28 mai 2009
Pas de vin sans eau (de pluie)
Au Domaine de Malaïgue à Blauzac (30), François Reboul cultive 30 ha de vignes en bio, fait tourner un moulin à huile d’olive, une petite unité de transformation de céréales et il économise l’eau ! « Je voulais à mon niveau faire le mieux possible sur mon domaine et au final je réalise de belles économies » confie l’exploitant.
Depuis près de quatre ans, il a mis en place un système de récupération des eaux de pluie. « Au départ j’avais du potentiel en toiture et en stockage avec deux cuves en béton dans ma cave. J'ai surtout investi dans les gouttières, un petit filtre à sable en
sortie de cuve pour protéger la pompe, un surpresseur. Pas plus de 5 000 ? » Avec le nettoyage des cuves, des outils et des sols, les travaux à la cave sont gourmands et représentent les trois quarts de l'eau consommée sur le domaine. Celle utilisée pour le traitement des vignes représente de bien moindres quantités. Pour traiter l’eau de pluie, parfois légèrement acide, François a recouvert ses cuves de stockage d’un enduit de chaux qui permet de rendre l’eau plus basique. Lors du nettoyage des cuves il ajoute également de l’eau oxygénée pour tuer les micro-organismes. Ces traitements sont suffisants selon les analyses qualitatives effectuées sur le domaine. « Sur une consommation annuelle de 300 m3 d'eau, j’utilise 200 m3 d'eau de pluie ! C'est vraiment rentable car à la différence de l’eau du robinet ou de l’eau d'un forage c’est une ressource gratuite! J’utilise d’ailleurs le même système pour ma maison d’habitation. » Un projet unique en son genre qui suscite l’intérêt des voisins...
Nathalie Colin (FNCivam)
Extrait de TRANSRURAL Initiatives du 27 mai 2009
Au sommaire :
-Du broyat pour plus de résultats
Venue du Québec, la technique du «Bois raméal fragmenté» (BRF) permet, entre
autre, de réaliser des économies d’eau et d’énergie dans la conduite des cultures
-Opter pour des grandes cultures moins gourmandes
Comme le montre le Grand Ouest, opter pour des pratiques économes et
respectueuses, c’est aussi possible dans des systèmes à dominante céréalière…
-Produire des porcs oui, mais pas comme des cochons !
En ces temps de durcissement des réglementations environnementales, l’avenir de la production intensive
semble incertain, au profit d’autres systèmes plus durables.
-et surtout : Amélioration de la qualité des eaux, des progrès à faire
En France, l’état de la ressources en eau est très variable, parfois inquiétant voire alarmant. La présence
récurrente de pesticides, de nitrates et l’impact de l’irrigation pointent la responsabilité forte de l’agriculture.
Ce dossier est tiré du numéro 381 de la revue Transrural initiatives.
Portée par des mouvements associatifs d’éducation populaire à vocation rurale (l’Afip et les Civam), Transrural initiatives apporte tous les 15 jours un éclairage de l’actualité agricole et rurale en privilégiant les réalités de terrain. Expression militante et alternative, elle tend à prendre en compte la pluralité des analyses et des points de vue.
Revue associative, Transrural s’appuie sur un comité de rédaction composé d’acteurs du développement rural (animateurs, militants associatifs).
Sans publicité, la revue vit en partie grâce aux abonnements. Alors, si vous avez apprécié ce dossier n’hésitez pas à demander deux numéros gratuits afin de découvrir la revue sous son format entier. Et si cela vous a plu… abonnez-vous !
26 mai 2009
Pesticides et leucémie : une relation directe
Lettre d'information du MDRGF
Exposition maternelle aux pesticides et leucémie infantile
- Avec le MDRGF, soutenez la campagne d'Agir pour l'Environnement
contre le Cruiser !
Le
risque de leucémie chez l'enfant est associé à l'exposition de la mère
aux pesticides pendant la grossesse selon une méta étude canadienne (1).
L'équipe
de Donald Wigle de l'université canadienne d'Ottawa a étudié les
résultats de 31 études épidémiologiques publiées entre 1950 et 2009
étudiant le lien entre les leucémies chez l'enfant et l'exposition des
parents aux pesticides.
Résultat : le risque de leucémie était doublé chez les enfants dont les
mères ont été exposées professionellement à des pesticides pendant la
grossesse, par rapport à des enfants de femmes non exposées. Le risque
était augmenté de 40% chez les agricultrices. Selon l'étude,
l'exposition aux insecticides multiplie le risque de leucémie infantile
par un facteur 2,7 et l'exposition à des herbicides par un facteur 3,7 !
(1) Donald Wigle et al., «A Systematic Review and Meta-analysis of
Childhood Leukemia and Parental Occupational Pesticide Exposure»
Environmental Health Perspectives, vol 117, n° 5, mai 2009
http://www.ehponline.org/members/2009/0900582/0900582.pdf
source : www.journaldelenvironnement.net
Pesticides : une campagne d'Agir pour l'Environnement contre le Cruiser soutenue par le MDRGF
Quatre-vingt
pour cent des espèces végétales dépendent directement de la
pollinisation par les insectes. S'il fallait donner une valeur
monétaire à ce service écologique, il serait estimé à 153 milliards
d'euros, presque 10% de la valeur de la production agricole mondiale
destinée à la consommation humaine. Mais depuis quelques années le sort
des abeilles est devenu inquiétant : leur taux de surmortalité atteint
30 à 35%, taux anormalement élevé qui atteint dans certains cas 50% de
pertes hivernales. Sur le banc des accusés : multiplication des
substances chimiques et des pesticides dans l'environnement, présence
de parasites, effets désastreux des monocultures, ravages du frelon
asiatique, impact du changement climatique etc.
Malgré cet effondrement alarmant, le ministre de l'Agriculture a
ré-autorisé en décembre 2008 le Cruiser, un insecticide de traitement
des semences de maïs, mortel pour les abeilles et hautement toxique
pour les oiseaux et l'environnement, fabriqué par la firme Syngenta,
l'un des leaders mondiaux sur le marché des pesticides. Cette seconde
autorisation court jusqu'au 15 mai 2009, juste après les semis de maïs,
et risque d'être reconduite pour 2010. Pourtant, nos voisins allemands,
italiens et slovènes ont suspendu l'homologation de ce produit suite
aux mortalités catastrophiques des abeilles au printemps 2008. En
autorisant à nouveau le Cruiser, le ministère de l'Agriculture
privilégie une fois de plus les intérêts des firmes agrochimiques. ..
La présentation complète de la campagne sur le site d'Agir pour l'Environnement :
http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c30.htm
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Le nucléaire : aberration... erratum
Un lecteur du blog, surnommé LJB, me signale une erreur de traduction dans l'article du 20 mai ci-dessous :
Concernant la phrase " la France importe un tiers de son énergie"
reprise de Lovins dans le premier blog, elle disait "France imports
costly peak power (imports are ~1/3 of exports: ~8 TWh/y from Germany
alone, with all CO2 ascribed to the exporters)", soit plus ou moins que
"les importations d'electricite francaise representent 1/3 des
exportations", pas "la France importe un tiers de son énergie". Dont acte
20 mai 2009
Le nucléaire, aberration thermodynamique et économique : des chiffres édifiants !
Rencontre avec Amory Lovins, président du Rocky Mountain Institute
Revue en ligne Actu-Environnement.com - 17/05/2009 A lire sur :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/Amory_Lovins_7394.php4
Promoteur
du «capitalisme naturel», ce physicien, que le magazine Time a élu
en 2009 parmi les 100 personnes les plus influentes du monde, a dessiné
une vision optimiste du futur, lors d'une conférence à Paris le 12 mai,
à l'invitation de l'IDDRI.
Basé
à Snowmass, dans les montagnes rocheuses du Colorado aux Etats-Unis,
Amory Lovins a co-fondé le Rocky Mountain Institute au début des années
80, un «think-and-do-tank » à l'origine du concept des Negawatts prônant une « acupuncture institutionnelle ».
Préférez-vous mourir à cause du changement climatique, d'une guerre
pour le pétrole ou d'un holocauste nucléaire ? La bonne réponse est...
pour aucune de ces trois raisons. Amory Lovins lance sa conférence
par cette boutade, qui caricature les périls de notre époque pour mieux
les conjurer. Et raconte que l'avenir est aux systèmes intelligents, à
l'image de sa maison dans le Colorado où il a récolté 28 récoltes de
bananes dans sa serre, par une température extérieure de moins 20
degrés sans recourir à des énergies fossiles. Une équation ludique, à
son image d'ingénieur à la Géo Trouvetout. D'autant que la solution à
ces maux est d'une simplicité cardinale, la thérapie de bon sens : une « acupuncture institutionnelle » pour cibler les gisements d'économies d'énergie.
Quand les décideurs de ce monde auront abandonné la croyance selon
laquelle lutter contre le changement climatique coûte cher, ils
comprendront qu'il est moins onéreux d'économiser l'énergie que de
l'acheter. La transition énergétique non seulement ne va rien nous coûter, mais va nous rapporter, Amory Lovins sait le démontrer grâce à la cinquantaine de slides
présentées lors de sa conférence. Du reste, bien des entreprises l'ont
déjà compris, comme IBM, Dupont, Dow Chemicals, United Technologies et
General Electrics, qui s'illustrent par des réductions d'un tiers de
leurs consommations d'énergie, voire, pour l'entreprise Interface, de
82% de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.
L'avenir est à l'efficacité énergétique
Selon une étude de Mac Kinsey publiée en janvier 2009, 70% des
émissions de gaz à effet de serre pourraient être évitées en 2030 pour
un coût de 4€ la tonne de CO2
équivalent, par le recours à une combinaison de stratégies d'efficacité
énergétique et d'éco-technologies : généralisation d'ampoules à basse
consommation, isolation des bâtiments, moteurs efficaces, chauffage au
bois, micro-hydraulique, restauration des sols, climatisations douces...
Exemple spectaculaire de ce type d'initiatives : la réhabilitation en
2009 des 280.000 m2 de l'Empire State Building à New York va permettre
d'économiser 38% d'énergie finale, avec un amortissement sous trois
ans, le remplacement des 6.500 fenêtres de l'édifice va éviter les deux
tiers de la dissipation de chaleur en hiver et doubler l'efficacité
thermique en été.
A l'échelle des Etats-Unis, la diffusion de l'efficacité énergétique
permettrait d'économiser la moitié du pétrole et du gaz consommés et
les trois quarts de l'électricité. Le tout à un coût d'au moins un
tiers inférieur au montant actuel de la facture énergétique américaine.
Ce serait, selon Amory Lovins, une manière de gagner au jeu de la fin du pétrole
et de court-circuiter le pic des énergies fossiles en sortant
rapidement de leur addiction. Il faut commencer par les véhicules, qui,
aux Etats-Unis, consomment 70% du pétrole. Ils pourraient consommer
deux tiers de moins de carburant s'ils étaient plus légers, grâce à des
matériaux tels que les fibres de carbone, comme le Concept Car de
Toyota, un hybride ultra léger. Car Lovins démontre, en bon physicien,
que seuls 6% du carburant servent à faire tourner le moteur, et que 87%
du carburant n'atteignent jamais les roues, en raison du surpoids des
véhicules ...
Le nucléaire, aberration économique
Cas d'école de l'inefficacité énergétique, le nucléaire est présenté
par Lovins comme une aberration thermodynamique et économique. Son
effondrement sur les marchés (« nuclear power's market collapse ») est,
selon Lovins, une bonne nouvelle pour le climat et la sécurité
internationale : la chute
du nucléaire permet d'investir 2 à 20 fois plus dans les secteurs de
petites unités de production et de distribution d'énergie
(co-génération, biomasse, petite hydraulique, réseaux électriques
intelligents) et libère 104 leviers macro économiques
pour financer d'autres secteurs - éducation, santé publique,
développement. Le choix nucléaire français, selon Lovins, n'est pas un
franc succès : il a servi à diffuser le coûteux chauffage électrique
chez un quart des ménages français ; la France importe un tiers de son
énergie, 8 Twh par an d'Allemagne, pour couvrir ses pics de
consommation ; elle n'a réduit sa facture pétrolière que d'un dixième
depuis 1973, et consomme 12% de plus de pétrole per capita que
l'Italie, qui est pourtant sortie du nucléaire... Le nucléaire ne produit
que 18% de son énergie finale, son indépendance énergétique n'est que
de 6%, et elle importe tout son Uranium. Sa facture énergétique a
atteint un record en 2008 : 80 milliards de dollars. Et, pour couronner
le tout, la France émet plus de CO2 qu'au milieu les années 80... Un bilan somme toute peu convaincant, selon le président du Rocky Mountain Institute.
Des compagnies au service des économies d'énergie
La solution, c'est de transformer les entreprises de production
d'énergie en compagnies de services énergétiques efficaces, au service
de l'intérêt des consommateurs. C'est le cas de Pacific Gas and
Electricity, en Californie, qui s'est vu prescrire un objectif plafonné
de production d'électricité, à charge pour elle d'aider ses abonnés à
ne pas dépasser la facture. C'est ainsi que la Californie a évité 65
gigawatts de pics de consommation. Selon lui, si tous les Etats
américains imitaient cet exemple, 62% de l'électricité actuellement
produite à partir du charbon seraient désormais inutiles et 57% des
émissions américaines évitées. Chiche ?
Agnès SINAI.
© Tous droits réservés Actu-Environnement
Sur le même thème, vous pouvez lire sur Actu-Environnement l'article du 10/02/2009 :
Deuxième EPR : une erreur historique pour l'économie française
Actu-Environnement.com -
La décision de construire un deuxième réacteur nucléaire de type EPR puis sans doute un troisième est lourde de conséquences pour l'économie française : un choix économique catastrophique !
En
premier lieu il est illusoire de penser que la politique pro-nucléaire
engagée depuis 1974 ait permis une plus grande efficacité énergétique
de notre économie. Au contraire une étude réalisée par Yves Lenoir et
Jean-Pierre Orfeuil publiée dans Science et Vie en 1988 montrait que le
programme électro-nucléaire avait été avant tout un formidable
accélérateur de la consommation énergétique et électrique de la France.
Ainsi en un peu plus de trente ans la consommation d'électricité finale a été multipliée par trois !...
lire la suite de l'article de Corinne Lepage sur : http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.manage&bid=516241
Monsanto battu par l'Amarante : Bravo la belle plante !!!
Un article
de Sylvie SIMON à paraître dans la revue "VOTRE SANTE" :
Effet boomerang chez Monsanto :
Aux
États-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du
être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont
gravement menacés. Cette panique est due à une « mauvaise » herbe qui a
décidé de s'opposer au géant Monsanto, connu pour être le plus grand
prédateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifère et
défie le Roundup, l'herbicide total à base de glyphosphate, auquel
nulle « mauvaise herbe ne résiste ».
Quand la nature reprend le dessus.
C'est
en 2004, qu'un agriculteur de Macon, en Géorgie, ville située à environ
130 kilomètres d'Atlanta, remarqua que certaines pousses d'amarantes
résistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de soja.
Les
champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont été ensemencés
avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence ayant reçu
un gène de résistance au Roundup auquel nulle « mauvaise herbe ne
résiste ».
Depuis cette époque, la situation s'est aggravée et
le phénomène s'est étendu à d'autres états, Caroline du Sud, et du
Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri. Selon un groupe de scientifiques
du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique située à
Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de gènes entre la
plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l'amarante. Ce
constat contredit les affirmations péremptoires et optimistes des
défenseurs des OGM qui prétendaient et persistent à affirmer qu'une
hybridation entre une plante génétiquement modifiée et une plante
non-modifiée est tout simplement « impossible ».
Pour le
généticien britannique Brian Johnson, spécialisé dans les problèmes
liés à l'agriculture : « Il suffit d'un seul croisement réussi sur
plusieurs millions de possibilités. Dès qu'elle est créée, la nouvelle
plante possède un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie
rapidement. L'herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et
d'ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore
accru la vitesse d'adaptation. » Ainsi, un gène de résistance aux
herbicides a, semble-t-il, donné naissance à une plante hybride issue
d'un saut entre la graine qu'il est censé protéger et l'amarante,
devenue impossible à éliminer.
La seule solution est d'arracher
les mauvaises herbes à la main, comme on le faisait autrefois, mais ce
n'est pas toujours possible étant donné l'étendue des cultures. En
outre, ces herbes, profondément enracinées sont très difficiles à
arracher et 5 000 hectares ont été tout simplement abandonnés.
Nombre
de cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une
agriculture traditionnelle, d'autant que les plants OGM coûtent de plus
en plus cher et la rentabilité est primordiale pour ce genre
d'agriculture. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences
de soja à Dudley, dans le Missouri, affirme que plus personne ne lui
demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ces
derniers temps, ce secteur représentait 80 % de son commerce.
Aujourd'hui, les graines OGM ont disparu de son catalogue et la demande
de graines traditionnelles augmente sans cesse.
Déjà, le 25
juillet 2005, The Guardian publiait un article de Paul Brown qui
révélait que des gènes modifiés de céréales avaient transité vers des
plantes sauvages, créant ainsi une « supergraine » résistante aux
herbicides, croisement « inconcevable » par les scientifiques du
ministère de l'environnement. Depuis 2008, les media agricoles
américains rapportent de plus en plus de cas de résistance et le
gouvernement des États-Unis a pratiqué d'importantes coupes budgétaires
qui ont contraint le Ministère de l'Agriculture à réduire, puis arrêter
certaines de ses activités.
Plante diabolique ou plante sacrée
Il
est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de
l'agriculture génétique, est une plante sacrée pour les Incas. Elle
fait partie des aliments les plus anciens du monde. Chaque plante
produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches
en protéines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels
minéraux.
Ainsi ce boomerang, renvoyé par la nature sur
Monsanto, non seulement neutralise ce prédateur, mais installe dans des
lieux une plante qui pourra nourrir l'humanité en cas de famine. Elle
supporte la plupart des climats, aussi bien les régions sèches que les
zones de mousson et les hautes terres tropicales et n'a de problèmes ni
avec les insectes ni avec les maladies, donc n'aura jamais besoin de
produits chimiques.
Ainsi, « la marante » affronte le très
puissant Monsanto, comme David s'opposa à Goliath. Et tout le monde
sait comment se termina le combat, pourtant bien inégal ! Si ces
phénomènes se reproduisent en quantité suffisante, ce qui semble
programmé, Monsanto n'aura bientôt plus qu'à mettre la clé sous la
porte. À part ses salariés, qui plaindra vraiment cette entreprise
funèbre ?
Sylvie SIMON
17 mai 2009
Les députés UMP pris en pleine déforestation...
Commerce de bois illégal : l'hypocrisie française
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 17/05/2009 :
http://www.rue89.com/2009/05/17/commerce-de-bois-illegal-lhypocrisie-francaise
L'Europe s'attaque à la lutte contre le commerce du bois illégal... mais sans le soutien de la France, étonnamment timide dans ce dossier pourtant crucial pour l'avenir de la planète.
Lorsque l'on achète une chaise ou un cahier, on ne pense pas forcément qu'on participe au réchauffement de la planète. Pourtant, la déforestation tropicale est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Avec l'huile de palme et d'autres cultures, le commerce de bois illégal participe de la destruction de 13 millions d'hectares de forêt chaque année, soit un quart de la superficie de la France. D'après les estimations de WWF, entre 20 et 40% du bois industriel consommé en Europe est d'origine illégale. Les forets ainsi pillées se situent essentiellement en Amazonie et en Afrique, mais aussi en Russie et Indonésie.
Cela fait près de dix ans qu'un groupe d'associations de défense de l'environnement (Greenpeace, France Nature Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, Sherpa) pratique un lobbying actif auprès de l'Europe, et depuis le Grenelle de l'environnement, ils pensaient que la France, principal importateur de bois tropical serait « exemplaire » comme cela leur a été promis.
Surprise : le 22 avril 2009, les députés français UMP (groupe Parti populaire européen) se sont tous abstenus alors que la majorité des députés européens (dont les socialistes français) ont approuvé le premier projet de réglementation contraignant.
Borloo, des promesses au silence
Lorsque Rue89 a demandé à Jean-Louis Borloo sa position officielle sur le sujet, son cabinet nous a renvoyé trois communiqués datant de mars et mai 2008, où le ministre de l'Environnement souhaite une position « exemplaire » de la France. L'un d'eux dit même :
« Dans le cadre de la présidence française, le ministre prendra des initiatives pour améliorer la lutte contre le commerce illégal et non durable de bois exotique. »
Or, d'initiatives il n'y eut pas et depuis c'est silence radio. Sur son site, le ministère fait un article d'actualité intitulé Importations illégales du bois : le Parlement européen veut renforcer les sanctions rédigé sur un ton neutre sans que l'on ne sache rien de la position de la France.
Ce qui semble avoir gêné les députés français (ceux du PPE uniquement), c'est visiblement que le parlement soit allé plus loin que prévu. Il est prévu une traçabilité complète de la filière, c'est-à-dire un contrôle -et des sanctions- sur tous les opérateurs et non pas uniquement sur ceux qui mettent pour la première fois du bois sur le marché.
« Un dispositif trop lourd et coûteux »
Une attitude vertueuse, mais sans doute coûteuse, que la France a décidé de ne pas soutenir. Dans une note du secrétariat général aux affaires européennes, le gouvernement le dit clairement : le rapport Lucas (dont est inspiré le texte sur lequel les eurodéputés ont voté le 23 avril) « va trop loin en proposant un dispositif trop lourd et coûteux, totalement prohibitif, qui ne proportionne pas la contrainte à l'effet recherché ».
Lorsque Rue89 a demandé son avis au ministre de l'Agriculture Michel Barnier, par ailleurs en pleine campagne pour les élections européennes, nous avons obtenu une réponse de Normand :
« La France est très sensible à la problématique du bois illégal. Sur nombre de points, nous avons, des vues convergentes avec les positions de WWF. Néanmoins, forts de l'expérience acquise en matière agroalimentaire, nous estimons qu'un contrôle aux frontières de l'Union permet d'obtenir une sécurité complète garantissant aux consommateurs la fourniture de bois légaux. »
En fait, l'abstention des eurodéputés suit une note qui leur a été transmise le 21 avril par le secrétariat général des affaires européennes, directement rattaché à Matignon. En lisant bien cette dernière, on comprend que la France se contentera d'un contrôle à l'entrée sur le marché mais renonce à un étiquetage des produits jugé « compliqué et coûteux », notamment en fonctionnaires.
Pour Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêts chez Greenpeace France :
« Sans un système de traçabilité complet des forêts de productions au consommateur final, on ne pourra pas garantir à 100% au consommateur la légalité du bois qu'il achète et mettre enfin un terme au scandale du commerce de bois illégal en Europe. »
Il ajoute, avec les cinq associations de défense de l'environnement concernées :
« Nous espérons que la France va clarifier sa position le plus rapidement possible car les forêts anciennes sont cruciales pour l'équilibre du climat, vitales pour la biodiversité et sont le cadre de vie de millions de personnes. »
Le 22 juin prochain, lors d'un conseil des ministres de l'agriculture, la France n'aura plus d'autre choix que d'assumer sa position. En attendant, on peut toujours acheter du bois tropical certifié ou du bois produit en Europe. Mais c'est un peu plus cher.
08 mai 2009
65 millions de morts dus au nucléaire
La Fabrique à Cancer
Par Nos Libertés le dimanche 8 mars 2009
Marc Atteia vient de publier un livre passionnant sur le nucléaire : "Le Technoscientisme, totalitarisme contemporain" aux éditions Yves Michel. Universitaire à la retraite il a milité une grande partie de sa vie avec le réseau Sortir du nucléaire, Amnesty Internationnal et le MDPL (Mouvement pour la Défense de la Paix et des Libertés). Son ouvrage se décompose en deux parties : une analyse de la dimension globalisante de la Ville et un dossier très complet sur le totalitarisme du nucléaire. Nous vous livrons quelques extraits de son ouvrage, disponible en librairie : à lire en PDF sur
NosLibertes.org
http://www.noslibertes.org/documentation/documentation.html
Extraits :
"Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, cent mille produits chimiques ont été inventés. On n'a étudié les effets nocifs que d'environ 25 % d'entre eux ! Depuis le début de l'ère nucléaire, des myriades de radio nucléides ont été projetés dans l'air, l'eau, le sol de toute la Terre. Ces poisons sont invisibles, indétectables autrement qu'avec un compteur de particules. Les nucléocrates peuvent ainsi en minimiser scandaleusement les effets toxiques. L'industrie humaine est à l'origine d'un grand nombre de cancers, de leucémies, de dysfonctionnements endocriniens, de maladies cardio-vasculaires."
[...] "Depuis 1945, il y a eu plus de 2049 explosions nucléaires expérimentales,dont plus de la moitié ont dispersé à tous les vents leurs dangereux produits de fissions, leur métal radio activé par l'action des neutrons et les neufs dixième de leur charge, dont le plutonium 239 qui a une demi-vie de 24 000 ans."
[...] "Selon un rapport du CERR (Comité européen sur les risques de radiations) qui réunit des scientifiques de tous les pays européens, l'énergie nucléaire est la cause, depuis 1945, du décès de 65 millions de personnes et des cancers de 123 millions de personnes encore en vie." [...]
07 mai 2009
Le CO2 n'est pas un polluant, ne l'oublions pas !
Vin et CO2 font bon ménage !
un article de Terra-Eco
Que vos papilles se rassurent, voilà au moins une chose que le réchauffement climatique ne changera pas ! Une récente étude portugaise vient de démontrer l'absence d'effet notable de concentrations élevées en CO2 sur la qualité des vins.
On sait depuis longtemps que l'augmentation de la concentration en CO2 dans l'atmosphère augmente le taux d'assimilation du carbone dans les plantes par photosynthèse. Ce qui a un effet bénéfique sur le taux de croissance et le rendement des cultures. Ce qui est moins connu par contre est l'effet de ces concentrations élevées en CO2 sur la qualité des plantes cultivées, crucial dans le cas d'un produit tel que le vin.
Les scientifiques portugais ont donc suivi pendant deux ans deux parcelles différentes de plants de vigne, cultivées respectivement sous 365 et 500 ppm (parties par million) de CO2. Après récolte, les grains n'ont montré aucune différence statistiquement significative en termes de poids, de couleur ou de matière sèche. Les vins fabriqués à partir de ces mêmes grains n'ont pas montré non plus de différences notables. Les taux de composés volatils (responsables de l'arôme), de polyphénols (connus pour leurs propriétés anti-cancéreuses) et l'activité antioxydante étaient similaires dans les deux cas.
LES SOURCES DE CET ARTICLE :
Journal of Food and Agricultural Chemistry.
Publication du décret sur la responsabilié environnementale
Responsabilité environnementale : le décret publié
WK-hsqe.fr - 05/05/2009 publié par info@actu-environnement.com
Le décret relatif à la prévention et à la réparation de certains dommages causés à l'environnement, qui rend applicable la loi sur la responsabilité environnementale du 1er août 2008, a été publié au Journal officiel.
Ce
texte permet la mise en œuvre d'un régime spécial de responsabilité
environnementale, qui se juxtapose aux régimes de responsabilité
existants. Ce régime concerne la prévention et la réparation des
dommages à l'environnement, à l'exclusion des dommages aux personnes et
aux biens. Il ne porte que sur trois milieux : les eaux, les sols, les
espèces protégées et leurs habitats.
Le texte de loi prévoit que constituent des dommages causés à
l'environnement les détériorations directes ou indirectes mesurables de
l'environnement qui créent un risque d'atteinte grave à la santé
humaine du fait de la contamination des sols, affectent gravement
l'état écologique des eaux, ou le maintien ou le rétablissement des
espèces ou de leurs habitats dans un état de conservation favorable. Si
le décret apporte des précisions sur la notion de ''gravité'', son
appréciation n'en reste pas moins la plus grande difficulté présentée
par la mise en œuvre de ce nouveau régime.
Responsabilité sans faute
La loi prévoit un régime de responsabilité, y compris en l'absence de
faute ou de négligence de l'exploitant, pour une série d'activités
professionnelles dont la liste est fixée par le décret. Figurent dans
cette liste les activités suivantes : installations IPPC ; collecte,
transport, valorisation et élimination des déchets ; gestion des
déchets de l'industrie extractive ; rejets dans les eaux soumis à
autorisation préalable ; installations ou ouvrages soumis à
autorisation au titre de la législation sur l'eau ; fabrication,
utilisation, stockage, transformation, conditionnement, rejet dans
l'environnement et transport sur site de produits chimiques, biocides
ou phytopharmaceutiques ; transport terrestre, maritime ou aérien,
manutention portuaire des marchandises dangereuses ou polluantes ;
installations soumises à autorisation au titre de la directive 84/360 ;
utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés soumis
à agrément ; mise sur le marché et dissémination volontaire d'OGM ;
mouvements transfrontaliers de déchets.
La loi prévoit également un régime de responsabilité pour faute en cas
de dommages causés aux espèces et habitats par une autre activité
professionnelle que celles mentionnées ci-dessus.
Dispositions pénales
Le décret contient également des dispositions pénales. Il punit d'une
amende pouvant atteindre 1 500 euros le fait de ne pas communiquer au
préfet les informations relatives aux mesures de prévention prises en
cas de menace imminente de dommages, aux dommages eux-mêmes lorsque
ceux-ci surviennent, et aux mesures de réparation prises le cas
échéant. Est puni de la même peine le fait de ne pas mettre en œuvre
les mesures de réparation prescrites par le préfet.
Compte tenu de la complexité de la mise en œuvre de ce nouveau régime
de responsabilité, il n'est pas exclu qu'un nouveau texte,
communautaire ou français, vienne le préciser à l'avenir. En tout état
de cause, des circulaires du ministère de l'Ecologie devraient venir
clarifier prochainement la doctrine de l'Administration en la matière.
Laurent Radisson
Une information WK | HSQE
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06 mai 2009
Privatisation du vivant
Un article d'Univers nature du 06-05-2009
Privatisation du vivant : vers un brevetage des semences traditionnelles ?
Des brevets pourraient-ils être déposés pour des variétés de
plantes et des semences issues de croisements traditionnels ? La
question, en suspens cette année à l’OEB (Office européen des brevets),
a fait réagir une coalition d’ONG (1) qui vient de publier un rapport
et de lancer un appel devant les risques imminents. Pour les ONG, les
décisions de l’OEB pourraient avoir un très fort impact sur le marché
international des semences, et plus globalement sur la sécurité
alimentaire.
Actuellement, un brevet sur les semences et parties comestibles du
brocoli (EP 1069819) et un autre concernant des tomates à faible teneur
en eau (EP 1211926) sont en attente d’approbation. Ces deux cas
concernent des plantes issues de sélections et de cultures
conventionnelles, or il était jusqu’à présent exclu d’obtenir des
brevets sur des « processus essentiellement biologiques pour la
production des plantes ou des animaux ». C’est la première fois que
l’office des brevets va devoir statuer sur cette question dans le
détail. Avec le dossier du brocoli, une plante qui n’a subi aucune
manipulation génétique, la Grande Chambre de Recours de l’OEB arrêtera
une décision de principe qui pourra faire office de précédent pour tous
les autres cas.
Dans leur rapport, les ONG montrent que les demandes de brevets
pour des variétés conventionnelles n’ont fait qu’augmenter durant ces
dernières années. En 2008, près de 500 candidatures ont été déposées,
représentant 25 % de toutes les demandes concernant les plantes et les
semences pour cette année-là. D’après le rapport, ce type de cas,
impliquant des semences obtenues par voie conventionnelle, ne comptait
que pour 5 % de l’ensemble des dossiers dans les années 2000 à 2002.
Les ONG militant contre la privatisation du vivant y voient tout de
suite l’intérêt des grandes compagnies, comme Monsanto ou Syngenta. Le
succès des variétés utiles, non issues de modifications génétiques,
n’est pas à démontrer et le marché est immense. Les multinationales,
spécialisées dans le génie génétique, pourraient bien vouloir étendre
leur monopole à ce plus large spectre. Elles ont déjà commencé à
« inventer des inventions » dans le domaine de la sélection dite
« normale », jouant sur le fait que quelques outils techniques utilisés
pour la reproduction suffisaient pour convertir l’ensemble du processus
de reproduction en objet brevetable. Déjà 70 brevets ont ainsi été
obtenus. Si jamais l’OEB finit par accepter le brevet sur le brocoli,
il est à craindre un scénario dans lequel les compagnies privées
pourront progressivement contrôler l’accès aux semences, impactant à la
fois leur prix et leur disponibilité, préviennent les ONG (2).
Elisabeth Leciak







