22 décembre 2008
Terroristen !
Quelques infos sur les libérés de Tarnac sur : http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/info/49593683-fr.php
et sur : www.dailymotion.com/related/x7q60t_tarnac-les-accusations
De dangereux personnages : ils n'avaient pas rangé leur chambre avant la visite des gendarmes ! Et ils n'ont même pas pensé à leur offrir un café ! Pourtant ils étaient venus de loin, à l'aube... Quel manque d'éducation ces jeunes de la campagne.
21 décembre 2008
Une microcentrale hydroélectrique refusée dans le Cantal
19-12-2008 Une microcentrale hydroélectrique refusée dans le Cantal
article piqué sur Univers Nature
Répondant aux mouvements de protestation initiés par l'association
Dordogne Vivante, le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand vient
de revenir sur l'autorisation délivrée fin 2007 pour l'aménagement
d'une microcentrale hydroélectrique sur la Santoire. D'une hauteur de
3,80 m, ce projet aurait dû s'implanter à l'aval de la commune de Saint
Bonnet de Condat, dans le Cantal, et aurait court-circuité près de 3 km
de cours d'eau, situés dans le haut bassin de la Dordogne.
Pour FNE (France Nature Environnement), ce revirement est une
victoire et un espoir de préserver les qualités environnementales de
l'une des dernières rivières sauvages du bassin de la Rhue, affluent de
la Dordogne. Prenant sa source à 1 200 m d'altitude, la Santoire
traverse le Parc Naturel Régional des volcans d'Auvergne, le plus grand
de France. Or, pour ce site constitué d'espaces naturels jusqu'alors
préservés, la construction d'une installation hydroélectrique sur l'un
de ses flux d'eau aurait des conséquences hautement néfastes pour la
faune locale, notamment pour certaines espèces protégées telles que la
loutre. Vecteur de modifications structurelles et environnementales, ce
type d'installation gêne, voire stoppe, la libre circulation des
espèces de poissons migratrices, entraînant la raréfaction de leurs
populations, ainsi que celles de leurs principaux prédateurs.
De surcroît, si l'impact environnemental s'avère être conséquent,
il n'est pas compensé par le rendement énergétique somme toute limité
d'une aussi petite installation. Généralisant cet argument à l'ensemble
du parc hydroélectrique français, FNE déclare : « Si la modernisation
et l'optimisation du parc hydroélectrique actuel sont un objectif
écologiquement acceptable, dès lors qu'il s'accompagne d'une diminution
rapide des impacts du parc actuel sur nos cours d'eau (qui exige le
démantèlement de certains ouvrages très perturbateurs sur des axes
migrateurs), l'équipement de nouvelles rivières jusqu'ici préservées
n'est pas conforme à nos engagements écologiques européens ». Pour
l'heure, le verdict rendu par le Tribunal de Clermont-Ferrand devrait
relancer la polémique entretenue autour de la volonté affichée du gouvernement d'optimiser le potentiel hydraulique de la France.
Cécile Cassier
En effet, produire une
énergie renouvelable signifie prendre en compte les enjeux
environnementaux dans leur ensemble en calculant précisément les gains
et les pertes : ici, il semble que le compte n'y était pas. Il y a tant
à faire déjà en restaurant les centrales existantes !
Patrick
18 décembre 2008
PCB dans les fleuves
PCB dans les fleuves : le comité de pilotage national fait son premier bilan
POLLUTION DE L'EAU - Piqué sur Actu-Environnement.com - 17/12/2008
L'ensemble
des acteurs concernés par la pollution des fleuves aux PCB se sont
réunis aujourd'hui pour faire le point sur la mise en œuvre du plan
d'action du gouvernement. Les analyses se poursuivent mais la
dépollution n'est pas encore au programme.
Dix
mois après sa mise en place, le comité national de pilotage et de suivi
sur les PCB s'est réuni aujourd'hui sous l'égide des ministres de la
santé, de l'agriculture et de l'écologie. En présence des élus, des
établissements publics chargés de l'expertise, des associations, des
représentants des pêcheurs professionnels et amateurs et ceux des
entreprises, l'Etat a fait le point sur l'avancement de son plan
d'action initié en octobre 2007. Le comité a pu vérifier que la mise en œuvre du plan se déroule comme convenu, avec des avancées significatives, ont conclu les ministères.
Meilleure visibilité de l'ampleur de la pollution
Comme prévu, la surveillance des milieux, des aliments et des effets
sanitaires se poursuit. Les Agences de l'eau, l'Office National de
l'Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) et le Ministère de
l'agriculture et de la pêche ont complété les analyses sur les
sédiments, les milieux aquatiques et les poissons mis sur le marché.
L'ensemble des résultats est attendu pour 2009 mais certains se sont
déjà traduits par des interdictions de pêche totales ou partielles dans
certains départements. À l'heure actuelle, plusieurs arrêtés
d'interdictions sont en vigueur : dans le Calvados, la Seine-Maritime
et l'Eure pour le fleuve Seine ; dans l'Ain, le Rhône, l'Isère, la
Loire, l'Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard et les Bouches du
Rhône pour le fleuve Rhône ; dans la Somme et l'Aisne pour le fleuve
Somme ; dans la Drôme pour la rivière Isère et en Savoie et en
Haute-Savoie pour les grands lacs alpins.
Concernant l'imprégnation des populations, une étude pilote a été menée
en 2008 afin de valider le protocole et la méthodologie qui vont être
mis en œuvre dans le cadre d'une étude à plus grande échelle. Réalisée
sur 4 sites présentant différents niveaux de contamination, cette étude
portera sur 900 personnes et démarrera dès le début de l'année 2009.
De leur côté, les DRIRE ont identifié et quantifié les rejets de PCB
liés aux activités industrielles actuelles et continué à rechercher les
sources de contamination historiques. Mais aucun bilan n'a été publié
pour l'instant. Les DRIRE assurent également avoir renforcé le suivi du
plan national de décontamination et d'élimination des appareils
contenant des PCB tout particulièrement avec EDF et la SNCF, les plus
gros détenteurs. Rappelons qu'il reste encore plus de 500.000
transformateurs à traiter d'ici à décembre 2010.
Le WWF ne semble toutefois pas convaincu de l'efficacité de ces mesures pour réduire les rejets de PCB dans le milieu : plusieurs
éléments démontrent au contraire une recrudescence de ces rejets :
dragages sans mesure de précaution, fuite de 4.000 litres de PCB à
Vaulx en Velin suite à des vandalismes sur des sites orphelins non
traités, rejets émanant des stations d'épuration non conformes à la
réglementation européenne, trafics d'huiles industrielles, énumère
l'association. La Fédération France Nature Environnement alerte
également les pouvoirs publics sur la menace croissante que
représentent les actes de vandalisme sur les nombreux transformateurs
encore présents sur les friches industrielles. En effet, pour en
retirer les métaux, des vandales vidangent des litres de pyralène (PCB)
directement sur le sol.
Devant un sujet aussi important qui concerne directement la santé de
nos concitoyens, devant le drame de cette pollution qui dépasse les
clivages politiques, nous sommes en attente de solutions concrètes et
tangibles, explique Serge ORRU, Directeur Général du WWF-France.
Des techniques de dépollution encore au stade de la recherche
Plusieurs travaux de recherche sur les eaux douces et les eaux marines
sont en cours au sein des différents établissements publics et le pôle
de compétitivité Axelera a obtenu un budget de 12 millions d'euros pour
étudier des technologies de dépollution. Il
s'agit aussi bien de favoriser les technologies existantes que de
tester de nouvelles techniques afin au final de définir un outil d'aide
à la décision, explique Pascal Dauthuille, chef du projet. Les
équipes entendent mener des recherches sur cinq technologies de
dépollution : le dragage et le criblage pour identifier la fraction
concernée par la pollution aux PCB, le confinement sur site, les
méthodes d'absorption, le traitement thermique et les approches
biologiques. Ces dernières consistent à mettre au point un réacteur
permettant de développer des bactéries spécifiques mais également de
déterminer comment sélectionner des champignons ou des bactéries dans
le milieu pour activer la dégradation des polluants. L'ensemble des
techniques seront testées sur deux plates-formes expérimentales : une
première sera située à l'Institut National des Sciences Appliquées
(INSA) de Lyon, une seconde pouvant accueillir de gros volumes de
sédiments sera mise en place dans le sud de Lyon.
Ce programme de recherche doit durer trois ans et aboutir à la
définition de 13 nouvelles technologies de traitement et 14 outils et
méthodes pour maîtriser les PCB et autres polluants aquatiques.
F.ROUSSEL
ADEME et biomasse : appel à projets
Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie
Ademe.fr
/ Appels
à propositions / 2008
Appel à projets Biomasse Chaleur Industrie et Agriculture
(BCIA)
Date limite de réception des dossiers :
01/06/2009
//
Présentation Informations et outils complémentaires Présentation Informations et outils complémentaires Télécharger le cahier des charges de l'appel à projets (DOC - 408K - 02/12/2008)
L'ADEME publie le premier appel à projets du Fonds
Chaleur pour la réalisation d'installations industrielles
assurant une production énergétique annuelle supérieure à 1000 tep à
partir de biomasse avec un objectif indicatif de 100 000
tep.
Les installations retenues devront être mises en service
au plus tard le 1er janvier 2012. Cet appel à projets sera
reconduit chaque année pendant au moins 3 ans.
La phase d'appel à candidatures se déroulera du 5 décembre 2008 au 18 août 2009. L'analyse, la mise en concurrence et la sélection des projets aboutira à la diffusion des résultats et à la notification des propositions d'aides au mois d'octobre 2009.
Dates limites de réception des candidatures :
Plan d'approvisionnement en préfecture : 1er avril 2009 Dossier de candidature complet à l'ADEME : 1er juin 2009 Copie de l'avis du préfet de région à l'ADEME : 18 août 2009
Les questions relatives à cet appel à projets doivent être adressées
par mail à boisenergie@ademe.fr.
Une
réponse sera apportée dans les 10 jours ouvrés suivant la demande. Afin de
garantir l'égalité d'information des candidats, les questions et les
réponses seront rendues publiques sur le site internet de l'ADEME, sous
réserve des secrets protégés par la loi.
Appel à Intentions (AAI) de recherche - Bioressources, Industries et Performance
Date limite de réception des dossiers : 20/01/2009
| Présentation | Contact | Informations et outils complémentaires |
| Présentation | Contact | Informations et outils complémentaires |
Bien qu’il soit important en France, le potentiel de biomasse est néanmoins limité par les surfaces. Afin de desserrer cette contrainte, il faut agir sur sa production (en favorisant sa disponibilité) comme sur son utilisation (en l’utilisant de façon plus rationnelle). Le présent Appel à Intentions (AAI) porte sur ce dernier aspect. Les filières de transformation de la biomasse doivent impérativement concevoir des solutions technologiques innovantes pour maximiser et rentabiliser au mieux l’utilisation de ses différents constituants et minimiser les impacts environnementaux (GES, sol, air, eau, …). L’enjeu est d’améliorer le bilan matière, énergétique et environnemental, la qualité et la productivité et de réduire les coûts des filières actuelles, notamment en diversifiant les usages et en valorisant mieux leurs co-produits et déchets. Les projets devront s’inscrire dans au moins l’un des 4 thèmes suivants détaillés dans le texte de l’Appel à Intentions :
|
17 décembre 2008
Les femmes à la maison !
Marianne n'aime pas le maternage...
Par Grandir Autrement le lundi 1 décembre 2008, 09:31
Dans le dernier numéro de Marianne, un long article intitulé " Quand l'écologie renvoie les femmes à la maison " fustige les pratiques recouvertes par le parentage proximal.
L'article s'ouvre en associant l'allaitement, les couches lavables et l'accouchement à domicile, ainsi que le choix d'élever ses enfants à la maison, à une " régression ". Le postulat de base de l'auteur consiste à dire qu'on ne peut faire ces choix qu'en renonçant à la liberté durement acquise par les féministes des années 60-70. Ce postulat, disons-le tout de suite, est faux. Non, les mères écologistes du XXIe siècle n'ont pas choisi de vivre " la vie de leurs grands-mères ", comme le prétend l'article. Non, nous ne sommes pas retournées un siècle en arrière, comme le prétend Elisabeth Badinter, que l'on a connue sous un meilleur jour. Tout, dans cet article, révèle une profonde méconnaissance de ces pratiques et de ces choix, et un attachement quasi dogmatique à des idées que l'on peut aujourd'hui considérer comme obsolètes, telle celle qui consiste à voir dans le biberon le symbole de la libération de la femme.
Pourquoi
considérer, en effet, que la mère qui allaite est forcément cantonnée à
la maison ? C'est - déjà - mal connaître celles qui font le choix de
rester au foyer, souvent très investies dans la vie associative et
locale. C'est - ensuite - volontairement méconnaître ou ignorer que
beaucoup de femmes allaitent et travaillent. Travailler et allaiter ne
relève pas de la gageure, au contraire...
la suite à lire sur http://blog.grandirautrement.com/index.php/post/2008/12/01/Marianne-n-aime-pas-le-maternage
16 décembre 2008
Alerte au méthane !
Point de vue
Climat : alerte au méthane Depuis quelques mois,
pas un jour sans tribunes de scientifiques renommés sur l'urgence
d'engager au plus vite une véritable guerre aux émissions de gaz à
effet de serre, de stopper, mieux d'inverser leur croissance actuelle.
Pourtant, en termes d'action, rien n'a vraiment changé. Tout le monde
parle du gaz carbonique (CO2). Des autres gaz, en
particulier du méthane, il n'est guère question, sauf pour faire écho
aux inquiétudes des chercheurs devant la fonte du permafrost, qui
pourrait libérer des quantités de méthane importantes et déclencher la
dérive du climat. Le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du
climat (GIEC) le considère pourtant comme l'un des principaux gaz à
effet de serre. Il proposait dès 1994 la notion "d'équivalent CO2"
pour comptabiliser avec une seule unité de mesure les émissions des
différents gaz dont les effets sur le climat sont d'ampleur et de
longévité très différentes. Ce coefficient de chacun des gaz avec le CO2
varie au cours du temps. C'est ainsi que le GIEC propose aujourd'hui un
coefficient 7 pour caractériser les effets sur le climat de l'émission
d'un kilo de méthane par rapport à celle d'un kilo de CO2 sur une période de cinq cents ans, de 25 sur une période de cent ans et de 72 sur une période de vingt ans. Très
vite c'est le coefficient du méthane à cent ans qui est devenu la règle
pour la plupart des décideurs, ignorants de sa variation rapide avec le
temps. Ce gaz est alors apparu comme marginal par rapport au CO2, puisqu'il ne compte dans ces conditions que pour 15 % du total des émissions, loin derrière le CO2 crédité de 76 %. Le débat s'est donc focalisé sur le gaz carbonique. Mais,
si l'échéance 2030 devient primordiale, l'analyse change du tout au
tout : sur la base du coefficient d'équivalence à vingt ans, les 360
millions de tonnes de méthane émises chaque année au niveau mondial ont
un effet intégré d'ici à 2030 équivalent à 26 milliards de tonnes de CO2, autant que le CO2 émis par l'ensemble des énergies fossiles. Pourquoi
le mot même de méthane n'est-il même pas présent dans la loi
post-Grenelle en discussion au Parlement ? Pourquoi le "paquet énergie
climat" européen est-il si muet sur la question du méthane ? Pourquoi,
à de rares exceptions près, la communauté scientifique reste-t-elle
silencieuse ? Outre l'inertie propre à tous les systèmes lourds, du
GIEC aux administrations nationales et internationales, on peut trouver
quelques raisons à cette apathie dangereuse. D'abord, la crainte
de la communauté scientifique de brouiller le message qu'elle martèle
depuis longtemps non sans difficulté et de voir l'action basculer vers
la réduction des émissions de méthane au détriment de l'effort
indispensable sur le CO2. Ensuite l'hostilité des tenants de
la bourse internationale du carbone, qui mêle tous les gaz à effet de
serre sur la base des coefficients d'équivalence à cent ans, de voir
contester la pertinence du produit nouveau "la tonne équivalent CO2" qui promet aux financiers d'intéressantes spéculations. Enfin,
la résistance passive de tous ceux que cela arrange de limiter la lutte
contre le changement climatique aux questions énergétiques, les
promoteurs du nucléaire en tête et, inversement, la crainte du monde
agricole, au Sud comme au Nord, de se voir soudain accusé de tous les
maux... Sans compter qu'il est facile de culpabiliser le consommateur
sur ses émissions de CO2 (sa voiture, son chauffage, etc.)
mais plus difficile pour celles de méthane, dont la réduction suppose
des actions collectives et engage donc la responsabilité politique... LE PET DES VACHES Est-il possible de réduire significativement les émissions de méthane ? La question reçoit en général une réponse facile : "Le méthane, c'est le pet des vaches et la culture du riz ; si vous y touchez, vous allez affamer le monde en développement."
Alors que la rumination des animaux domestiques et la culture du riz ne
comptent chacun que pour 15 % des émissions mondiales de méthane, moins
que celles des décharges d'ordures ménagères (23 %) ou que les
émissions fugitives du système énergétique (33 %). En fait, le
potentiel de réduction des émissions de méthane à horizon de vingt ans
est de l'ordre de 30 %, dont plus des deux tiers dans le secteur
énergétique et la gestion des déchets. Il est donc parfaitement
possible d'engager à court terme des programmes ambitieux de réduction
des émissions de méthane, la plupart du temps peu onéreux, en
complément de l'action indispensable sur le CO2. Il
est crucial que l'Europe se mobilise rapidement sur cette question et
la porte au niveau de la Convention climat en proposant de définir des
objectifs séparés pour le gaz carbonique et le méthane. La présidence
française de l'Europe tient une occasion unique, à la conférence de
Poznan, de faire des propositions et d'engager le débat sur cette
question majeure pour notre avenir proche. Benjamin Dessus est ingénieur et économiste. Article paru dans l'édition du 06.12.08.
par Benjamin Dessus
LE MONDE | 05.12.08 | 13h50
12 décembre 2008
Casse-toi, Père Noël !
Du bon usage du spectre de la crise
Il paraît que la crise est enfin là. Il n’est rien de plus faux que cette apparente vérité dévoilée par les multiples conséquences de la crise financière sur l’économie réelle. En fait, la crise est là depuis longtemps et dans des dimensions qui dépassent de loin le strict cadre de l’économique. Elle ne nous a jamais quittés depuis le premier choc pétrolier de 1973. Les crises - écologique, économique, sociale et politique - ont précédé la crise financière qui en révèle à grande échelle toutes les attentes prévisibles si longtemps dissimulées au plus grand nombre. L’aggravation de la crise frappe un peu plus ceux qui étaient déjà frappés ; elle frappe désormais aussi les franges inférieures des classes moyennes. C’est probablement ce dernier fait qui décuple l’inquiétude d’une société qui s’est habituée depuis longtemps à la « nouvelle pauvreté » au point de ne jamais la regarder en face.
Le spectre de la crise est terrifiant. Il est probable que tout à la fois les citoyens ordinaires et leurs « représentants » politiques éclairés ne mesurent pas la démesure de ce spectre aux contours certes mouvants. Cependant, cela n’empêche pas les pouvoirs, économiques et politiques, de se servir abondamment de ce spectre menaçant aux fins de prolonger par un acharnement thérapeutique indécent, la triste réalité d’un système à bout de souffle. Il existe pourtant un autre usage potentiel de la menace : profiter de la gravité insondable de la crise systémique pour vite inventer les formes et les principes d’une autre réalité, plus douce aux hommes et aux écosystèmes dont ils dépendent. Deux voies s’opposent qui sont donc inconciliables. Tenter de les concilier nous fait perdre un temps précieux et peut-être irrattrapable demain.
L’imagination n’est vraiment pas au pouvoir. Il paraît que nous allons sortir du gouffre dans lequel nous plonge la crise par la relance de la consommation. La consommation responsable ? Nenni ! La consommation telle qu’en elle-même, telle que le consommationnisme échevelé l’a modelé au nom du mythe de la Croissance illimitée. Le bon diagnostic n’étant pas établi, les remèdes prescrits vont exacerber le mal. De plus, les remèdes sont risibles ou plutôt sont tristes à pleurer. Voilà que resurgit la « prime à la casse » ! La casse du système ? Nenni ! La casse de votre vieille bagnole décrétée hors d’âge ou de « modernité » par le discours envahissant de la publicité. Quand le péril écologique nous impose de transformer radicalement nos modes de déplacement nous choisissons de tourner le dos à l’impérative nécessité. Le pouvoir d’achat est en berne ? Qu’à cela ne tienne, on va généraliser l’ouverture des commerces le dimanche. Que plusieurs études sérieuses montrent – notamment à partir du cas américain – que cette mesure accélère la précarité de l’emploi sans modification tangible du pouvoir d’achat est parfaitement indifférent aux imbéciles promoteurs du travail du dimanche. Ils pourraient choisir d’ouvrir … le pouvoir d’achat des plus démunis par un autre partage de la richesse globale mais cela demande un courage politique ou un sens de la responsabilité vis-à-vis des plus pauvres qui font cruellement défaut au pays du rapport Attila . Que des élus locaux de gauche autorisent massivement l’ouverture des commerces le dimanche dans leur circonscription en dit long sur l’état de décrépitude avancée du politique. Ainsi de Bernard Poignant, maire de Quimper, ou de Jean-Pierre Blazy , maire de Gonesse (Val d’Oise), commune possédant une vaste zone commerciale proche de l’aéroport de Roissy, zone opportunément rebaptisée « zone touristique » pour permettre l’ouverture dominicale des temples dédiés à Sainte Consommation.
À l’heure où commande l’urgence de bâtir une économie à taille humaine la fuite en avant vers le gigantisme forcené se poursuit. C’est ainsi que la Commission nationale de l’équipement commercial (CNEC) a donné son feu vert pour la construction du complexe « Les portes de Gascogne », à l’ouest de Toulouse. Sur une vaste terrasse ouvrant sur les plaines du Gers 65 000 m2 de surface commerciale vont sortir d’une terre naturellement humide et donc propice à des projets maraîchers alternatifs un hypermarché de 12 000 m2, 28 grandes et moyennes surfaces de vente, une galerie marchande de 140 boutiques, 6 000 m2 de restaurants divers, un ballet quotidien de 20 000 voitures accueillies par 4 000 places de stationnement : tel est la délirante configuration de ce projet pharaonique. Qu’il existe déjà quatre complexes de ce type dans un rayon de trente kilomètres ne compte pas. Pourtant, les promoteurs savent compter : pour faire valider leur projet ils ont abaissé le rayon de chalandise à 25 kilomètres créant ainsi artificiellement un désert commercial. Que les Toulousains disposent déjà de 980 m2 de commerces par tranche de 1 000 habitants contre 830 pour la moyenne française ne compte pas non plus. Dans ce contexte déraisonnable on se demande bien pourquoi on prendrait en considération l’opposition clairement affichée de 22 des 25 maires concernés. Le consommationnisme emporte jusqu’à la démocratie (1).
Quand le lien social et l’environnement naturel sont à ce point malmenés, il conviendrait de s’interroger sur la capacité réelle des hommes à préserver durablement leurs territoires de vie. Il est grand temps de résister aux Huns d’aujourd’hui que constituent tous ceux qui semblent avoir définitivement sacrifié le bien commun et l’idéal démocratique sur l’autel de leurs mesquins intérêts mercantiles. Le dernier numéro du journal La décroissance invite ses lecteurs à dire « casse-toi pauv’ con » au Père Noël. L’insulte populacière devenue récemment majestueuse est de prime abord choquante dans son emploi à l’encontre d’un symbole réputé intouchable. Rassurons les pisse-froid de tous poils : il ne s’agit en rien de condamner ici le désir de fête ni l’amour des enfants. La fête est avant tout affaire de chaleur humaine et non affaire de débauche consommationniste dégoulinante. Il est des manières d’aimer ses enfants qui les préservent tant soit peu d’une ambiance sociale bassement matérielle et dangereusement artificielle. Quand l’ombre lucrative du Père Noël se sera suffisamment éloignée, les héros positifs d’une société plus raisonnable s’approcheront. Petits et grands y gagneront au change et pourront commencer à conjurer les terribles spectres qui hantent l’avenir de leur société.
Yann Fiévet, Président d'Action Consommation
(1) On consultera avec grand
intérêt le site du Collectif Citoyen "NON AUX PORTES DE GASCOGNE" :
http://www.everyoneweb.fr/lamenude/
http://www.actionconsommation.org/publication/spip.php?article961
Lire : Les beaux dimanches
Les écrits modestes et radicaux de
yann Fiévet :
http://www.yanninfo.fr
11 décembre 2008
Pinard, comment ne plus s'empoisonner
Sur le
site des Amis de la Confédération Paysanne, on peut lire des extraits
de ce site-ci dans la revue de presse, ce qui fait plaisir ! http://www.lesamisdelaconf.org/
On peut y lire l'info sur le procès perdu par Monsanto contre Eaux et Rivières de Bretagne...
On peut y lire aussi l'étude du MDRGF sur la présence de résidus de pesticides dans le vin :
Voir en ligne : www.mdrgf.org/pdf/Rapport_vin_pesti...
Personnellement, grâce à "L'eau à la bouche", assoc d'amateurs de bonne chère (http://www.loalabouche.org/index.htm#), j'ai découvert un vigneron (un véritable artiste du vin, en conversion bio) qui fait un petit bordeaux pas dég. que je vous recommande :
le 2005 de la SCEA COURTEY 33490 Saint-Martial . le vin (vieilles vignes et tonneaux neufs...) est dénommé "à Léon" (c'est le prénom de leur gosse né cette année-là !) et pas cher... il doit repasser en Corrèze pour la fin du mois, je m'en lèche les babines.
AH! oui au fait.... j'ai reçu ça :
Pour les amateurs qui chercheraient des vins sans pesticides voici un livre impeccable: "Vignerons rebelles" de Jean-Claude Ray. chez Ellébore éditions. Cet ouvrage présente plusieurs dizaine de cas de viticulteurs qui refusent la facilité en recourant aux pesticides et aux desherbants chimique et qui préférent une agriculture respectueuse de la plante et du sol. refusant de privilégier le rendement ils produisent un vin de meilleure qualité sanitaire gage de sa qualité gustative. Un vin qui préserve la santé du consommateur tout en permettant au vigneron de conserver son indépendance économique.
Le plan de relance annoncé par Sarkozy oublie déjà le Grenelle !
Plan de relance : le Grenelle de l’environnement est-il déjà oublié ?
Le 05 Décembre 2008,
Selon le WWF-France, le plan de relance annoncé hier par le Président de la République manque cruellement de vision et d’ambition environnementale en favorisant les deux secteurs les plus consommateurs d’énergie en France.
Seulement 2,7% du plan pour l’environnement.
Dans le plan de relance annoncé hier par Nicolas Sarkozy, seulement deux mesures concernent directement l’environnement : l’allocation de 200M€ à un fonds de lutte contre l’habitat indigne et les dépenses d’énergie. Le second de 500M€ dédiés aux projets d’infrastructures du Grenelle de l’environnement. Au total, sur les 26 milliards d’euros d’investissement c’est seulement 2,7% du plan de relance qui est alloué à des politiques en faveur de l’environnement.
Pour ce qui est des 400M€ pour la recherche sur les véhicules hybrides et la facilitation des partenariats public / privé notamment dans les énergies renouvelables, il s’agit là de mesures déjà annoncées qui ne rentrent pas en compte dans la somme des 26Mds€.
Pire, de nombreuses mesures vont à l’encontre de l’environnement.
Ainsi, par exemple, l’annonce que la prime à la casse sera accordée pour l’achat de véhicules émettant moins de 160g de CO2/km marque un véritable recul du Gouvernement qui affaiblit significativement le principe du bonus malus calibré sur 130g/km.
On peut aussi souligner que concernant le bâtiment, aucune mesure d’incitation à la réalisation de programmes immobiliers à basse consommation énergétique n’a été annoncée et ce, alors même que les promoteurs sont prêts à mettre en place de tels bâtiments.
Pour Serge Orru, directeur général du WWF-France : « Ce que nous craignions est en passe d’arriver. Il est dommageable de ne pas utiliser l’opportunité du plan de relance pour renforcer l’esprit du Grenelle. La France risque de prendre un retard préjudiciable dans la nouvelle économie verte. Il suffirait pour cela que le plan de relance se verdisse.»
Dans cet esprit, le WWF-France demande que la prime à la casse ne soit attribuée que pour l’achat de véhicules dont les émissions sont inférieures à 120g/km et que l’ensemble des mesures immobilières (doublement PTZ, accélération construction logement social et programme ANRU) soient conditionnées au respect des normes de basse consommation énergétique.
Au risque sinon que ce plan de relance ne se révèle être avant tout un plan de relance de la pollution.
- Plan du site
- Crédits
- Mentions légales
- Copyright WWF France 2006
10 décembre 2008
Agriculture paysanne et durable
A
l'heure où plusieurs films* sortent qui prouvent les ravages de
l'agriculture intensive et industrialisée sur l'eau, la terre, les riverains, les
consommateurs et les agriculteurs même, les associations d'agriculteurs
décidés à faire de l'agriculture durable et paysanne doivent être
soutenues et encouragées et non attaquées !
*L'assiette sale, Nos enfants nous accuseront, etc.
Le gouvernement veut interdire l'association loi 1901
Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG)
qui défend l'agriculture paysanne et durable en Pays Basque
Le procès aura lieu le 29 janvier 2009 à Bayonne
La création de l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara en janvier 2005 a été la concrétisation d'une revendication vieille de près de 25 ans. Elle marque la volonté de construire un projet de développement durable propre aux réalités agricoles et culturelles du Pays Basque.
Pour approfondir la question, vous pouvez parcourir toute une série de documents:
Dossier synthétique de l'affaire EHLG : http://www.ehlgdoitvivre.org/wp-content/uploads/2008/11/mini-dossier-affaire-ehlg1.pdf
« Pour une agriculture paysanne et durable » c'est la raison d'être de Laborantza Ganbara.
L'agriculture paysanne et durable est une agriculture qui permet à des paysans nombreux, répartis sur tout le territoire, de vivre décemment de leur métier en produisant, sur une exploitation à taille humaine, une alimentation saine et de qualité, sans remettre en cause les ressources naturelles de demain..
Bref historique de l'association : http://www.ehlgdoitvivre.org/wp-content/uploads/2008/11/bref-historique.pdf
En Janvier 2005, l'état ne donnant pas de réponse satisfaisante à la demande majoritaire des paysans du Pays Basque, l'association « EUSKAL HERRIKO LABORANTZA GANBARA » est créée à AINHICE MONGELOS.
Un très important soutien populaire saluera sa création, beaucoup d'élus feront le déplacement malgré les menaces du préfet de l'époque...
Pétition
Je, soussigné, demande l'arrêt des poursuites contre
Euskal Herriko Laborantza Ganbara et souhaite alerter l'opinion publique sur la
grave atteinte à la liberté d'association que constituerait son
interdiction.
http://www.ehlgdoitvivre.org/?page_id=17
Les premiers
signataires :
Christophe Aguiton, adhérent SUD et ATTAC;
Geneviève Azam, maître de conférence en économie et chercheuse universitaire,
conseil scientifique d'Attac; Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR;
Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord; José Bové, militant
altermondialiste; André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, Président de
l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains; Sorj Chalandon,
journaliste, écrivain; Yves Cochet, député de Paris, ancien ministre; Philippe
Corcuff, maître de conférences de science politique à l'IEP de Lyon, membre du
Conseil Scientifique d'ATTAC France; Annick Coupé, Porte-Parole Union Syndicale
Solidaires; Marc Dufumier, professeur en grande école, agronome; Jean-Baptiste
Eyraud, Porte-Parole de D.A.L. Fédération; Susan George, écrivain; Régis
Hochart, porte-parole national de la Confédération Paysanne; Albert Jacquard,
généticien; Noël Mamère, député-maire de Bègles; Paul Nicholson, représentant
européen à la Commission de Coordination Internationale de Via Campesina; Gérard
Onesta, Vice-Président du Parlement Européen; Gustave Massiah, economiste, AITEC
; Jacques Muller, sénateur du Haut-Rhin; Jean-Marie Muller, fondateur du
Mouvement pour une alternative non-violente; Gilles Perrault, écrivain; Jacques
Testart, scientifique; Dominique Voynet, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, Maire
de Montreuil.
Assemblée Générale de la Campagne de Soutien de Laborantza Ganbara
ouverte à tous et à toutes!
Samedi 13 décembre -10h00 -
à Ainhice-Mongelos (64)
Pour en savoir
plus...
Historique complet d'EHLG : http://www.ehlgdoitvivre.org/wp-content/uploads/2008/11/historique-ehlg.pdf
Ci dessous la vidéo de "Qu'est-ce que l'agriculture paysanne et durable ?" découpé en 7 parties :
http://www.dailymotion.com/ehlgdoitvivre/video/x7inot_agriculturepaysannepartie2_news
http://www.dailymotion.com/ehlgdoitvivre/video/x7lx50_agriculturepaysannepartie4_news
http://www.dailymotion.com/ehlgdoitvivre/video/x7lyay_agriculturepaysannepartie6_news








