28 février 2009
Paul Pantone, l'inventeur du "moteur à eau" en difficulté
On me signale que le génial inventeur Pantone est en grande difficulté, donc bien qu'avec retard, je transmets ce message :
du dimanche 14 décembre 2008
Paul Pantone, presque 60 ans, inventeur génial , est manifestement
victime d'un complot pour le faire taire ou pour obtenir son brevet...
Il est maintenant en hôpital psychiatrique depuis 3 ans, et victime de
mauvais traitements : il a perdu toutes ses dents, à des mycoses
persistantes, et surtout est blessé à la jambe, l'empêchant de marcher.
Nous avons pu rencontrer son Fils David, 24 ans, qui a pris les
choses en main pour essayer de le faire sortir..
Voici le texte proposé par David.
Au début des années 80, l'américain Paul Pantone a inventé le GEET Fuel
Processor, ou moteur multi-carburants Pantone. Il permet de faire
rouler une voiture avec principalement de l'eau. C'est une technologie
que les grosses compagnies pétrolières n'attendaient pas vraiment. Mais
vous ?! Des forces se sont alors déchaînées pour faire disparaître
Paul Pantone et son invention. Comment ? Voici :
Depuis décembre 2005, l'inventeur Paul Pantone
est incarcéré sur décision d'un médecin dans un service pour personnes
« instables » du Utah State Hospital, à Provo, spécialisé dans le
traitement des maladies mentales et les addictions. On lui a retiré ses
droits civiques. Néanmoins, les examens subis ont démontré qu'il était
parfaitement lucide et équilibré. Nous soupçonnons fortement qu'il
s'agit d'une stratégie employée contre lui parce son invention dérange.
L'Utah est particulièrement réputé pour être l'un des Etats d'Amérique
les plus répressifs et les moins respectueux des droits de l'Homme. Son
Code contient notamment la loi dite « Gourvernemental Immunition Act »
dont l'article 63-30d-301 (5) protège tout fonctionnaire de l'Etat dans
le cadre de ses fonctions, en lui accordant l'immunité pour ses actes,
même s'il s'agit de coups et blessures, d'arrestation ou de mise en
détention injustifiée, d'accusation calomnieuse, de violation de
propriété, de procédures abusives, de diffamation, injures,
malhonnêteté, dissimulation, d'interférence ou d'ingérence dans les
droits d'un contrat, d'accablement sur détresse mentale, ou de
violation des droits de la personne. Paul est en fait la victime d'une
puissante machination politique parce que son invention fonctionne et
dérange.
Depuis son arrestation, quelques uns de ses proches soutiens s'activent
sans relâche pour faire sortir Paul Pantone de l'hôpital. Aujourd'hui,
David Pantone, son fils, 24 ans, porte à bras le corps le cas de son
père et effectue toutes les actions possibles pour de faire sortir de
là. Mais il n'est pas seul : depuis janvier 2006, Eco Lodge(ic)
Technologies coopère avec lui. David, qui communique avec son père tous
les jours nous tient bien informé de sa situation. Paul explique ce
qu'il faut faire. Il est sur le point d'engager les services d'un très
bon avocat, encore faut-il pouvoir le payer. Avec 35 000 dollars US,
celui-ci pourrait effectuer toutes les démarches administratives et
intenter un procès contre le Directeur et les médecins du Utah State
Hospital, le Tribunal et l'Etat de Utah. En suivant toutes ces étapes
nécessaires, Paul Pantone pourrait ainsi être libre en 2 ou 3 semaines...
Et maintenant ?
En tant que siège néerlandais et européen de GEET, Eco Lodg(ic)
Technologies continuera à coopérer avec David Pantone dans cette
action. Cela signifie que nous allons éditer, non seulement, cette
annonce mais également l'intégralité de ce site internet en plusieurs
langues : Anglais, Néerlandais, Allemand, Français et Espagnol. Ceci
afin de toucher le plus de monde possible. Parce qu'ENSEMBLE nous
pouvons rendre possible l'impossible. Paul Pantone doit être libéré.
C'est notre mission dont nous ne nous détournerons pas ! Notre objectif
est de le faire sortir et de l'amener ici, en Europe, pour Noël 2008.
Aidez-nous à aider Paul Pantone !
Que pouvez-vous faire ?
Vous pouvez agir de trois manières :
1- Vous pouvez écrire à Paul une carte ou une lettre de soutien. Celles-ci sont à adresser à :
Paul Pantone
Utah State Hospital
Forensic Unit #1
1300 E. Center Street
Provo, Utah 84603 – 0270
Etats-Unis
2- Vous pouvez faire un don et contribuer ainsi aux frais juridiques. Cliquez sur le bouton PayPal ci-après :
3- Faites-vous entendre : si vous avez vous-même construit ou vu
fonctionner un réacteur GEET, écrivez une déclaration sur l'honneur. Si
vous pensez que le traitement infligé à Paul Pantone est injuste et
intolérable, exprimez votre opinion dans un courrier. Nous espérons
récolter des milliers de lettres à l'attention de Paul Pantone que nous
déposerons, le moment opportun, devant le juge. Le bien-fondé ne pourra
plus être bafoué.
Les courriers, témoignages, attestations et déclarations sur l'honneur sont à envoyer à :
Dutch European GEET Office
Hazenberg 14 C
6971 LC Brummen
Pays-Bas
Si seulement 7 000 personnes décident de donner chacun 5 dollars US, la
somme nécessaire pour faire libérer Paul Pantone serait réunie !
Aidez-nous à récolter ces 35 000 dollars US, non seulement pour le bien
de Paul, mais pour le bien de chaque être humain qui vit sur la planète
Terre. Cette planète qui est la nôtre. Oeuvrons ensemble pour libérer
Paul, maintenant !
Pour David et Paul Pantone,
Robert Boerman
Directeur d'Eco Lodge(ic) Technologies
PS : merci de transmettre, s'il vous plaît, ce message autour de vous.
par Frédéric Vanpoulle
publié dans :
Réacteurs Pantone sur son blog :
http://pomme-du-coteau.over-blog.fr/article-25785050.html
Stores photovoltaïques
Produire de l'électricité en générant de l'ombre
Un article d'Univers-Nature du19-02-2009
Première mondiale française, le fabricant de stores Dickson vient
de dévoiler une toile de store photovoltaïque. Développée par cette
société, implantée à Wasquehal (Nord) depuis 1836, cette toile de store
solaire en acrylique, teintée dans la masse, intègre des cellules
photovoltaïques en silicium amorphe (Asi), ultra-minces (moins de 1 mm
d'épaisseur) et légères (900 g/m2). Pouvant couvrir entre 60 et 98% de
la toile, selon les modèles, l'ensemble est suffisamment souple pour
permettre l'enroulement du store.
Avec environ 40 Wc/m2*, le rendement est environ trois fois
inférieur à des panneaux photovoltaïques conventionnels. D'autre part,
afin d'optimiser la production d'énergie et d'allonger la durée de vie
des cellules, un moteur asservi par une centrale météo pilote le store
pour le déployer dès que la luminosité est suffisante, la température
supérieure à 2°C (pour éviter l'actionnement par conditions givrantes)
et qu'il n'y a pas ou peu de vent.Pour
l'heure, Dickson prévoit la commercialisation de ce store
photovoltaïque à l'horizon 2010. Proposé à la vente complet (toile de
store acrylique avec revêtement photovoltaïque, moteur d'enroulement,
onduleur pour injecter l'énergie produite dans le réseau, centrale
météo, etc.) à l'horizon 2010, ce système 100% 'made in France'
s'affichera évidemment à un tarif plus élevé que celui d'un store
ique. Toutefois, éligible au dispositif de subvention des
équipements photovoltaïques et bénéficiant à ce titre d'un tarif de
revente avantageux du kw/h produit (à EDF en France), Dickson vise un
retour sur investissement à partir de 7 ans d'utilisation.
Pascal Farcy
*Le
Wc est le Watt crête, soit la puissance maximale d'une cellule
photovoltaïque (le Watt étant l'unité de puissance électrique, en
énergie, 1watt = 1 joule/seconde).
26 février 2009
Chine: avant l'expo universelle de Shanghai
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Chine: avant l'expo universelle de Shanghai, rénovation de... 5.200 toilettes |
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La ville de Shanghai a promis lundi qu'elle allait rénover plus de 5.000 toilettes publiques avant l'exposition universelle de 2010, concédant que les toilettes publiques n'étaient pas le point fort de l'accueil des touristes en Chine. En rénovant 5.200 toilettes publiques, Shanghai veut mieux satisfaire "les besoins urgents" des quelque 70 millions de visiteurs attendus pour l'exposition universelle à partir du 1er mai 2010 et pour cinq mois, a expliqué Ma Yun'an, chef du bureau de l'urbanisme de la métropole. Un demi-millier de toilettes supplémentaires, dont 200 mobiles, sera aussi installé près du site de l'expo 2010, a précisé à la radio M. Ma pour qui "il est important d'améliorer le service". L'état des toilettes publiques marque souvent les visiteurs en Chine: odeurs pestilentielles, absence de siège et surtout de papier toilette et souvent de chasse d'eau. Avant les jeux Olympiques de Pékin, la capitale chinoise avait mené une campagne similaire pour que les visiteurs ressortent des toilettes publiques après une "expérience agréable". Dépêche AFP de mardi trouvée aujourd'hui sur le site SAGERET Il faudrait leur dire que l'insalubrité et le manque de confort ne sont pas dus à l'absence de chasses d'eau ! Ils ne connaissent visiblement pas les Toilettes Sèches !! |
24 février 2009
Comment sortir de la crise alimentaire mondiale ?
Article de : Blaise Mao | Mardi 24 février 2009 sur GEO
Comment sortir de la crise alimentaire mondiale ?
L'actu : « Plus de la moitié de la nourriture produite dans le monde
est perdue, gaspillée, ou jetée », selon un rapport du Programme des
Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), qui propose plusieurs pistes
pour répondre à la demande alimentaire mondiale.
Le contexte
- Intitulé « The environmental food crisis », le rapport du PNUE a été présenté à l'occasion du sommet qui s'est tenu du 16 au 20 février à Nairobi, au Kenya, en présence des ministres de l'Environnement et délégués de 140 pays.
- Selon l'organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), 923 millions de personnes souffrent aujourd'hui de la faim dans le monde (40 millions de personnes supplémentaires en 2008). Près de 90% d'entre elles vivent en Afrique et en Asie.
- La hausse continue du prix des denrées et l'exploitation de terres agricoles pour produire des agrocarburants a entraîné, ces derniers mois, une grave crise alimentaire dans les pays les plus pauvres. Des « émeutes de la faim » ont même éclaté en 2007 en Afrique (Côte-d'Ivoire, Cameroun), en Asie (Indonésie, Philippines) et en Haïti.
L'enjeu
- La mauvaise répartition de la production alimentaire
« Seuls 43% des céréales produites dans le monde sont disponibles pour la consommation humaine », peut-on lire dans le rapport du PNUE. Le reste de la production est utilisé pour la nourriture animale ou mis de côté après la récolte car ne correspondant pas aux normes du marché.
Autre chiffre qui donne le vertige : 30 millions de tonnes de poissons sont rejetées à la mer chaque année. De quoi assurer les besoins supplémentaires de pêche d'ici 2050 pour maintenir au niveau actuel la consommation de poisson par habitant.
- Le gaspillage alimentaire des pays développés
Selon le rapport du PNUE, entre 30 et 40% des aliments achetés aux Etats-Unis et en Angleterre ne sont pas consommés.
Un gaspillage massif qui a des conséquences économiques et surtout environnementales. Transport des marchandises, pourriture des aliments dans les décharges : cet immense gâchis contribue à renforcer les émissions de CO2 et surtout de méthane, un gaz à effet de serre encore plus polluant.
- La production alimentaire menacée par la dégradation de l'environnement
En Afrique subsaharienne, près de 950 000 km2 de terres arables sont aujourd'hui presque inexploitables à cause de l'érosion des sols. Ce phénomène est la conséquence du réchauffement climatique, de la déforestation et de pratiques agricoles qui épuisent les sols et détruisent les écosystèmes.
D'autres menaces pèsent sur la production alimentaire, comme l'extension des zones urbaines, la rareté de l'eau ou la conversion des terres arables pour produire des biocarburants ou du coton.
Au rythme actuel de dégradation de l'environnement, les espaces de culture consacrés à l'alimentation pourraient être réduits de 8 à 20% d'ici à 2050, selon le rapport du PNUE.
Les solutions
En 2050, le monde sera peuplé de 9,2 milliards d'individus (contre 6,7 milliards aujourd'hui). Dans son rapport, le PNUE propose plusieurs pistes de réforme pour répondre à la croissance programmée de la demande alimentaire mondiale.
Parmi les principales mesures envisagées figure le recyclage des millions de tonnes d'aliments perdus ou gaspillés pour nourrir les animaux. Cela permettrait de consacrer une part plus importante de la production céréalière à la consommation humaine.
« Le recyclage des déchets alimentaires et la mise en place de nouvelles technologies, comme produire du sucre à partir de déchets de paille ou de restes de noix, seraient une initiative favorable à l'environnement qui permettrait d'augmenter les quantités de céréales disponibles pour le bétail », selon le PNUE.
23 février 2009
Les ampoules "basses consommations" ne sont pas écologiques !
Les ampoules dites "basses consommations" : ce n'est pas brillant !
Sujet : Les ampoules basses consommations, encore des idées reçues...
On croyait bien faire en achetant (cher) des ampoules à économies d'énergie.
Erreur !
Ces mini-usines d'éclairage contiennent du mercure et émettent de puissants champs électromagnétiques.
Elles coûtent 4 fois plus cher que les ampoules iques, mais on
nous dit partout qu'il ne faut plus acheter que des ampoules basse
consommation parce qu'elles protègent la planète et durent plus
longtemps.
Estampillées "écolo" un peu vite, ces ampoules sont pourtant de
véritables bombes à retardement car elles contiennent une quantité non
négligeable de mercure à l'état gazeux et parce qu'elles émettent des
champs magnétiques et des radio fréquences.
Elles fonctionnent exactement comme les tubes fluorescents: une
décharge électrique provoque la collision d'électrons avec des ions de
vapeur de mercure, générant un rayonnement ultraviolet par excitation
des atomes de mercure.
L'innovation technique est basée sur l'adjonction d'un circuit
électronique intégré comprenant un starter et un ballast
(transformateur). Une véritable usine miniature! Le ballast
électronique émet des champs magnétiques de basses fréquences entre 50
et 500Hz ainsi que des hautes fréquences entre 20 et 60 kHz destinées à
corriger le défaut inhérent à cette technologie, qui est de diffuser
une lumière papillotante.
Alerté par des porteurs de pacemaker ayant subi des interférences
électromagnétiques à proximité de ces ampoules, Pierre le Ruz,
directeur scientifique du centre de recherche et d'informations
indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM), a
vérifié:
"Nous avons, entre autres, mesuré des radiofréquences harmoniques
jusqu'à 200V par mètre, alors que les valeurs limites en vigueur est de
27V/m."
L'électro-pollution ainsi générée entraîne une diminution de la
mélatonine, une hormone qui induit le sommeil, régule l'humeur et
inhibe la prolifération des cellule cancéreuses. La revue scientifique
The Lancet a publié dès 1978 une étude reliant diminution de la
mélatonine et cancer du sein. D'autres études ont montré qu'il en est
de même pour l'hypertrophie bénigne de la prostate, le cancer de la
prostate, de l'ovaire, du col de l'utérus, du poumon, de l'estomac, de
la thyroïde et le cancer colorectal.
Autres conséquences à court terme: troubles du sommeil, excitabilité,
irritabilité et hyperactivité. il Faut donc éviter les ampoules basse
consommation, notamment à côté de la tête. Mieux vaut opter pour les
bonnes vieilles ampoules à incandescence. Quitte à réduire la durée
d'éclairage pour économiser les ressources de la planète en allant nous
coucher plus tôt!
Annie Lobé, "La fée électricité", Santé publique Éditions www.santepublique-editions.fr
Attention à la casse!
Chaque lampe basse consommation contient 0,05mg de mercure. En les
cassant on s'expose donc à respirer des vapeurs toxiques. Alors qu'il
faudrait inciter les consommateurs à faire très attention en manipulant
ces lampes. Les vendeurs se gardent bien de nous donner de telles
précisions.
Comme pour tous les produits dangereux, leur recyclage est obligatoire.
Il est d'ailleurs payé par nous les consommateurs à raison de 0,20
centimes par ampoule. Actuellement, seulement 36% des ampoules jetées
seraient recyclées tandis que les ventes ont presque doublées en 4 ans
pour représenter environ 25 millions d'unités.
C'est donc une énorme quantité de mercure qui se retrouve dans la nature.
(source: Pratique de santé juillet 2008)
Transmis par Blandine Salvaire sur Bionaturo
18 février 2009
lettre ouverte du mathématicien Wendelin Werner à N. Sarkozy
Reçu cette lettre d'un éminent chercheur dégoûté mais pas encore tout à fait écœuré, publiée par Le Monde dans son édition datée de demain :
"Je ne pensais pas un jour me retrouver dans la situation qui est la mienne aujourd'hui, à savoir écrire une lettre ouverte au président de la République française : ce qui m'intéresse avant tout, et ce à quoi j'ai choisi de consacrer ma vie professionnelle, c'est de réfléchir à des structures mathématiques, d'en parler avec mes collègues en France et à l'étranger et d'enseigner à mes étudiants. J'ai eu le privilège de voir mes travaux aboutir et récompensés par un prix important. Cela me donne une certaine responsabilité vis-à-vis de ma communauté et me permet aussi d'être un peu plus écouté par les médias et le pouvoir politique.
Comme le montre le sociologue allemand Max Weber dans son diptyque Le Savant et le Politique, auquel Barack Obama s'est d'ailleurs implicitement référé dans son discours d'investiture, nous devons partager une même éthique de la responsabilité. C'est au nom de celle-ci que je m'adresse aujourd'hui à vous.
Vous ne mesurez peut-être pas la défiance quasi unanime à votre égard qui s'installe dans notre communauté scientifique. L'unique fois où nous avons pu échanger quelques mots, vous m'avez dit qu'il était important d'arriver à se parler franchement, au-delà des divergences, car cela fait avancer les choses. Permettez-moi donc de nouveau de m'exprimer, mais de manière publique cette fois.
Je m'y sens aussi autorisé par l'extrait suivant du discours que vous aviez prononcé il y a un an lors de votre venue à Orsay pour célébrer le prix Nobel d'Albert Fert : "La tâche est complexe, et c'est pourquoi j'ai voulu m'entourer des plus grands chercheurs français, dont vous faites partie, pour voir comment on pouvait reconfigurer notre dispositif scientifique et lui rendre le pilotage le plus efficace possible. Je les consulterai régulièrement, ces grands chercheurs, et je veux entendre leurs avis." Je vous donne donc mon avis, sans crainte et en toute franchise.
Votre discours du 22 janvier a, en l'espace de quelques minutes, réduit à néant la fragile confiance qui pouvait encore exister entre le milieu scientifique et le pouvoir politique. Il existait certes, déjà, une réaction hostile d'une partie importante de notre communauté aux différents projets mis en place par votre gouvernement et leur motivation idéologique. Mais c'est uniquement de votre discours et de ses conséquences dont je veux parler ici.
Tous les collègues qui l'ont entendu, en direct ou sur Internet, qu'ils soient de droite ou de gauche, en France ou à l'étranger (voir la réaction de la revue Nature), sont unanimement catastrophés et choqués. De nombreuses personnes présentes à l'Elysée ce jour-là m'ont dit qu'elles avaient hésité à sortir ostensiblement de la salle, et les réactions indignées fleurissent depuis.
Rappelons que vous vous êtes adressé à un public comprenant de nombreux scientifiques dans le cadre solennel du palais de l'Elysée. Je passerai sur le ton familier et la syntaxe approximative qui sont de nature anecdotique et ont été suffisamment commentés par ailleurs. Lorsque l'on me demande à quoi peut servir une éducation mathématique au lycée pour quelqu'un dont le métier ne nécessitera en fait aucune connaissance scientifique, l'une de mes réponses est que la science permet de former un bon citoyen : sa pratique apprend à discerner un raisonnement juste, motivé et construit d'un semblant de raisonnement fallacieux et erroné.
La rigueur et le questionnement nécessaires, la détermination de la vérité scientifique sont utiles de manière plus large. Votre discours contient des contrevérités flagrantes, des généralisations abusives, des simplifications outrancières, des effets de rhétorique douteux, qui laissent perplexe tout scientifique. Vous parlez de l'importance de l'évaluation, mais la manière dont vous arrivez à vos conclusions est précisément le type de raisonnement hâtif et tendancieux contre lequel tout scientifique et évaluateur rigoureux se doit de lutter.
Nous sommes, croyez-moi, très nombreux à ne pas en avoir cru nos oreilles. Vous, qui êtes un homme politique habile, et vos conseillers, qui connaissent bien le monde universitaire, deviez forcément prévoir les conséquences de votre discours. Je n'arrive pas à comprendre ce qui a bien pu motiver cette brutalité et ce mépris (pour reprendre les termes de Danièle Hervieu-Léger, la présidente du comité que vous avez mis en place ce jour-là), dont l'effet immédiat a été de crisper totalement la situation et de rendre impossible tout échange serein et constructif. De nombreux étudiants ou collègues de premier plan, écoeurés, m'ont informé durant ces quinze derniers jours de leur désir nouveau de partir à l'étranger. J'avoue que cela m'a aussi, un très court instant, traversé l'esprit en écoutant votre intervention sur Internet.
Le peu de considération que vous semblez accorder aux valeurs du métier de scientifique, qui ne se réduisent pas à la caricature que vous en avez faite - compétition et appât du gain -, n'est pas fait pour inciter nos jeunes et brillants étudiants à s'engager dans cette voie. La ministre et vos conseillers nous assurent depuis plus d'un an que vous souhaitez authentiquement et sincèrement aider la recherche scientifique française. Mais vous n'y parviendrez pas en l'humiliant et en la touchant en son principe moteur : l'éthique scientifique.
Comme vous l'expliquez vous-même, la recherche scientifique doit être une priorité pour un pays comme la France. En l'état actuel des choses, il ne semble plus possible à votre gouvernement de demander à la communauté scientifique de lui faire confiance.
De nombreux collègues modérés et conciliants expriment maintenant leur crainte d'être instrumentalisés s'ils acceptent de participer à une discussion ou à une commission. Les cabinets de la ministre de la recherche et du premier ministre ont certainement conscience de l'impasse dans laquelle vous les avez conduits. J'ai essayé de réfléchir ces derniers jours à ce qui serait envisageable pour sauver ce qui peut encore l'être et sortir de l'enlisement actuel.
Un début de solution pourrait être de vous séparer des conseillers qui vous ont aidé à écrire ce discours ainsi que de ceux qui ne vous ont pas alerté sur les conséquences de telles paroles. Ils sont aussi responsables de la situation de défiance massive dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui, et que votre intervention du 22 janvier a cristallisée.
Ils ont commis, à mon sens, une faute grave et c'est votre propre dogme que toute faute mérite évaluation et sanction appropriée. Cela permettrait à notre communauté de reprendre quelque espoir et de travailler à améliorer notre système dans un climat apaisé, de manière moins idéologique et plus transparente.
Il est, pour moi, indispensable de recréer les conditions d'un véritable dialogue. L'organisation de la recherche et de l'enseignement supérieur est certes un chantier urgent mais, comme vous l'aviez noté il y a un an, il est d'une extrême complexité. Sa réforme demande de l'intelligence et de la sérénité. Il n'appartient qu'à vous de corriger le tir."
Wendelin Werner, professeur de mathématiques, université Paris-Sud et Ecole normale supérieure
Médaille Fields 2006 et membre de l'Académie des sciences
Article paru dans l'édition du 19.02.09.
Abonnez-vous au Monde à 16€/mois
16 février 2009
Un parc d'éoliennes annulé en Corrèze
Eoliennes
© France 3La cour d'appel administrative de Bordeaux vient d'invalider un projet autorisé en 2007
C'est un des chantiers d'éoliennes symboliques en Haute-Corrèze d'une polémique persistante entre partisans et adversaires de ce moyen de produire de l'énergie. La décision de la cour d'appel intervient deux ans après l'autorisation.
Le
feu vert avait été accordé en août 2007 par le préfet de la Corrèze à
ce parc de sept éoliennes qui concerne les communes d'Ambrugeat,
Davignac et Péret-Bel-Air. Dans un premier temps, le représentant de
l'Etat avait suivi l'avis négatif de la direction régionale de
l'environnement puis avait fini par accorder son autorisation. Mais les
associations de protection de la nature et certains élus craignaient
que le parc régional Millevaches ne se transforme en parc...éolien. Le
recours devant la cour d'appel de Bordeaux aura finalement été utile à
la cause des écologistes. Mais il relance la polémique, car les élus de
ces communes parlent de décision aberrante, nuisible à leurs yeux au
développement économique fragile de ce territoire.
Mon avis : Si on examine la question sous tous ses aspects, en lisant
bien entre autres les commentaires sur le site de France 3, on voit que ce ne sont pas
forcément seulement les pro-nucléaires qui sont contre les grandes éoliennes :
des arguments de toutes sortes, économiques, écologiques, sont à prendre
en compte. L'essentiel étant que les grandes éoliennes sont plus
rentables pour les sociétés qui les exploitent que pour la Société dans
son ensemble ! Ca n'est pas parce qu'on est anti-nucléaire qu'on doive
être automatiquement pro-éoliennes géantes ! Le principe de l'énergie
éolienne n'est pas en cause, mais le système financier capitaliste
actuel amène l'éolien dans la même direction que les autres formes de
production industrielles, l'exploitation financière -de type
quasi-colonial- prenant le pas sur les autres considérations de qualité
de vie. De plus les champs éoliens en Beauce ou mieux en mer sont plus
utiles que les saupoudrages dans les collines corréziennes.
Mais le
meilleur rapport coût/performance/démocratie est sans doute les
mini-éoliennes individuelles ou villageoises. Quant au solaire, il
mériterait plus d'investissements. Personnellement, je milite pour un "bouquet
énergétique" localisé partout, composé de mini-éolien, de
solaire, de micro-hydraulique, de géothermie (réelle, en profondeur) et
surtout de biomasse (méthanisation) sous forme de "fermes
énergétiques" propriétés des habitants et non d'investisseurs
étrangers, structurées autour d'un système de stockage ( à
hydrogène) de l'électricité produite, couplé à un réseau de chaleur,
permettant la gestion démocratique par tous les acteurs sur tout le
territoire (français, européen, mondial...) de la
production/consommation énergétique. Cela demande une volonté politique
qui n'existe pas chez les promoteurs de champs d'éoliennes actuels qui
n'ont pas une culture du "bien commun", pas plus que certains projets
dits "biomasse" comme celui prévu à Meymac auquel nous nous sommes
opposés il y a deux ans, car l'objectif productiviste ne prenait pas
en compte les réels capacités et besoins locaux. Il faut surtout
d'urgence promouvoir les économies d'énergie et l'efficacité
énergétique (trop de pertes et de gaspillages : il faut d'urgence supprimer le chauffage électrique !).
Patrick (président de Drosera, assoc. de défense de l'envir. sur la
Montagne Limousine et membre du CA de Corrèze-Environnement,
anti-nucléaire et anti-incinérateurs !) Voir les
archives de ce blog...
15 février 2009
Salon de Besançon
300 exposants/17 villages
9000 m² de Biodiversité Du 10 au 13 avril 2009, Bio & Co vous accueille cette année sur 4 jours Le salon Bio & Co s'adresse au public curieux ainsi qu'aux professionnels de l'habitat sain,
de l'alimentation bio et la santé.
Un
programme riche de 80 conférences complète cette seconde édition ainsi
que de nombreuses animations que vous pourrez découvrir dans les
prochaines semaines.
Bio & Co 18 ruelle aux vœux 70150 PIN
CONTACT : Patrick VIOT / Port. ![]()

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06.67.50.07.23
/ Tél. ![]()

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03.81.60.41.28
/ Fax 03.81.58.09.12
Site : www.salonbioeco.com | E-mail : salonbioeco@wanadoo.fr
13 février 2009
Déchets d'uranium "steriles" en Limousin : suite du feuilleton
Un rapport publié mardi dernier par l'Institut de radioprotection
et de sûreté
nucléaire (IRSN) met en lumière des manquements
d'Areva en matière
d'encadrement et de vérification des déchets d'uranium.
Un article du Populaire
"L'exploitation des sols et roches issus des anciennes mines d'uranium de la Cogema (aujourd'hui Areva NC) dans le Limousin n'est pas assez encadrée ni vérifiée, selon un rapport publié hier par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Le bilan décennal d'Areva n'a pas fait état de la présence de matériaux irradiants dans l'environnement, relève l'IRSN qui considère que « les informations dont dispose Areva NC ne sont pas suffisantes pour exclure tout impact ».
"Manques de précisions"
L'utilisation, notamment comme remblais, de produits faiblement radioactifs des mines de La Crouzille (Haute-Vienne) est consignée depuis 1984 dans un registre « destiné à encadrer la demande croissante d'entreprises locales, et notamment de carriers », rappelle l'IRSN dans une note d'information.
Ce registre avait été mis en place par la Cogema pour restreindre l'usage de ces matériaux, notamment afin d'en imposer « l'interdiction d'utilisation pour des soubassements ou en tant que matériaux de construction ».
Dans une analyse critique d'un bilan décennal environnemental effectué par Areva NC, l'IRSN reconnaît « l'utilité et la pertinence » du registre, mais souligne « certaines limites des dispositions adoptées : manque de précisions concernant certaines cessions, absence de vérification sur les lieux de réutilisation en particulier ».
Les matériaux ayant servi de remblais avant 1984 restent également souvent non répertoriés, même si une partie d'entre eux a été mise en évidence par les mesures de radioactivité réalisées par Areva NC en 2000 dans les villages limitrophes des sites miniers.
L'IRSN juge enfin « important d'engager une action spécifique pour les lieux à usage sensible » comme les écoles ou les établissements de soins, tout en demandant à ce que les informations recueillies soient mieux diffusées et conservées."
On peut trouver des exemples de mines sur lesquelles aucune information n'est consignée, comme celle du site "Les Bréjades"
à Meyrignac l'église, exploré (sinon exploité ?) de 1958 à 1963 puis
abandonné sans surveillance ni informations comme il apparaît sur le
site du BRGM. A-t-on des garanties d'innocuité des environs ? Où ont
été mis les remblais ? Dans les bois environnants où poussent les
champignons ?? Une vieille histoire ? Quand on connait la durée de vie
des radio-éléments, pas vraiment ! On attend plus d'informations... A
suivre
Patrick Bousquet de Rouvex
Pollution au mercure
Pollution au mercure : FNE tire le signal d'alarme
France Nature Environnement publie aujourd'hui les résultats de son étude sur l'application de la réglementation sur le mercure dans l'industrie du chlore et les résultats de ses relevés de mercure dans l'air ambiant à proximité des sites chloriers. Le constat est inquiétant.
A la veille de la réunion de Nairobi (16 février) du Programme des Nations-Unies pour l'Environnement sur les dangers du mercure, France Nature Environnement publie les résultats français de la campagne internationale Zero Mercury. Cette campagne est coordonnée en Europe par le Bureau Européen de l'Environnement (BEE) et au niveau mondial par le Zero Mercury Working Group, un réseau constitué par 75 ONG à travers le monde.
Interdit en France en 1998 pour les thermomètres médicaux, le mercure est toujours utilisé dans la production du chlore et pour les amalgames dentaires. Toxique pour l'homme et la nature, ce métal lourd continue à contaminer notre environnement.
Une campagne européenne
A la demande du BEE, France Nature Environnement a enquêté sur le terrain sur la qualité de l'atmosphère autour des sites chloriers qui emploient toujours une technologie obsolète, l'électrolyse à cathodes de mercure. « En France, FNE était la structure la plus adéquate pour prendre en charge ce dossier, explique Elena Lymberidi-Settimo, chargée de mission au Bureau Européen de l'Environnement. Son réseau associatif lui procure une très bonne connaissance des problématiques locales. Parallèlement, son approche est vraiment transversale, grâce à ses experts dans le domaine de l'eau, de l'air, de la santé,et juridiques. »
Lors de cette campagne, Marc Sénant, chargé de mission industrie à France Nature Environnement, a effectué des relevés de mercure dans l'air ambiant à proximité de plusieurs sites chloriers. Il explique la démarche de France Nature Environnement : « Nos mesures révèlent des valeurs instantanées alarmantes pour certains sites. Aussi, nous avons alerté les pouvoirs publics sur ces dysfonctionnements. »
Des résultats troublants
Sur certains sites, FNE a constaté des pics de mercure à 20 761 nanogrammes par mètre cube d'air. Rappelons que le taux naturel de mercure dans l'air ambiant est compris entre 1 et 4 nanogrammes par mètre cube d'air. A cela s'ajoute un bruit de fond continu atteignant, sur certains sites, les 300 nanogrammes par mètre cube d'air.
Les riverains de ces sites sont donc exposés en permanence à des émanations de mercure, et cette exposition chronique au mercure n'est pas sans conséquence. Le mercure s'attaque au système nerveux central et provoque des dégénérescences neurologiques. Il vient s'ajouter à la longue liste des polluants que subissent les habitants des plates-formes chimiques. Alors que cette exposition pourrait être évitée par l'emploi de technologies sans mercure, et beaucoup moins énergivores.
Une réglementation française trop faible
En examinant la réglementation en vigueur pour les rejets de mercure dans l'industrie du chlore, France Nature Environnement a aussi constaté un report de 10 ans sur un engagement initial à abandonner la technologie en 2010.
De plus, en faisant une interprétation stricte de la directive européenne IPPC de 1996 l'arrêt des procédés au mercure dans l'industrie du chlore aurait pu être réalisé des 2007. Bilan des courses, pas de conversion imposée, mais des objectifs de réduction progressive des émissions. Ainsi, d'ici a 2020 les citoyens vont continuer a subir des émanations de mercure en toute légalité.
La mobilisation du mouvement associatif
Alain Chabrolle, vice-président de la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) : « Cette campagne a bénéficié de la mobilisation de nos associations de terrain en étroite collaboration avec notre fédération nationale. La Frapna est complètement engagée pour que cette alerte ne soit pas un coup d'épée dans l'eau. La Frapna continuera d'agir pour que les pouvoirs publics et les acteurs économiques passent du discours vert aux actes. L'enjeu est clair : partout en France, nous devons apporter une même réponse à la double crise économique et écologique. Notre credo: une politique environnementale coupée des réalités de terrain n'a aucun sens. »
Et maintenant ? Qu'est ce qu'on fait ?
Pour Sébastien Genest, président de FNE : « L'urgence, c'est de faire le tri entre les entreprises qui jouent vraiment le jeu du développement durable et les autres. L'urgence, c'est d'éviter une double casse environnementale et sociale. L'urgence, c'est le new deal écologique sur tous les territoires. Rien ne sera possible si les associations ne sont pas entendues ».
Le rapport complet « Les résultats français de la campagne sur les dangers de l'industrie du chlore » est disponible en ligne sur le site de France Nature Environnement (sous ce lien : http://www.fne.asso.fr/com/







