La Lettre Ecol'Eau

19 avril 2011

Solaire+CO2+eau= nouvelle énergie prometteuse

Une nouvelle voie d'exploitation de l'énergie solaire et du CO2 dans un article de Science* résumé ici en français :
www.bulletins-electroniques.com/actualites/66359.htm

   


BE Suisse 28  >>  6/04/2011

Energie

De l'eau, du dioxyde de carbone, du soleil : de quoi produire un carburant

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66359.htm

L'énergie solaire possède un potentiel remarquable comme source d'énergie propre. De plus, elle est disponible en quantité plus importante que la consommation d'énergie globale. Cependant, l'intermittence par nature de cette source d'énergie rend nécessaire sa conversion en un combustible stockable afin d'exploiter pleinement ce potentiel. Jusqu'à aujourd'hui, l'élaboration de dispositifs basés sur une telle conversion était limitée par des rendements trop bas de conversion, ainsi que par l'utilisation de matériaux précieux. Des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ), sous la direction du professeur Aldo Steinfeld, ont conçu un réacteur permettant de produire du carburant à partir d'énergie solaire et de CO2.

Illustration disponible sur le web à l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66359.htm

Un cylindre poreux constitué d'oxyde de cérium, constituant le coeur du réacteur, est porté à 1500°C grâce à un concentrateur solaire situé en surface du réacteur. A cette température, l'oxyde de cérium est réduit et relâche des atomes d'oxygène. Dans une deuxième étape, de l'eau et du dioxyde de carbone, portés par un gaz de transport inerte, sont introduits dans le réacteur, à une température de 900 °C. Les molécules de CO2 et de H2O réagissent alors en dégageant de l'oxygène, qui est à nouveau intégré par la matrice sous forme d'oxyde de cérium, et forment alors un mélange d'hydrogène et de monoxyde de carbone. Ce gaz de synthèse peut ensuite être utilisé comme carburant.

Le professeur Steinfeld souligne que "le fonctionnement à hautes températures et l'utilisation de la totalité du spectre solaire créent une voie thermodynamique favorable pour la production de carburant à des taux cinétiques et des rendements de conversion énergétique élevés". Le rendement de conversion de l'énergie solaire en énergie de chaleur du carburant atteint 0,8%, soit deux ordres de grandeur plus élevés que les procédés actuels de dissociation de CO2. Selon des analyses thermodynamiques, il pourrait atteindre jusqu'à 15%.

Ces travaux ont été publiés dans la revue américaine Science [1].

Pour en savoir plus, contacts :

Prof. Dr. Aldo Steinfeld - tél. : +41 44 632 76 29 - email : aldo.steinfeld@ethz.ch

Source :

- [1] W. C. Chueh & al., "High-Flux Solar-Driven Thermochemical Dissociation of CO2 and H2O Using Nonstoichiometric Ceria", Science, 24 décembre 2010 : http://www.sciencemag.org/content/330/6012/1797.abstract
- [2] Communiqué de presse de l'ETHZ, 4 janvier 2011 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/3VCGx
- [3] 20 Minuten, 5 janvier 2011 : http://www.pre.ethz.ch/solarbenzin/pdf/20min.pdf
- [4] Neue Zürcher Zeitung, 5 janvier 2011 : http://www.pre.ethz.ch/solarbenzin/pdf/nzz.pdf

Rédacteur :

Gaël Robert - gael.robert@diplomatie.gouv.fr
 

Origine : BE Suisse numéro 28 (6/04/2011) - Ambassade de France en Suisse / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66359.htm

*W. C. Chueh & al., "High-Flux Solar-Driven Thermochemical Dissociation of CO2 and H2O Using Nonstoichiometric Ceria", Science, 24 décembre 2010 : http://www.sciencemag.org/content/330/6012/1797.abstract

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06 avril 2011

Radiations et rayonnements

Dans ma boîte mail, s’épanchent quotidiennement des braves gens “en colère” qui expriment leur raz le bol du nucléaire, de la pollution, du danger du monde moderne et technologique, de la puissance des multinationales de la chimie, du médicament, des lobbies et que sais-je encore et qui en appellent à un grand sursaut contre… et pour les ENR, la réduction des consommations, etc. Et chacun de faire suivre tant et plus en boucle ces expressions tripales clonées… Ca a été les gaz de schiste, maintenant les doses de radiations, demain quoi ? Chacun espère un coup de projecteur sur son petit être fâché, avant d’être remplacé par son équivalent dans un tourbillon accéléré : internet, c’est ça aussi. L’émotion qui remplace la connaissance… En ce moment, l’un des domaines où l’information et l’éducation des populations doit être faite, c’est bien sur le sujet des rayonnements et de leurs effets sur la santé ! J’ai trouvé ça ce matin : http://www.sievert-system.org/.....perts.html
ce site contient plusieurs pages (cliquer tout en haut) pas inintéressantes (ce qui veut dire intéressantes !)

J'ai pris conscience récemment, à force de lire plein de choses sur les radiations, naturelles et produites par les zumains, que ce qui nous avait le plus contaminé, ce n'est pas Tchernobyl ou Fukushima, ce sont les nombreux essais nucléaires surtout aériens, faits par tous les concurrents de la course à l'échalote atomique depuis 60 ans, en particulier en Asie centrale, mais aussi aux US, en Afrique du nord, etc. Ce qui fait que les doses relevées dans les sols avant et après le passage du nuage de Tchernobyl étaient les mêmes, mais fortes ! L'augmentation continue du nombre d'occurences des cancers peut-être corrélée à cela, mais aussi aux radiations reçue de la terre (oui, la Terre-Mère ne nous ménage pas !) et du cosmos, soleil inclus et il est vraisemblable que notre exposition accrue depuis cette période aux rayons bronzants n'a pas dû faire que des jolies couleurs café mais aussi pas mal de vilains fibromes... quand on voit que le soleil sur un panneau de silicium fait péter les électrons avec entrain, il doit bien faire péter les ADN avec non moins d'entrain... pour notre plus grande douleur. Et quand je pense qu'il y a encore tout plein de gens qui croient que ce qui nous menace, ce ne sont pas les épidémies, non, pas les famines, non plus (c'est loin tout ça, à l'autre bout de la terre), pas les éruptions volcaniques ni même les mouvements tectoniques (et pourtant, Fukushima, si on retire le voile nucléaire qui nous obsède, c'est cela la drame), ou les rayons du soleil, non, les gens croient encore que c'est l'augmentation de l'effet de serre !!! Et qui plus est, à cause de notre brave CO2 !! Misère....

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05 avril 2011

Montagnier et la mémoire de l'eau -suite

Brèves /
Luc Montagnier s’exile en Chine pour lancer un nouveau mouvement scientifique et fuir la « terreur intellectuelle »
3 avril 2011 - 16:39
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3 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – Alors que le regain de l’activité solaire, les tremblements de terre ainsi que les tsunamis violents observés tout au long de la Ceinture de feu, renvoient l’homme à son ignorance devant la complexité de l’univers, il est désolant de constater que nos meilleurs chercheurs fuient en Asie où l’on reste plus ouvert à cette vieille idée européenne : le progrès.

Parmi les derniers exemples en date, le professeur Luc Montagnier, qui annonce, dans un entretien accordé en décembre 2010 à la revue scientifique américaine Science, qu’il s’exilait, à l’âge de 78 ans, en Chine pour échapper à « la terreur intellectuelle » qui pénalise la recherche en Europe.

Biologiste, virologue et co-lauréat du Prix Nobel avec Françoise Barré-Sinoussi pour avoir découvert en 1983 le VIH, le virus responsable du SIDA, Montagnier, annonce qu’il prendra la direction d’un institut portant son nom à Shanghaï, pour « travailler sur un nouveau mouvement scientifique à la croisée de la physique, la biologie et la médecine. L’objet principal sera ce phénomène d’ondes électromagnétiques produites par l’ADN dans l’eau. Nous étudierons aussi bien la base théorique que les applications possibles en médecine ».

C’est une excellente nouvelle ! Rappelons ici que dès 1983, face à l’émergence de nouvelles pandémies et conscient des limites de la biologie moléculaire, Lyndon LaRouche lança un appel en faveur d’une « initiative de défense biologique » sommant les gouvernements d’offrir « un chèque en blanc » aux chercheurs capables de faire une révolution en biophysique.

Ce projet fut d’ailleurs présenté à Paris en juin 1986 par Jacques Cheminade, lors d’une conférence sur le thème « Louis Pasteur, source d’une nouvelle renaissance scientifique » et les actes de la conférence, comprenant plusieurs contributions de chercheurs de premier plan, notamment celle de Fritz-Albert Popp sur « Le rôle probable de l’ADN dans la photoémission ultrafaible des systèmes biologiques », furent publié sous la forme d’un livre tiré à plusieurs milliers d’exemplaires.

Dans l’avant-propos de ce recueil, qui retrace comment Pasteur révolutionna la compréhension du vivant grâce aux nouvelles découvertes de Fresnel, Malus, Arago et Biot dans le domaine de l’optique, on lit : « Aujourd’hui, la mise au point des lasers à courte longueur d’onde et les instruments spectroscopiques hypersensibles ouvrent une voie nouvelle de l’optique. Nous pouvons mesurer la lueur d’une bougie distante de vingt kilomètres, et détecter par sa "signature spectrale" la présence d’une seule molécule "étrangère"dans un verre d’eau. »

Contrairement aux idées reçues, l’opposition à la recherche ne se résume pas à une question financière. Car, ce qui semble troubler profondément nos grands prêtres de la science officielle, c’est que la démarche de Montagnier relance la controverse autour des travaux en 1988 du chercheur de l’INSERM, Jacques Benveniste (1935-2004), à l’époque présentée par la presse comme l’affaire de la « mémoire de l’eau ». Montagnier affirme aujourd’hui que Benveniste est un « Galilée des temps modernes ».

Luc Montagnier : « Benveniste fut rejeté par tout le monde, parce qu’il était trop en avance. Il avait tout perdu, son laboratoire, son argent… Je pense que pour l’essentiel, il était dans le vraie, mais le problème était que ses résultats n’étaient pas reproductibles à 100% ».

Ensuite, lorsque la revue Science lui demande de quelles ondes il s’agit, Montagnier répond : « Ce que nous avons trouvé c’est que l’ADN produit des changements structurels dans l’eau qui persistent lors de dilutions élevées, et qui conduisent à des signaux de résonance électromagnétique détectables. Tout ADN ne produit pas [systématiquement] des signaux détectables avec notre dispositif. Les signaux à haute intensité proviennent d’ADN bactérien et viral ».

Science : « Ne pouvez-vous pas poursuivre vos recherches en France ? »

Luc Montagnier : « Je ne dispose pas de beaucoup de financement ici. A cause des lois françaises sur les retraites, je ne suis plus autorisé à travailler dans une institution publique. J’ai sollicité des financements d’autres sources, mais on me les a refusés. Il existe une espèce de peur sur cette question en Europe. On me dit que certains ont reproduit avec succès les expériences de Benveniste, mais ils ont peur de les publier à cause de la terreur intellectuelle de la part de ceux qui ne les comprennent pas ».

Nous publions ici un résumé des derniers travaux de Luc Montagnier sur les émissions électromagnétiques du vivant et les modifications dans la structure de l’eau, suivi d’un article sur la portée des travaux de Montagnier par Larry Hecht, rédacteur en chef de la revue 21st Century Science & Technology :

Vous pouvez également visionner sur le site du LaRouchePAC, [une vidéo [en anglais] consacrée à ce sujet :

trouvé sur : http://www.solidariteetprogres.org/article7605.html

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16 mars 2011

Water makes money

20 h 40  Arte mardi 22 mars : Water makes money Film allemand sur la privatisation/déprivatisation de l'eau en France : à ne pas manquer !!

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17 février 2011

Addendum au message d'hier sur les analyses d'eau

pris sur :

http://www.hydroplus.info/presse/environnement/actualites/2166/sante/75-de-leau-du-robinet-ne-contient-aucun-residu-de-medicament


   

75% de l’eau du robinet ne contient aucun résidu de médicament

     

          

   

16 février 2011

   

Les résultats d’une étude diligentée par le ministère de la Santé  viennent de prouver qu’aucun résidu de médicaments ne peut être  quantifié dans 75% des échantillons d’eau du robinet analysés.

   

Quarante-cinq molécules ont été recherchées par le laboratoire d’hydrologie de Nancy, à la fois dans l’eau traitée (donc distribuée au robinet) et dans les eaux brutes, souterraines ou de surface, qui ont servi à produire cette dernière. Il s’agit de substances pharmaceutiques d’origine humaine, vétérinaire ou de leurs métabolites. Les sites échantillonnés ont été choisis, en collaboration avec les agences régionales de santé, pour couvrir environ 24% de la population nationale.

Résultat principal : dans environ 75% des échantillons d’eau traitée analysés, aucune de ces 45 molécules n’a été quantifiée. Pour les 25% d’échantillons positifs, les analyses révèlent généralement la présence simultanée d’une à quatre molécules. Parmi les 45 molécules recherchées, 26 n’ont jamais été retrouvées.

Carbamazépine

Les molécules les plus fréquemment retrouvées dans l’eau du robinet sont la carbamazépine (anti-épileptique) et son principal métabolite époxycarbamazépine, ainsi que l’oxazépam (anxiolytique). L’hydroxyibuprofène, métabolite de l’ibuprofène, est aussi fréquent. Outre la présence de ces résidus dans l’eau, deux autres facteurs sont importants à prendre en compte : leur concentration et le risque qu’une telle concentration fait courir à un être humain.

« Les concentrations trouvées dans les eaux traitées sont 1 000 à 1 million de fois inférieures aux doses utilisées dans le cadre des doses thérapeutiques », précise la toute jeune Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), qui a coordonné l’étude.

Efficacité du traitement

Dans les eaux brutes, un plus grand nombre de substances (30 vs 19) a pu être identifié. Il s’agissait essentiellement des trois mêmes molécules principales, ainsi que du paracétamol.

« La comparaison eaux brutes/eaux traitées semble illustrer l’efficacité des filières de traitement », estime l’Anses. L’étude permet en tous cas de se pencher plus précisément sur l’efficacité des différents dispositifs de potabilisation pour éliminer ces molécules.

Autres campagnes

« L’objectif de cette évaluation des risques est d’estimer la pertinence d’intégrer ou non certaines molécules dans le contrôle sanitaire des eaux », précise par ailleurs l’Anses.

Une évaluation qui ne fait que commencer : elle va se poursuivre avec d’autres molécules émergentes. Une campagne d’analyse sur les perfluorates a déjà été menée, et ses résultats doivent être consolidés avant communication ; des campagnes vont maintenant porter sur les nitrosamines, les alkylphénols, le bisphénol A, les acides haloacétiques, les phtalates. Elles doivent livrer leurs résultats début 2012.

Hydroplus

En gras, c'est moi qui souligne : en fait, plein de résidus toxiques n'ont pas encore été recherchés !! Ce qui relativise sacrément les résultats de cette étude ! "L’hydroxyibuprofène, métabolite de l’ibuprofène, est aussi fréquent." nous dit-on et la caféine n'est pas citée (?), par contre le paracétamol apparait : quand on cherche, on trouve, pourrait-on dire... attendons les résultats finaux, on risque de trouver plein de trucs pas terribles !

           

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La géothermie en France patine...

''La multiplication par 6 de la production d'énergie à partir de géothermie, il va falloir aller la chercher !'' Un dossier d'Actu-Environnement. 14/2

Philippe Vesseron, Président d'honneur du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), préside le Comité national de la géothermie, installé le 4 octobre 2010 par Jean-Louis Borloo afin d’accélérer le développement de la géothermie en France. Il revient sur les objectifs ambitieux liés au Grenelle et sur les atouts et les freins de la géothermie en France. 

Actu-Environnement.com : La France, lors du Grenelle de l'environnement, a fixé des objectifs ambitieux pour la géothermie…
Philippe Vesseron :
La France a de nombreux atouts dans ce domaine, mais on en parle peu. En 2008, selon les chiffres d’EurObserv’ER, la France disposait d'une capacité de production de chaleur géothermique de 1.678 mégawatts (MW) contre 11.000 MW au niveau européen. Pour l'électricité, elle atteint 16,5 MW contre 719 MW en UE, largement portés par  l'Italie avec 670 MW de capacité. La France possède donc le deuxième parc installé en Europe, après la Suède. Elle se place en première position au niveau des emplois liés à la géothermie, avec 13.700 emplois contre 29.000 en Europe.
La France a été pionnière dans le développement de la géothermie. De nombreux réseaux de chaleur en Ile-de-France et en Aquitaine ont été créés entre 1975 et 1985 avec des investissements importants pendant toute cette période. Mais tout s'est arrêté brutalement en 1985 pour deux raisons indépendantes mais simultanées : d’une part, le contrechoc pétrolier a affaibli la compétitivité de la chaleur géothermale, d’autre part, quelques-uns des réseaux de chaleur ont connu d'importants problèmes de corrosion, qui ont entraîné des difficultés économiques graves. Le développement de la géothermie a été arrêté sans malheureusement que l'on tire de véritable retour d'expérience. Et en plus, exactement au même moment, l’Etat demandait à l'Agence Francaise pour la Maîtrise de l'Énergie (ancêtre de l'ADEME) et au BRGM de réduire leurs effectifs assez fortement, dans tous leurs domaines d’activités. Il a fallu attendre les années 2000 pour que la géothermie redevienne un sujet de réflexion collective. Les choses se sont accélérées avec  les Etats généraux de l'Outre-mer et  le Grenelle de l'environnement qui ont souligné l'importance des énergies renouvelables.

AE : Quels sont les atouts de la géothermie ?
PV :
La géothermie est une énergie renouvelable non intermittente, qui produit jour et nuit et en toute saison, contrairement à d'autres EnR. C'est une énergie compétitive, mais chaque forme de géothermie a ses bons domaines d’application. Atouts et blocages sont différents pour les différentes géothermies.
Les pompes à chaleur géothermiques (PACG) se développent fortement car, dans le tertiaire et le résidentiel, la tendance est à l'utilisation de diffuseurs à basse température qui sont très cohérents avec les PAC à haut rendement : c’est en particulier le cas des planchers chauffants ou chauffants et rafraichissants. Entre 10.000 et 20.000 PACG sont installées chaque année actuellement. La plupart des emplois que je citais sont liés à cette forme de géothermie.
Les réseaux de chaleur, qui utilisent la chaleur souterraine à une profondeur moyenne d'un à deux kilomètres, ont été principalement développés en Ile-de-France et en Aquitaine et plusieurs réseaux réalisent actuellement des extensions avec des doublets supplémentaires. Mais ceci pourra concerner aussi  d'autres régions. La seule difficulté est que les ressources ne sont pas toujours situées à proximité des lieux de consommation.

La géothermie de profondeur -la vraie- a des atouts énormes pour créer des réseaux de chaleur immenses, mais au lieu de ça, on met l'argent dans les panneaux PV et les éoliennes, intermittents et non rentables : la France est à la traîne, comme d'hab., hélas...

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16 février 2011

Résidus médicamenteux dans l'eau

Résidus médicamenteux dans l'eau : premiers résultats de la campagne nationale de prélèvements

Les premiers résultats de la campagne nationale d'analyse des résidus de médicaments dans l'eau a mis en évidence un quart d'échantillons positifs, selon l'Anses. La caféine, la carbamazépine et l’oxazépam sont les molécules les plus retrouvées.

               

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  11 Février 2011  |  Actu-Environnement.com

Antibiotiques, hormones, antidouleurs, antidépresseurs, bêtabloquants ou contraceptifs… sont autant de substances rejetées dans les milieux aquatiques quotidiennement. Ces résidus sont soupçonnés d'être à l'origine de diminutions importantes de la faune aquatique et d'une féminisation de certaines populations. Si la communauté scientifique travaille depuis plusieurs années sur la question des risques sanitaires, leur dégradabilité, leur persistance ou leur réaction dans le milieu sont encore peu connues. Les médicaments sont en effet des substances biologiquement actives qui se caractérisent par une grande diversité de structure chimique.

Une grande partie de ces concentrations est due aux rejets des stations d'épuration qui, selon les scientifiques, ne constituent pas une barrière significative. Les résidus de médicaments, lorsqu'ils ne sont pas totalement dégradés dans l'organisme, sont excrétés dans les selles et les urines sous leur forme initiale ou sous la forme d'un ou plusieurs métabolites.

Un plan national de maîtrise des résidus médicamenteux dans l'eau a été lancé dans le cadre du Plan National Santé Environnement 2 (PNSE2) 2009-2013, co-piloté par les ministères de l'Ecologie et de la Santé. L'objectif de ce plan est justement d'améliorer la connaissance et de réduire les risques liés à ces rejets de médicaments dans l'environnement, alors qu'il n'existe actuellement pas de limite de qualité pour ces résidus dans les réglementations européenne et française.

Dans le cadre de ce plan, une campagne nationale d'analyse des résidus de médicaments dans l'eau a été menée de septembre 2009 à juin 2010. 45 substances pharmaceutiques d'origine humaine et vétérinaire ont été analysées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Les prélèvements ont couvert près d'un quart de la population en métropole et dans les DOM. Ils ont été effectués sur des ressources utilisées pour la production d'eau destinée à la consommation humaine (eaux brutes) et sur des eaux traitées.

''Des résultats conformes aux attentes'', selon les agences de sécurité sanitaire

Les premiers résultats de cette campagne ont été annoncés le jeudi 10 février par l'Anses et l'Afssaps. Ces résultats sont "conformes aux attentes", ont précisé les deux Agences. Sur les 45 molécules analysées dans les eaux traitées, 26 d'entre elles n'ont jamais été retrouvées. 19 de ces substances ont été détectées ''au moins une fois'', parmi lesquelles 5 étaient présentes à des concentrations ''trop faibles pour pouvoir être quantifiées''.

Pour environ 75% des échantillons d'eaux traitées ''qu'elles soient d'origine souterraine ou superficielle, aucune de ces 45 molécules'' n'a été quantifiée (hors caféine qui est aussi un marqueur de l'activité humaine). Pour les 25% d'échantillons ''positifs'' restants, les analyses ont en revanche révélé la présence simultanée d'une à quatre molécules. Hormis la caféine, il s'agit principalement de la carbamazépine (anti-épileptique) et de l'oxazépam (anxiolytique). 90% des échantillons ont présenté une concentration maximale cumulée inférieure à 25 nanogrammes par litre (ng/l), soit ''1.000 à un million de fois inférieures aux doses thérapeutiques'', selon les Agences. Mais pour 5% d'entre eux, elle était supérieure à 100 ng/l.

Concernant les eaux brutes, on retrouve les trois mêmes molécules (caféine, carbamazépine et oxazépam). Toutefois, 30 molécules ont été détectées au moins une fois (contre 19) dont 16 à des concentrations parfois plus fortes que dans  les eaux traitées. ''La valeur maximale retrouvée n'excède pas 450 ng/L et ne concerne qu'une seule substance'', expliquent les deux agences.

Les résultats de cette étude ont également montré que la carbamazépine pourrait constituer ''une molécule ''témoin'' attestant de la présence et de la persistance de médicaments dans l'eau''. Les trois principales molécules détectées feront l'objet ''d'une évaluation sanitaire et environnementale'' par les deux Agences.

Cette étude s'inscrit dans le cadre d'un plan interministériel d'actions sur les résidus de médicaments dans les eaux. La publication du plan d'actions est prévue pour le 1er trimestre 2011.

Rachida Boughriet

La caféine n'est pas à proprement parler un résidu médicamenteux, mais un marqueur de la consommation humaine persistant, ce qui prouve qu'il est bien éliminé par l'organisme. Tant mieux !

On est agréablement étonné de ne pas retrouver plus d'antibiotiques, ni de glyphosate (le fameux "Roundup") : j'avais lu une autre étude le mentionnant comme étant présent dans les eaux des puits.
Conclusion : si les gens faisaient moins de conneries, ils auraient moins besoin d'anxiolytiques et de caféine pour supporter leur existence. Je bois un grand bol de café le matin, mais je sais que certains (beaucoup) remettent ça plusieurs fois par jour pour tenir, et ça c'est trop. Quant aux épileptiques, je ne pensais pas qu'il y en avait autant !! Ou bien cette molécule est particulièrement coriace et il serait utile d'en rechercher de plus bio-dégradables.

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11 février 2011

La nécessité du CO2 pour nourrir l'humanité

Les bienfaits du CO2 Publié le 11/02/2011

Un article d’Anthony Watts sur le livre de Craig et Sherwood Idso.

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/02/idscov721-194x300.jpgLe Science and public Policy Institute a publié un livre révolutionnaire qui chronique les nombreux avantages de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Les 55 avantages décrits proviennent exclusivement de littérature scientifique visée par des pairs.

De nombreux livres et rapports sont, en fait, des tirades contre l’utilisation par l’humanité de carburants fossiles tels le charbon, le gaz et le pétrole, parce que le dioxyde de carbone ou CO2, émis par leur combustion, se retrouve dans l’atmosphère.

De fait, ce phénomène est fustigé dans de nombreuses publications sur papier ou audio-visuelles, suite à des prédictions non prouvées d’un réchauffement catastrophique, tirées de simulations informatiques théoriques sur l’état de la planète dans des décennies ou même dans des siècles.

Désormais, cependant, il y a un livre qui fait juste le contraire, en décrivant nombre de bienfaits, dans le monde réel, apportés par ce gaz présent à l’état de trace et si controversé, en premier lieu pour les plantes, puis pour les gens et les animaux qui en dépendent pour leur subsistance.

Ce livre s’intitule : Les nombreux bienfaits de l’enrichissement de l’atmosphère en CO2, écrit par l’équipe père et fils Craig D. et Sherwood B. Idso. Il est de nature encyclopédique, avec 55 sujets différents rangés par ordre alphabétique, en commençant par les pressions sur la qualité de l’air (hors ozone) et en terminant par la densité du bois, chaque article venant avec sa liste de citations référencées.

Le sous titre du livre est Comment l’humanité et le reste de la biosphère vont prospérer grâce à ce stupéfiant gaz à l’état de trace, que tant de gens, de façon erronée, caractérisent comme un dangereux polluant de l’air.

Le Dr Craig Idso nous dit : « Ce n’est peut-être pas tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le bon côté de cette question ; mais ça éclaire nombre d’aspects significatifs de la biosphère terrestre et de comment elle fonctionne, de même que de la dépendance de l’homme sur elle, pour sa nourriture et de nombreuses autres nécessités matérielles, qui ne sont presque jamais mentionnées par le GIEC ou par les médias traditionnels. »

Ce livre est une source de référence si unique, qu’il se doit de rejoindre la bibliothèque de toute organisation ou institution qui se consacre aux questions d’enrichissement en CO2 et aux initiatives politiques qui en découlent.

Un bref synopsis de chacune des 55 sections du livre se trouve sur le site web de la SPPI et sur celui du Centre pour l’Etude du Dioxyde de Carbone et du Changement Climatique, ici.

Trouvé sur :

http://www.contrepoints.org/2011/02/11/13624-les-bienfaits-du-co2

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09 février 2011

De l'eau pour fertiliser les déserts américains

Géant !!! Le projet américain NAWAPA veut rendre le Rio Grande propre à fertiliser Sonora, Chihuahua et autres déserts arides : Blueberry n’y retrouvera(it) plus ses scorpions ! Repris de Parsons (1964), le projet le plus ambitieux et le plus gigantesque depuis les pharaons, conçu par des hydrologues (hydrographes ?) et proposé par La Rouche (celui de Fusion) aux Américains : http://www.dailymotion.com/vid.....from=embed
Mais si le coléoptère à poils jaunes se trouve sur le passage de l’eau, les défenseurs de la biodiversité ne vont pas être d’accord…
Avantage collatéral, moins d'eau douce dans l'Océan Arctique, ce qui n'est pour déplaire à personne...

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05 janvier 2011

Les détritus dans le Pacifique 2/2

Erratum : de 200 fois au moins !!!

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Les détritus dans le Pacifique 2

L'an dernier, j'avais relayé une information inquiétante sur la découverte d'un immense territoire marin dans le Pacifique rempli de détritus plastique : c'était, disons, une sorte de hoax ! En réalité, les média anglo-saxons qui s'étaient fait l'écho de ce garbage-alarmisme avaient un peu exagéré... de 20 fois au moins (comme d'hab avec les annonces alarmistes, on commence à connaître la chanson !) Voici en anglais, le texte d'un message de P. Gosselin, un bloggeur allemand (!) très pointu, pris sur son site notrickzone :

The Great Pacific Garbage Patch Turns Out To Be “Grossly Exaggerated” By A Factor Of More Than 200

Trash washes up in Tanzania. (Photo credit: Loranchet / Wikipedia)

We’ve heard about a giant patch of garbage supposedly floating out in the Pacific, yet another unmistakable sign of the scourge that man is to the planet. Read NatGeo here and The Independent here and NPR here, just to name a few.

It turns out that it’s all a huge exaggeration.

Caught red-handed again! Who can believe these media organizations any longer? Sadly this is routine procedure when reporting on climate change and evironment.

Wikipedia here calls it the Great Pacific Garbage Patch, and describes it as the Pacific Trash Vortex, which is estimated to be an area the size of the state of Texas to one larger than the continental United States.

There’s just one problem, though. Wikipedia writes:

Despite its size and density, the patch is not visible from satellite photography.”

Hmmm. Well, there’s a good reason for that. One reason is likely because it’s a heck of a lot smaller than what we have been led to believe. Today Jürgen Schönstein has a piece at science blogs titled The garbage patch is smaller than feared. Schönstein writes that marine biologist Assistant Professor Angel White of Oregon State University has come to the conclusion that the size and growth of the patch is “grossly exaggerated by the media”:

The amount of plastic out there isn’t trivial. But using the highest concentrations ever reported by scientists produces a patch that is a small fraction of the state of Texas, not twice the size.”

You can read the Oregon State Univsersity press release here. Well, you might say, Texas is a big place and even a small fraction is a lot. The press release writes:

The studies have shown is that if you look at the actual area of the plastic itself, rather than the entire North Pacific subtropical gyre, the hypothetically “cohesive” plastic patch is actually less than 1 percent of the geographic size of Texas.”

Simple mathematics tells us that the media exaggerated the patch size by a factor of more than 200. I’m not saying there isn’t problem with marine pollution. It’s just nowhere near as bad as we are told, like many other things - climate to name one.

In the end, pick up your trash and dispose of it properly. Don’t litter! White says:

If there is a takeaway message, it’s that we should consider it good news that the ‘garbage patch’ doesn’t seem to be as bad as advertised,” White said, “but since it would be prohibitively costly to remove the plastic, we need to focus our efforts on preventing more trash from fouling our oceans in the first place.”

One final note: Have you ever compared the aftermath of a Tea Party demonstration to the aftermath of a save-the-planet type of demonstration in terms of garbage left behind? That pretty much tells you who the real big slobs are. The same can be pretty much said about their carbon footprints too, i.e. think Gore, Hollywood, UN bureaucrats, “climate scientists” and activists flying all over the globe and living high on the hog. LIKE HERE!

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20 octobre 2010

Education Nationale et Grenelle de la Propagande

J'ai reçu ce texte de Christophe Varnier, enseignant à Brive,  qui me dit :

"Au regard de ce qui se passe dans l'education nationale avec la     réforme:
   

- du collège et des secondes cette année
      - des 1ère et terminales dans 1 et 2 ans respectivement
   

   

je te propose de lire le courrier que j'ai adressé à mon chef     d'établissement. Tu peux le publier sur ton site su tu veux "
Ce que je fais volontiers, comme je l'ai fait pour son texte sur les OGM. Le voici tel quel :
   

"Au niveau où le processus de réforme est engagé, j’imagine que vous attendez des professeurs un retour sur la forme de la réforme.

Permettez-moi avant tout de m’exprimer sur le fond, car la question est d’importance.

Nous sommes arrivés à l’ère du développement durable souhaité par tous parce que, se dit-on, nous ne pouvons qu’espérer que nos sociétés et nos économies se développent et qu’elles le fassent de manière durable. Mais l’analyse de ce concept révèle une réalité bien différente.

1) Rappel historique pour comprendre les processus à l’œuvre dans ce nouveau concept qu’est le développement durable

Dès 1968 Le Club de Rome développe ses théories d’épuisement des ressources naturelles. La Conférence de Stockholm décide  de doter l’ONU d’un Programme des Nations Unies pour l’Environnement, dont la présidence est confiée à Maurice Strong. En 1988 le rapport Brundtland inspire le G7 de Toronto où il est décidé de placer le développement durable au cœur des politiques de chaque nation, et de créer le GIEC , dont la mission consiste à étudier la responsabilité humaine dans le changement climatique et de proposer des solutions d’atténuation et d’adaptation. Le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 entérine ces décisions et les Etats signent l’Agenda 21, programme d’actions pour le développement durable du 21ème siècle, qui s’impose alors à eux, et l’ONU met en place la commission du développement durable chargée de suivre sa mise en œuvre au niveau mondial. Parallèlement une certaine « société civile » se constitue, qui ne représente pas l’ensemble des citoyens, mais plutôt des groupements d’intérêts : puissantes ONG et associations en tout genre (WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Réseau Action Climat…), agissant en dehors des règles démocratiques classiques. Le pacte de Nicolas Hulot, transmué en Grenelle de l’Environnement, sans consultation du peuple, des députés ou sénateurs, et en présence d'Al Gore, de José Barroso et Nicolas Stern en est l’illustration. Un « document d'orientation préliminaire » sur l'éducation au développement durable, a été rendu par le groupe 22 de travail du Grenelle sur l'éducation au développement durable début janvier 2008. Il propose un cadre sur les questions de la pédagogie, de partenariat, de formation et de financement pour le champ scolaire. L'éducation au développement durable (EDD) y est jugée indispensable pour tous les types d'établissements d'enseignement, à tous les niveaux. Entre temps, le mandant de l’ONU n’a plus rien à voir avec celui que lui confiait la Charte des Nations Unies de 1945. Elle a acquis un pouvoir exorbitant en matière d’expertise. D’une organisation inter-étatique, elle est entrain de devenir une organisation supra-étatique, un organe directif qui tend à limiter la souveraineté des états membres.

 

2) Réchauffement climatique et responsabilité humaine

Dans le domaine scientifique, rappelons que les incertitudes existent, et même qu’elles existent de manière fondamentale. Toute tentative pour les éliminer par voie réglementaire – le GIEC qui déclare « Il n'y a plus de place pour la discussion, le réchauffement est avéré » ou bien tel homme politique qui entend imposer sa vision – sont inacceptables sur le plan scientifique, car cela relève du dogme ou de la religion. L’Académie des Sciences elle-même n’a pas pu trancher en faveur ou non de la responsabilité du CO2 dans le réchauffement car il n’y a pas de consensus entre ses membres. Alors que le climat a 5 milliard d’années, comment vouloir en effet prédire un climat avec 200 ans de mesure (soit 40 milliardième de l’échantillon complet) et autour d’un gaz dont la teneur varie en permanence dans le temps et dans l’espace et qui s’établit autour de 0.03% ?

Le prétendu consensus au sujet du réchauffement et de sa cause anthropique n’existe pas. Des dizaines de milliers de scientifiques réfutent cette thèse (31000 signataires aux USA tel que, McIntyre, Richard Lindzen, Roy Spencer pour les plus célèbres d’entre eux, la totalité de l’Académie des Sciences russe…). En France, je regrette qu’on s’imagine facilement que Claude allègre fasse cavalier seul. On ne saurait ignorer les propos de Vincent Courtillot, directeur de l'Institut de Physique du Globe de Paris, membre de l'Académie des Sciences ainsi que ceux de feu, Marcel Leroux, Professeur émérite de climatologie et directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement.

Enfin et surtout, le scandale du Climategate, qui jette un doute sur la rigueur des climatologues et des données du réchauffement. Les données piratées sur le site des climatologues britanniques du Climatic Research Unit (CRU) révèlent que l’hypothèse du réchauffement climatique dû à l’homme résulte de trucage des données, voire de fraude généralisée, ainsi que de manœuvres destinées à empêcher la publication d’articles scientifiques non conformes à l’orthodoxie du GIEC et à salir les scientifiques contestataires. Puis des soupçons de conflits d’intérêts portant sur Rajendra Pachauri, président du GIEC font douter de l’objectivité et de l’indépendance du Groupe d’Experts. Idem pour Al Gore avec son film « Une vérité qui dérange » que la justice britannique a condamné pour mensonges et tromperies. La crédibilité du Groupe est tellement entamée que l’ONU s’est résolue à commander une enquête confiée à l’InterAcademy Council .

 

3) Mesures économiques

Je ne m’attarderais pas sur l’aspect spéculatif des droits d’émission de carbone qui pourrait très bien déboucher sur une nouvelle bulle économie verte, à effet aussi néfaste que toutes les autres bulles auparavant - où Al Gore Maurice Strong et Rajendra Pachauri occupent une place de choix au travers de Generation Investment Management et du Chicago Climate Exchange et sa filiale European Climate Exchange – ni sur la déstabilisation des marchés agricoles par la promotion des agro-carburants. Je me limiterais simplement à l’aspect industriel.

La part du CO2 anthropique français dans l’atmosphère est de : 0.0001% Nous voulons révolutionner notre mode de vie et mettre une croix sur le progrès pour 1 millionième de l’atmosphère ! La variation ne serait même pas décelable si l’on cessait toute émission de l’activité humaine française. Pourtant, le Paquet Energie Climat mettra fin à l’attribution gratuite de quotas au profit de la mise aux enchères et obligera au 01/01/2013 à une baisse très significative des émissions pour atteindre en 2020 -20%, voir -30% des émissions de 1990 et en obligeant la mise aux enchères de tous les quotas ! Devant ce risque énorme de surenchère du droit d’émission de carbone, les industriels ont menacé de délocalisation pour rester compétitifs pendant qu’un petit nombre d’entre elles sauront certainement s’adapter à la demande de nouveaux produits, mais pour combien de temps et au grès des subventions publiques, non pérennes par définition (ex : marasme actuel dans le secteur des agro-carburants et des panneaux photovoltaïques). Nos politiques n’attendent que la reprise économique, mais créent des dispositifs anti-croissance, anti-économique favorisant la délocalisation et les importations ! Pire, si l’on s’en tient à l’engagement pris par les pays signataires à Bali en décembre 2007, entre aujourd’hui et 2050, en partant d’une base 100, les 38 pays développés verront baisser leurs émissions de carbone de 53 à 11 (soit -80 %) tandis que les 129 pays en voie de développement verront, avec une hypothèse de croissance de 6%/an, leur émission de carbone passer de 47 à 242. Tandis que les émissions mondiales auront donc augmenté de 152%, la part des pays industrialisés passera à 4% et celle des pays en voie de développement à 96% ! Donc la production des gaz à effet de serre continuera, le CO2 non émis par les pays industrialisés étant produit par les pays en développement et cela provoquera un transfert technologique considérable et une régression énorme de nos entreprises !

Les états Européens seront les plus touchés par le contrôle des esprits et des comportements (contrôle de ce qui sera produit, et de ce qui sera offert à la consommation) et ils seront ceux qui perdront le plus de créativité et qui gâcheront le plus de finances publiques, au nom du refus du progrès scientifique.

La culpabilité écologique est un luxe de pays développé et on voit mal la Chine, l’Inde, et plus généralement les pays émergeants contribuer à la mise en place d’un programme de leur propre politique environnementale. Le monde en développement ignore totalement ces fausses alarmes climatiques, parce que leur priorité est de résorber le plus rapidement possible leur retard économique et industriel. L’Europe, et surtout la France, font chevalier seul, dans un processus qui prévoit des taxes carbone, des paquets énergie climat. Or nous ne sommes qu’une nation de 2nd ordre, bien moins influente que la Chine ou les USA. Nous n’entraînerons donc personne derrière nous alors qu’en adoptant le Paquet énergie climat, l’Union européenne s’inflige un handicape économique de taille et la décroissance et l’appauvrissement pourraient bien en être la rançon.

 

4) Conclusion :

Nous devons bien entendu être soucieux de conserver à notre planète son caractère accueillant aux hommes. Mais pour cela il faut abandonner les idéologies de l’écologisme au profit de l’écologie, fondée sur la connaissance scientifique et la non ignorance des incertitudes. C’est cette connaissance qui doit servir de base à l’éducation de nos jeunes, mais aussi à la formation de leur esprit critique. Sans recul scientifique aucun, et au détriment de l’objectivité et la lucidité qui devraient prévaloir en matière de transmission d’information et de valeurs, l’Education Nationale impose aux professeurs de formater les esprits en leur assenant tous les thèmes à la mode. Je le regrette.

Je vous demande de m’excuser pour ce long exposé auquel vous ne m’aviez pas convié, et qui sort de mes compétences professionnelles. Cependant, je crois qu’il faut que les citoyens aient une vision élargie de toute cette trame pour qu’ils puissent se faire une opinion."

Christophe VARNIER

Le chef d'établissement sera-t-il sensible à ce discours ? Prendra-t-il la peine d'y répondre ? On verra bien.

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18 octobre 2010

Les Bonnes Pratiques de gestion de l'eau du Bassin Adour-Garonne


France Nature Environnement Midi-Pyrénées, en collaboration avec le collectif Ass'Eau BAG1 et le collectif CAP'Eau Adour-Garonne2, a l'honneur de vous inviter à une :

"Journée de concertation territoriale :
Les Bonnes Pratiques de gestion de l'eau du Bassin Adour-Garonne"


Vendredi 3 décembre 2010 à Bordeaux à partir de 9h
(Université Bordeaux II Victor Segalen, Place de la Victoire)


Trois grands thèmes seront mis à l'honneur :
    - Approche eau-sol,
    - Prévention et réduction à la source,
    - Milieux aquatiques et solidarité amont-aval.

Veuillez trouver en PJ :
    - le courrier du président de FNE Midi-Pyrénées, Rémy Martin, introduisant cet évènement,
    - le programme de la Journée, incluant les modalités d'inscription et informations pratiques (inscription obligatoire avant le 17 novembre).

N'hésitez pas à diffuser cette invitation dans vos réseaux.

En espérant vous compter parmi nous le 3 décembre à Bordeaux, veuillez agréer mes meilleures salutations.

Caroline CRETON

1 : Collectif des Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement œuvrant dans le domaine de l'Eau sur le Bassin Adour-Garonne
2 : Collectif Associatif Pour la gestion de l'Eau en Adour-Garonne



--

Caroline Creton

Chargée de mission "Eau" auprès des APNE du bassin Adour-Garonne

FNE Midi-Pyrénées

Fédération régionale des Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement

Membre de France Nature Environnement

Maison de l'Environnement Midi-Pyrénées

14, rue de Tivoli

31068 TOULOUSE Cedex

Tél : 05.34.31.97.47 - Fax : 05.34.31.97.61

Mail : c.creton@fne-midipyrenees.fr

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07 octobre 2010

Barrages et éclusées : quels impacts sur les milieux ?

Chers bénévoles (et salariés) associatifs,


FNE Midi-Pyrénées, membre du collectif Ass'Eau BAG1, organise une journée d'échange et de formation :


Mercredi 10 novembre 2010 à Argentat (Corrèze):

« Barrages et éclusées : quels impacts sur les milieux ? Quelles solutions ? Exemple de la Dordogne »

Visite de terrain : Barrage et usine hydroélectrique d'Argentat - EDF


Inscription obligatoire avant le 2 novembre

 


Tous les détails en PJ

N'hésitez pas à diffuser dans vos réseaux !

Pour les questions pratiques :
    - Ne tardez pas à vous inscrire, les places sont limitées,
    - Le repas du midi vous est offert par FNE Midi-Pyrénées (prise en charge limitée à 20 personnes)
    - Possibilité d'organiser du covoiturage sur demande,
    - Un plan d'accès sera transmis aux participants après la clôture des inscriptions le 2 novembre.

A bientôt,

Caroline CRETON


1 : Collectif des Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement œuvrant dans le domaine de l'Eau sur le Bassin Adour-Garonne
--

Caroline Creton

Chargée de mission "Eau" auprès des APNE du bassin Adour-Garonne

FNE Midi-Pyrénées

Fédération régionale des Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement

Membre de France Nature Environnement

Maison de l'Environnement Midi-Pyrénées

14, rue de Tivoli

31068 TOULOUSE Cedex

Tél : 05.34.31.97.47 - Fax : 05.34.31.97.61

Mail : c.creton@fne-midipyrenees.fr

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29 septembre 2010

Extrémiste ? J'ai envie de parler de moi aujourd'hui !!!

Suis-je un écolo extrémiste ? C'est en tout cas l'avis d'un certain Olivier, qui officie couramment dans les commentaires du blog Sciences² de Libé tenu par le "journaliste scientifique" Sylvestre Huet ! Ce blog de Libé est l'un des principaux repaires (et repère aussi) des "réchauffistes" hexagonaux, ces alarmistes extrémistes déchaînés, sans cesse les doigts dans la prise, dont le postulat bien connu est : CO2 =démon qui réchauffe l'atmosphère et fait fondre les glaces des pôles et monter le niveau des océans, pour engloutir Paris et New-York, etc... et qui en attendant enrichit Al Gore et Goldman Sachs ! Toute cette clique de financiers, d'économistes à Météo-France, de polytechniciens de l'IPSL ou du CEA, qui occupent les places d'"experts" auprès des instances nationales et internationales comme le GIEC, suivis comme des bons bergers par des meutes de "journalistes spécialisés dans l'environnement" qui ne connaissent de l'environnement que la machine à café au bout du couloir de leur bureau, tous ces gens dis-je, ont en commun d'être des écologistes en chambre qui ne connaissent du réel que ce que leurs modélisations sur ordinateur leur répètent en boucle, vu qu'ils les ont programmés pour ça ! Savent-ils reconnaître un bolet tête de nègre d'un cèpe de Bordeaux ? Non, mais par contre une belle courbe bien lissée par Gourou Hansen leur charme le regard dès l'allumage de l'ordinateur en arrivant au boulot : ça les met en condition pour débiter leur mantra, qu'ils pourront agrémenter à toutes les sauces, quelque soit le sujet qu'ils auront à traiter ! Qu'il soit question d'habitat, d'énergie, d'agriculture, d'accidents climatiques, de mammifères marins, d'arbres d'Amazonie ou de n'importe quoi (sauf les Roms ou Rachida Dati qui échappent encore au réchauffement, mais pas pour longtemps !), ils nous scandent toujours la même chanson : arrêtons de consommer du pétrole, du gaz et du charbon, et contentons-nous du vent dans les éoliennes et du soleil sur les panneaux photovoltaïques ! Et surtout payons des taxes pour racheter nos émissions inévitables, car comme on le sait, les éoliennes et les pv ne sont pas près de nous fournir l'électricité que nous consommons et encore moins remplacer le pétrole que nous brûlons !!! Ces gens-là ne supportent pas la contradiction et quand quelqu'un vient leur dire que les choses ne sont peut-être pas si simplistes, il se déchaînent en le traitant de négationniste ! Tout est dit ! Et taisez-vous si vous ne voulez pas passer pour un ennemi de l'humanité souffrante et des générations futures !
Et c'est moi qu'ils traitent d'extrémiste ! Pourquoi ? Qu'y a-t-il d'extrême dans ma démarche, dans ma pratique, dans mes idées ? J'ai déclaré qu'il fallait supprimer la moitié de l'humanité ? Certes, non. Qu'il fallait mettre l'autre moitié dans des camps de rééducation ? Non plus. Alors, qu'ai-je fait ? Il paraît que je "chie dans la paille et tricote des pulls en chanvre" !!! Ca, c'est affreusement extrême comme activisme !! Cela fait sans doute de moi un dangereux personnage à surveiller de près !!! Et comme en plus je mets des commentaires de-ci de-là qui ressortent sur Google quand on tape mon nom, on peut constater que j'écris dans skyfall.fr, et que je n'ai pas la langue dans ma poche pour fustiger les soi-disant écolos en chambre qui polluent ma boîte mail, mes émissions de radio, mon courrier et la cervelle des pauvres enfants des écoles.
Je ne chie pas dans la paille, mais je mets des copeaux sur mes excréments au lieu de les diluer dans des litres d'eau potable qui iront polluer la terre, et j'envoie mes eaux de lavage dans mes bassins plantés de roseaux, de massettes et d'iris jaunes, car je vis à la campagne. Je mange bio et j'achète mes légumes au panier paysan (mais aussi à la supérette entre deux paniers !) Je filtre mon eau de boisson et je l'ionise avec deux aimants. Je change mon bébé avec des couches lavables et je les lave dans un lave-linge qui marche à l'électricité ! Mais pas le caca qui est mis dans les toilettes et ira composter, bien sûr ! Je fais aussi pousser des légumes avec le compost fait lui uniquement avec les déchets verts. Je roule peu, dans une voiture à petite cylindrée qui consomme peu. Je restaure ma maison avec de la chaux, du chanvre, des laines de bois, de la ouate de cellulose, du bois local, des peintures non polluantes et de l'électricité bio-compatible. Je me soigne le plus possible par les soins manuels, sauf quand les médicaments s'imposent. Je chauffe mon eau avec des panneaux thermiques et je chauffe ma maison avec une chaudière à bois plaquettes ou, quand elle attend l'entretien comme en ce moment, avec des bûches dans le poêle. Mon électricité est fournie par EDF mais c'est la micro-centrale hydro-électrique tapie dans le bois en bas de chez moi qui l'alimente en priorité. Je jette mes déchets dans les boîtes prévues à cet effet, en séparant le verre, le plastique et le papier. Je suis donc un extrémiste ! Extrêmement cohérent.
Je vis sobrement, mais sans me priver, et avec tout le confort moderne : ça ne m'empêche pas d'avoir la poussette dernier cri pour balader Lady Gna-Gna dans les chemins et les prés et ramasser les bolets tête de nègre et les psalliotes et autres coulemelles pour la fricassée du soir ! Pas trop quand même, car ma thyroïde ne le supporterait pas !!! Jusque là, tout le monde s'en fout...
Mais je suis climato-sceptique, et ça, ces gens là ne le comprennent pas ! Comment un zozo qui fait attention à ce qu'il consomme, veille à ne pas polluer et à trier ses déchets n'est-il pas complètement imbibé de la propagande réchauffiste ? Et bien, je l'étais, avant. Mais j'ai réfléchi. J'ai évolué. Et ça, certains ont du mal à le comprendre. Moi, je les comprends, ils ont un tel prêt-à-penser qu'il est bien difficile de faire le tri : on n'a pas que ça à faire, on s'en remet aux experts, aux scientifiques... Désolé, mais moi,, depuis qu'on m'a ouvert les yeux, je ne peux plus les refermer ! C'est bête, mais c'est comme ça, et tous les singes moqueurs du monde n'y feront rien.

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25 septembre 2010

Un consensus bien fragile

   

Lu sur : www.UnMondeLibre.org.

Climat : d'où vient le consensus ?

Emmanuel Martin - le 2 décembre 2009. Il est politiquement incorrect de dire que le réchauffement climatique de la fin du vingtième siècle pourrait être dû sans doute essentiellement à des causes naturelles. Les sceptiques, scientifiques ou non, sont ostracisés. Voilà qui est très problématique : c’est la fin de l’esprit critique.

Depuis plus de vingt ans, soit une génération, nous sommes exposés à cette répétition dans les médias que la majorité des scientifiques attestent que nous sommes coupables du réchauffement. Même le scandale du ClimateGate n’a pas ému l’opinion : « portée limitée » tranche Le Point. Alors que des climatologues partisans de l’alarmisme ont été pris la main dans le sac à frauder pour tenter de prouver leur théorie contredite par les observations de températures depuis le début de la décennie, et que parmi eux on trouve le célèbre Michael Mann auteur de la courbe –trafiquée- en forme de crosse de hockey qui effraie la planète depuis dix ans, l’opinion ne bouge pas. Les croyances sont établies. Toute preuve contraire ne compte plus : la température est stable depuis une décennie ? « Ca doit être temporaire, que faites-vous du consensus ? »

Parallèle intéressant : il y a trois ans le consensus parmi les économistes était qu’il ne pouvait pas y avoir de crise économique majeure. Dans un débat télévisé en 2006, Peter Schiff expliquait que l’encouragement politique de l’endettement des Américains constituait un château de cartes qui allait s’écrouler avec la remontée des taux d’intérêt : la prospérité américaine des années 2000 était en grande partie une illusion fondée sur une hausse des prix bullaires. Face à lui, l’économiste de renom Arthur Laffer ridiculisait son contradicteur, hérétique et minoritaire. Et pourtant Peter Schiff, comme quelques autres tels Nouriel Roubini, avait raison contre l’immense majorité.

Voilà une leçon que nous devrions retenir pour la question de l’origine du réchauffement autour de laquelle il y a un véritable débat, mais que la majorité veut là aussi, étouffer. Thomas Stocker du GIEC a qualifié les sceptiques de « négateurs ». Les critiques minoritaires au sein du GIEC ne sont pas incorporées au sein des rapports. Or, une science fonctionne par le processus critique : l’arrêt de ce processus signifie la mort de la science, et l’avènement d’une religion avec l’étiquette de la science. C’est exactement ce qui se passe en climatologie. L’idée même d’un consensus qui détient la vérité, dans une science encore jeune et dont l’objet est complexe, va à l’encontre de l’éthique scientifique.

Il est possible d’expliquer le « consensus » par des raisons autres que purement scientifiques. L’économie et la sociologie de la science ont en effet permis de dévoiler des mécanismes de formation de croyances scientifiques au sein de la communauté scientifique elle-même comme au sein de l’opinion. L’information ou la connaissance sont coûteuses car elles nécessitent un investissement. L’ère de l’internet nous a fait croire que l’information n’est plus coûteuse, mais en fait elle l’est toujours ; il y a même davantage d’information disponible, nécessitant un processus de tri plus long.

Pour forger leurs croyances, surtout dans un monde surinformé, les individus ont donc rationnellement recours à certains procédés pour « économiser ». Premièrement, ils se fient à ce que pensent les autres pour forger leurs propres croyances. On parle alors de « cascade d’information ».  Ce phénomène d’imitation est bien connu en bourse : les investisseurs suivent les autres investisseurs, mais quand tout le monde se trompe, c’est le krach… Deuxièmement, les individus adhèrent à l’opinion des autres aussi par désir de conformité (surtout si l’information vient de scientifiques) : on parle alors de « cascade de réputation ».

Il est aisé pour certains groupes de jouer sur ces deux éléments. Pour le premier en « noyant » la société d’informations à leur profit, de telle sorte que, par le biais des médias, très rapidement « répétition devient vérité », et en faisant usage d’images fortes que l’on met en parallèle en laissant croire à une causalité réelle. Pour le deuxième, la stratégie est connue : un zeste de peur (ouragans), un zeste de culpabilisation (ours polaires), et la cascade de réputation verrouille la cascade d’information : « Quoi ? Tu nies le réchauffement climatique d’origine humaine ? Mais tu veux nous conduire à la catastrophe ? » Et le tour est joué : il est alors extrêmement difficile pour les intellectuels concurrents de faire revenir la machine en arrière. Mais cette construction sociale de « la vérité » ne s’arrête pas là.

En effet lorsqu’une génération de scientifiques est formée avec une idée, il est difficile pour eux de la remettre en question, et c’est humain : la puissance des réseaux fait son œuvre. Surtout quand des scientifiques de renom font de l’excommunication des sceptiques comme aujourd’hui. Ironie de l’histoire : la science est fondée sur le doute, voilà qu’elle ne le permet plus.

Ensuite, la modélisation numérique est sans conteste un progrès immense pour la science, mais elle peut s’avérer parfois un frein, en ce sens si les scientifiques travaillent sur les mêmes modèles ils aboutissent aux mêmes conclusions. C’est exactement ce qui s’est passé en économie financière avant la crise. N’est-ce pas la même chose en climatologie aujourd’hui ? Certains scientifiques le pensent.

Par ailleurs lorsque des chercheurs travaillent sur les mêmes données et que ces données sont biaisées, il y a de fortes chances qu’ils arrivent aux mêmes résultats. Or, qu’a dévoilé le Climategate ? Que les scientifiques fraudeurs du Climatic Research Unit contrôlaient les données brutes et les homogénéisaient à leur manière pour qu’elles soient ensuite utilisées par les scientifiques du monde...

Enfin, il faut rappeler que la recherche sur le réchauffement climatique a vu ses subventions multipliées par 30 en 20 ans. Ainsi, de nombreux scientifiques travaillent sur l’impact du réchauffement sur tel animal ou telle plante : ils ne sont pas spécialistes du réchauffement, ils le prennent juste pour point de départ en se fondant sur les idées du GIEC. Ils ne peuvent les critiquer mais en deviennent des adeptes de par leur travail.

Voilà comment se crée un « consensus » de manière non scientifique.

Emmanuel Martin est analyste sur www.UnMondeLibre.org.

   

       

Bon résumé de la situation


Bon résumé de la situation : le parallèle avec la finance dont l'effondrement a été plus visible et plus net de par son essence même -l'argent perdu n'est plus là, alors que la science perdue peut encore faire illusion- est bien souligné : les modélisations informatiques ont généré les mêmes errements dans les deux cas, et dans de nombreux autres aussi sans doute, mais moins graves. Le coût de ces dysfonctionnements ne peut être connu mais le sera peut-être un jour : il risque d'être énorme ! Non seulement notre génération présente, mais aussi les suivantes auront à payer la note : les gens qui ont fui leur maison au bord de la mer en croyant qu'elle serait submergée par la montée de son niveau comme prévu par les modèles et relayé par les Meteo-France ou les ONG alarmistes verront qu'ils avaient eu tort et seront amèrement furieux : ils risquent de crier vengeance ! Un exemple parmi tant d'autres des vessies que les alarmistes ont fait prendre pour des lanternes. Je me permets de copier votre article dans mon blog ecoleau.canalblog.com, comme j'y avais déjà copié un autre de vous l'an dernier.

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23 septembre 2010

La lettre de pS-Eau en intégralité

J'ai reçu la dernière lettre de pS-Eau et je la retranscris 
ici intégralement : chacun pourra faire son choix dans les
articles qui l'intéressent ; on peut aussi s'y abonner !


A l'attention de Monsieur Patrick Bousquet de Rouvex     Ecol'Eau -  Meyrignac l'église    ************************************************** Monsieur, La nouvelle Lettre du pS-Eau est parue sur notre site internet. Pour la lire, vous avez la possibilité: a) soit de la consulter article par article: --> http://www.pseau.org/outils/lettrehttp://www.pseau.org/outils/ouvrages/pseau_lettre_62.pdf (1300ko) SOMMAIRE de ce NUMERO: ----------------------------------------------------------------- EDITORIAL de PM. Grondin: Développer des réponses locales pérennes, au plus près des besoins ----------------------------------------------------------------- p. 2 > Haïti: Plateforme des acteurs français pour l'eau et l'assainissement en Haïti a été mise en place en avril 2010.  © Céline Noblot ----------------------------------------------------------------- EAUX PLUVIALES : ----------------------------------------------------------------- p. 3 > Relever le défi des eaux pluviales en milieu urbain: La question des eaux pluviales est une problématique pointée de manière récurrente par les élus locaux des pays en développement. Elle se manifeste de manière très concrète lors des épisodes pluvieux qui inondent les quartiers situés en contrebas des villes, et renvoit à de nombreuses problématiques de développement urbain. © Denis Désille & Christophe Le Jallé p. 4 > Gestion des eaux de pluie: Principales pratiques observées dans les pays du Sud ----------------------------------------------------------------- EAU ET ASSAINISSEMENT ----------------------------------------------------------------- P. 6 > La Fédération des usagers de l'eau de la région de Bobo- Dioulasso: Pour une gestion partagée de l'eau entre associations d'usagers. La modalité de gestion communautaire dite partagée s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui. Après dix ans d'expérience, bilan de ce dispositif qui doit s'adapter au nouveau contexte de la communalisation. © Alicia Tsitsikalis - Jacques Monvois  & Drissa Coulibaly  & Daouda Sanon p. 9 > Sénégal: L'eau et l'assainissement à l'école, facteurs de scolarisation et de développement. Depuis 2007, l'association française Le Partenariat intervient dans les écoles de la région de Saint-Louis au Sénégal, pour y développer l'accès à l'eau et à l'assainissement et améliorer les pratiques d'hygiène des élèves. © Corentin Dufour p. 12 > Maroc: Agde-Tata, Un programme de coopération décentralisée. La ville française d'Agde, dans l'Hérault, et la commune urbaine de Tata, dans le sud marocain, ont scellé en mai 2009 un partenariat de coopération décentralisée autour de trois volets : eau et assainissement, traitement des ordures ménagères et un volet pivot consacré à l'enfance. © Raffaella de Gennaro ----------------------------------------------------------------- INFOS LECTURES ----------------------------------------------------------------- - Les voyageurs de l'eau; - Accès de tous aux services d'eau : le rôle des petits opérateurs privés à Hô Chi Minh Ville, Vietnam; - La régulation des services d'eau et d'assainissement dans les PED; - L'accès à l'assainissement, un droit fondamental; - Livre Bleu Sénégal. L'eau, la vie, le développement humain; - Accès à l'eau, l'assainissement au Bénin : Partager les expériences et renforcer la contribution des acteurs français; - Eau et assainissement en Haïti: Réforme sectorielle et développement de la coopération décentralisée et non gouvernementale. ----------------------------------------------------------------- INFOS FORMATION ----------------------------------------------------------------- - Ouverture à la rentrée 2010 d'un master Eau, assainissement et hygiène: 2iE Ouagadougou. En vous souhaitant bonne lecture, nous vous prions de recevoir, Monsieur, nos meilleures salutations. L'équipe du pS-Eau ps: - Si vous souhaitez transmettre les coordonnées (nom, fonction, email) de personnes-ressources impliquées dans l'eau et l'assainissement et vers lesquelles vous estimeriez pertinent que nous leur transmettions nos bulletins d'information; - Si vous souhaitez vous désabonner (loi No 78-17 du 6 janvier 1978); --> pour l'un de ces points, merci d'en faire directement la demande à l'adresse suivante: mailto:communication@pseau.org    ************************************************** Michel Taquet Programme Solidarité Eau 32, rue Le Peletier 75009 Paris tél.: 33/1.53.34.91.20 - Fax: 33/1.53.34.91.21 Site Web du pS-Eau : http://www.pseau.org
b) soit de la télécharger dans son intégralité sous format pdf -->

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12 septembre 2010

Eau à vendre en gros

10-09-2010

Convoyage d'eau planétaire

Face au déficit en eau de certaines régions, le convoyage d'eau douce sur de grandes distances pourrait avoir de l'avenir. C'est ainsi qu'une société américaine travaille à convoyer régulièrement de l'eau à destination de l'Inde, prélevée dans un lac en Alaska. Le premier voyage devrait intervenir d'ici 4 à 6 mois, avec 156 000 m3 acheminés. Conditionnée en conteneurs de volume variable, l'eau douce et potable exportée pourra servir autant à un usage industriel qu'alimentaire.

Selon le futur exploitant, S2C Global Systems Inc., situé sur la côte Ouest de l'Inde, le port d'arrivée offrira un dispositif de déchargement allié à un stockage spécifique, avec une capacité de traitement portée à plus de 300 000 m3 d'eau dans les 18 mois à venir. A cette date, ce port indien servira aussi de base de transit pour alimenter d'autres régions proches et déficitaires en eau, comme l'Irak, à partir de navires de moindre contenance.

S2C compte sur un minimum de 2 millions de m3 d'eau à destination de l'Inde chaque année. Néanmoins, avec un potentiel de captage de 45 millions de m3 annuels, en Alaska, la société compte ouvrir deux plateformes supplémentaires d'approvisionnement en eau potable, une dans les Caraïbes et une sur la côte Est de la Chine.

Face à ce nouveau business, la position des Etats dotés d'importantes ressources en eau douce est diverse. Si les USA n'y sont visiblement pas opposés, il n'en va pas de même du Canada, ce dernier envisageant d'interdire son exportation. A l'inverse, le Groënland, l'Islande et la Nouvelle-Zélande travaillent à valoriser leurs réserves.

Pour mémoire, une opération équivalente, mais ponctuelle, avait été mise en place entre la France et l'Espagne au printemps 2008.

Pascal Farcy

trouvé sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4373

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09 septembre 2010

Le Biogaz en conférence à Lyon

Biogaz Europe 2010 -  un événement nouveau, un but nouveau !

Biogaz Europe 2010 arrive au bon moment pour le développement du marché français du biogaz. Tandis que ses voisins européens continuent d'aller de l'avant, la France commence tout juste à prendre conscience du potentiel de cette forme d'énergie à la fois polyvalente et renouvelable. Avec des secteurs agricole et agro-alimentaire importants et bien structurés, la France possède en réalité un potentiel remarquable pour devenir un acteur européen majeur du biogaz.

Le but de Biogaz Europe 2010 est de donner un coup d'accélérateur à l'industrie naissante du biogaz en France et de créer une nouvelle plateforme d'échange entre ceux qui possèdent un savoir-faire et ceux qui souhaitent justement acquérir du savoir-faire.

Notre manifestation se déroulera sous la forme d'une conférence internationale de haut niveau, répartie sur deux jours, et permettra de tirer les leçons des expériences menées à travers l'Europe et l'Asie. Nous attendons 250 délégués internationaux.

Un service de traduction simultanée : Anglais - Français est prévu pour cette conférence.

Programme détaillé Cliquez ici (dernière mise à jour:  09 Septembre 2010)

programme biogaz europe lyon

 

Les Thèmes de la Conférence

La conférence réunira des acteurs internationaux, nationaux et régionaux clés, venus pour débattre des opportunités et des défis offerts au secteur du biogaz français. Elle mettra l'accent sur les moyens à mettre en oeuvre pour étendre le marché.

Les thèmes et les intervenants seront donc choisis afin d'établir un débat constructif autour des problèmes politiques et des expériences pratiques menées sur le terrain, et ce dans une perspective européenne plus large.

La conférence entend s'adresser aux décideurs politiques, aux administrations, aux autorités régionales et locales, aux associations industrielles nationales et européennes, aux acteurs de l'industrie du biogaz, à l'industrie agro-alimentaire, au secteur des énergies fournies à partir des déchets, aux agriculteurs, aux financiers et aux investisseurs.

 

mercredi 29 septembre 2010 

1ère partie (le matin) : Expériences françaises et européennes

La matinée de la première journée de la conférence a été structurée de façon à offrir un panorama du contexte européen et des perspectives ouvertes pour le biogaz, en prenant pour exemples les trois principaux marchés européens du biogaz. Les expériences vécues dans ces trois pays permettront de tirer des leçons et de voir en quoi elles sont applicables au marché français. La matinée se clôturera par une présentation de la situation actuelle du marché français et par une table ronde pour débattre sur « si et comment » la France peut intégrer ces expériences en construisant son propre secteur du biogaz.

2èmepartie (l'après-midi) : Quel contexte et comment concevoir et développer un projet de biogaz en France ?

A la suite des travaux de la matinée, l'après-midi permettra d'aborder avec plus de détails la réalité du terrain et les expériences de développement des projets de biogaz en France, actuellement. On verra aussi comment intégrer les points de vue et les perspectives des principaux experts nationaux, venant à la fois de l'industrie et des institutions publiques.

Le but de cette 2ème partie est d'identifier les progrès déjà réalisés et de définir les défis à venir.

2ème partie (l'après-midi) suite : Table ronde - Ouvrir la voie pour le marché français du biogaz - expériences pratiques

Dans la suite logique et en conclusion du débat du matin, trois présentations seront proposées. Elles rendront compte des expériences pratiques et récentes de trois fournisseurs de systèmes de biogaz clé en main autrichien et allemand dans le développement de projets en France et feront le parallèle avec les expériences menées dans d'autres pays européens.

Pour conclure la journée une table ronde permettra de débattre sur le thème « Ouvrir la voie pour le marché français du biogaz».

jeudi 30 septembre 2010

Le 2ème jour sera axé sur l'utilisation potentielle du biogaz à partir d'expériences conventionnelles et innovantes.

3èmepartie (le matin) : Les secteurs à développer en France - le biométhane et l'injection directe, le mini biogaz et la valorisation directe du biogaz existant ?

La matinée offrira une vue d'ensemble sur :

  • le sujet vraiment d'actualité du biométhane pour les transports et l'injection directe dans le réseau de gaz
  • le mini-biogas avec les expériences innovantes au niveau régional et avec une perspective italienne et cela ouvrira le débat sur l'intérêt et l'applicabilité du mini-biogaz en France.

Intervention partie (l'après-midi) : La Région Rhône-Alpes - adopte le biogaz et aide l'innovation

La dernière partie de la Conférence permettra de présenter la stratégie adoptée par la Région Rhône-Alpes pour développer le biogaz, stratégie illustrée par des études de cas.

Durant cette partie, des expériences innovantes sur l'utilisation du mini-biogaz (dans la région et en Italie) seront présentées. Elles permettront d'ouvrir le débat sur la pertinence et l'applicabilité du mini-biogaz en France.

En deuxième partie de l'après-midi, seront présentés des exemples innovants d'utilisation de la chaleur résiduelle, leur impact économique et environnemental ainsi que de nouveaux concepts pour une agriculture intégrée et la production d'énergie à partir du biogaz.

L'après-midi se conclura par un débat sur le thème « quelle plateforme pour le futur ?» suivi par un résumé et une conclusion.

Voir le site : http://www.biogaz-europe.com/

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19 juillet 2010

Smartgrids à Innoveco

INNOV'ECO

Nous vous donnons rendez-vous le 30 septembre prochain à Paris, pour une VIIème édition d’INNOV’ECO consacrée spécialement aux opportunités de green business et d’innovations dans le smart grid - réseaux "intelligents" et technologies de l’information pour l’efficacité énergétique.

Au programme : conférence plénière, synthèses d’experts, présentation de start-up cleantech à fort potentiel, discussion ouverte et rencontres professionnelles entre acteurs de la nouvelle économie de l’énergie.

A vos agendas !

> S’inscrire et réserver sa place

> Voir le compte rendu multimédia de la précédente édition sur les Bioénergies et éco-matériaux (17 juin dernier)

 

 

Appel à candidature pour PME et porteurs de projets
éco-innovants : faites-vous connaître grâce au Tremplin INNOV'ECO
3 PME lauréates (secteur smart grid & IT for Green) seront mises à l’honneur en conférence plénière !

Prochain INNOV'ECO :
Jeudi 30 septembre 2010, 8h30 - 13h00 (accueil à partir de 8h15)
Cité de l’Architecture et du Patrimoine – Paris
7 avenue Albert de Mun - 75116 Paris

Evénement réservé aux professionnels, nombre de places limité à 270 participants.
Tarif régulier : 140 euros HT
Inscrivez-vous ici.

http://innoveco-paris.com/
 
Acteurs clés de l'environnement, de l'énergie, de l'éco-innovation - cleantech : pour devenir partenaires ou sponsors d’INNOV'ECO, contactez : arthur.cornez@innoveco-paris.com

 

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