La Lettre Ecol'Eau

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27 octobre 2008

Les Assises de Lons le Saunier : report de décisions

La lettre du réseau Aquatiris


Le 27 Octobre 2008,

Comme promis, voici les nouvelles des 5èmes Assises nationales de l'Assainissement Non Collectif qui se sont déroulées les 15 et 16 Octobre dernier à Lons Le Saunier dans le Jura.

Cette édition était très attendue, du fait de la présentation décryptée des nouveaux textes réglementaires à venir, et en particulier celui qui abrogera l'arrêté du 6 Mai 1996. Ces nouveaux arrêtés sont encore dans les bureaux européens, reviendront en France début décembre et  après modifications éventuelles des Ministères français, devraient normalement sortir pour janvier 2009.

Nous avons été ravis de participer à cet événement, et avons eu le grand plaisir de constater que les Ministères de l'Environnement et de la Santé sont ouverts à l'innovation technique, dont les filtres plantés. Bien entendu cette ouverture ne doit pas laisser la porte ouverte à « tout et n'importe quoi » : toutes les nouvelles filières devront subir un protocole de validation (y compris les microstations). Ce protocole est en cours de rédaction par l'AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire du travail et de l'environnement), et sera prêt courant 2009.

L'atelier de présentation des résultats de notre programme de recherche a été très bien accueilli par un public nombreux, composé d'élus, de techniciens Spanc mais aussi de scientifiques. Vous pouvez télécharger ci-dessous la présentation du résumé de nos travaux de recherche, en version imprimable.

En attendant la sortie des nouveaux arrêtés, c'est toujours celui du 6 Mai 1996 qui prévaut. Il faut donc l'accord de votre Maire pour installer une phytoépuration, n'hésitez pas à imprimer notre document pour votre Spanc et/ou votre Maire. Ce que l'on peut attendre pour l'avenir, est un protocole de validation des nouvelles filières accessible aux filières plantées. Pour cela, il faut attendre encore un peu ...

A bientôt pour d'autres nouvelles

Edwige LE DOUARIN / AQUATIRIS

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25 octobre 2008

Filtres plantés : une obligation de résultat ?

La technique du filtre planté n'étant aujourd'hui réglementairement admise que dans l'assainissement collectif, il est assez naturel de s'appuyer sur l'expérience acquise en collectif pour mettre au point et évaluer les filtres plantés en individuel. Mais il est à mon sens erroné de les considérer comme astreints à des "performances" en terme de qualité de l'eau en sortie de filtre, tant que l'eau épurée n'atteint pas le milieu hydraulique naturel. Je reviens toujours là-dessus, ça doit être un peu agaçant, mais jusqu'à maintenant je n'ai pas vu de démonstration contraire.
Il est très intéressant d'apprendre que les filtres plantés livrent une eau conforme aux normes s'appliquant aux stations collectives rejetant en rivière, et pour cette raison ce travail est très utile. Dans le cas où un particulier est contraint de rejeter au réseau hydrographique, il peut défendre le choix d'un filtre planté en s'appuyant sur ce résultat.
Cependant il serait bon de savoir si c'est aussi le cas avec l'ammoniaque et les nitrates, au moins.

Mais dans le cas de quelqu'un qui infiltre l'eau traitée sur sa parcelle, ces normes n'ont aucun sens. Je crois qu'il est important de le reconnaître, parce que ça nous ouvre une grande marge de manoeuvre pour mettre en place des systèmes nettement plus simples que le filtre planté, et d'autre part ça décharge celui qui a fait un filtre planté de l'obligation de faire des analyses et de justifier des résultats.
Tant que l'eau traitée est infiltrée sur place, les seules prescriptions légales sont celles du Règlement Sanitaire Départemental : ne causer ni nuisances, ni pollution de l'eau, ni risque sanitaire notable. Peu importe la teneur en MES, DBO et DCO de l'eau en sortie, le sol se chargera de ça quelle que soit la concentration. Ce qui compte c'est que ça ne pue pas, et qu'on puisse argumenter que le risque sanitaire est maîtrisé.
Il est utile de produire des résultats d'analyse au stade où on est aujourd'hui, de début de discussion avec l'administration, mais par la suite il faut faire reconnaître le bien-fondé du choix du filtre planté, et libérer les particuliers qui le choisissent de toute obligation d'analyses.
Le point le plus délicat à argumenter sera sans doute la question sanitaire, en particulier le risque lié à la présence des matières fécales fraîches en surface des premiers bassins. Les analyses en sortie de filtre ne servent à rien face à cette question, qui se pose aussi avec les composteurs de toilettes à litières. On pourra toujours argumenter que les filtres plantés collectifs marchent comme ça depuis quinze ans, sans poser de problème notoires, et que l'épandage des boues d'épuration n'a à ce jour donné lieu à aucun recensement d'une quelconque contamination directe par des pathogènes. D'autre part on pourra aussi argumenter que si la matière fécale composte correctement en surface des bassins de filtres plantés, elle compostera tout aussi bien en surface du sol, dans des systèmes de géoépuration recevant des eaux vannes. Et à ce moment là, on aura vraiment fait un pas en avant, à la fois sur le plan technique et sur le plan politique.

Il y a une option politique fondamentale dans l'arrêté de 96, c'est le choix de définir en haut lieu les seules solutions acceptables, et de les imposer au particulier. Cette logique débouche aujourd'hui sur une autre, encore plus grave, qui consiste à imposer l'utilisation de matériel homologué (impossible de faire soi-même son système), et dans la foulée à imposer des contrôles de plus en plus fréquents, de plus en plus tatillons, et de plus en plus coûteux. On le voit bien avec le contrôle technique automobile, avec les multiples diagnostics demandés lors de la vente ou de la mise en location d'un logement, avec la vignette pour les balances commerciales, etc.etc. Certaines de ces contraintes ont un sens, au moins au départ, mais il est clair que de plus en plus souvent il s'agit seulement de tondre le mouton un peu plus ras, au profit d'une boîte privée de préférence, et sans aucun bénéfice collectif réel.
On peut concevoir que des techniciens en assainissement n'aient pas envie de mener un combat politique, mais je crois important de signaler que si nous ne prenons pas un peu de hauteur par rapport à la technique, si nous nous laissons prendre au culte de la "performance" sans voir qu'elle n'a parfois aucun intérêt, nous nous laisserons enfermer dans le meilleur des mondes écologiques.
Pierre Besse

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24 octobre 2008

Méthanisation des effluents d'élevage

Quel modèle de développement pour la méthanisation des effluents d’élevage en France ?

                                                                      

               
                                       Conférence du                     Vendredi 21 Novembre 2008                                  
               
                                                                                         
                     
                        Gratuit                                                                                                                                  
                                    > Répondre à l'annonceur <                            
                     
                   
               
               

Tel sera le thème de la conférence organisée à Rennes par le Cemagref, l’INRA, l’université de Bretagne Sud, Valétec et Odipure, le 21 novembre 2008.

==> La France, avec 300 millions de t/an de déjections animales issues des élevages, détient l’un des plus gros potentiels de production de biogaz agricole en Europe.
À titre d’exemple, la digestion d’un m3 de lisier de porc produit de l’ordre de 25kWh sous forme d’électricité et autant sous forme de chaleur. Depuis juillet 2006, chaque kWh est racheté jusqu’à 14 centimes d’euros, au lieu des 5 centimes initiaux. Les gains sont aussi importants pour l’environnement puisque la méthanisation permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre d’un élevage. Enfin, les odeurs sont aussi atténuées au cours de la gestion des déjections.

==> Dans la capitale bretonne et dans le cadre du projet DIGESTAERO*(dont les résultats seront au coeur des débats), une thèse est menée en collaboration avec des industriels bretons afin de coupler les procédés de méthanisation et de traitement biologique de l’azote par nitrification et dénitrification.
De tels dispositifs existent dans l’industrie agroalimentaire (distilleries, fabrication de produits lactés) mais ils ne s’appliquent pas au contexte du traitement des lisiers. En effet, pour limiter les coûts d’installation, les digesteurs doivent pouvoir s’intégrer à des unités de traitement biologique de l’azote existantes à la ferme.
De plus, l’unité de traitement doit prendre en compte des intrants dont la nature et la composition sont très variables. Ainsi par exemple, le taux de matière biodégradable d’un effluent varie de 30 à 40 %...

==> Pour en savoir plus, consulter le site http://195.221.119.11/colloque                

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23 octobre 2008

33 milliards de m3 !

33 milliards de m3 d'eau prélevés en France, chaque année (article
>     d'Univers Nature)


>             Stable depuis le début des années quatre-vingt-dix, le volume
>         total d'eau prélevée en France atteint les 33 milliards de m3
>         dont une petite moitié n'est pas restituée au milieu naturel.
>         Les différentes utilisations montrent des situations très
>         différentes. Ainsi, si le refroidissement des centrales
>         thermiques iques et nucléaires prélève à lui seul 55 % de
>         l'eau, il n'en consomme que le cinquième. A l'inverse, le milieu
>         agricole, avec 14 % des volumes prélevés en 2002, représente à
>         lui seul près de la moitié des volumes non restitués. Enfin,
>         19 % de l'eau prélevée sert à l'alimentation en eau potable et
>         12 % à l'industrie, seul secteur ayant des prélèvements en chute
>         avec plus de 30 % de baisse en 30 ans.
>
>         Comparé aux 175 milliards de m3 d'intempéries qui alimentent
>         chaque année les réserves en eau douce du territoire, le volume
>         prélevé pour satisfaire les activités humaines semble
>         relativement faible (19 %). Néanmoins, on observe des écarts
>         importants selon les régions et la période. A ce titre, la
>         période la plus sensible est évidemment l'été, où les
>         agriculteurs utilisent 79 % de l'eau consommée, devant les
>         particuliers (10 %), les producteurs d'énergie (9 %) et les
>         industriels (2 %).
>         Comme cette année, localement les prélèvements peuvent excéder
>         les ressources renouvelables et conduire à des risques
>         importants de pénurie d'eau, lesquels entraînent des
>         restrictions d'eau (50 départements sont actuellement
>         concernés). La situation peut conduire également à des baisses
>         de production dans les centrales électriques, faute d'eau pour
>         refroidir les réacteurs.

	Frederic Boutet ajoute cette comparaison :
Pour information, la mine d'uranium d'Olympic Dam en Australie extrait
aujourd'hui 35 millions de litres d'eau par jour pour extraire de l'or, du
cuivre et de l'uranium. Cette eau est récoltée dans les nappes phréatiques en
plein désert, sur le territoire ancestral des aborigènes.
Le projet d'agrandissement de cette mine - qui fait suite à la demande en
uranium mondiale notamment de la fédération de Russie - amènerait à utiliser
125 millions de litres d'eau par jour. La compagnie propose de construire une
usine de désalinisation en bordure de mer pour acheminer l'eau au site
d'extraction et de traitement. Le candidat le plus sérieux pour fournir
l'énergie nécessaire à désaliniser est... l'électricité au charbon.

En ce qui concerne la France et les impacts environnementaux des mines qui
l'alimentent en uranium, il y a ceci : http://areva.niger.free.fr
70% de la nappe phréatique des touareg au Nord du Niger est polluée.


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22 octobre 2008

L'eau en bouteille, meilleure que l'eau du robinet ?

JDLE - 16 octobre 2008 : Eau en bouteille, une pureté toute relative par Victor Roux-Goeken

Pour aller plus loin : Etude d'Environmental working group (en anglais) :
http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/passerelle.asp?id=24317&ctx=259&op=EXT&idThema=4&page=www%2Eewg%2Eorg%2Freports%2Fbottledwater


Une étude publiée mardi 14 octobre par l'ONG américaine Environmental working group (EWG) montre que la pureté de l'eau en bouteille américaine ne coule pas de source.
Menés pendant deux ans, les examens de laboratoire ont permis de détecter 38 polluants pour 10 marques d'eau en bouteille, avec une moyenne de 8 substances par marque.

La présence de bactéries coliformes, de caféine, d'acétaminophène, d'engrais, de solvants, de produits de moulage de plastique et de strontium, un élément radioactif, a été détectée à l'issue de ces examens.

Huit des 10 marques ne présentent pas de concentrations inquiétantes de polluants, mais contiennent tout de même des substances dangereuses pour la santé, tels que l'arsenic et le solvant toluène. Les deux autres - Sam's Choice vendue par Wal-Mart et Acadia vendue par les supermarchés Giant Food - contiennent des sous-produits du chlore (trihalométhane et bromodichlorométhane) excédant jusqu'à 5 fois les concentrations requises par la Californie.

Certes, les producteurs américains d'eau en bouteille respectent les normes fédérales, moins strictes que les californiennes. Et la plupart des substances identifiées se retrouvent dans l'eau du robinet. Mais EWG, créée par des scientifiques qui promeuvent des règles plus strictes pour l'eau embouteillée, reproche aux fabricants d'eau en bouteille de promouvoir, à grand renfort «d'éco-blanchiment», une eau vendue 1.900 fois plus chère que l'eau du robinet, alors qu'elle n'est pas plus pure que cette dernière. Quand elles ne vendent pas purement et simplement de l'eau du robinet mise en bouteille, selon l'association.

 

Posté par Ecol_Eau à 22:50 - La Guerre de l'eau est commencée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quand l'eau du sous-sol défie les frontières :

Quand l'eau du sous-sol défie les frontières :

un article d'Univers Nature

A la frontière entre au moins deux pays, les réserves d'eau souterraine transfrontalières sont plus ou moins délaissées du fait de la difficulté que représente leur gestion à plusieurs Etats. Afin de les mettre en valeur et de les protéger d'une surexploitation future, le Programme Hydrologique International (PHI) de l'Unesco, lancé en 2000, vient de publier la première carte mondiale référençant les multiples aquifères transfrontaliers à l'échelle du monde.

Si l'on en croit cet inventaire, la planète accueille à l'heure actuelle quelque 273 aquifères transfrontaliers, dont 68 répartis sur le continent américain, 38 en Afrique, 65 en Europe orientale, 90 en Europe occidentale et 12 en Asie. Représentant un volume 100 fois supérieur à l'eau douce de surface, ces aquifères participent aujourd'hui largement à la consommation en eau douce. Ils ont ainsi peu à peu été mis à contribution à partir de la deuxième moitié du XXe siècle pour faire face à une demande croissante en eau. A l'heure actuelle, plus de 70 % de l'eau utilisée en Union européenne est issue de ces bassins souterrains. Dans certaines régions arides et semi-arides, notamment en Arabie Saoudite et à Malte, ces derniers représentent même l'unique source d'eau potable.
L'usage fait de ces ressources en eau est multiple. Si l'on s'en réfère aux moyennes mondiales, 65 % de l'eau prélevée sur les aquifères va à l'irrigation, 25 % à l'alimentation en eau potable et 10 % à l'industrie.


aquiferes_reserve_eau_souterraine_transfrontalieres

Répartition des réserves d'eau souterraine transfrontalières :  Image supprimée puis rétablie à la demande générale (des centaines d'internautes du monde entier, en particulier d'étudiants d'Europe du Nord...), car il semble qu'il soit difficile de la retrouver sur le site d'Univers Nature auquel je renvoie, comme à chaque fois que je transmets une info tirée d'un site d'infos en ligne.

Mais si ces réserves d'eau souterraines ouvrent de belles perspectives, toutes ne sont pas inépuisables. C'est le cas des aquifères d'Afrique du Nord et de la péninsule arabique qui, constitués il y a plus de 10 000 ans à la faveur d'un climat plus humide, ne bénéficient plus aujourd'hui de précipitations régulières et ne sont donc pas rechargés. Cela ne signifie pas que les aquifères dits « renouvelables » soient hors de danger. Dans certaines régions, les réserves d'eau souterraines sont confrontées soit à des phénomènes de pollution, soit à une surexploitation. En attestent les petites îles et zones côtières méditerranéennes où l'exploitation de l'eau se pratique bien souvent à un rythme supérieur à sa capacité de renouvellement.

Dans un contexte mondial de crise de l'eau, nul doute que les aquifères souvent délaissés, à l'image des grands bassins souterrains africains encore largement sous-exploités, sauront trouver un regain d'intérêt. Aussi, pour préserver ce potentiel, l'Unesco souhaite aider les pays frontaliers à mettre en place des « mécanismes de gestion concertée ». Dans cette optique, la Commission du droit international des Nations Unies présentera le 27 octobre, à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations Unies, un projet de Convention sur les aquifères transfrontaliers destinée à fixer un cadre juridique relatif à leur exploitation. Une initiative capitale au regard de l'augmentation constante de nos besoins en eau, résultant notamment de la croissance démographique mondiale et de l'évolution des comportements alimentaires (1).

Cécile Cassier

1- Les céréales nobles sont de plus en plus demandées, notamment le blé et le riz gourmands en eau. La viande est loin d'être neutre en matière de consommation d'eau puisque un kilo de bœuf nécessite entre 2000 et 20 000 litres d'eau en fonction du climat local.
Voir le dossier « L'eau, l'homme et l'alimentation » dans le n°22 d'Echo Nature.

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18 octobre 2008

Des toilettes publiques à l'eau de pluie

PARIS, 14 oct 2008        - ©  2008 Sageret 

   
  JCDecaux remporte le contrat des Sanitaires automatiques à accès universel de la ville de Paris    
   

  JCDecaux SA (Euronext Paris : DEC), le numéro un de la communication extérieure en Europe et en Asie-Pacifique, numéro deux mondial, a remporté le contrat des sanitaires automatiques à accès universel de la ville de Paris suite à un appel d'offres.
Ce contrat est signé pour une durée de 15 ans.
Le contrat porte sur la conception, la réalisation, l'installation et l'exploitation de 400 sanitaires automatiques à accès universel.
Modernes, spacieux, lumineux, ils ont un design Patrick Jouin. Ils sont également éco-conçus grâce à l'utilisation de matériaux recyclables et à l'usage d'eau de pluie et de produits écologiques pour leur entretien. Accessibles à tous (personnes à mobilité réduite, mal voyants...), ces installations seront gratuites pour tous les utilisateurs.

Jean-Charles Decaux, Président du Directoire et Codirecteur Général de JCDecaux, a déclaré : « Avec 400 sanitaires automatiques à accès universel, ce contrat de location, le plus important dans le monde, démontre notre savoir-faire dans ce domaine spécifique avec un concept inventé par JCDecaux il y a 26 ans. Le parc total de sanitaires gérés par JCDecaux est de près de 3 000 dispositifs ayant généré plus de 306 millions d'entrées depuis 1982. En nous renouvelant sa confiance, la ville de Paris s'équipe d'un nouveau parc de mobiliers à la fois esthétiques et écologiques conçus afin de répondre totalement aux exigences de sa démarche citoyenne et environnementale. »

Information parue dans l'Annuaire National du Bâtiment et des Travaux Publics.


Super, ils en ont pris pour 15 ans !! Ecologiques, les nouvelles sanisettes Decaux ? Mais pas sans eau, hélas! Ca nous laisse le temps pour élaborer des sanisettes sèches pour le prochain contrat ??! Bravo les élus Verts et social'eaux de Paris... Et encore un effort pour devenir vraiment écol'eaux !
On comprend pourquoi le gouvernement vient de faire passer la loi qui autorise la récupération de l'eau de pluie pour les toilettes ! Le problème est que cette loi interdit toute autre utilisation de l'eau de pluie, alors qu'avec un bon filtre (céramique ou membrane) on peut avoir une eau plus pure que celle des réseaux et que l'utiliser pour tous les usages domestiques permettrait de diminuer la consommation d'eau potabilisée à grands frais au chlore. Par contre l'utiliser pour les toilettes est une fausse bonne idée : c'est super de ne pas consommer d'eau potable pour cet usage, bien sûr, mais cela fait admettre que seules les toilettes à eau sont possibles et ça pollue autant ce que l'on rejette ! Alors qu'il faudrait ne pas mélanger l'eau, quelle qu'elle soit, avec les excréments, dès le départ ! Cette prise de conscience ne peut qu'être retardée par l'utilisation de l'eau de pluie qui donne une bonne conscience écologique à leur utilisateur... On se demandait quels intérêts étaient derrière cette loi et cette restriction, et bien on commence à voir, et ce n'est que le début...

On ne peut demander aux élus et autres décideurs d'avoir pensé à tout avant tout le monde sur tous les sujets ! Ils sont demandeurs de solutions et la "société civile" a pour rôle de les nourrir de propositions et de les convaincre du bien-fondé des investissements et des décisions qu'ils devront acter. Si on laisse les entreprises faire les leurs sans contrepoids, elles emporteront le morceau, fatalement. Les assoc. ont pour objet et mission d'informer ces décideurs, de développer des arguments et de convaincre. Si cela n'a pas été fait ou pas suffisamment, si on n'a pas été assez audibles, ils ne sauront pas ce qu'il aurait fallu faire selon nous ou ils n'en auront eu qu'une idée trop vague, pas assez étayée, pour qu'ils soient amenés à prendre en considération nos opinions ; ainsi les entreprises plus déterminées, car intéressées à titre financier, seront mieux placées pour emporter le morceau et ensuite il sera trop tard pour récriminer et déplorer les choix faits. Un élu à besoin de se rassurer et de rassurer ses interlocuteurs avec des propositions chiffrées, émanant de "professionnels" censés connaître leur métier, apportant des garanties, des bases financières, techniques, logistiques, des assurances, etc, etc. Il préfèrent répercuter en assemblée des propositions émanant d'entreprises reconnues, composées de techniciens que de soutenir des propositions émanant d'assoc. composées de "doux rêveurs" -même si ceux-ci ont en réalité raison sur le fond. C'est le fonctionnement de notre démocratie élective qui est fait ainsi. De plus les entreprises ne sont pas forcément des associations de malfaiteurs qui ne pensent qu'à piquer dans la caisse en faisant n'importe quoi ; beaucoup pensent sincèrement que les solutions qu'elles développent, quelquefois à grands frais, sont celles qui conviennent à la société. Si nous avons un avis différent, c'est à nous de le développer et de le présenter de façon convaincante aux décideurs. A la limite, nous serons crédibles en devenant nous-mêmes des entreprises qui proposent une solution commerciale "clé en mains".  Si en face de Decaux, une boîte avait proposé des chiottes publiques "sèches" avec un mode de gestion approprié pour signer un contrat avec la Ville de Paris et avait su convaincre une majorité d'élus du bien fondé de leur proposition, tant en termes techniques/écologiques que financiers, c'est à dire avec une structure assez costaude pour suivre l'affaire pendant la durée du contrat (15 ans) il est possible qu'ils aient emporté le morceau, avec battage médiatique à la clé. Mais personne sans doute ne l'a fait. C'est pour ça que l'usine d'Achères a encore du pain sur la planche...
A moins que Decaux ne se mette aux toilettes sèches, avec des récupérateurs en véhicule urbain comme pour les moto-crottes, il faut absolument que quelqu'un ait proposé une solution alternative avant le renouvellement du contrat, afin de faire cesser cette pollution et ce gaspillage. Il faut que l'on fasse sans doute d'abord nos armes dans une plus petite ville de province et avoir fait nos preuves pour faire tache d'huile, c'est comme ça que ça marche : commencer petit, local et s'imposer peu à peu. Voilà le programme pour les loueurs de TS qui veulent aller au-delà des raves, concerts et autres fête de la pomme : augmenter la qualité, le nombre de leurs prestations et faire des TS la Nouvelle Norme Sanitaire dans l'esprit des gens qui doivent :
-d'abord en entendre parler
-ensuite encore en entendre parler
-puis l'expérimenter, timidement d'abord et avec curiosité
-en redemander et être convaincus du bien-fondé du système
-ne pas comprendre que leurs élus ne le fassent pas, et commencer à en parler et réclamer
-enfin exiger de leurs élus qu'ils le fassent !
Et alors les décideurs décideront de le faire !
Un exemple récemment : le maire de Peyrelevade en Corrèze, Pierre Coutaud, trentenaire créateur de l'assoc. Energies pour demain et promoteur sur sa commune des premières éoliennes du Limousin, a du se battre contre une partie de sa population et de son conseil pour les imposer. Puis cela fait, il a proposé d'installer des TS publiques au centre du bourg : une partie du conseil était réticente, une autre favorable, mais finalement le projet a été abandonné parce qu'à l'endroit où on projetait de les installer, les tuyaux des égouts passaient juste dessous ! Il était moins couteux de les y raccorder que d'acheter les TS proposées... Dommage. Mais dans quelques années, les élus, poussés par une plus grande part de la population, n'auront même plus l'idée de les raccorder !! Ils trouveront ça absurde comme nous aujourd'hui !! Peut-être une boîte proposera des TS moins chères et alors le choix inverse sera fait.
C'est à nous de jouer, c'est à dire aux assoc. mais aussi aux entreprises, de développer des produits concurrentiels et convaincants.

Voici le message reçu ce matin de Ps-Eau au sujet de notre Communiqué pour une véritable reconnaissance de l'Assainissement Ecologique:

Monsieur Bousquet de Rouvex,

Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à nos activités et nous avons pris bonne note de votre message.
Comme notre orientation vise au développement de l'accès à l'eau potable et l'assainissement dans les pays du sud, et que la publication, certes intéressante, est destinée spécifiquement à un public français, je pense que nous ne la mentionnerons pas dans notre publication.

Recevez mes cordiales salutations,
Michel Taquet


Il ne s'adresse qu'au public français ! C'est bien le problème : pendant qu'on essaie de convaincre les SPANC d'ici, "ils" vont installer des "assainissements" dans le monde entier ! Il faut absolument prendre la mesure de cet aspect international de la question, et, comme je le disais le mois dernier, intervenir au niveau international avec les autres assoc ou ONG pour promouvoir bruyamment l'assainissement écologique, et d'urgence ! Faut-il rédiger un communiqué nouveau ? Mettons-nous à la tâche.
A part ça, je suis impatient de pouvoir acheter la nouvelle Tata à air comprimé ! La moins chère et la moins polluante des bagnoles pour remplacer ma vieille fiesta pourrie... (bien sûr c'est notre seconde voiture, peu utilisée, la première est une Toyota Yaris Verso, écologique et économique car peu gourmande et peu polluante). Ne pourrait-on suggérer à son génial inventeur, Guy Nègre, de se pencher maintenant sur l'air comprimé destiné aux "chasses d'air" de nos futures toilettes sèches citadines ?
Patrick

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16 octobre 2008

Le retraitement de l'azote des urines coûte cher

Dans la Newsletter Actu-Environnement du 16/10/2008, on peut découvrir la vidéo présentant la nouvelle usine d'Achères en Région Parisienne sous le titre :
Traiter l'azote ammoniacal des eaux usées. L'usine de nouvelle génération, de grande compacité et technicité située à l'entrée du site Seine Aval, l'unité de traitement des pollutions azotées complète les installations existantes pour traiter notamment l'azote ammoniacal issu de l'urine et jusque-là rejeté tel quel dans la Seine.


  Cela fait un énorme complexe qui a coûté des milliards, pour enfin dépolluer l'eau rejetée dans le milieu aquatique depuis des décennies en sortie de station d'épuration et qui tue tout sur son passage. On nous faisait croire que les stations d'épuration épuraient !!! Quelle blague ! Maintenant elles vont épurer un peu mieux ! Il était temps. Un jour, quand on arrêtera de mélanger fèces, urines et eau (potable ou de pluie, c'est pareil !), on n'aura plus besoin de dépolluer !!
En attendant, le remède est nécessaire, hélas.

Comme dit Catherine Reymonet avec amertume : "On nous oblige à pisser dans l'eau et ensuite on se casse la tête à faire des machins compliqués et coûteux pour enlever la pisse de l'eau ; faire et défaire, c'est toujours travailler, disait l'autre ; et ça crée du PIB ; alors, de quoi se plaint-on ?"

Pierre Besse est plus sévère : "On nous présente une usine consacrée au traitement de l'azote des eaux usées de la moitié de la population parisienne, à Achères. En service depuis novembre 2007, et on nous dit que jusque là, l'azote de cette population n'était pas traité, et rejeté dans la Seine. On nous dit que le premier objectif est de supprimer l'ammoniac, en le transformant en nitrate, et que le second est d'éliminer ce nitrate en le renvoyant dans l'atmosphère (dénitrification).
L'ammoniac est hautement toxique, il tue les poissons à partir de seulement 2 mg/litre. La STEP d'Auch que nous avons visité il y a deux ans nous a dit être astreinte à un maximum de 5 mg/litre dans ses rejets, sans qu'on puisse savoir si elle respecte vraiment cet objectif. Visiblement, on compte sur le dilution avec l'eau de la rivière pour abaisser le taux d'ammoniac à moins de 2, mais en été, il n'y a pas beaucoup d'eau dans le Gers, et cette eau provient elle-même déjà pour un bonne part (50 %?) de STEP en amont. Alors?
On ne nous dit pas si la nouvelle station d'Achères élimine vraiment l'ammoniac, par contre on nous dit qu'elle élimine 30% des nitrates. Et les 70% restants? Mystère.
Cette station occupe 5 ha, c'est 5 ha définitivement perdus pour la production alimentaire, soit 50 personnes de moins à pouvoir se nourrir sur Terre, ad vitam eternam. Elle a consommé 900 tonnes de métal rien que pour les tuyaux, et combien de béton, de plastique, de matériaux toxiques? Elle a coûté 475 millions d'euros, soit près de 100 € par habitant, et elle coûte combien pour son entretien? Combien de temps elle va pouvoir fonctionner? Et après ce temps, qu'est-ce qu'on fait?
On nous dit qu'il reste beaucoup de STEP qui ne sont pas "aux normes". Si les normes c'est ça, à quoi ça sert de mettre à grand frais toutes les stations aux normes?

 

Pour nous consoler, on nous dit qu'on a dépensé 13 millions d'euros pour l'"intégration paysagère" de ce monstre.

 

C'est vraiment le grand n'importe quoi, pourvu qu'on puisse prétexter le bien public et couler toujours plus de béton, fondre toujours plus de métal, pomper toujours plus de taxes et nourrir toujours plus d'ingénieurs.

 

L'azote est soluble dans l'eau, c'est bien le problème, mais le problème de l'azote dans l'eau est rigoureusement insoluble. La seule solution c'est de ne pas l'y mettre.

 

La critique de l'assainissement collectif conventionnel est notre premier devoir, et je devrais dire de l'assainissement collectif tout court, car pour le moment je ne vois pas d'alternative écologique pour le traitement de l'eau des réseaux d'égout, parce que les stations collectives à filtres plantés ne font guère mieux que celle-là, tout en occupant beaucoup plus de place."

 

    Fort de ce constat, on comprend qu'il est plus que temps de reprendre le problème à zéro, c'est à dire au niveau des toilettes de tout un chacun. Que ce soit le salon Pollutec ou l'usine de dénitrification d'Achères, comme la crise financière mondiale ou l'affamement des populations, tout cela existe par conséquence des actes des générations de millions d'humains qui nous ont précédé et par enchaînement des causes et des effets qui ont abouti où nous en sommes. Il n'y a pas lieu de pavoiser, mais ça ne sert à rien -sinon à se faire plaisir à bon compte- de le déplorer encore et encore, si ce n'est pas suivi d'effet, c'est à dire tant que nous ne nous sommes pas donnés les moyens de changer la situation ; ce qui ne veut pas dire qu'on y arrivera ! Le problème avec tous ces gens qui ont très envie de faire des affaires, c'est qu'ils s'y prennent apparemment bien mieux que ceux qui voudraient changer la donne...  Leur appétit ou leur convoitise est un puissant levier pour se bouger le cul, rencontrer leurs homologues, traficoter leurs magouilles et réussir leurs coups ; alors que nous en sommes encore à récriminer : je le répète, agissons maintenant plutôt que de réagir. Les analyses sont faites, elles sont justes ; les coupables sont démasqués et on voit qu'il aurait fallu faire autrement que ce qui a été fait. Mais le monde est ainsi. Ou bien on se lamente, ou bien on cherche et on propose des solutions ; les têtes du "monstre" repoussent comme celles de l'hydre, donc il faut changer de tactique et maintenant que les millions de tonnes de tuyaux et de bétons sont posés et que l'on nous a fait les poches, on en hérite et on ne peut pas récuser cet héritage, hélas ! Bienvenue dans le monde réel !!
J'en reviens à ce que je disais hier: proposons des nouveaux systèmes de chiottes pour appartements qui n'envoient plus les excréments des Franciliens et des autres à Achères ou ailleurs, ce qui permettra de revendre la ferraille des tuyaux au poids (c'est un bon investissement, car le prix de la ferraille augmente sans cesse !) C'est exactement comme pour les centrales nucléaires : sans être un spécialiste, on sent bien que ce n'est pas le top, aussi on développe fissa les ENR, et on se donne les moyens de se passer de ces putains de centrales avant qu'elles ne nous pètent au nez. Car tant qu'on n'a pas de solution de remplacement, les centraliens ont beau jeu de nous dire qu'on ne peut pas s'en passer et que c'est un risque supportable car inévitable. Et là aussi, les prophètes de la réduction drastique de la consommation perdent leur temps car la consommation augmente inexorablement, quoi qu'ils disent.
On peut constater que la société change essentiellement en fonction des évolutions technologiques : internet et les portables ont modifié les communications et les grèves à La Poste n'y pourront rien ! Georges Marchais a eu beau vomir le Grand Capital, celui-ci ne l'a même pas regardé, sauf pour en rigoler. Par contre, trente ans après, le Grand Capital se prend de lui-même les pieds dans le tapis et les libéraux frissonnent à l'idée que l'Etat rachète les banques en difficulté ! Ce n'est qu'en allant au bout des processus qu'on peut sortir la tête de l'eau. Les méga-usines des mines du temps de Zola ou des constructions de bagnoles du temps du Front Populaire étaient des monstres d'acier polluantes qui consommaient énormément d'énergie, en particulier humaine : elles disparaissent les unes après les autres au grand dam des élus politiques locaux, non du fait des ennemis des montres d'acier qu'on aurait soudainement écouté, mais parce qu'on a trouvé mieux pour fabriquer les bidules qu'on consomme aujourd'hui ! Les bagnoles sont faites en plastique par des robots et les fabricants de portables ont construit des ateliers new-tech en Chine. Et si un jour les bagnoles disparaissent, ce sera parce qu'on a trouvé mieux, moins cher, consommant moins, et non parce qu'on aura écouté les avertissements de René Dumont ! Donc ce n'est pas en déplorant les usines qui remplissent aujourd'hui le rôle qu'on attend d'elles pour remédier à une situation existante, déplorable certes, mais réelle qu'il convient de se manifester, mais il faut accélérer les évolutions et imaginer le meilleur et peser de tout son poids pour que les recherches, les investissements, les décisions des politiques aillent dans le sens qui nous convient le mieux afin de hâter l'obsolescence de ces machins, et rendre le terrain à l'agrobiologie communautaire... Méthanisation et compostage permettront d'y arriver. En tout cas, c'est ce qui me plaît dans le fait d'exister sur cette planète aujourd'hui, parce que sans cette envie d'avenir-là, ce serait à désespérer, et la vie est ainsi faite que celui qui désespère est supplanté par ceux qui vont de l'avant, même si c'est dans la mauvaise direction. On a notre mot à dire, disons-le !

Patrick

Posté par Ecol_Eau à 23:02 - Assainissement écologique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2008

Tri sélectif et toilettes sèches en ville

Selon le sondage publié cette semaine par La Vie, l'incinération est mise sur le même plan que le tri sélectif parmi les "bonnes pratiques environnementales" ! Ils n'ont évidemment pas même entendu parler de la méthanisation... Le bout du tunnel est encore loin !  La nouvelle civilisation que l'on veut créer n'est pas pour aujourd'hui, ni même peut-être pour demain ; après-demain, peut-être ?... Quand au tri sélectif, j'ai bien l'impression que ce n'est pas le fait de la grande majorité de la population, sauf si elle y est amenée par la main... Bon, ceci dit, cela dépend sans doute des régions. J'avoue que je ne sais pas comment ça se passe dans la région de Toulouse par exemple qui semble exemplaire, mais en Corrèze, il y a encore du boulot : il n'y a pas plusieurs poubelles dans nos campagnes, le SIRTOM d'ici nous met un ou deux containers (à destination de l'incinérateur) où l'on peut tout flanquer si on ne prend pas la peine de prendre sa voiture et d'aller porter les verres ou les papiers et plastiques (qu'on a entassé où l'on peut) dans les containers ad hoc, souvent situés à plusieurs centaines de mètres ! Ceux qui ont la flemme ou pas le temps ou pas la place pour entasser mettent à la poubelle et hop : je suppose que ça doit faire pas mal de monde... Surtout quand on apprend que les plastiques et les papiers finissent en partie eux aussi dans l'incinérateur, pour l'aider à brûler !! Ca donne peu d'entrain pour séparer à la source ! Mais dans les villes comme à Reims où vivent mes parents, ils distribuent aux gens plusieurs poubelles et les négligents sont sanctionnés par du scotch rouge collé par les éboueurs sur les poubelles mal remplies avec amende à la troisième infraction ! Donc là, le pli est pris peu à peu : la carotte et le bâton, vieille histoire !
En fin de compte, les toilettes sèches et les phyto, c'est un des éléments du tri sélectif des déchets en général et non une question connexe ; mais on peut parier que c'est ce tri sélectif-là qui sera le plus difficile à faire admettre aux "gens" de faire, bien plus que les papiers et plastiques. Pour en revenir à la discussion sur les TS en ville, le système dont parle Orszagh me paraît être le plus à creuser : une évacuation par haute pression d'air, car le stockage, le transport et la valorisation par les habitants des immeubles eux-mêmes n'est guère envisageable quand on a connu l'évacuation par eau. Comme le problème principal est l'utilisation de l'eau, on peut penser que l'air peut jouer ce rôle. Donc il faut envisager d'y consacrer de l'énergie... électrique j'imagine. Et donc il faut, pour avoir des matières citadines à composter, et si possible à méthaniser, utiliser des énergies renouvelables pour actionner ces "chasses d'air" et ainsi le méthane peut fournir cette énergie: ce seront donc les toilettes elles-mêmes qui fourniront l'énergie nécessaire à leur évacuation ! Génial, non ? Et il restera de l'énergie pour autre chose en plus, et on pourra ensuite le valoriser en agriculture. Qu'attend-on ? Au boulot ! La machine est lourde à mettre en marche, n'attendons plus.
Patrick

Posté par Ecol_Eau à 15:55 - Assainissement écologique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 octobre 2008

Pas de permis de polluer pour l'Europe !

Chers amis de l’Europe,

Loin de l’attention médiatique, les représentants élus au Parlement européen en sont à rédiger un plan sur le climat et l’énergie pour le continent. En tant que citoyens, nous avons mené une dure campagne sur un accord mondial pour mettre fin aux changements climatiques et les négociateurs européens ont progressé lors des pourparlers internationaux. Mais si les gros pollueurs de la planète réussissent à ruiner le plan d’action de l’Europe, nous perdrons ce momentum. Et c’est justement ce qui est en train d’arriver.

Dès mardi après-midi, les parlementaires européens se réuniront pour finaliser leurs propositions mais le plan entier est compromis par des lobbyistes de l’industrie qui insistent pour avoir des «permis pour polluer», ce qui mettrait nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre hors de portée. Avant qu’il ne soit trop tarddans les prochaines 36 heures, nous devons prendre le devants et inonder les députés de nos pays respectifs d’appels et de courriers électroniques leurs demandant de ne pas écouter les lobbyistes et de plutôt d’élaborer de plans d’avenir durables pour nos sociétés.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour avoir la liste des noms et numéros de téléphone de vos députés. Nous y avons ajouté quelques «points importants» dont vous pourrez vous servir au moment de leur envoyer un message électronique ou de leur donner un coup de fil.

http://www.avaaz.org/fr/save_our_future_europe

 

Les quelque 68 personnes de 27 pays – soient les députés du Parlement européen, membres du comité environnemental – peuvent élaborer ce plan. Et nous sommes des dizaines et même des centaines de milliers de membres d’Avaaz dans chacun de ces pays.

La chose la plus utile que nous pouvons faire est d’envoyer des courriers électroniques ou d’appeler les bureaux de ces représentants dans nos pays respectifs, en particulier ceux du très conservateur du Parti populaire européen (PPE) qui ont semblé porter une plus grande attention aux lobbyistes. Faisons en sorte qu’ils ne s’entendent pas sur des «permis pour polluer» et autres vides juridiques rétrogrades et demandons-leur d’opter pour un avenir plus propre et plus vert pour l’Europe. En cette période de crise économique et de prix élevés des hydrocarbures, la réussite et la durabilité sont plus que vitales. [3]

Vous n’avez qu’à cliquer sur le lien ci-des sous pour tout trouver – noms de vos représentants, numéros de téléphones, adresses électroniques et des suggestions pour savoir quoi leur dire.Et il ne faudrait pas trop tarder : nous n’avons que quelques heures (et non des jours!) pour faire cette différence.

http://www.avaaz.org/fr/save_our_future_europe

Avec espoir et détermination,

Paul, Pascal, Véronique, Graziela, Ricken, Ben, Iain, Milena et toute l’équipe d’Avaaz

Sources:

1. Pour tout connaître du succès des campagnes précédentes d’Avaaz, sur les changements climatiques, voir http://www.avaaz.org/en/bali_report_back/

Reuters: «L’UE pressée de parvenir à une entente sur le climat avant les pourparlers aux Nations unies:
http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/LU300512.htm< /a>

2. European voice: "Le Groupe PPE-DC sont divisés sur la questions des émissions de Co2"
http://www.europeanvoice.com/article/imported/epp-ed-group-split-over-carbon-emissions/62506.aspx< /a>

AFP: «WWF critique les tentatives de ruiner les objectifs «vert» de l’UE»
http://afp.google.com/article/ALeqM5hJvhQ9ClFitMa4husGWkUZRYJxQQ< /a>

Financial Times: "Les craintes des changements climatiques sur les lobbyistes de l’industrie"
http://www.ft.com/cms/s/0/4e47f656-88ba-11dd-a179-0000779fd18c.html< /a>

EUX.tv: "L’UE prête pour le «super-mardi» avec un vote controversé sur le climat"
http://www.eux.tv/article.aspx?articleId=20536

3. UK Stern Review: "Ignorer les changements climatiques nuira à la croissance économique":
http://www.hm-treasury.gov.uk/media/4/3/executive_summary.pdf< /a>

Le marché du carbone de l’UE ne haussera par les prix de l’électricité:
http://www.euractiv.com/en/climate-change/report-eu-carbon-market-raise-power-prices/article-175667

Posté par Ecol_Eau à 12:30 - Entreprises et réglementation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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