pour donner des feuilles de forme palmée, des tiges striées et de des grappes grumeleuses de minuscules fleurs vertes. Une façon bien simple d'identifier ces plantes si communes est d'en toucher le revers des feuilles : elles sont couvertes d'une fine poussière granuleuse.

Les jeunes chénopodes ont une saveur très douce et peuvent se consommer en salade. Les feuilles plus âgées, simplement cuites à la vapeur ou à l'eau, ont toujours une saveur très fine. On peut aussi les déguster en gratins, en soufflés ou en quiches car le chénopode est l'un des légumes sauvages les plus versatiles, et l'un des meilleurs.

Teneur en protéines : 4,3 g/100 g

La bourse-à-pasteur (Capsella bursa-pastoris)

Elle est fréquente dans les terrains cultivés. Il suffit que la neige se retire quelque temps pour apercevoir ses rosettes de feuilles découpées, qui ne sont pas sans rappeler celles du pissenlit. Dès que viennent les premières chaleurs, le doute n'est plus permis car une tige rameuse se développe, terminée par des groupes de minuscules fleurs blanches, qui se transforment en petits cœurs gracieux.

Les rosettes de la bourse-à-pasteur peuvent se déguster tout au long de l'hiver et jusqu'au printemps. On les mange crues en salade lorsqu'elles sont encore bien tendres. Elles peuvent également être cuites en légumes ou en soupes. La délicate saveur de la plante rappelle légèrement celle du chou, son cousin.

Teneur en protéines : 4,2 g/100 g

Posté par Ecol_Eau à 17:19 - santé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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